Avec l’avènement de la modernité, la pensée politique arabe se trouve tiraillée entre deux angoisses : d’une part, la peur que les sociétés musulmanes soient exclues du processus de modernisation, et d’autre part, la crainte qu’elles soient obligées de renoncer à leur religion et donc à leur identité.
Le monde arabe , combien de divisions ?
Depuis la chute de l’empire soviétique, il est apparu que la guerre froide, n’ayant plus raison d’être, des idéologues américains ont cherché et trouvé « un Satan de rechange », donnant notamment lieu, après l’invasion de l’Irak et l’incantation de Bush père, à l’avènement d’un nouvel ordre mondial, ainsi qu’ à des floraisons d’étude . Cela va de la « fin de l’histoire » de Francis Fukuyama, à Samuel Huntington avec « le Clash des Civilisations » qui désigne le péril vert et le péril jaune comme adversaire de la civilisation judéo-chrétienne.
L’Islam, le tiers exclus de la révélation abrahamique est désigné en partie comme le bouc émissaire des maux actuels de « l’Occident ». Il n’est donc pas étonnant de soupeser le poids de l’adversaire en le dimensionnant. C’est ce qu’a fait "The Pew Forum on religion & public life, qui a publié ce mois-ci une étude détaillée sur les musulmans du monde intitulée « Mapping the Global Muslim Population. A report on the Size and Distribution of the World’s Muslim Population".
Première leçon de cette étude, si l’on compte 1,57 milliard de musulmans (23% de la population mondiale), l’Asie représente la plus grande proportion d’entre eux, soit plus de 60 % du total. Les quatre pays les plus peuplés de musulmans sont, dans l’ordre l’Indonésie (202 millions), Pakistan (174 millions), l’Inde (160 millions) et le Bangladesh (145 millions). Le pays arabe le plus peuplé de musulmans n’arrive qu’en cinquième position, c’est l’Egypte (78 millions). L’Afrique du Nord et le Proche-Orient ne comptent que 315 millions de musulmans (à peine plus de 20% du total), suivis de l’Afrique sub-saharienne (240 millions). 80 % des musulmans habitent des pays où ils représentent une large majorité.(1)
Dans le même ordre de la connaissance de l’Autre, un ouvrage important écrit par John L. Esposito, un des meilleurs spécialistes américains de l’islam, et Dalia Mogahed, une analyste travaillant pour l’institut de sondage Gallup. Who speaks for Islam ? What a billion muslims really think (« Qui parle au nom de l’islam ? Cet ouvrage est intéressant à plus d’un titre. Pour la première fois, à notre connaissance, une image de la situation des musulmans dans le monde est donnée . Alain Gresh qui le présente écrit « Cet ouvrage s’appuie sur une très large enquête d’opinion, à travers plus de 35 pays et représentant, selon les auteurs, plus de 90% des 1,3 milliard de musulmans. L’idée est de faire parler les musulmans eux-mêmes et pas les responsables ou les experts. Les auteurs résument ainsi les principaux résultats de leur enquête »
« Les musulmans n’ont pas une vision monolithique de l’Occident. Ils jugent les différents pays en fonction de leur politique, pas de leur culture ou de leur religion ; Leur principal rêve est de trouver du travail, pas de s’engager dans le djihad ; Ceux qui approuvent des actes de terrorisme sont une minorité et cette minorité n’est pas plus religieuse que le reste des musulmans ; Ce que les musulmans admirent le plus dans l’Occident, c’est sa technologie et la démocratie ; Ce que les musulmans condamnent le plus en Occident c’est la « décadence morale » et la rupture avec les valeurs traditionnelles (dans des proportions similaires à celles des... Américains) ; Les femmes musulmanes veulent à la fois des droits égaux et le maintien de la religion dans la société ; La majorité ne veut pas que les dirigeants religieux aient un rôle direct dans l’élaboration des Constitutions, mais est favorable à ce que la loi religieuse soit une source de la législation. Pour la majorité des musulmans ( plus de 90% dans certains pays), la religion est un aspect essentiel de leur vie.
« Beaucoup considèrent la religion comme un aspect primordial de leur identité. L’islam n’est pas, pour ses fidèles, ce qu’il apparaît aux observateurs étrangers, une simple carapace de règles contraignantes et de punition. Pour beaucoup de musulmans, c’est une boussole mentale et spirituelle qui donne un sens à la vie, les guide et leur donne de l’espoir. Une proportion importante des personnes disent que leur vie a un but important (90% pour les Egyptiens, 91% pour les Saoudiens). »(2)
« Les auteurs montrent les changements de la situation des femmes depuis quelques décennies, avec leur intégration massive dans l’éducation (notamment au niveau de l’université). Elles veulent toutes plus de droits et notamment l’égalité juridique avec les hommes, le droit de vote en dehors de toute pression familiale, la possibilité de travailler à n’importe quel poste en fonction de leur qualification (c’est notamment le cas de 76% des Saoudiennes). Désirent-elles pour autant être « libérées par l’Occident » ? Pourtant, quand on leur demande si adopter les valeurs occidentales ferait avancer leur cause, seules 12% des femmes indonésiennes, 20% des Iraniennes et 18% des Turques sont d’accord.
Elles pensent que l’attachement à leurs valeurs spirituelles et morales est un élément important dans les progrès que leur situation doit connaître. « Travailler pour le progrès des femmes en s’appuyant sur la charia plutôt qu’en l’éliminant est un thème qui renaît dans les sociétés musulmanes contemporaines. » Les femmes musulmanes veulent à la fois le respect de leur religion et leurs droits ; Alors qu’elles admirent certains aspects de l’Occident, elles n’adoptent pas toutes les valeurs de l’Occident ; La majorité des femmes musulmanes considèrent avec suspicion les défenseurs occidentaux des droits des femmes »(2)
De l’analyse rapide des deux études précédentes, on peut en déduire que l’essentiel de l’Islam est asiatique. Les pays asiatiques semblent se développer dans l’ensemble selon les règles de la démocratie et connaissent des taux de croissance à deux chiffres (Malaisie. Indonésie). De plus l’alternance est consacrée ( Turquie, Malaisie, Inde ,Pakistan). Il est donc faux d’attribuer les problèmes des sociétés arabes à l’Islam, qui est de ce fait innocent des avanies que subissent les Musulmans arabes en son nom.
Pourquoi alors, le monde arabe est le dernier élève partout comme le martèle chaque année les rapports du PNUD ? Pourquoi l’alternance se fait-elle toujours par l’émeute ? Dans les années 60, le monde arabe était relativement mieux placé au niveau des indicateurs de développement économiques et sociaux que l’Amérique Latine. En quarante ans, la régression est patente, à la mesure du désarroi des sociétés et des individus privés de repères et de règles de jeu, soumis à un autoritarisme permanent, asservis dans un climat de répression, [on a calculé qu’en moyenne un potentat arabe restait au pouvoir une vingtaine d’années, le record du Guinness est détenu sans conteste par Kadaddi]. Le désespoir gagne des couches de plus en plus importantes. « Résultat des courses », les pays prennent un retard qui n’est pas linéaire mais exponentiel.
« On aurait pensé écrit Hicham Ben Abdallah El Alaoui que sur le plan économique, les « ajustements structurels » (y compris les privatisations et la réduction des subventions étatiques), les accords de libre-échange, l’appel aux investissements et les incitations à entreprendre allaient enfin faire émerger de nouvelles classes moyennes. (…) Vingt ans plus tard, le bilan de ces espérances dans les différents domaines (politique, économique, idéologique et relations internationales) est affligeant.(…) L’islamisme, sous ses différentes formes, est arrivé à apparaître comme le meilleur porte-parole des mécontentements et des exigences de changement, même parmi des groupes traditionnellement de gauche et laïques, comme les étudiants. Si les voix laïques et islamistes font partie d’un même grand chœur exigeant la démocratisation, les uns chantent la mélodie d’un ordre social fondé sur le droit et sur les principes politiques modernes universellement admis, les autres psalmodient les principes d’un ordre politique fondé sur un ensemble de préceptes coraniques.
Bref, les « réformes » infligées à notre région depuis quinze ou vingt ans – sous la pression de l’Occident – n’ont pas conduit sur ce chemin qui mènerait inexorablement de la libéralisation économique à la démocratie, en passant par la modernisation et la sécularisation. (…) L’Etat fait feu de tout bois, il crée ses propres médias, son propre simulacre d’une société civile. Il s’agit d’une mise en scène, d’une rationalisation limitée de l’ordre politique. L’Etat autoritaire n’a pas été transformé par la démocratisation, il s’est affublé de ses accessoires. On pourrait, par dérision, le nommer « autoritarisme 2.0 ». (…) Les facteurs géopolitiques pèsent sur ces évolutions. (…) A partir de 2001, l’administration de M. George W. Bush a opté pour une nouvelle lecture du pacte avec la région : la priorité des Etats-Unis ne serait plus la stabilité, mais l’instauration de la démocratie, au besoin par la force.
Cet abandon d’un vieux principe a effrayé nombre de régimes, mais l’opinion arabe l’a vite senti : cette ferveur démocratique n’était que le camouflage d’un programme d’interventions dans le seul intérêt des Etats-Unis et d’Israël. Les régimes locaux ont vite appris à déchiffrer les déclarations contradictoires venues d’Occident et retrouvèrent leur confiance. Une façade démocratique allait leur suffire, à condition d’apporter leur pierre à la « guerre contre le terrorisme » et de ne pas s’opposer trop vigoureusement à l’hégémonie des Etats-Unis ni aux intérêts d’Israël ». (3)
Burhan Ghalioun explique le malaise des masses arabes à la fois par des causes exogènes (les interférences multiples) et endogènes ( la chape du pouvoir) Dans le monde moderne écrit-il en perpétuel changement, voué à la globalisation, l’instabilité à la confusion , à la pauvreté, à la présence de menaces multiples les peuples cherchent dans leur patrimoine davantage des repères qui marquent un sens de l’enracinement dans l’histoire des références, et un recours que des valeurs de piété .
Avec l’avènement de la modernité, la pensée politique arabe se trouve tiraillée entre deux angoisses : d’une part, la peur que les sociétés musulmanes soient exclues du processus de modernisation, et d’autre part, la crainte qu’elles soient obligées de renoncer à leur religion et donc à leur identité.
Ainsi, le débat politique s’est structuré en deux tendances principales : l’une, d’inspiration religieuse, que l’on peut appeler la tendance musulmane ou islamiste, et l’autre, à caractère séculier, que l’on peut qualifier de moderniste ou laïciste.
A l’heure actuelle, alors que des désordres émergent plusieurs questions resurgissent : Quel rôle joue la religion dans la communauté nationale moderne ? Quelle place doit avoir l’État et quel rapport doit-il entretenir avec la religion ?... Le véritable mal dont souffre les sociétés musulmanes ce n’est pas l’Islam mais la gestion politique ».
« L’absence de catéchisme dans l’Islam fait dépendre l’enseignement religieux du pouvoir politique. Or les politiques culturelles ne sont nulle part innocentes. Elles reflètent des stratégies de pouvoir et répondent aux conditions de la reproduction des systèmes de domination sociale. (…) La formation d’une pensée déstructurée qui est aujourd’hui la règle est le fruit d’une stratégies éducationnelle et au delà , politique. Elle fait partie de cette même entreprise qui voue le reste de la population à la marginalisation et à la clochardisation.
Ces politiques ne sont pas séparables de l’ensemble des mécanismes socio-politiques du système en place qui sanctionne , l’honnêteté, l’esprit d’initiative et la créativité. Il favorise le clientélisme, l’hypocrisie et la soumission aux chefs . Bref il faut hercher la clé de la conscience déstructurée, désorientée désaxée, désemparée et déstabilisée qui tend trop à définir la conscience musulmane d’aujourd’hui dans l’assujettissement de tout savoir de toute culture, de toute religion, de oute littérature de tout enseignement à la stratégie du pouvoir »(4)
Burhan Ghalioun ajoute l’instrumentalisation de tous ces Etats arabes dont le « tout sécuritaire » est l’unique raison d’être font subir à la religion d’une part (réduite au seul aspect de la Shari’a) et au laïcisme proposé comme une nouvelle religion étatique d’autre part. « Pendant de longues décennies, l’islam était considéré incompatible avec les valeurs de la démocratie.
Quel est l’impact réel de l’islam dans l’évolution politique des pays musulmans, en particulier les pays arabes du Moyen Orient ? (…) il est aussi faux de dire que l’islam est incompatible avec la démocratie que de soutenir le contraire. (..) Les Musulmans sont, comme dans toutes les sociétés, divisés entre libéraux et radicaux, cléricaux et laïcistes, républicains et monarchistes. (…) Quelle serait la Solution ?« Les facteurs qui favorisent une issue démocratique sont à mon avis, poursuit Borhan Ghalioun quatre : La faillite des systèmes autoritaires sur tous les plans : national, économique, politique et culturel.
L’émergence de la pensée critique, de nouveaux espaces de sociabilité, de nouvelles forces politiques et civiles. L’éveil de l’opinion publique sous l’effet de la mondialisation des média et de la popularisation à travers Internet des moyens d’information, avec pour conséquence la naissance de nouvelles aspirations et de fortes motivations pour la changement. (…) L’incertitude quant à la possibilité d’obtenir un soutien international cohérent et à long terme est avérée. En effet, il n’est pas certain que les puissances euro-américaines qui bénéficient d’une position privilégiée dans la région croient vraiment D’où la volonté d’exercer une sorte de contrôle continu sur l’évolution politique de systèmes et d’essayer d’imposer aux sociétés de la région des équipes ayant de bons rapports avec les puissances occidentales. (….) » (5)
Comment en définitive dépasser l’impasse majeur depuis l’échec du réformisme : l’angoisse de l’exclusion de l’histoire moderne et celle d’un abandon de valeurs et référents religieux et culturels. Cette fameuse double errance dont souffre en particulier les peuples du Maghreb ballottés entre une métropole « moyen-orientale » qui a montré ses limites, et qui instrumentalise la religion d’une façon rétrograde et une mondialisation libérale qui fissure les identités grâce à la puissance de ses « industries du plaisir ».
Les programmes de la télévision algérienne illustrent parfaitement cette errance, en diffusant à la fois une émission religieuse « Foursane el Kor’an » et l’équivalent arabe de la « Star Academy », un programme libanais, qui n’est qu’une pâle imitation d’émissions de variétés outre atlantique. Il est évident que la « solution » ne peut pas être exogène, et en aucun cas dans des interférences extérieures qui ne font que maintenir en l’état les masses arabes.
Notes :
1. Alain Gresh Musulmans du monde Le Monde Diplomatique 16 octobre 2009
2. Alain Gresh : Que veulent les musulmans ? Le Monde Diplomatique 1er avril 2008
3. Hichem Ben Abdallah Les régimes arabes modernisent l’autoritarisme Le Monde diplomatique. 04 2008
4.Burhan Ghalioun .Islam et politique. P.182. Editions La Découverte 1997
5. Borhan Ghalioun : http://critique-sociale.blogspot.com/2005/islam-et-dmocratie-venise
Commentaires
c’est plutot le contraire, c’est le fait d’avoir délaisser l’islam qui est à l’origine de la débacle du monde en général
« Les musulmans n’ont pas une vision monolithique de l’Occident"
C’est tellement vrai qu’il m’arrive de me demander si ce n’est pas la trop grande « honnêteté » des musulmans qui les perdra au final...
Car, alors que les musulmans tentent d’avoir une vision hétérogène et donc plus juste du monde, ce sont paradoxalement les occidentaux qui, malgré leur instruction et leurs moyens plus élevés, persistent à voir le monde islamique comme monolithique... début de tous les raccourcis et amalgames.
Je dirai plutot que le monde arabe est responsable de la debacle (apparente et provisoire)de l’Islam !
A cette phrase de BEN Abadalah,à savoir "L’Etat fait feu de tout bois, il crée ses propres médias, son propre simulacre d’une société civile.",j’ajouterai celle-ci qui est un complèment.Les Etat font de m^me en France en créant des simulacres de mosquées.Les mosquées de France sont devenu des consulats..Ses pays qui sont le Maroc,L’Algérie, au regard des autres pays, ont décidément plus de consulats que d’autres.Se sont des privilégies !!!
Une des raisons d’être de ces mosquées est de contrôler ces populations à l’étranger.Ils sont potentiellement dangereux pour ces dictateurs.
Mais ce qui est pathétique dans toutes cette histoire,c’est que des musulmans français se prêtent en toute conscience à ce jeux.La plus part reconnaissent cet état de fait comme anormal mais personne ne fait rien !En ne réagissant pas ils participent à l’asservissement de leurs "cousins " du bled.C’est donc pour quand la dénonciation de cette mascarade ?
L ISLAM EST LE CREDO DU MONDE ARABE SON IDENTITÉ !DONC LE MONDE ARABE DEVRA SIMPLEMENT MODIFIER,CORRIGER,LES ERREURS DU PASSÉE SANS RENONCER POUR AUTANT A LEUR IDENTITÉ OU LEUR RELIGION
FAIRE FACE A UNE CERTAINE RÉALITÉ !
La débacle du monde arabe n’a rien de religieux mais politique. L’islam loin de contribuer à la débacle a plutôt permis une unité dans les pays arabes.
Il a évité les guerres fraticides et tribales. Pour exemple l’Irak (d’avant l’invasion).
Les pays arabes et bien au delà les pays musulmans ont pû se rassembler autour de l’islam et créer une unité nationale.
Sans l’islam bien des pays musulmans seraient à l’heure actuelle plongé dans la guerre civile, alimenter par les guerres fratricide, communautaire et tribales.
Riche analyse ! Trop riche pour être commentée illico. A lire, relire et décortiquer. Riche analyse mais piètre constat ! Avant d’incriminer les "autres" - les Européens, les Américains, les dictateurs, les Chinois, la grêle, la malchance, etc. - peut-être serait-il bienvenu d’interroger nos lâchetés ? Nous aurions tant à dire... l’ampleur de la tâche effraie.
Simple remarque : pourquoi ne pas dissocier le temporel du spirituel ? Rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Et au Peuple ce qui est aujourd’hui à César.
Séculariser la sphère publique. La (les) divinité(s) dans les mosquées, dans les temples, dans les églises... et dans les synagogues. Rendre la rue au temporel, au Peuple, au politique donc. Plus de religion d’Etat. Possible ?
Je rejoins l’idée lancée plus bas, c’est un peu facile de rejetter la faute sur les gouvernements en ommettant innocemment de dire que l’Islam n’a pas fait sa séparation de "l’Eglise" et de l’Etat.
L’Etat se sert du religieux, mais vice-versa.
@Modérateur de Oumma.com :
"un passant" a écrit :
"@ conscient : de quelle débacle tu parles ? tu es le genre de type qui ne comprend rien à rien , et qui fait du tort aux musulmans on disant n’importe quoi ! des fois il vaut mieux fermer sa gueule !"
Comment pouvez-vous laisser passer de tels commentaires comportant accusations gratuites, insultes et violences textuelles ?
Il ne peut y avoir d’échanges décents sur ce site qu’à la condition de bien filtrer et éliminer de tels textes.
J’espère que les modérateurs de ce site laisseront passer ce commentaire qui ne contient ni insulte ni violence verbale.
Merci ...
Chère Amazone
Vous dites la débacle du monde Arabe est politique,c’est en partie vraie,mais en partie, puisque le politique et le religieux sont intimement liés.Le religieux agit dans le champ politique.Je vous fais grâce des interprétations les plus farfelus des textes coraniques pour l’imposer aux politiques voir des rumeurs non fondés par des religieux.Tous les historiens savent que la religion Catholique a été un frein au développement des pays latins par rapport au Protestantisme des pays Anglo
Saxons.
La "débâcle" du monde arabe est principalement dû bâton dans la roue que représente Israël !! Cet "état" est un cailloux dans l’engrenage du développement politique et social des pays musulmans. Tant que ce problème ne sera pas résolu, l’humiliation, la honte et le défaitisme seront un frein à leurs développements !
Israël est à l’image d’un glaive au dessus des pays arabes, qui eux-mêmes pensent bêtement que la dictature est un bouclier !
A Souleymane :"c’est en partie vraie,mais en partie, puisque le politique et le religieux sont intimement liés.
Le religieux agit dans le champ politique.Je vous fais grâce des interprétations les plus farfelus des textes coraniques pour l’imposer aux politiques voir des rumeurs non fondés par des religieux."
Oui c’est vrai que le politique et le religieux sont intimement liés.
Or dans ces pays arabes, le religieux ne gouverne pas, c’est le politique (l’armée pour être dans le vrai) qui gouverne en se servant du religieux ce qui est différent.
Vous dites :"Tous les historiens savent que la religion Catholique a été un frein au développement des pays latins par rapport au Protestantisme des pays Anglo " Incontestablement ! Cependant vous noterez que l’islam est loin d’être un frein au développement en ce qui concerne l’Iran par exemple !
je suis plus qu’entièrement d’accord avec fafa !! c’est le fait d’avoir délaissé l’Islam et la constitution d’Allah afin d’adopter celles des hommes qui est à l’origine de la débâcle du monde musulman !! Omar Ibn Khattab a dit (pardon mais je ne me souviens plus très bien des mots justes) : si nous, musulmans, nous élevons haut, c’est grâce à Allah et si nous chutons, c’est à cause de nous !! et c’est exactement cela qui se passe depuis des siècles !! et avec nos dirigeants actuels, cela ne risque pas de changer !!
@ elwahraanii : le message de "le passant" t’a choqué , mais tu n’as jamais protesté contre les commentaires de réno - medi - mathémagicien - babil.... ! c’est vrais qu’avec un pseudo comme ça tu ne peux être autrement ! et le pire c’est que le modérateur à supprimer le commentaire ! bizarre bizarre ! qui commande ici ? où bien tu es un actionnaire du site !!! allez savoir !
salam aleykoum,
je ne comprends pas bien le fonctionnement de ce site, pourquoi au bout d’une certaine durée d’un sujet on ne peut plus répondre à ses interlocuteurs ? Je voulais répondre à "abracadabra" concernant ce passage de son message dans le sujet "Les Femmes "alibis" des discours arabes officiels" : Ce qui veut dire que le vêtement porté par foi, loin d’être une marque de liberté individuelle toute puissante, s’accompagnerait de la reconnaissance de l’autre et d’une mise à l’écoute de son vécu intime, de ses questions face à la reconfiguration de l’espace social français et à l’introduction de l’élément religieux. Et là , indubitablement, nous serions dans la dimension du DIALOGUE. Je veux juste pointer cette expression et la critiquer : "le vêtement porté par foi". Pour moi, c’est déjà ce préalable qui est problématique. La foi a-t-elle quelque chose à voir avec le vêtement ? Il me semble que non. Dès les débuts de l’islam, des femmes se sont opposées à cette association de la foi et du vêtement. Le Cheikh Khaled Bentounès écrit dans son dernier livre "Soufisme, l’Héritage commun" (Zaki Bouzid Editions, p.65), à propos de ’A’isha Bint Talha (Qu’Allah l’agrée) : "Petite fille, par sa mère, du calife Abû Bakr, elle ne se voile le visage devant personne. A son mari qui veut l’y obliger, elle réplique : "Allah, le Tout-Puissant, m’a distinguée par la beauté. Je voudrais qu’on la voie et qu’on reconnaisse ce don qu’Il m’a fait. Je ne me voilerai pas. Personne ne peut m’y obliger." Elle peut se mesurer avec les savants en matière d’astronomie, de poésie et d’histoire arabe. Son prestige est tel que le gouverneur de la Mecque retarde l’heure de la prière pour qu’elle puisse finir le tour de la Ka’ba (tawâf).(Wiebke Walther, Femmes en islam)" (p.65) Pour reprendre vos mots "abracadabra", cette femme musulmane des premiers temps de l’islam a demandé aux hommes d’être "à l’écoute de son vécu intime"... et son vécu intime avec Allah lui a apparemment fait comprendre que le vêtement n’a rien à voir avec la foi ! cela s’est passé au tout début de l’islam, à la Mecque, et nous, nous vivons en France au 21ème siècle... cherchez l’erreur !!
salam aleykoum,
Soufiane
Chère Amazone
Lorsque le politique et le religieux se mélangent,le résultat est là sous nos yeux.Les politiques instrumentalisent la religion et vice et versa.Vous donnez L’Iran comme contre exemple,je vous invite a consulter les chiffres de l’OCDE et de la banque mondiale pour évaluer la situation économique de l’Iran.Comme vous le savez un unijambiste avance moins vite
que celui qui a deux jambes, c’est la situation des pays Arabes et Musulmans qui ne profitent pas de l’énergie des femmes pour avancer.je ne crois pas que Dieu ait voulu que les femmes soient considérées comme des infantiles.
A quand le jugement des criminels de guerre du 20° siècle ??
Le progres de l’occident vers plus de liberte et d’initiative individuelle, vers plus de democratie, est incontestablement lie a 2 raisons : au recul de la religion et a l’emancipation du politique par rapport a celle-ci, et a l’education, notamment des femmes.
Ce sera pareil pour le monde arabe quand il s’emancipera de l’Islam et ne considerera la religion que comme un choix de vie personnel et non public.
Article tres interessant et comme l’a dit un des commentateurs, il faut plus de temps avant de donner un avis. Il faut "lire, relire et decortiquer" l’article.
Cependant, il est bien dommage que le titre de l’article utilise par l’auteur pose deja un probleme : "L’Islam est-il reponsable de la debacle du Moyen Orient ?"
Bien dommage car l’Islam, c’est la religion...et comme tout le monde le sait, ce n’est pas l’Islam lui-meme qui pose probleme, mais les gens de l’islam (cad les musulmans)car ils sont "pluriels", ils divergent selon leurs pays, leurs cultures.
Mis a part cela, c’est un article interessant...je vais le "decortiquer" puis je vous laisserai mon commentaire.
Salam
Vous vous trompez lourdement, l’Iran réserve une bien meilleure place aux femmes que les pays arabes et parfois même meilleure que certains pays occidentaux, il n’y a qu’a voir le nombre de femmes au parlement en Iran en comparaison avec la France, et la fille de Rafsandjani a été(je ne sais pas si elle l’est encore)la conseillère du chef de l’état.Dans d’autres domaines également, la femme iranienne s’investit à très haut niveau, notamment dans les recherches scientifiques et la technologie.
Ce pays n’est peut-être pas encore un modèle , mais il est loin devant les arabes, tout comme la Turquie.
Je pense que l’islam est toujours triomphant dans le monde arabe. Il n’y a qu’à voir l’opinion public, les prêches dans les mosqués, à la télé...
Par nature toute modernité est suspecte.
L’islam est très conservateur et on peut dire qu’il est très efficace.
A ceux qui disent que la cause de tout ça est l’état d’israel : qu’ elle était alors la cause pendant 14 siecles juqu’à 1948 ?
A l’anonyme qui dit :Vous vous trompez lourdement, l’Iran réserve une bien meilleure place aux femmes que les pays arabes et parfois même meilleure que certains pays occidentaux..."
l’avocate iranienne Shirine Ebadi aimerait vous donner raison anonyme, mais hélas, voyez les pressions que l’Etat iranien exerce sur elle, et les difficultés qu’elle rencontre dans l’exercice de son métier.
Cela se passe de tout commentaire.
A Souleymane : L’iran rencontre effectivement des difficultés comme tous les pays du monde. Il n’en rencontre pas parce qu’il est musulman mais parce qu’il est passé par une Monarchie, celle du Shah qui a dilapider toutes les richesses de son pays au profit des USA en échange de son assise au pouvoir.
Aprés la chute du Shah l’Iran s’est trouvée à mener une guerre contre l’Irak durant plusieurs années et enfin a dû vivre une révolution islamique. Reconnaissons qu’avec tout cela, l’Iran ne s’en sort pas mal. La Grèce est au bord de la faillite, l’islande est en faille, etc. et les USA sont le pays le plus endetté au monde.
Ces pays sont dans une situation pas trés enviable alors qu’ils n’ont pas eu à faire face à des guerres et des révolutions.
Vous dites "c’est la situation des pays Arabes et Musulmans qui ne profitent pas de l’énergie des femmes pour avancer." Oui vous avez raison pour certains pays mais concernant l’Iran vous faites erreur, les femmes y ont leur place et certaines occupent des postes trés hauts dans le gouvernement par exemple.
"je ne crois pas que Dieu ait voulu que les femmes soient considérées comme des infantiles." Je ne crois pas non plus...aucun verset dans le Coran ne le suggère d’ailleurs....
A hamid :"l’avocate iranienne Shirine Ebadi aimerait vous donner raison anonyme, mais hélas, voyez les pressions que l’Etat iranien exerce sur elle, et les difficultés qu’elle rencontre dans l’exercice de son métier."
Ce n’est pas parce qu’elle est unefemme qu’ elle rencontre des problèmes avec l’Etat iranien c’est parce qu’elle est avocate et qu’elle défend les droits de l’homme qu’elle estime bafoués dans son pays.
Votre interprétation des faits, se passe de commentaire !
10 décembre 2009. Je suis content. Un vent frais souffle sur Oumma.com. Oh, que cela fait du bien !
Si on suit les conclusions de cet article, ce n’est donc pas l’Islam qui est à l’origine du fiasco économique des pays musulmans, puisque les pays musulmans asiatiques réussissent fort bien dans cet exercice, mais l’accolement à cette religion à l’appartenance au monde arabe.
C’est donc le tandem arabe et musulman qui pose question.
On remarquera que les arabes sont à l’origine de cette religion.
@ hamid et les autres ! pourquoi à chaque fois qu’il y a un cas dans un pays quelconque en dehors de l’occident vous généraliser tout ! AUCUN pays au monde n’est parfait , mais malgré tout , l’Iran , depuis seulement 30 ans , a fait des progrès énorme et dans tous les domaines ! oui en Iran il y a des opposants comme partout ailleurs ! à la différence des autres , l’opposition iranienne qui est , à savoir très minoritaire et adepte du shah , veut détruire l’essence même de la République Islamique , mais les iraniens ne sont pas ignorants comme le sont certains arabes de ce site qui sont colonisable à souhait , prêt à défendre becs et ongles leurs maitres colonisateur ! S’il y a un peuple qui doit être fière de son pays et de ses dirigeants , ce sont les iraniens ! WA ASSALA .
A Babil : Ce n’est pas le tandem arabe musulman qui pose problème c’est la division des arabes. Si les arabes avaient su s’unir autour de l’islam, ces pays ne seraient pas en pleine débacle. A la mort du Prophète (SAW), les divisions ont repris de plus belles entres arabes et l’inquiètude de Prophète s’est verifiée. Voir la oumma se diviser...
"On remarquera que les arabes sont à l’origine de cette religion." Qu’est ce qu’il ne faut pas lire ? Et les juifs à l’origine du christianisme puisque Jésus était juif ?
"Ce n’est pas parce qu’elle est unefemme qu’ elle rencontre des problèmes avec l’Etat iranien c’est parce qu’elle est avocate et qu’elle défend les droits de l’homme qu’elle estime bafoués dans son pays"
Amazone, le fait qu’elle soit une femme agrave son cas, si j’ose dire.
A HAmid : Vous avez pas l’impression de pousser le bouchon un peu loin ?
Un peu tiré par les cheveux non ? Vous savez combien d’hommes ont quittés l’Iran parce qu’en opposition avec le gouvernement iranien ?
En Russie une journaliste à été tué car elle dénoncer les exactions de l’état russe sur les tchétchenes, c’était peut être parce qu’elle était femme ?
je rejoindrai certains en disant que le titre n’est pas judicieux du tout ... on pointe du doigt l’Islam alors que ce sont les musulmans qui sont en cause et notamment la pratique de la foi dans les pays musulmans, arabes ou non, qui doit être remise en question parfois. Sans oublier tous ces gouvernements "pourris" qui se servent de la religion pour spolier les richesses du peuple...
Si les musulmans restaient fidèles aux textes coraniques, il n’y aurait pas toutes ces divisions, et nous serons alors peut-être plus forts pour recréer cette civilisation musulmane brillante que nous avons connu durant des siècles !!!
amazone a dit :
A HAmid : Vous avez pas l’impression de pousser le bouchon un peu loin ? Un peu tiré par les cheveux non ? Vous savez combien d’hommes ont quittés l’Iran parce qu’en opposition avec le gouvernement iranien ? En Russie une journaliste à été tué car elle dénoncer les exactions de l’état russe sur les tchétchenes, c’était peut être parce qu’elle était femme "
amzone, je vous pardonne parce qu’il est clair que vous parlez sans savoir.
J’ai dû fuir l’Iran il ya 2ans pour ne pas risquer de mourir en prison. Pourtant je n’ai tué personne, j’ai seulement soutenu des manifestations d’étudiants.
Je sais le sort réservé aus étudiantes.
Salam
La debacle est a mettre sur le compte de dirigeants gardiens des interets etrangers.Donc en position non legitime face a leurs peuples.La mondialisation qui est une force de colonisation economique pese lourd dans la balance et apporte une majoration dans la debacle.Au nom de la religion certains tentent une porte de sortie face a une domination multiforme et appuyee de moyens technologiques et mediatiques sans precedent.
A Hamid :"Je sais le sort réservé aus étudiantes." Je l’imagine aisement ! C’est l’arme utilisée contre tous les détracteurs femmes dans le monde malheureusement... La femme doublement punie : comme en Irak, en Palestine, en Chine, en Afghanistan, Au Congo etc...
A Souleymane,
Il n’est pas aussi tranché que la religion catholique ait été un frein au développement contrairement au protestantisme dans les pays anglo-saxons.
Ce qui est sûr, c’est que l’intolérance catholique a provoqué la fuite de toute une élite protestante dans les pays voisins (16ème et 17ème siècle), ce qui a appauvri d’autant les capacités de la France mais qui n’a pas empêché la France très catholique de Louis XIV d’être la première puissance européenne.
Mais il est vrai aussi que le capitalisme est plutôt un concept proche du protestantisme et de l’église anglicane, pour lesquels l’argent est un don de Dieu qu’il faut faire fructifier comme tous les autres dons de Dieu. Ce qui est beaucoup moins vrai dans le catholicisme où l’argent (hormis celui de l’ Eglise... s’entend) est à priori sale donc à cacher.
Enfin, il faut savoir que la formidable expansion économique des Etats-Unis fin du 19è siècle a été alimentée par une très forte migration permanente, et essentiellement catholique (Irlandais, italiens, et maintenant sud-américains, mexicains et caraïbes).
Donc vous avez raison pour le capitalisme, et peut-être sur le plan des mentalités, mais sur les autres plans, c’est assez bien réparti.
Bjr,
Et pourquoi on ne ficherait pas un peu la paix aux musulmans ??
qu’on les laissent vivre leur religion dans la sérénité et la paix...
je crois que ces débats sur l’islam n’ont qu’un seul objectif : faire passer les arabes (en particulier et les musulmans en général) pour des personnages fourbes et les humilier...
N.L.
A Nina :"je crois que ces débats sur l’islam n’ont qu’un seul objectif : faire passer les arabes (en particulier et les musulmans en général) pour des personnages fourbes et les humilier..." et si ce n’était que pour détourner l’attention de la mouise totale dans laquelle nous baignons tous Français de souche, Français issue de Français chrétiens, juifs et musulmans ?
Le grand déclin de l’Islam se produit à un moment où celui-ci est agressé de toute part : par les Croisés ou les Mongols.
Mais il y a des penseurs chez vous, à peu près à la même époque (un ou deux siècles d’écart) qui a l’époque ont théorisé la fermeture de la réflexion. Et l’ont appelée de tous leurs voeux...
Peut-être pourriez-vous faire quelques recherches sur le sujet .. ?
L’enjeu, c’est l’avenir de votre monde, tellement tentant...