Dimanche 12 mai 2013
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3 décembre 2012

Le Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (CFAN), qui s’est senti depuis des années interpellé par cette question, a annoncé au mois d’août 2006 sa décision mûrement réfléchie d’adopter désormais un calendrier islamique basé sur le calcul, en prenant en considération la visibilité de la nouvelle lune, où que ce soit sur Terre.

5 octobre 2012

L’observation du croissant n’était qu’un simple moyen, et non pas une fin en soi, un acte d’adoration (‘ibada). Le hadith relatif à l’observation n’établissait donc pas une règle immuable, pas plus qu’il n’interdisait l’utilisation du calendrier astronomique.

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13 septembre 2012

Les associations musulmanes de France ont annoncé leur décision d'adopter le calendrier lunaire basé sur le calcul. Que reproche-t-on au calendrier musulman fondé sur l'observation mensuelle de la nouvelle lune, que les sociétés musulmanes utilisent depuis plus de 14 siècles.

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16 mars 2012

Le droit musulman, couramment confondu avec le terme générique de la charia, est souvent considéré comme immuable. Les oulémas expliquent que ses principales dispositions sont valables en tous pays, en tous lieux, en tous temps, en toutes circonstances, parce qu’elles relèvent des prescriptions divines et non de la volonté des hommes.

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13 février 2012

Ainsi, en Arabie Saoudite, les femmes n’ont pas le droit de conduire un véhicule, du fait que ce serait commettre un acte illicite (interdit par la charia), d’après une fatwa d’Abdel Aziz Bin Baz, le Grand Mufti du pays. Depuis deux décennies, les associations féminines contestent le bien-fondé de cette interdiction, observant que l’Arabie Saoudite est le seul pays musulman à défendre une telle position.

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19 octobre 2010

Nichane, qui se décrivait comme « l’une des très rares voix laïques et modernistes du Maroc - et du monde arabe » était réputé pour sa ligne éditoriale indépendante et ses positions critiques vis-à-vis du Pouvoir, souvent exprimées avec impertinence, dans le langage parlé populaire. D’après son Directeur de publication, Ahmed Reda Benchemsi, Nichane fit l’objet d’un « boycott publicitaire de gros annonceurs étroitement liés au régime politique, » qui lui fit perdre près de 80% de ses revenus publicitaires au cours des deux dernières années.

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8 juillet 2010

Le cadi Ahmad Muhammad Shakir a publié, en 1939, une étude importante et originale axée sur le côté juridique de la problématique du calendrier islamique, sous le titre : « Le début des mois arabes … la charia permet-elle de le déterminer en utilisant le calcul astronomique ? ».D’après lui, le Prophète a tenu compte du fait que la communauté musulmane de son époque était « illettrée, ne sachant ni écrire ni compter », avant d’enjoindre à ses membres de se baser sur l’observation de la nouvelle lune pour accomplir leurs obligations religieuses du jeûne et du hajj.

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23 juin 2010

La règle énoncée par le Prophète pour la détermination du début des mois islamiques (consistant à voir soi-même la nouvelle lune, ou à apprendre de source fiable qu’elle a été observée quelque part) répondait parfaitement aux besoins de petites communautés ou d’individus isolés voyageant dans le désert. Mais, son application à des populations entières, vivant sur des territoires étendus, soulevait de grandes difficultés d’ordre théorique et pratique.

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27 mai 2010

« Le calendrier islamique basé sur l’observation mensuelle de la nouvelle lune est incapable de remplir les fonctions usuelles d’un calendrier, alors que celui basé sur le calcul astronomique le fait parfaitement. D’après des juristes musulmans de renom, tels que Ahmad Shakir et Yusuf al-Qaradawi, la charia ne s’oppose pas à l’utilisation du calendrier basé sur le calcul. Seul, le poids des traditions séculaires empêche les sociétés musulmanes de substituer cette dernière méthode d’élaboration du calendrier à la première, malgré ses avantages manifestes. »

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9 février 2010

Le débat sur l’identité nationale a fourni l’occasion à toutes les voix de s’exprimer, au cours des derniers mois, des plus sensées aux plus déraisonnables. Il a donné lieu, dans certains cas, à un regrettable étalage d’islamophobie. Cependant, en dépit de tous les dérapages, ce débat soulève des questions importantes pour les "communautés musulmanes", qui méritent une ample réflexion.

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4 novembre 2009

Comme il ressort de la diversité des règles juridiques appliquées dans le monde musulman en matière de pratique de la polygamie, et des justifications dont elles sont assorties, les arguments présentés par les différentes parties au débat sont souvent parfaitement cohérents et défendables, chacun dans le cadre de sa propre ligne de pensée, sur le plan social, et en se basant sur sa propre école juridique comme référence.
C’est ce qui ressort également du débat (virtuel) entre le mufti d’Egypte Muhammad Abduh et le cheikh d’al-Azhar Mahmoud Shaltout au sujet de l’interprétation et de l’application des règles de la charia relatives à la polygamie.

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22 octobre 2009

Appliquant à ce dossier ainsi redéfini les outils conventionnels d’analyse du droit musulman, Abduh débouche sur sa célèbre conclusion. D’après lui, l’interdiction de la polygamie peut très bien s’effectuer de manière légitime, dans le respect des règles du droit musulman, en vertu de nombreux principes et règles de la charia qui peuvent s’appliquer à la situation, dont la règle bien établie selon laquelle « tout ce qui produit plus de mal que de bien est illicite. »

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2 octobre 2009

Les versets coraniques relatifs à la pratique de la polygamie, et les modalités de leur application en particulier, ont fait l’objet d’un débat animé dans les pays musulmans, depuis la fin du 19è siècle. Le cheikh d’al-Azhar Mahmoud Shaltout et le mufti d’Egypte Muhammad Abduh se sont illustrés dans ce débat, en publiant à un demi-siècle d’intervalle des opinions juridiques de sens opposé, qui sont devenues les textes de référence incontournables des principaux protagonistes dans ce domaine.

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25 septembre 2009

Afin de réduire les méfaits importants et amplement documentés de la polygamie, les associations féminines du monde musulman réclament une application plus stricte des prescriptions coraniques en la matière, voire même l’interdiction de la polygamie, comme le fit la Tunisie en 1956.
Mais, les Etats musulmans, ultimes décideurs en la matière, ont des points de vue très divergents sur ce qu’il est approprié de faire en ce domaine. D’une part, les versets coraniques relatifs à la polygamie (et en particulier les conditions qu’ils imposent) sont interprétés différemment, d’un Etat à l’autre. D’autre part, pendant treize siècles, un état de laisser-faire a prévalu sur cette question, que les responsables politiques et religieux sont réticents à bousculer trop vigoureusement.

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20 mars 2009

Les partis fondamentalistes, pour leur part, ont fait de la religion, et en particulier du slogan « application de la charia », leur cheval de bataille pour accéder au pouvoir. Ils voient donc d’un mauvais œil toute innovation en matière de droit musulman, et la qualifient de « bid’a » à rejeter, pour éviter toute concurrence sur leur fief.

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6 mars 2009

Dans tous les pays musulmans, à l’exception de la Turquie, le statut de la femme est régi par les règles du droit musulman. Parmi la panoplie de règles juridiques qui définissent ce statut, il est possible d’identifier, pour chaque rubrique, des règles spécifiques, appliquées dans un pays donné, qui octroient plus de droits aux femmes ou qui protègent mieux leurs intérêts. D’après les organisations de défense des droits des femmes, l’application de ces règles (dénommées par elles « meilleures pratiques » du droit musulman de la famille) contribuerait à réformer le droit de la famille "de l’intérieur", dans le cadre de la charia, et à le rapprocher de manière significative des normes internationales contemporaines.

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28 septembre 2008

Au cours du dernier demi-siècle, la Ligue arabe, l’Organisation de la Conférence Islamique et d’autres institutions similaires ont présenté à leurs Etats membres plus d’une demi-douzaine de propositions dans le but de développer un calendrier islamique commun. Bien que ces propositions n’aient jamais abouti, jusqu’ici, les efforts continuent dans cette voie, à la recherche d’une solution acceptable pour toutes les parties concernées.

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26 septembre 2008

Quand les compagnons du Prophète l’interrogèrent sur la procédure à suivre pour déterminer le début et la fin du mois de jeûne, il leur recommanda de commencer le jeûne du mois du ramadan avec l’observation de la naissance de la nouvelle lune [au soir du 29è j du mois] et d’arrêter le jeûne avec la naissance de la nouvelle lune (du mois de shawal). « Si le croissant n’est pas visible (à cause des nuages) comptez jusqu’à 30 j. ».

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17 avril 2008

A l’occasion de la disparition d’Aimé Césaire, nous publions cette interview recueillie par notre ami Khalid Chraibi, en avril 1965 à Paris, à l’occasion de la création, au théâtre de l’Odéon de Paris, de la pièce d’Aimé Césaire « La Tragédie du Roi Christophe », dans une mise en scène de Jean Marie Serreau. Cette pièce avait précédemment été présentée à Berlin, Venise, Salzburg, Vienne et Bruxelles. La pensée du grand poète et dramaturge qu’était Aimé Césaire est toujours d’actualité sur de nombreuses questions qui nous intéressent aujourd’hui.

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11 mars 2008

La charia interdit-elle à la femme de conduire un véhicule, comme l’ont affirmé pendant les deux dernières décennies les autorités politiques saoudiennes, sur la base d’une fatwa du Grand Mufti du pays ? La situation était étonnante, dans la mesure où aucun autre pays musulman n’interdit à la femme de conduire un véhicule. Le raisonnement du Grand Mufti, pour justifier l’interdiction, est également inattendu : en sortant seule dans son véhicule, la femme serait confrontée à toutes sortes de tentations peu recommandables, auxquelles elle risquerait de succomber.

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