Samedi 11 février 2012

L’accord irano-turco-brésilien : un tournant dans les relations internationales ?

Même si la manœuvre américaine visant à imposer une nouvelle vague de sanctions contre l’Iran risque de passer avec l’aval des autres membres permanents du Conseil de sécurité, la déclaration commune irano-turco-brésilienne au sujet de la proposition d’échanger l’uranium enrichi iranien en territoire turc constitue un tournant non négligeable dans les relations internationales.

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Même si la manœuvre américaine visant à imposer une nouvelle vague de sanctions contre l’Iran risque de passer avec l’aval des autres membres permanents du Conseil de sécurité, la déclaration commune irano-turco-brésilienne au sujet de la proposition d’échanger l’uranium enrichi iranien en territoire turc constitue un tournant non négligeable dans les relations internationales.

En effet, pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, deux nations émergentes du sud se distinguent de manière spectaculaire sur la scène internationale en prenant franchement leur distance à l’égard des grandes puissances sur un dossier particulièrement épineux ayant pour théâtre la région explosive du Moyen Orient.

Pour bien mesurer l’importance de ce tournant diplomatique, il ne faut pas seulement considérer le résultat à court terme. Les enjeux stratégiques et diplomatiques à moyen terme sont autrement plus significatifs surtout si on les rapporte aux tendances profondes qui travaillent l’ensemble de la région et contribuent ainsi à restructurer son espace géopolitique de manière contradictoire et instable.

Un tournant diplomatique

En politique internationale, les faits et les intérêts importent plus que les sentiments et les arrière-pensées des acteurs diplomatiques. Le fait que la Turquie et le Brésil se soient avancés sur un terrain glissant en se portant garants d’une possible solution diplomatique négociée à un problème aussi épineux constitue en soi un évènement diplomatique d’une grande portée. D’une part, il permet à l’Iran d’enregistrer une victoire diplomatique même si celle-ci risque malheureusement d’être annihilée par l’intransigeance américaine.

En effet, en mobilisant à ses côtés deux grandes nations du sud qui passent pour être amies des USA (la Turquie est membre de l’OTAN et entretient des relations privilégiées avec Israël, le Brésil est quant à lui engagé dans un vaste programme d’intégration industrielle et militaire avec son grand voisin du nord), l’Iran a su montrer qu’il n’était pas si isolé sur la scène internationale et que son intransigeance apparente sur ce dossier ne fait que refléter l’aspiration légitime et commune à toutes les nations du sud à un développement de capacités technologiques et nucléaires à des fins civiles.

D’autre part, cet évènement permet de voir sous un angle nouveau la politique suivie par les nouvelles puissances régionales émergentes au sud. Ce n’est pas parce qu’elles ne reproduisent pas le schéma dissident du Venezuela de Chavez que ces puissances ont abdiqué leur rôle international et abandonné leurs intérêts stratégiques.

Contrairement à une lecture superficielle, la scène internationale est d’une telle complexité qu’elle permet désormais une certaine marge de manœuvre à des acteurs moyens qui ne sont pas obligés d’adopter une ligne de rupture radicale à l’égard de la superpuissance américaine pour affirmer leurs intérêts propres. Mieux, c’est parce qu’elles entretiennent une relation de coopération privilégiée avec les USA et avec les Etats dissidents comme l’Iran que ces puissances moyennes ont plus de chance de réussir une médiation diplomatique qui serve leurs intérêts commerciaux et stratégiques et consolide leur nouveau statut international.

L’accord tripartite irano-turco-brésilien ne doit pas être lu de manière unilatérale. Certes, la Turquie et le Brésil ont envoyé à l’Iran une bouée de sauvetage inespérée. Mais ces deux puissances moyennes émergentes ne l’ont pas fait pour les beaux yeux de l’Iran. Elles ont aussi énormément à gagner sur les plans stratégique et commercial dans une région vitale pour le système mondial. Ce n’est pas un hasard si l’intervention diplomatique inattendue de la Turquie et du Brésil a d’abord importuné les puissances en perte de vitesse sur ce dossier comme la France et l’Allemagne.

Les paradoxes de l’accord

En effet, l’accord irano-turco-brésilien cache plus d’un paradoxe. A court terme, les Américains ne pouvaient que sauter par-dessus cet accord tout en déclarant qu’il constitue un « pas positif ». Le contraire aurait été trop simple. Les Etats-Unis ne pouvaient abdiquer aussi facilement leur rôle dans cette crise sans se discréditer et sans alarmer leur allié intime israélien qui a réagi de la manière la plus hostile à l’accord en question. Mais si on considère les choses à plus long terme, les choses seraient plus nuancées. L’accord irano-turco-brésilien, s’il sert objectivement les intérêts stratégiques de ces trois nations, ne constitue pas pour autant un défi majeur aux intérêts stratégiques américains à long terme.

Les Américains sont bien conscients que le monde unipolaire auquel ont rêvé certains de leurs compatriotes au lendemain de la chute du mur de Berlin s’est brisé à l’épreuve des réalités géopolitiques. S’il y avait un quelconque doute à ce sujet, le bourbier dans lequel se trouvent les Américains au Moyen-Orient a fini par le dissiper.

Non seulement les Américains ne refusent pas l’intervention et la coopération des autres acteurs internationaux à leurs côtés en Irak et en Afghanistan mais ils en sont des demandeurs explicites. Mais il ne s’agit ni d’un retour au monde bipolaire de la guerre froide ni d’un équilibre multipolaire tel qu’on l’aurait souhaité pour la paix et la prospérité du monde. Il s’agit d’une période transitoire marquée par un désordre calculé et contenu dans lequel les Etats-Unis cherchent à jouer les premiers rôles au détriment des autres concurrents et rivaux mais sans les exclure totalement du grand jeu.

Bien entendu, dans la perception stratégique américaine, la scène internationale n’est pas uniforme. Il y a les puissances amies comme la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne avec lesquelles il peut y avoir une concurrence et une rivalité d’intérêts et donc parfois des divergences économiques et/ou diplomatiques et il y a des puissances comme la Russie et la Chine avec lesquelles on est bien obligé de gérer des intérêts et des dossiers internationaux d’intérêt commun tout en continuant à craindre leur développement technologique et militaire. Et il y a enfin les puissances moyennes émergentes (Inde, Turquie, Brésil) qui réclament une plus grande place dans le concert des nations. Dans ce jeu serré pour la puissance, paradoxalement, ce n’est pas l’Amérique qui risque de s’offusquer des réclamations des nouvelles puissances émergentes tant elle reste loin par rapport à leur niveau de développement.

En revanche, en jouant sur cette compétition internationale, l’Amérique peut arriver à neutraliser les ambitions des uns et des autres sur la scène internationale. De ce point de vue, l’accord irano-turco-brésilien peut être lu de deux façons à Washington. Certes, cet accord permet à l’Iran de s’en sortir à bon compte. C’est ce qui dérange la diplomatie américaine. Pour cette dernière, il n’est pas question de récompenser l’intransigeance iranienne. Mais une autre lecture est possible. Cet accord a permis de sortir du jeu la Russie et la France punies par Téhéran pour s’être trop compromises avec Washington dans le système de sanctions imposées à l’Iran. En outre, cet accord permet à deux puissances émergentes « amies » d’entrer (pour le Brésil) ou de consolider sa position (pour la Turquie) dans la région vitale du Moyen Orient.

Les enjeux cachés

Mais comment expliquer dans ces conditions l’intransigeance de la position américaine et notamment l’empressement avec lequel Hilary Clinton a commencé les manœuvres diplomatiques en vue d’arracher l’accord de Moscou et Pékin en vue d’imposer une nouvelle vague de sanctions contre l’Iran au risque de froisser leurs alliés turc et brésilien ? Les Américains ont pris prétexte d’une déclaration du président iranien qui aurait affirmé la volonté de son pays de continuer à enrichir l’uranium pour justifier leur position. Mais ce prétexte ne saurait cacher l’essentiel.

Dans la configuration géopolitique régionale actuelle, ce n’est pas tant la question de l’enrichissement de l’uranium que la question de la position de Téhéran à l’égard du projet du « nouveau grand Moyen Orient » à l’ombre de la pax americana qui focalise l’attention des états-majors américains et israéliens. Sans sacrifier aux discours idéologiques des uns et des autres en pareilles circonstances, force est de reconnaître que dans son ambition de conquérir un statut géopolitique régional à la hauteur de son poids historique, démographique et économique, l’Iran prône une politique et joue un jeu qui contrarient la volonté de domination israélienne et américaine- même s’ils contrarient par la même occasion d’autres intérêts et d’autres Etats- dans cette région vitale du monde.

En décidant de pousser le Conseil de sécurité vers l’aggravation du système de sanctions visant l’Iran, Washington risque de perdre un peu plus sa crédibilité diplomatique. Comment justifier le refus d’un accord qui est arrivé à arracher à l’Iran ce que les Américains lui demandaient il y a quelques mois sans avouer en même temps leur mauvaise foi ? Certes, en choisissant l’escalade diplomatique avec Téhéran, Washington réussira peut-être à dépasser sa mésentente momentanée avec son allié israélien sur le dossier iranien, ce qui n’est pas rien dans cette conjoncture marquée par la reprise des négociations indirectes israélo-palestiniennes. Mais rien ne garantit qu’un tel cadeau de la part de l’administration Obama atteindra l’objectif escompté, à savoir un fléchissement du gouvernement israélien sur la question palestinienne.

S’il venait à être adopté et appliqué, le nouveau système de sanctions proposé par les Américains à l’encontre de l’Iran (stipulant notamment l’interdiction de l’exportation de huit types d’armement « lourds » qui font partie intégrante de tout système défensif digne de ce nom puisque cela va du char à l’avion de combat en passant par les pièces d’artillerie et les missiles anti-aériens) serait d’une telle gravité qu’il ne pourrait laisser ce pays inactif.

Jusqu’ici le régime iranien a réussi à éviter un trop grand décalage entre ses intérêts politiques étroits et les intérêts stratégiques de l’Iran en tant que nation. Les conséquences désastreuses du nouveau système de sanctions sur les capacités de défense nationale du pays risquent de mettre les élites politiques et militaires de la république islamique devant de sérieux dilemmes. Si une crise interne n’est pas à exclure comme le souhaiteraient les Occidentaux, il est aussi probable que l’Iran réponde à l’escalade américaine par le durcissement de sa politique dans la région et on sait qu’il en a les moyens.

Mais jusqu’où peut-il aller sans tomber dans un aventurisme dangereux pour sa propre sécurité nationale ?Pour baliser la voie à un « processus de paix » non seulement injuste mais surtout irréaliste et satisfaire les désirs impossibles de leur allié « spécial » israélien, les Etats-Unis sont-ils prêts à aggraver le cauchemar quotidien de leurs soldats engagés dans le bourbier d’Irak et d’Afghanistan ?

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Commentaires

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Silence dans la salle. Sujet trop important ou trop complexe. Il engage trop notre devenir . Nos néo musulmans formatés au wahabisme préfèrent les discussions creuses sur Darwin et l’Islam.

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Bravo Rachid. Pas mal ton commentaire !
Ce débat "Qur’aan Versus Science" c’est comme le monstre du Loch Ness : tout le monde en parle et personne ne l’a vu ?!!!

Pendant ce temps, ...

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Le 21 octobre 2009, l’AIEA proposa un projet d’accord à l’Iran pour l’échange de 1200 T d’uranium faiblement enrichi contre 120 kgs de combustible (en barre) à usage dans la médecine nucléaire, notamment dans l’ examen,le diagnostique et le traitement de différentes formes de cancer (1 million de cas traités annuellement en Iran).
Contrairement à ce qui a été reporté par les médias, les Iraniens n’ont pas refusé l’accord mais exigé que l’échange en question soit simultané et réalisé sur son territoire. A l’époque, il était question de transférer les 1200 T en Russie pour enrichissement puis vers la France pour leur transformation en combustible. Même si les Iraniens font confiance aux Russes, la simultanéité faisant défaut, ils ne pouvaient que refuser.

Avec cet accord du 17 mai 2010, la confiance règne puisque les Iraniens ont prouvé leur disponibilité à sortir de leur mise au banc des nations en trouvant une issue honorable avec deux puissances émergentes membres non permanents du conseil de sécurité et ayant des liens développés tant avec l’Amérique que l’Europe et l’Otan. Le fait que les Iraniens aient jeté leur dévolu sur le Brésil et la Turquie prouve que le monde est en train de présenter d’autres configurations et que les rapports de force peuvent changer de mains ou du moins être atténués.

Même si à première vue, la Chine et la Russie sont plus proches de l’Iran tant géographiquement que politiquement, il n’en demeure pas moins qu’une question reste en suspens : Pourquoi cette rupture apparente de confiance entre ces trois pays alors que d’une part, les Chinois ont un besoin immense du pétrole iranien relativement proche et que d’autre part les Russes ont besoin de contourner l’Ukraine et emprunter le territoire Iranien pour exporter leur gaz vers l’Europe de l’Ouest via les terminaux Turcs ? Est-ce parce que les Iraniens ne veulent pas embarrasser leurs deux alliés du conseil de sécurité, les sachant vulnérables, l’un pour son bouillonnant Caucase et le conflit Tchétchène et l’autre pour l’ethnie Musulmane Ouïgour dont la directrice du congrès trouve refuge aux USA ?

Car qu’on le veuille ou non, tout comme les Wahabites étaient derrière les Talibans lors de l’invasion russe de l’Afghanistan, rien ne semble prouver qu’ils ne le sont pas derrière les Tchétchènes. Et là où se trouve les Wahabites, les américains ne sont pas loin, couvrant les arrières et actionnant leur levier à distance. Le même scénario est plausible pour les Ouighours et leur représentante en exil aux USA, Rebiya Kadeer. L’alliance incestueuse des Saoud et des Américains n’est pas une vue de l’esprit et la propension des occidentaux à fermer les yeux sur les dérives des dirigeants Wahabites en dit long sur leurs visées bassement mercantiles, repoussant les nobles valeurs sans cesse rappelées en d’autres circonstances aux calendes grecques.

Pour revenir au sujet, il y a quelques mois, le directeur de l’AIEA formulait le souhait de visiter les installations nucléaires Israéliennes, notamment celle de Dimona, dans le désert du Néguev. Aucune réponse de la part des autorités sionistes, plutôt un silence méprisant qu’on peut traduire ici par : Allez vous faire f... Aucune réaction bien-sûr de la part de la communauté internationale, comme lors de l’agression barbare contre les habitants de Gaza en décembre/janvier 2008/2009. Il y a quelques semaines, l’Égypte prenait la tête d’un mouvement décidé à dénucléariser tout le Moyen-Orient y compris donc Israèl. Là encore silence radio de cette même communauté que l’on peut interpréter par : Nous avons déjà fort à faire avec l’Iran, f... la paix à notre bébé. Il y a quelques jours, le Brésil et la Turquie s’impliquent dans le bras de fer et proposent leurs bons offices dans le dossier nucléaire iranien. La réponse de la communauté internationale et celle surtout d’Israël : L’Iran vous a trompé, la question du nucléaire est trop sérieuse pour être laissé aux mains de pays émergents,.
En d’autres termes moins diplomatiques, de quoi je me mêle ?, ne marchez pas sur nos plates-bandes, nous sommes là pour dompter les insoumis, il nous faut sortir la grosse artillerie comme pour l’Irak et ses ADM.

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Tous ces arbres qui cachent la forêt des ambitions tenaces, affirmées et connues.

Actuellement et depuis la seconde guerre mondiale à bien y regarder, seuls DEUX PAYS AU MONDE ont des stratégies offensives pour guerroyer au-delà de leurs frontières. Je précise « offensives » pour écarter du propos les anciennes puissances coloniales comme la France qui ont certes guerroyé sur la même période mais uniquement pour tenter, en vain, de ne pas perdre leurs prérogatives coloniales héritées ; et c’est d’ailleurs encore le cas de la Russie (Tchétchénie) et de la Chine (Tibet entre autres), pour partie.

Ces deux pays, qui ne reculent devant rien, tout le monde entier les connait : les Etats-Unis et Israël. En alternant ruse et violence destructrice aveugle toujours en dehors de leurs frontières, en usant en permanence de manipulations et de désinformations, en fabriquant sur mesure « les événements » et les intoxications utiles, en ne négligeant rien, absolument rien qui puisse freiner leurs fixations tenaces, affirmées et connues de tous : la domination des autres, et chez les autres, à leur seul profit.

Les Etats-Unis recherchent une domination économique mondiale pour préserver leur niveau de vie, très arbitrairement suspendu au rapt mondial que continue de constituer cette monnaie usurpatrice qu’est le Dollar.
Israël recherche une domination territoriale élargie à son grand projet ("du Nil à l’Euphrate") exsangue de toute population qui ne serait pas de « culture » juive dans une compulsion collective démesurée et animée d’une haine du « tout autre ».

Leurs projets sont anciens et connus et sont ontologiquement définis par la création même de ces deux états singuliers et uniques au monde aux caractéristiques de développement extrêmement similaires, basées pour l’essentiel sur la spoliation totale des biens et la négation absolue de « l’autre », différent, jusqu’à vouloir sa complète disparition, sans aucune conscience humaine élémentaire.

Sur les racines historiques - fiables et prouvées - comme sur la compulsion guerrière contemporaine qui les animent (Irak, Afghanistan, Liban, Palestine, Iran, monde arabe et musulman en général) je vous renvoie à l’excellent livre, très documenté et objectif, de M. Thierry Meyssan : "L’effroyable imposture n°2" / www.voltairenet.org

Aussi, arrêtons de prêter le flanc aux impostures de toutes sortes et aux faux-débats que leurs promoteurs et laquais de service (la plupart des gouvernements actuels, hélas) vous assènent désormais quotidiennement depuis la chute du mur de Berlin et avec une accélération totalement compulsive depuis dix ans : il faut affirmer irréductiblement notre opposition à tout ce qui peut faciliter leurs projets de près ou de loin par la négation pure : NON ; sans même chercher à opposer un seul argument ou justification face aux crimes quotidiens qu’ils commettent et tous ceux qu’ils projettent ; ainsi qu’aux laquais de service qui les servent tout près de nous.

Salutations fraternelles,

Dabeldi

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Israel veut la peau de l’Iran. Il lui est insuportable. Même son echec au Liban est en partie du à l’aide de l’Iran envers le Hezbollah.

La question qui se pose alors, c’est jusqu’à quand les USA continueront à se laisser mener (en bateau) par Israel. Il est évident que des forces aux USA luttent en sourdine contre l’influence d’Israel. Des militaires du Pentagone ont clairement prévenu la Maison Blanche. Laquelle est parfaitement consciente qu’Israel mène les Américains au désastre dans cette région.

Alors les USA jouent-ils un jeu extrêmement complexe, incluant au final peut-être une réconciliation avec l’Iran, au détriment nécessairement d’Israel ? Ou bien iront-ils jusqu’au bout de la forfaiture (bombardement de l’Iran) en restant de facto sous la néfaste et ultra puissante influence sioniste ?

Jusqu’à quand les Saoudiens (ainsi que les autres satrapes arabes) resteront un facteur de blocage de l’émancipation de la sphère Musulmane ?

Quoiqu’il en soit, il est évident qu’on assiste à une sorte de grande conclusion, sur fond d’une crise financière et systémique majeure du capitalisme néolibéral.

Que l’on soit pour ou contre les Mollahs iraniens, il est une évidence : le régime iranien, fait partie de la Grande Résistance face à la folie néolibérale et sioniste. Ce régime n’est pas seul : Le Vénézuela bien sûr, le Brésil qui veut s’affirmer, la Turquie qui commence à percevoir où se trouvent son véritable avenir géostratégique (un des deux pôles avec l’Iran de la Renaissance du monde arabo musulman), mais aussi la Chine, certainement la Russie (mais qui sait...), etc...

Oui, c’est une certitude : le monde est en train de fondamentalement changer, mais le danger est là, terrible, absolu : Israel peut allumer la mèche de l’irréparable. Lorsqu’on possède entre 2 et 400 têtes nucléaires, lorsqu’on n’a que la guerre comme horizon indépassable, lorsque peut-être on a peur que l’allié principal (USA) peut faire défection et regarder ailleurs pour ses propres intérêts, on peut être tenté par un acte de folie irrémédiable... (les USA ne peuvent regarder le monde changer, sans réagir : entre les Russes qui se réveillent sous la poigne de fer patriotique et nationaliste de Poutine (voir le cas de la Georgie), la Chine qui a des ambitions énormes et qui sait bien mieux y faire que l’Occident en Afrique, et bientôt au Moyen Orient peut-être, et enfin les nations émergentes comme le Brésil ou la Turquie, les USA ne peuvent indéfiniment traîner le boulet que devient d’évidence, de plus en plus, l’Etat sioniste, ainsi d’ailleurs que l’archaïque Arabie Saoudite, son alter-égo théocratique : il n’est pas absurde de penser que vraiment, dans le plus grand secret, les USA au final misent plus sur l’Iran et la Turquie plutôt que les deux autres "has-been").

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Pour une fois que je suis d’accord avec vous Sami, je me dis que nous autres musulmans, on est pas condamné finalement à regarder le monde se faire sans nous, mais le monde attend notre parole.

Je vous conseille un article sur le monde " le grande malaise des juifs américains", et le livre " le lobby pro-israelien et la politique étrnagère américaine.

cordialement

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La partie est jouée de main de maître(s) par la diplomatie iranienne. Elle a réussi à coaliser autour de sa cause les représentants les plus actifs des nations émergentes, car elle est en première ligne du combat pour la reconnaissance du droit des peuples. Pour le gain de cette phase de la partie, elle a consentie un gambit de très faible valeur, une retraite d’un pas qui aurait certainement rencontré l’approbation de Lao Zi :

capturer l’ennemi sans jamais l’affronter

A ce jeu, la sinistre "coalition occidentale" va s’épuisant dans son délire, allant de mensonges néocons en rodomontades à la Kouchner. Pendant que la Chine et la Russie agissent sur le terrain réel.

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Amirouche,

Merci pour les références de lecture.
j’ai entendu parler du livre. Un vrai pavé dans la mare !

A noter aussi le désarroi naissant des intello sionistes qui ont fait circuler récemment une pétition de mise en garde envers le gouvernement fachiste israélien. Comme de l’inquiétude, si ce n’est de la panique. Mais il faut toujours se méfier de "quelqu’un" qui agit sous la panique. La partie à jouer est rude ! Le sionisme contient par essence, une part lourde de pathologie.

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J’avais déjà parler l’année dernière d’un souhait ou d’un rêve de voir un jour naitre une étroite coopération de base entre la Turquie la Syrie l’Iran et le Pakistan , et qu’en suite seront rejoint par la Malaisie , l’Indonésie et le Kazakhstan ! Et pour qu’enfin , par solidarité les handicapés du monde musulman qui sont les pays arabes , et ça a fait rire pas mal de monde ici ! et pourtant c’est ce qui va arriver ! N’en déplaise aux petits arabes de services colonisés mentalement et les islamophobes de tous poils ! moha

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Très bon article !