Samedi 26 mai 2012
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook

Irréductible Syrie

Dans une touchante unanimité, les médias dominants instruisent inlassablement le procès de la Syrie. Accusée idéale, elle cumule aux yeux de ses innombrables détracteurs toutes les tares imaginables. A son corps défendant, elle occupe une place de choix dans la démonologie occidentale. Comment, en effet, ne pas prêter à ce régime tyrannique de sombres desseins ? Peu importe si la Syrie n’illustre guère la théorie en vogue de l’« islamo-fascisme » : en proie à l’hostilité américaine, ne figure-t-elle pas au premier rang des « Etats voyous » ?

Partagez :

Dans une touchante unanimité, les médias dominants instruisent inlassablement le procès de la Syrie. Accusée idéale, elle cumule aux yeux de ses innombrables détracteurs toutes les tares imaginables. A son corps défendant, elle occupe une place de choix dans la démonologie occidentale. Comment, en effet, ne pas prêter à ce régime tyrannique de sombres desseins ? Peu importe si la Syrie n’illustre guère la théorie en vogue de l’« islamo-fascisme » : en proie à l’hostilité américaine, ne figure-t-elle pas au premier rang des « Etats voyous » ?

Suspectée d’impérialisme à l’égard de son fragile voisin, elle est montrée du doigt à chaque assassinat perpétré au Liban. Commode exutoire du fiasco américain, on l’accuse d’alimenter le chaos irakien par la porosité calculée de ses frontières. On dénonce enfin, à l’envi, ses accointances coupables avec un régime des mollahs qui flirte ouvertement avec l’apocalypse. L’hyperpuissance mondiale exerce au Moyen-Orient une hégémonie dévastatrice, mais on prête à ce petit pays, curieusement, une influence délétère et une nocivité sans égal. Pour peu, on lui attribuerait tous les maux d’une région dont il serait l’âme damnée.

Contre la Syrie s’est même nouée l’alliance, pourtant jugée improbable, de la France et des Etats-Unis. Cette convergence de vues sur la question libanaise n’a pas peu contribué à la diabolisation du régime de Damas. Mais elle est surtout révélatrice de l’inconscient colonial de la France. En prétendant restaurer son ancienne tutelle, celle-ci a de nouveau rendu palpable la genèse ambiguë de l’Etat libanais. Et, du coup, elle a ravivé la mémoire d’une histoire douloureuse, que la parenthèse gaullienne avait opportunément contribué à enfouir.

C’est la puissance mandataire, en vertu d’un pacte international aux relents coloniaux, qui créa de toutes pièces le Liban, en 1920. Par adjonction au « petit Liban » de la plaine de la Bekaa (notamment), la France élargit l’assise territoriale destinée au nouvel Etat, indépendant en 1943. Fondatrice du « Grand Liban », la politique du général Gouraud créa simultanément une immense frustration chez les patriotes syriens. D’autant que la même armée française écrasa non loin de Damas leurs forces militaires, alors conduites par Fayçal, fils du Chérif Hussein et figure de proue de la révolte arabe contre les Turcs.

Afin d’assurer leur emprise sur le Levant, les Français, en outre, divisèrent le territoire syrien en quatre Etats, outre le Liban, destinés à satisfaire une soif d’autonomie largement fictive : l’Etat de Damas, l’Etat d’Alep, le djebel druze et l’Etat alaouite. Appliquant la vieille recette « diviser pour régner », l’occupant lui conféra ainsi une dimension confessionnelle qui visait à affaiblir le camp adverse. Et pour finir, la puissance mandataire concéda en 1939 le nord-ouest de la Syrie à la Turquie kémaliste en échange de sa neutralité durant le second conflit mondial. D’obédience pansyrienne ou panarabe, l’opposition nationale gardera un souvenir amer de ces manœuvres coloniales, intentées par une France « laïque et républicaine ».

Lors du Pacte national de 1943, les forces politiques libanaises étayèrent la stabilité de leur petit pays sur un double refus : celui de l’allégeance à la France pour les chrétiens, celui de la fusion panarabe pour les musulmans. Cette double exclusion était comme le fil ténu qui soutenait la souveraineté libanaise. Comment ne pas voir que la pression aujourd’hui exercée par la France, via l’ONU et avec le soutien américain, compromet ce fragile équilibre ? C’est ainsi que la résolution 1559 votée sur initiative française en septembre 2004 mélangea allégrement les genres : elle exigeait à la fois le retrait des troupes syriennes, le désarmement du Hezbollah .. et le non-renouvellement du mandat du président Emile Lahoud, jugé trop proche de Damas par les puissances occidentales.

Mais le seul résultat de cette ingérence dans les affaires intérieures libanaises, ce fut une désastreuse internationalisation de la crise. En prétendant garantir la souveraineté du Liban, la partialité occidentale ne fit que repousser ce petit pays vers ses vieux démons. Quant à la Syrie, le contexte créé par l’assassinat de Rafic Hariri a précipité l’effondrement de la tutelle exercée sur son voisin. Damas a promptement retiré ses 14 000 soldats stationnés sur le sol libanais, appliquant à la lettre les décisions de l’ONU. Quel Etat de la région peut se targuer d’un respect aussi scrupuleux de la légalité internationale ?

Inaugurée en 1976 avec la bénédiction occidentale pour sauver la mise au « camp chrétien », la tutelle syrienne avait été implicitement reconduite en 1990. Avec le temps, elle s’est appesantie sur le pays, suscitant l’exaspération populaire dans une grande partie du Liban. Il a donc suffi de quelques semaines pour la faire voler en éclats. Mais cette sortie de scène n’a pas mis fin aux procès d’intention. Tuteur maladroit invité à rentrer chez lui, le grand frère syrien a été transformé en bouc-émissaire. La « coalition du 14 mars » fait désormais chorus avec les puissances occidentales. Elle diabolise la Syrie, comme pour conjurer un malheur national dont ses ténors, anciens chefs de milices, sont pourtant responsables.

Le départ des troupes syriennes était inévitable. Mais l’acharnement onusien et la stigmatisation de la Syrie relèvent d’une stratégie d’affrontement vouée à l’échec. Nul ne peut effacer les liens tissés par l’histoire entre les deux pays, et pour beaucoup de Libanais il y a un seul peuple pour deux Etats. Cette vision, qui n’est pas incompatible avec une double souveraineté, est largement partagée au delà des rangs du parti social national syrien, le parti politique pansyrien créé par Antoun Saadé en 1932. Le prestige du Hezbollah, principal allié de Damas, joint à l’intelligence politique du général Aoun, atteste que le dossier n’est pas définitivement clos.

Manifestement, la Syrie dérange les maîtres du monde. Boutée hors du Liban avec succès, elle reste néanmoins dans la ligne de mire de l’axe américano-israélien. Sans doute parce qu’elle est l’enfant terrible du nationalisme arabe, le dernier vestige d’une époque où Nasser et le parti Baas inspiraient la lutte contre l’impérialisme et le sionisme. Sous l’emprise d’un régime dont la longévité masque la faiblesse, elle n’en est pas moins debout, rétive à une capitulation à laquelle de grands pays arabes se sont résignés, murée dans une opposition farouche aux diktats que l’hyperpuissance mondiale rêve de lui imposer.

Certes les spéculations vont bon train sur l’influence grandissante de l’opposition, voire sur un écroulement imminent du régime baasiste. Mais il faut être naïf pour s’imaginer qu’un autre régime politique acceptera de pactiser avec Israël aussi longtemps qu’il occupera le Golan. Ou qu’il se réjouira de la présence dans l’Irak voisin d’une armada occidentale engagée dans une lutte à mort contre le « terrorisme ». Que le régime syrien soit un régime autocratique et policier n’affecte guère sa perception de l’intérêt national, et ne modifie en rien des contraintes géopolitiques qui le dépassent, lui comme les autres.

Au demeurant, la Syrie n’a pas toujours été l’ennemie des Etats-Unis. Durant la guerre du Golfe mettant aux prises l’Irak de Saddam Hussein avec une vaste coalition internationale, en 1991, Damas s’est habilement rangé du côté du plus fort. Hafez-el-Assad a également accepté de venir à Genève pour négocier avec Ehoud Barak sous les auspices du président Clinton. Ses interlocuteurs n’ayant rien à proposer, il est revenu bredouille. La Syrie en a tiré la conclusion que la diplomatie à grand spectacle nourrissait moins d’espoirs de paix que d’amères désillusions. L’administration Bush ayant opté pour la guerre à grand spectacle, on comprend que Damas redouble de prudence.

Vue du côté américain, la Syrie doit payer un tribut à son passé : celui des guerres israélo-arabes. L’obsession antisyrienne des néoconservateurs recoupe leur obsession israélophile. Car pour Washington, Damas est l’exception momentanée qui confirme la règle : tous les Etats arabes finiront par accepter l’annexion israélienne de territoires arabes et l’instauration définitive de l’hégémonie américaine au Moyen-Orient. Et tous les moyens seront bons pour amener à résipiscence ce petit Etat récalcitrant, cette Serbie orientale qui finira elle aussi par rentrer dans le rang, de gré ou de force.

Vu l’histoire des relations israélo-arabes, on comprend que les faucons de Washington rêvent d’en découdre avec ce régime ombrageux. A deux reprises, son armée a courageusement affronté l’armée israélienne. Battue par surprise en 1967, elle fut à deux pas de la victoire en 1973 : la déroute égyptienne, suivie d’une demande unilatérale de cessez-le-feu, la laissa seule face à l’ennemi, abondamment équipé par les Etats-Unis en matériel ultramoderne. Cette double défaite a évidemment contraint la Syrie à réviser ses ambitions militaires, mais elle n’a jamais entamé sa détermination politique, ni conduit ses dirigeants à signer une paix illusoire, qui plus est dans le déshonneur.

Avec la soumission de ses anciens alliés ou rivaux, la Syrie demeure aujourd’hui le seul pays arabe qui soit resté debout. Mieux encore, elle a cristallisé autour d’elle un arc de la résistance à l’hégémonie américano-israélienne : Hamas-Hezbollah-Damas-Téhéran. Auréolé en 2006 d’une double victoire, politique avec le Hamas et militaire avec le Hezbollah, cet arc de la résistance est le cauchemar des néoconservateurs américains. Son centre névralgique est l’irréductible Syrie : c’est à Damas que les dirigeants du Hamas échappent aux missiles israéliens, et que le Hezbollah trouve son principal appui régional ; c’est à Damas que bat encore le coeur d’un monde arabe en lutte contre ceux qui veulent lui imposer leur domination.

De cette coalition défensive contre l’agression impérialiste, l’Iran est évidemment la force principale, la base arrière et l’ultime recours. Conforté par l’éclatante victoire du Hezbollah, aux prises avec l’Occident sur le dossier nucléaire, Téhéran est aujourd’hui la clé de voûte de l’arc de la résistance. Et si un jour, poussé à bout par l’agressivité de l’hyperpuissance, l’Iran décide de se doter d’un arsenal qui le prémunisse contre le sort infligé au défunt régime irakien, il n’y a aucun doute que cette protection s’étendra jusqu’à Damas. Téhéran, alors, refermera sur ses ennemis le piège qu’ils ont eux-mêmes tendu au monde arabe et musulman en préférant l’option militaire à l’option politique, et l’usage de la force au respect du droit.

Publicité Oumma Media

Commentaires

X
0 points

Merci Bruno Guigue, vous avez une connaissance indiscutable des enjeux de le région, qui vous fait tout simplement honneur.

X
0 points

Une analyse comme on aimerait en lire et entendre dans certains "médas" qui sont des militants au service des puissants de ce monde.

X
0 points

Excellent, no comment !!!!!!!!!!!!!!

X
0 points

Je n’ai pas de sympathie particulière pour le régime syrien, mais force est de constater qu’il incarne bien une resistance devant les forces impérialistes qui cherchent à asservir les régimes arabes, et à ce titre, il est digne d’estime

X
0 points

Bon travail, mais parce que les propos sont justes, ce n’est pas un discours démagogique à l’endroit des musulmans d’Oumma....

Pour ma part, je pense qu’on apprécie un article, dès lors qu’il est fondé sur des faits établis et sans prédisposition idéologique. La partie subjective de l’analyse est alors acceptée, en fonction que l’auteur a accès à un domaine, une connaissance, une langue, un voyage, une étude historiographique, etc

Le pb des médias réside sur le fait que le scoop, même sensationnel, rapporte plus d’argent et aussi, loin d’être un pouvoir, qu’il est devenu un instrument du pouvoir...la vérité est ailleurs, plus proche de la réalité et non de la téléréalité

X
0 points

Comme le dit si bien yamin, quand entendrons nous un autre son de cloche dans les medias que celui des bons judéo-chretiens contre les vilains arabes musulmans...Merci Mr guigue et j’espere qu’on vous donnera la parole dans les medias ainsi qu’à d’autres qui partagent votre point de vue car on en a marre des antoine sfeir, bhl,finkelkrault, adler,taguieff etc....si chers à nos medias " impartiaux".

X
0 points

c’est quand même étonnant de ne pas voir mentionnée une seule fois la nature dictatoriale, policière et quasi-totalitaire du régime syrien.
nature que n’oublient de dénoncer ni les opposants syriens en exil, ni une large majorité des libanais.

mais trop occupé à pourfendre les états-unis, israel et les autres "occidentaux", monsieur guigue n’a pas le temps de les écouter.

idem pour la situation économique et sociale catastrophique dans laquelle le baas a mis la syrie.

m. guigue est une fois de plus victime d’une cécité volontaire, qui lui fait préférer les dictatures anti-occidentales aux semi-démocraties "émergentes" (maroc, jordanie etc.) qui ont le malheur d’accepter de discuter avec le Grand (US) et le Petit Satan (Israël).

david

X
0 points

Un excellent article documenté avec beaucoup de bon sens bien que je porte pas dans mon coeur le régime syrien.parfois, la télévision française se comporte comme une télé d’Etat.
bravo M GUIGUE.

X
0 points

Remarquable article de Bruno Guigue.

La nature totalitaire du régime syrien est secondaire eu égard à la configuration géopolitique du proche-orient. La domination américaine secondée par Israël est l’enjeu de cette région ou la Syrie demeure le seul contrepoids indispensable à cette domination. L’axe américano-israélien s’est toujours accommodé des pires dictatures quand celles-ci ne remettaient pas en cause leurs intérêts. Lorsque les rapports de force dans la région seront équilibrés, on pourra alors discuter légitimement de la nature de tel ou tel régime. Israël est par ailleurs loin d’être un état démocratique pour les palestiniens qui y vivent , bien au contraire…. L’argument de la démocratie a été tellement utilisé qu’il en e st disqualifié

X
0 points

bravo !!un article d’une intelligence rare , un cour magistral à enseigner aux neo conservateurarabe à tous ceux qui aime faire la bise à condoleca ,et faire luire les boots de bush
le reveil risque d’etre brutal pour ces bougres ! ils seraient balayé par la clairvoyance politique des strateges du lendemain sur les rives du jourdain et les oasis du najaff ! leur trone ne survivrait pas non plus au chaos et à la theorie du nouvel desordre dans la région

X
0 points

merci monsieur Guigue pour votre article, mon regard sur la Syrie et son gouvernement va commencer à changer.

X
0 points

Ouah époustouflant !!!!!!!!!!!

X
0 points

Miroir !, miroir !, dis moi que je suis encore la plus belle ?

Et les Pierre Tevanian, Vincent Geisser, Francois Burgat, Olivier Roy,Bruno Guique de répondre (ils sont le miroir !) oui Oumma tu es encore la plus belle mais attention ! le méchant Occident en vaut à ta splendeur passée.

Belle fable qui endore ceux qui aiment se remémorer ces temps lointains oû la Oumma etait la plus puissante, ils vivent dans le passé et le ressentiment présent contre ce méchant Occident que du reste, les faux-amis précédents entretiennent à coup de libelles sur le site de la Oumma. Ils s’attirent du reste une grande adhésion à chacune de leurs contributions.

Il suffit de dire le méchant Occident est resposable de tous les maux de la Oumma et aussitôt vous êtes auréolé d’ami de la Oumma.

Oui le régime syrien et un régime dicatorial, que l’Occident le diabolise ne change rien à l’affaire et ne le rend pas plus doux pour la population, c’est cela que les vrais amis de la Oumma devraient dire.

La Oumma est passé , Athenes est passé, Rome est passé et l’empire chinois de même, ils ne reviendront plus jamais.

Il n’y a ni méchants états, ni gentils états, ni justice ni morale mais simplemnt des interets bien compris de chaque état, et c’est ainsi depuis l’aube de l’humanité. Celui qui vous dit le contraire vous ment, comme le miroir de la fable.

Encore une autre fable qui a court, l’Histoire est celle des vainqueurs ! jamais entendu pareil sotise !! heureusment que ce sont les vainqueurs qui la font ! depuis que Cain a tué Abel, c’est Cain et sa descedance qui font l’Histoire de l’humanité. Je n’ai jamais entendu ou appris que les vaincus faisaient l’Histoire, autrement dit, pour faire l’Histoire il faut être dans le bon camp.

Au lieu de chercher des poux dans la tête de l’Occident, les adeptes de l’Oumma devraient interroger leurs ancêtres pour leur demander des comptes, pour avoir failli et s’etre mis dans le rôle d’objet de sa propre l’Histoire.

L’Occident dans lequel je vis et dont je remercie mes ancêtres de m’avoir epargner la domination par d’autres, ne demande pas mieux que d’associer ceux qui veulent vivre cette belle aventure.

X
0 points

Je n’avais franchement pas grand chose à dire sur l’excellent article de Bruno Guigue, si mon attention n’avait pas été retenue par l’étrangeté du commentaire de alandalus , "découvrant" soudain, le caractère dictatorial du régime dynastique des Assad en Syrie. Et alors ! la belle affaire ! Le régime syrien a au moins pour lui, comme l’a montré Bruno Guigue, le fait d’être resté digne :
"elle (la Syrie)n’en est pas moins debout, rétive à une capitulation à laquelle de grands pays arabes se sont résignés, murée dans une opposition farouche aux diktats que l’hyperpuissance mondiale rêve de lui imposer."
Est-ce que le pharaon boursoufflé du Caire, jouant la diplomatie des petits intermédiaires, serait-il un sphinx de la démocratie lui ? Est-ce que le tyranneau d’Alger qui se la joue à l’angelot civilisé en se gargarisant d’être l’"ami de Bush"
serait-il un aigle de la liberté ? Et l’ex flic tortionnaire de Tunisie, qu’est-ce qu’il reprèsente à vos yeux, cher alandalous ? Je m’arrête là, parce que me transporter en Jordanie ou en Arabie me donnerait la nausée, aussi sûrement qu’une visite aux Emirats, devenus des bases militaires US.

X
0 points

"A deux reprises, son armée a courageusement affronté l’armée israélienne. Battue par surprise en 1967, elle fut à deux pas de la victoire en 1973".
Relevons plusieurs erreurs factuelles grossières dans cet article...mais celle citée plus haut prête à rire.
Battue par surprise en 1967...ben voyons. Depuis des mois, la Syrie multipliait les propos guerriers et massait des troupes à la fonrtière. Et elle fut battue par surprise ? Ils buvaient le thé, les officiers ?
Comment faire confiance à l’auteur pour le reste de son analyse ?

X
0 points

Bonne anlyse factuelle et qui se respecte . La question est de combien de temps dispose la Syrie pour rentabiliser ce choix -qui n’en est pas -sans composer .Car quoiqu’on en dise , il ne suffit pas d’être jongleur ou finambule .Nous voyons par ci ou là les prémisses du calcul conjoncturel au détriment de la stratégie ...J’espère m’y tromper ...Les paris restent ouverts !!!

X
0 points

pour répondre à David -Andalus

je suis syrien et cela fait depuis 8 ans que je parts en vacance dans mon pays d’origine,
beaucoup de chose ont changé, notemment les augmentations des salaires des fonctionnaire (pour lutter contre la corruption, bachich pot de vin etc...) par ce gouvernement dit "dictature" , en 4 ans le salaire d’un fonctionnaire est passé de 4000 livre à 12 000 livres syriennes.les portraits du president syrien (bachar) ont commencé à être remplacé par des panneaux publicitaire, des micros crédits remboursable à partir de la 2ème année d’emprunt ont été réalisé pour les jeunes qui souhaitent créer leurs entreprise, le secteur banquaire à été ouvert aux banque étrangère, les vieilles voitures des années 60 qui servaient de taxi on été remplacé par des voitures japonaise, les professeurs à la faculté ont vue leur salairs triplé, la Syrie c’est même arrangé avec la russie pour enrayé une dette de 13 milliards de dollars , ( dette exterieurs de la Syrie à ce jour : 3 milliards ! qui dit mieux ? ) les syriens aujourd’hui peuvent porter plainte contre la corruption(chose inimaginable avant), les syriens aujourd’hui peuvent dans une certaine mesure se plaindre du gouvernement (chose qui les envoyé direct en prison à une certaine époque) et j’en passe...
quand Israel et les etats unis parle de guerre la Syrie parle de paix...
le président syrien a promis la démocratie à son peuple mais il a prévenu que cela prendrait du temps ( la terre ne c’est pas faite en une journée) et surtout ce que les occidentaux n’ont pas l’air de comprendre c’est que le peuple syrien ne veut de la démocratie de bush, une démocratie de soumission à Israel et les etats unis des néocons...
aujourd’hui 11 décembre 2006 encore un mensonge du gouvernement d’Israel : soi disant que la Syrie se prépare à la guerre pour le mois de Juillet 2007 ...
au fait que fait Israel et les états unis pour leurs peuple réspectif à part leur faire peur en leur parlant toujours de guerre ???
à part le droit de critiquer leur gouvernement et écouter leur mensonge ont il eu le choix d’être pour ou contre les guerres qui les mennent nul part ???

X
0 points

message à Rhuppert

Israel a toujours provoqué les guerres ( sauf octobre 1973) .
comme avec le hezbollah à la frontière du Liban, Israel envoyé des soldats, des tracteurs ou des chars chez son voisins pour que celui ci réagi et tire sur celui qui à violé le territoire, ensuite comme à son habitude Israel pleure que l’on attaque et demande aide et assistance à son grand frere les etats unis ...
c’est comme ça que ça se passe chez Israel ...
la dernière guerre ( Israel vs Hezbollah) à été une provocation des israeliens qui ont envoyé une unité de blindé dans le territoire Libanais ( les restes des blindés calciné sont encore à leurs place cad en territoire libanais ) ... la suite vous la connaissez

X
0 points

Monsieur Guigue,
C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai lu votre article.
Le plaisir provient surtout de la possibilité d’avoir (de plus en plus souvent) une autre grille de lecture sur les affaires du monde….. en particulier sur celles qui concernent le monde arabo musulman.
Par ailleurs , vous démontrez un certain courage , celui de dire ce que vous pensez et nous savons tous ici combien il est difficile d’écrire des articles qui diffèrent de la pensée « néo conservatrice »
Pour ce qui concerne le fond de l’article , je partage votre avis.
L’occident n’en finira jamais de payer sa dette pour les erreurs commises par le passé dans cette région sinistrée.
l’ accord sykes- picot de 1916 est la cause de tous les problèmes qui font l’actualité au liban ,en syrie, en palestine.

X
0 points

Essalem alaykoum.
Ce texte est intéressant et rappel si besoin le machiévélisme qui agite le monde et en particulier le moyen orient.

Il ne s’agit pas de l’Occident (c’est fou cet ethno-centrisme), qu’est devenu la liberté des peuples à disposer d’eux-même ?

L’ingérence prend beaucoup de formes et le FMI, par exemple, en est une institution moins violente mais tout autant dévastatrice. C’est un avis ! Je regrette l’uniformisation systématique des sociétés qui se retrouvent à singer des systèmes pour permettre malgré elle à un modèle périmé de survivre.

En effet, l’aventure humaine n’appartient pas à quelques uns et elle continuera à s’écire inchallah. Malgré les vents contraires, les évènements doivent permettre à ceux qui tiendront debout de se construire solidement.

En tout cas, il y a quelques décennies des peuples ont commencé à refuser la dictature impériale, celle-ci à changer de visage et c’est un nouvel acte qui se joue aujourd’hui dans le monde.

X
0 points

message à Hypocrisie mondiale

Au dela du fait que vous avez choisi un joli pseudo, (mais c’est certainement du 2° degré), vous semblez ignorer les provocations du Hezbollah depuis un an par des tirs sur les bourgs et villages du nord d’Israel. Ce pays a tout de même attendu un an avant d’entrer en territoire libanais.
Avez vous déjà reçu des missiles sur la tête, Monsieur Hypocrisie ?
si vous avez des enfants, aimeriez vous les voir passer leurs nuits dans les abris ? ne demanderiez vous pas à votre gouvernement d’agir ???
La réaction d’Israël a été demesurée, certes...comme celle d’un être humain qui laisse monter la colère, qui se dit qu’il ne réagira pas...et qui se laisse aller parce que trop, c’est trop...
Si vous niez qu’Israël a reçu des missiles durant une année avant son incursion au Liban, soit vous etes mal informé, soit vous portez bien votre nom.

X
0 points

" que le régime syrien soit un régime autocratique et policier n’affecte en rien sa perception de l’intérêt national"
"un régime dont la longévité masque la faiblesse"
Bruno Guigue
a donc dit et pas dit ce qu’on lui reproche de n’avoir pas dit et dit.

C’est certainement et d’abord à lui de se relire et de juger s’il a su dans le temps même où il axait fermement son propos sur la soumission ou pas à l’ordre internationalement dominé par l’Occident rappeler suffisamment et honêtement les insuffisances - et plus - du régime syrien en matière d"intérêt national".

Cependant le témoignage du citoyen syrien n’est pas inutile dans le débat.

X
0 points

à Abdelkader DEHBI,
c’est bien ce que je dis : qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse (de l’antioccidentalisme) ! est ce que vous n’avez pas l’impression que la pseudo-lutte contre les "impérialistes" et les "sionistes" sert depuis 50 ans d’alibi à des régimes ineptes pour expliquer corruption, confiscation des libertés et échecs économiques ? est ce que vous croyez pas que les régimes arabes devraient d’abord se préoccuper de leur propre pays, de son développement économique, du niveau de vie de sa population ? ce qui n’exclut absolument pas une solidarité active avec les palestiniens, au contraire : vous croyez pas que des régimes arabes à peu près stables et démocratiques auraient plus de poids et d’arguments à proposer pour trouver une solution au conflit avec israel ?

à HYPOCRISIE MONDIALE,
faut être un peu sérieux : "quand Israel et les etats unis parle de guerre la Syrie parle de paix" ? ah bon quand est ce que la syrie a parlé de paix avec israel ? avec le liban ? qu’elle commence par y envoyer un ambassadeur !!
"le président syrien a promis la démocratie à son peuple mais il a prévenu que cela prendrait du temps" : ça fait combien de temps qu’on nous la sert cette soupe ? 50 ans ? j’aimerais comprendre : est ce que ce sont les syriens qui ne sont pas "assez bien" (développés ? intelligents ? éduqués ?) pour la démocratie ou bien est ce que c’est la démocratie qui n’est pas "assez bien" (droits de l’homme = valeurs occidentales ou "bourgeoises" ?) pour les syriens ?

je tiens à préciser une chose : oui je suis favorable à l’existence d’israel en tant qu’Etat des Juifs, donc sioniste.
mais PARCE que je suis sioniste (et non MALGRE le fait que je le sois), je suis 100% favorable à la création d’un Etat palestinien en cisjordanie et à gaza, avec Jérusalem est pour capitale.
De même PARCE que je sioniste, il y a plein de choses que je critique en israel : l’occupation, les rapports avec la minorité arabe israélienne, l’absence de dialogue avec les palestiniens etc..
mais je trouve ça dingue de trouver encore des gens intelligents nous expliquer sans rire que toutes les misères de la région, voire du monde, sont de la faute d’un pays grand comme trois départements français.

david

X
0 points

C’est hallucinant, le commentaire de la personne qui vient pleurer pour Israël alors que cet état criminel a mis la région à feu et à sang depuis des décennies.

Si au lieu de qualifier les états de voyoux, par idéologie, ont s’occupé des états criminels ont prendrait certainement les choses par le bon bout. Quand un état, et c’est un fait relevé, ne respecte aucune résolution, refuse tout traité international, toute intervention d’ONG et s’autoproclame hors du droit. Il n’y a pas à chercher longtemps l’Erreur.

D’ailleurs, la dernière soit disant gaffe d’un état malade qui cherche à se rassurer sur sa capacité à tuer : Israël reconnait avoir l’arme atomique. Les conséquences de la guerre de cet été ne sont pas encore toutes connues.

X
0 points

reponse a aldalus

vous voulez a tous prix nous héberger dans votre serail et dés que l’on sort le dehors vous agitez soit votre chantage a l’antisèmitisme soit votre grosse artillerie mensongére je vous mets au défie de trouver un jour ou le hezbollah a tiré ses missiles contre israel avant que cet état ne se mette a massacrer les civils du LIBAN en aout dernier et ceci par mesure de représaille en réponse au bombes à fraquementation appellées pudiquement bombes a sous munitions
il vrai que lorsque on canarde les arabes classés par vos amiscomme des poussiéres d’homme

X
0 points

le regime Syrien ne m’a jamais inspirée mais JEle soutien pour le seul fait de ne pas courber l’échine devant les donneurs de leçons de leçons de démocratie et a l’evidence ne l’applique que pour une tranche bien spécifique de citoyen de l’état d’Israél et leurs alliés les USA à ce sujet le vous invite a lire le dérnier livre de MR. J. CATER et qui fait un carton au Etat-UNIS et qui à por titre -ISRAEL-PALESTINE:PAIX NON APARTHEID la vous découvrirez la supécherie de la seule démocratie du moyen orient et le myte de la main tendue de l’état d’ISRAEL
QUAND ALANDALUS qui affiche fiérement sonappartenance il serait mieux inspiré s’il change de pseudo qui nous rappel l’age d’or de la tolérance le veux parler de l’andalousie ARABE

X
0 points

Commentaire de Philippe :Réponse à Corinne de Paris

Vous considérez que Bruno Guigue est l’un des faux amis de l’oumma qui lui apportent le miroir embellissant de sa splendeur passée. Pour ma part, Je considère qu’il est sain que de telles contributions existent, ne serait ce que elles apportent des points de vue différents de ceux imposés par la propagande monolithique incarnée par les « intellectuels » et autres « décideurs médiatiques…
Je trouve affligeant que dans un pays qui se dit st se croit héritier des lumières, on soit condamné de fait à consommer ou à stigmatiser dans son coin des monologues…
Il me semble que ce qui pourrait nous réunir, par de là nos profondes différences, c’est l’exigence de la part des médias de grande diffusion de l’organisation de véritables débats contradictoires sans concession, dans lesquels les invectives, anathèmes, incantations seraient bannis, afin de permettre au spectateur de se forger sa propre opinion de citoyen responsable…Au lieu de cela on assiste au banissement médiatique de contradicteurs authentiques. Je me permets de signaler que combattre le banissement médiatique de Tariq Ramadan par le Grand Prêtre Sarkozy n’implique pas nécéssairement d’être d’accord avec ces idées tout comme condamner sans réserve les menaces de mort contre Robert Redecker n’impliquait pas de souscrire à ses idées et n’interdisait nullement de les combattre…
Au lieu de ça « on alimente l’homme en culture de confection, en culture standart, comme on alimente les bœufs en foin… » (Jean Staune, 2006 « Que faut’il dire aux hommes ? »).
Vous citez les empires passés comme la oumma ou la Chine.
A ce titre, Je porte à votre intention, que le prochain sur la liste est l’hyperpuissance américaine. C’est l’analyse d’experts des domaines politico-économiques qui nous l’annonce et non pas le »miroir de l’oumma »…
Par ailleur, on nous annonce l’irrésistible ascention de…la Chine (désolé pour vous) et de l’Inde, qui ont été par le passé des empires puissants…
Comme quoi, rien n’est simple.
En ce qui concerne « la belle aventure » commune incarnée par un occident fantasmé, Je laisse à chaque lecteur, la tâche de déterminer s’il est acteur de cette aventure…
Vous rappelez que le régime syrien est une dictature et que ce régime n’est pas le plus doux pour sa population. Mais pourquoi ne pas aussi dénoncer avec la même vigueur les autres dictatures du moyen orient dont le commentaire d’Abdelkader Dehbi nous rappelle opportunément l’existence.
Le sort des populations importe peu en réalité à nos décideurs politico-économiques, qui stigmatisent « nos ennemis les dictateurs » quand ils s’opposent à leur politique internationale et font des affaires avec ceux qu’ils appellent en privé nos amis les dictateurs. Dans leur réunions, les deux parties peuvent chanter ce fragment de la chanson rock « l’audimat » de Louis Bertignac « …et nos biffetons s’entassent, on ne compte même plus les liasses… ». Pendant ce temps, les médias à la solde de chaque partenaire vont faire semblant de diaboliser le partenaire d’en face, présenté comme un ennemi, ceci afin de canaliser le mécontentement croissant de leurs peuples respectifs, exclus du partage des richesses.
Opportunément, les médias servent de nouveaux épisodes de deux inusables « séries Z », « le choc des civilisations » et « le retour aux valeurs fondamentales ».

X
0 points

à daniel,
mon "appartenance", comme vous dites, je ne vous ferai pas le plaisir d’en avoir honte.

le symbole de l’andalousie, parce que c’était une terre de tolérance, n’appartient pas aux arabes seuls mais aux musulmans (arabes et berbères), aux chrétiens et aux juifs. et même plus largement à tous ceux qui considèrent qu’on peut cohabiter pacifiquement avec des gens d’autres confessions.

quant au hezbollah, il a continué à mener des attaques contre israel depuis le liban alors que le dernier soldat israélien a quitté ce pays fin juin 2000. Les fermes de chebaa représentent quelques hectares inhabités qui ont été par surcroit reconnus comme faisant partie du territoire SYRIEN et non LIBANAIS par l’ONU.
En conséquence, la seule puissance occupante du liban depuis 2000 est la SYRIE, non Israel. Le hezbollah, loin d’être une organisation résistante est une organisation qui COLLABORE avec l’occupant syrien.

ceci étant dit, encore une fois, je ne souhaite qu’une chose : qu’israel et le liban signent une paix en bonne et due forme puisqu’ils n’ont aujourd’hui AUCUN contentieux territorial.
mais vous savez très bien que ce sont la syrie et l’iran qui le refusent parce qu’encore une fois ils instrumentalisent la question palestinienne et plus largement israélo-arabe.

david

X
0 points

A l’attention de David et des autres.

Il est utile dans Oumma qu’il y est des avis divergents. Il est certes parfois difficile de discuter sur des choses sensibles parce que douloureuses. Il faut pour avoir une vision objective des problémes complexes du Moyen Orient , réussir à s’extirper de l’espace sensio temporel. Je m’explique : il faudrait réussir à analyser la situation comme si vous étiez un extra terrestre et donc n’ayant aucun lien quelqu’il soit (affectif, appartenance, religieux, historique, géographique etc...) avec les belligérants.

Ainsi pour vous faire une opinion exacte et nouvelle, sans aucun préjugé, vous seriez amené à analyser les tenants et aboutissants de chaque intervenant dans ces conflits, sans en rejeter aucun.

Fort de cela, vous pourriez peut-être vous rapprocher de la vérité.

En attendant, si cela est trop complexe, je vous invite d’attendre un 1/2 siécle si nous sommes encore là , de lire les manuels d’histoire relatant de cette triste époque.

X
0 points

réponse à corinne

waw !!! c’est la loi du plus fort qui compte à vos yeux, les faibles et les démunis n’ont qu’a s’écraser et en plus on en a rien a cirer puisque ce n’est pas eux qui écrivent l’histoire. quel sagesse et quel respect pour ces pauvres peuples ; ils n’avaient qu’a se secouer me diriez vous !!! alors dites vous bien madame, et aussi paradoxal que cela puisse l’être, cet occident dont vous êtes si fière et qui est à l’origine non seulement des plus belles découvertes scientifiques modernes,de la liberté et de l’émancipation de ses peuples depuis bientôt 7 siècles est malheureusement aussi à l’origine des actes les plus cruelles et barbares que l’humanité ait connue. L’histoire des grandes nations ce n’est pas celle qui extermine pratiquement tous les indiens d’ameriques du sud, et parque ceux du nord dans des prisons à ciel ouvert qu’on nomme pudiquement "réserves", être les grands acteurs de l’histoire ce n’est pas déporter des millions de noirs dans des conditions atroces pour en faires des bêtes de sommes et amasser des fortunes qui font la richesse D’aujourd’hui. l’histoire des vainqueurs ce n’est pas celles qui sous prétexte de ramener la civilisation aux pauvres indigènes sauvages colonise des peuples en les asservissants et en les spoliant. l’histoire avec un grand "H" ce n’est pas celle qui a déclenché deux guerres mondiales avec plus de 100 millions de morts dont 6 millions de juifs et 45000 victimes civils irradiées à mort par deux explosions nucléaires alors que l’issue de la 2eme guerre etait scellée. l’histoire des grands hommes ce n’est pas celle qui est en train de dilapider toutes les ressources naturelles et mettre en péril l’existence même de notre planète par pure cupidité, ce n’est pas celle qui promouvoit les guerres à travers le monde juste pour satisfaire et enrichir à satiété les lobby de l’armement, non madame ca ce n’est pas de la grande histoire dont on peut s’enorgueillir, ca c’est de l’horreur, de l’injustice, de la barbarie pour le confort et la richesse de quelques uns. N’allez pas croire que je suis entrain de vociférer ma haine contre cet occident car je sais qu’il ya heureusement dans ces sociétés des gens qui sont d’une extrême lucidité et d’une grande maturité critique,doués de bonté et de générosité et qui se donnent corps et âme pour faire évoluer les choses, dénoncer les injustices et s’investissent pour aider les plus faibles et les oprimés, et pour lesquels je rendrai un vibrant hommage,mais je crie par contre ma colére contre les gouvernements occidentaux qui pratiquent des politiques d’hypocrisie et de monsonges, et qui s’adjugent comme seul décideurs pour ce qui est bon ou mauvais pour tout le monde. En terminant je vous fait savoir que tous les régimes dictatoriaux dans les pays arabes ou dans les pays africains sont en place avec la bénédiction de ces même gouvernements occidentaux, allez savoir pourquoi ?!!!!secret de polichinelle.
merci

X
0 points

A la base, Isaël est tout de même un problème pour le monde, que ce soit l’ONU, les USA, l’UE, le monde Arabe et le reste du monde : beaucoup de problèmes qu’ont ces entités dans leur relation avec les autres sont liés à Israël. C’est un état qui se considère hors la loi en invoquant le droit à assurer sa sécurité comme une fin de non recevoir à toute contestation internationale. C’est un état qui est critiqué partout dans le monde quoiqu’en dise les médias dominant en occident.

C’est un état malade, les israéliens considèrent qu’ils n’ont pas de partenaires de dialogue valide mais ignore tout le monde : l’ONU, l’UE, lespays arabes, les populations locales qui n’ont le droit à aucune revendication et sont considérés comme non-fréquentables (position que reprend l’UE bêtement). Lorsque les pays arabes se réunissent en 2002 pour proposer une porte de sortie à Israël, celui-ci les moques "c’est trop tard maintenant".

Même s’il la subit, Israël nourrit la haine. Le comportement Israélien au Liban cet été est un crime sans nom. Les agissements israéliens débordaient de la haine qu’ils vouent aux musulmans libanais. Il est incontestable qu’Israël a opéré des frappes sur les populations civiles de manières sélectives. Deux tiers des meutres concernent femmes et enfants comme pour procéder à une irradication.

La communauté occidentale est complice et coupable à plus d’un titre. Le traitement que fait subir Israël à la palestine ne fait l’objet que de timide condamnations, aucune n’étant suivi d’effet, les assassinats à coup de missile ne font l’objet d’aucune enquête, aucun jugement ; des maisons, quartiers, femmes et enfants sont détruits avec pour explication "israel visait un activiste palestinien". C’est inacceptable. un tel état est incapable d’envisager une quelconque paix tant il se considèrent en sursis. La greffe n’a pas prise c’est le moins que l’on puisse dire.

Pour obtenir et vivre en paix plutot que d’essayer de détruire tous les pays aloentours (Irak, Syrie, Iran, ...) et de transformer la région par l’appui d’une domination américaine sur les populations, Israël ferait mieux de s’intégrer et de se projeter comme membre de la région et non comme envahisseur. Cela l’aiderait et aiderait aussi sa population à se débarasser de sa psychose. Pour l’instant, Israël est son pire ennemi.

X
0 points

abstract,
mais oui bien sur, israel est un Etat belliqueux par nature qui a tous les torts alors que ses voisins sont des pays paisibles qui veulent tous la coexistence pacifique.
et puis avant les débuts du mouvement sioniste (pour faire simple, fin 19ème), le monde arabo-musulman était un vrai havre de paix où tout n’était qu’"ordre et beauté, luxe, calme et volupté".
je trouve ça dramatique qu’on puisse adhérer à une telle vision de l’histoire.
manque d’information ou cécité volontaire ?

david

X
0 points

bonjour, Pour répondre à certains détracteurs ayant comme syndrome une mémoire sélective (Corrine de paris, alandalus-david, Rhuppert), ce n’est pas en Syrie qu’on voit un massacre à grande échelle, mais bien en Israël là où est ostracisé une partie de la population. Ce que Rhuppert ignore c’est qu’Israël n’a jamais cessé de bombarder la zone frontalière entre Israël et le Liban sans parler des fermes de Chebaa annexé par Israël. Oui Mr alandalus c’était un havre de paix, comparé à ce qu’ils vivent aujourd’hui, au colonialisme franco-britannique s’est substitué le colonialisme sionniste. Quant aux gouvernements occidentaux qui n’hésitent pas à donner aux autres pays des leçons qu’ils ne suivent même pas, surtout des leçons de "démocratie", au point qu’ils ont été jusqu’a sanctionnés les élections démocratiques en Palestine sans parler des dictatures qu’ils ont soutenu. En occident, la démocratie doit se faire à géométrie variable c’est-à-dire selon ces intérêts … Je me souviens durant la guerre Iran-Irak, dans les medias, Saddam Hussein était celui qui était le rempart face l’islamisme, le laïque arabe en personne. Aujourd’hui il est considéré par ces mêmes médias comme un dictateur sanguinaire et « sunnite ??? » afin d’accentuer les conflits entre sunnites et shiites en Irak. Bien que l’on savait depuis toujours que Mr Saddam était un dictateur à la solde des occidentaux et de leurs larbins du Moyen-Orient et parmi ces ennemis se comptaient également de sunnites. Comment peut on encore donner crédit à de tels médias ? Oui, il est vrai que le gouvernement syrien doit encore faire des progrès mais cela ne peut se faire sans mettre en concurrence tout les parties qui composent la Syrie, et Mr Guigue, qu’on remercie pour son article, ne dit pas le contraire.

Salut à vous.

X
0 points

Alandalus avant de t’enflammer essaie de lire et comprendre ce qui est dit. Ton commentaire ne me paraît pas répondre au mien.

Remarque, tu es obligé de remonter aux calanques grecques pour éviter le débat.

Ce que je dis est très contemporain. En somme, je ne parle pas de guerre mais de paix, celle-ci ne sera possible que si les gens avec une attitude comme la tienne évoluent. Or les faits montrent que toute tentative arabe en ce sens reçoit une fin de non-recevoir de la part d’Israël.

Tu ne vas pas me dire que cet état n’a rien à se reprocher tout de même ? Ça serait un comble. Je suis d’accord pour que l’on blâme quiconque dans la région qui ne respecterait pas les règles internationales auxquelles tous adhèrent mais pas pour un état qui ne les respecte pas. C’est ce que critiquent beaucoup dans le monde, la partialité occidentale sur le sujet (ça n’est d’ailleurs pas faire de l’anti-occidentalisme que de dénoncer cela). Israël est un état autoproclamé n’est-ce pas, l’ONU n’a fait qu’avaliser, c’était déjà un mauvais départ.

Quand je dis qu’Israël est son pire ennemi (visiblement source de ton incompréhension, puisque tu réponds les autres sont des méchants), je dis que sa stratégie, sa perception des choses est une erreur qui le place en éternelle psychose (Les règles de sécurité dans le pays ne transpirent pas le "vivre serein"). Israël pense que sa survie dépend de son armée et surtout de la perception que se font les arabes de sa force. après la débâcle au Liban, le déchaînement sur les palestiniens, tout comme l’annonce d’un arsenal nucléaire (présenté dans les médias comme un labsus du premier ministre) trahissent le manque de confiance de cet état en son armée. Tout le monde sait qu’il n’y a rien de plus dangereux et fou qu’un animal blessé.

A part ça, essaies d’éviter de t’emporter comme ça, les commentaires d’ordre personnel ne sont pas constructifs (comprends-tu ?)

X
0 points

abstract,
je ne reviendrai pas sur la qualification de "autoproclamé" : c’est une résolution de l’onu qui crée israel, en termes de légalité internationale, on ne fait pas mieux. je te mets au défi de trouver une déclaration d’indépendance antérieure à la résolution de l’onu. et puis toutes façons, qu’est ce que ça change ? israel existe maintenant et aucune discussion sur la légalité de sa création ne changera rien à ce fait, qu’il serait tant que tu acceptes ! enfin bref.

sur le fond, qu’est ce que tu veux que je te dise ? déjà, les "calanques", c’est à marseille....
ensuite, j’en reviens à mon point de départ : croire qu’israel est le seul responsable de la guerre, comme ta philo de comptoir sur "l’animal blessé" ou "israel est son pire ennemi" le laisse entendre, c’est une vision unilatérale qu’il est inutile de discuter.

après, je crois avoir exprimé dans mes précédents messages que j’avais plusieurs points de désaccord avec la politique, intérieure et extérieure, passée et présente, d’israel.
j’attends encore que tu en fasses autant sur les autres protagonistes.
donc je crois pas que mon attitude soit le principal blocage.

comme je l’ai dit 150000 fois, je ne demande qu’une chose : qu’israel évacue les territoires de 67 pour qu’un Etat palestinien stable et viable s’y crée. Mais il y a une contrepartie : reconnaissance d’israel comme foyer national des juifs, ce qui implique la renonciation au "droit" au retour en israel des réfugiés de 1948.
tant que les DEUX parties n’accepteront pas ça, il n’y aura pas de paix. Or, une immense majorité de la population israélienne a compris qu’elle n’avait pas le choix. peux tu me dire sans rire que c’est le cas dans tous les autres pays de la région ?!

david

X
0 points

Salut, très bonne analyse géopolitique Mr GUIGUE. Dommage que ce soit ignoré du grand public, auquel on expose dans les médias une vision très simpliste des évènements syro-libanais. On présente la syrie comme un état voyou, on l’ accuse trop facilement de commanditer les assassinats au Liban. Cela va nullement avec l’orientation générale de ce pays qui connaît un épanouissement intellectuel et culturel immense. La Syrie est l’exemple flagrant d’une interprétation éclairée de l’Islam, loin du terrorisme qu’on essaye de lui assigner. Ce pays est une superbe mosaïque des différents aspects des cultes chrétiens et musulmans. Ah, quel cauchemar ! si la Syrie devenait un second Iraq. Ce serait une horreur pour l’humanité et son patrimoine (dans toutes ses dimensions). Merci de pouvoir réagir aux articles.

X
0 points

Je suis entièrement d’accord avec cette analyse très instruite et pertinente. Cependant j’ajouterai que la cause et l’explication actuelle du chaos qui règne au proche orient réside pour l’essentiel dans la duplicité des gouvernements occidentaux et de ses obligés en matière de respect du droit international et de l’homme.
La mascarade à laquelle se rend coupable régulièrement le soit disant conseil de sécurité de l’ONU fait redouter un sort semblable à celui de son prédécesseur (la SDN)...la guerre