Histoire d’une conversion

Fait étrange, je n’ai pas lu de suite le Coran comme si je ne m’en sentais pas assez digne, comme si je n

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dimanche 2 mai 2010

Histoire d’une conversion

Quand on m’a demandé d’évoquer à nouveau mon histoire, mon parcours, ma conversion à l’Islam, je me suis dit intérieurement « encore une fois ! ». J’étais déçue de constater que le seul intérêt que je suscitais était ce que je représentais : une française convertie à l’Islam. J’étais déçue de voir que mon travail d’écrivain ne retienne pas plus l’attention. Fatiguée de mes discours toujours renouvelés, de cette mécanique de mots enchaînés les uns aux autres devenue bien rôdée, je pris dans un premier temps le parti de renoncer à me dévoiler une fois encore.

Mais l’actualité, le débat sur l’identité nationale, les incessants dérapages visant ma communauté : mes frères et sœurs de cœur, les musulmans, m’ont contrainte à réviser mon jugement. J’ai compris que mon témoignage pouvait peut-être participer à comprendre non pas la religion islamique mais l’idée que l’on peut être français, française et musulmane.

En effet, blessée par les divers propos tenus ici et là, rappellant sans cesse que les immigrés doivent s’intégrer à la société française en faisant fi de tout ce qui fait d’eux ce qu’ils sont, de voir la femme musulmane sans cesse rabaisser à des degrés 0, je ne pouvais que me résoudre à élever ma voix pour contraindre les plus idiots à repenser leur vision sur ce que sont réellement les musulmans de France aujourd’hui. Mue par mon devoir de croyante, d’écrivain, de mère, d’épouse, de sœur, de fille, j’ai voulu, que Dieu m’assiste dans ce noble but, ouvrir un autre débat que celui tronqué volontairement par une partie de la classe politique bien aidée en cela par les médias et la presse.

A ce titre, celle-ci montre ainsi chaque jour davantage son allégeance au pouvoir mettant en exergue la question suivante : y a-t-il encore en France un réel contrepouvoir, qu’exerçait il n’y a pas si longtemps encore la presse, ou sommes-nous arrivés à un stade tel que pouvoir, médias et presse ne sont que les bras armés d’une seule et même machine : l’intolérance ? Pour ma part, je pense que l’intolérance, le manque de respect gagnent de plus en plus la société française qui tend, à coups de phrases choc et de battages médiatiques, à oublier les ruelles étroites de son histoire sombre où l’ont déjà conduite par le passé ces positions radicales.

Je laisse à chacun le temps de la réflexion pour se forger sa propre réponse. Car pour en revenir au débat que je souhaitais ouvrir en vous parlant de ma conversion, de son cheminement, de ses sources et inspirations, la question que je me pose actuellement et à chaque fois que j’entends « oui mais ici on est en France, les étrangers et les enfants de la deuxième génération d’immigrés doivent se conformer aux lois de la République française… » est la suivante : un français de souche (pour reprendre l’expression consacrée), et quand je dis de souche, c’est qu’il est réellement possible de vérifier cette allégation sur plusieurs générations : des parents, des grands-parents, des arrières grands-parents, des arrières arrières grands-parents, tous français, portant des noms bien français tels que Lefebvre, Vigneron, Péru, Beaumont…, ce français et plus précisément cette française puisqu’il s’agit de moi, n’aurait-elle pas le droit au nom de la sacro sainte liberté tout en étant française, tout aimant son pays, tout en étant reconnaissante à sa mère patrie de la formidable mixité sociale et culturelle dans laquelle elle a grandi et qui lui a permis de se forger sa propre idée, sa propre opinion, sa liberté de conscience et de pensée (car ne l’oublions jamais, c’est cela qui fait la grandeur de la France), bref une vraie française MADE IN 100% France, a-t-elle le droit d’être musulmane ?

Mais quand je dis musulmane, je ne dis pas avoir l’autorisation de prier chez moi et faire ramadan, quoique même Ramadan quand je vivais en France avec un nom tel que le mien interloquait toujours, j’y reviendrai. Non, je ne parle pas de cela. Est-il possible de porter un foulard librement et de trouver un travail ? Non. Est-il possible de participer à la vie publique ? Non. Est-il possible que mes enfants ne soient pas mis à l’écart parce qu’ils portent un nom arabe ? Non. Est-il possible de ne pas être montrée du doigt comme la française mariée avec un arabe, (Ah, c’est pour ça qu’elle est musulmane !)

Vous croyez que son mari la frappe pour qu’elle se voile ? Ah, c’est pas malheureux tout de même, c’était une fille bien ! Ah, oui je connaissais sa grand-mère), ces petits commentaires vous indiquent à l’évidence que NON ! Sans compter le nombre de fois où j’ai entendu : sale bougnoule, bicot, bâtard d’arabe (même pour désigner mes enfants, oui, oui, c’est vrai !), pourquoi t’aime pas manger français ?, qu’est-ce qu’ils ont de plus qu’un français tes bougnoules ?,….et j’en passe et des meilleures notamment les insultes en tout genre que j’ai dû essuyées en ravalant bien souvent mes larmes pour ne pas que mes enfants sentent qu’ils n’étaient pas comme tout le monde !

Fatiguée de cacher ma religion comme si je portais en moi la pire des tares et désireuse de prendre toutes les pièces de mon lego interne que la vie jusqu’alors avait détruit pour me reconstruire et vivre pleinement ma religion, j’ai décidé en 2003 de m’exiler à tout jamais de ma terre, de ma chair, de mon sang. Oh, je ne suis pas partie bien loin. Rabat est à 2h45 d’avion de Paris, mais ce qui différencie sans doute la capitale marocaine de la capitale française, c’est qu’il y demeure encore ici la capacité de rêver mais surtout un respect de la nature de l’autre assez peu commune à la France dont la devise pourtant est la belle au monde : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

Peut-être que M. Eric Zemmour l’a oublié dans son dernier livre. Ce qui est assez troublant avec cet homme au demeurant fort cultivé et dont j’apprécie particulièrement les joutes verbales sans pour autant partager tous les idéaux, c’est qu’il n’a de cesse de fustiger cette immigration dont il est lui-même issu. Pour ce faire, il attise les peurs pour mieux revendiquer le droit de la France à se recroqueviller sur elle-même au mépris de son histoire, à vivre dans un temps révolu qui n’est plus sa réalité.

Il me semble que cela est symptomatique d’un mal-être certain chez cet homme. Se sent-il redevable à tout prix à la France de l’éducation qu’elle lui a permis d’acquérir ? Se sent-il complexé de ses origines qui, pour le coup, sont un peu en décalage par rapport au passeport vierge étiqueté français qu’il veut nous faire avaler ? Voue-t-il à ce point une haine aux arabes et à l’islam du fait de son histoire personnelle ? Je ne pourrais privilégier aucune des hypothèses, tant la complexité de la réponse peut être tout à la fois.

Pourtant, il me semble qu’une bonne psychanalyse serait profitable à M. Eric Zemmour dont l’intelligence, la culture, la pertinence des vues sur certains sujets pourraient être utilisées à bien meilleur escient que ce qu’il en fait actuellement. Il serait ainsi plus détendu et surtout moins enclin à opposer deux France qui dans son esprit sont réelles alors que pour moi la définition de la France telle que je me la figure est inscrite partout sur ses documents officiels, et je vais la redire car je la chéris : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. C’est cette France-là, multiethnique, celle qui a gagné la coupe du monde de football de 1998, celle des défis de demain qu’il faut unir dans l’adversité face à un flou économique mondial. Car c’est forte de toutes ses richesses que le France restera et encore pour très longtemps la lumière du monde.

Pardonnez-moi chers lecteurs de cette introduction qui fut fort longue mais nécessaire. Peut-être aussi était-ce un moyen de repousser davantage l’échéance, celle où il faut se dire, se raconter…

Je m’appelle Sandrine, Marie-Laure LEFEBVRE et suis née le 31 mai 1973 à Villeneuve-La-Garenne non loin de la cité de la Courtille à Saint-Denis où mes parents vivaient. Issue d’une famille peu unie, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours senti en moi une lumière tranquille et chaleureuse. Elle a, me semble-t-il, toujours existé et personne n’a pu éteindre sa puissance, ni l’athéisme de mes proches ni les rires des cloches.

Elle a toujours su guider fermement mes petits pas bringuebalés par la vie et qu’elle n’avait de cesse de protéger des tumultes des cris, des beuveries, des coups.

Je la sentais partout et tout le temps mais n’avais jamais pu lui donner un nom. Jusqu’à cette soirée, où à la nuit tombée, au fond du couloir de mon pensionnat j’ai vu une porte entrouverte laissant dégager une douce lumière. Comme poussée par je ne sais quoi, je me suis rapprochée un peu timide, un peu impressionnée du haut de mes dix ans. Encouragée par le sourire du prêtre, en grande discussion sur le Christ avec un élève, j’ai pris place dans cette salle un peu humide qui d’un coup me donnait le nom de cette bienveillance qui a toujours pris soin de moi : Dieu. De cette rencontre tant attendue, tant préparée une voie s’est ouverte à moi pour le reste de mes jours, insha’allah : la voie vers Dieu.

A douze ans, alors que j’écrivais mes premiers poèmes dont je n’ai rien gardé tant ils étaient mauvais (mélange d’alexandrins et de tentatives d’imiter au mieux les anciens), un film m’a profondément bouleversé : Lawrence d’Arabie. C’est un film que j’ai dû voir au moins 15 fois, avec aujourd’hui le souci de comprendre pourquoi il a ancré dans mon cœur d’enfant, dans ma mémoire cette certitude qu’un jour je vivrai au plus près du désert avec pour époux un prince arabe ! Mon prince à moi quand j’étais enfant ne ressemblait pas au prince charmant de Cendrillon ou de Blanche Neige ou à Gérard Philippe mais à Omar Sharif et au prince Fayçal du film avec un turban, un cheval, du courage et un sens de l’honneur peu commun !

A mes yeux d’enfant, un homme devait être comme cela : fier, indomptable, pieux, fort avec une prestance inégalée sur un cheval ! Un mélange de sauvage et de connaissances, de raison et de résignation devant la puissance de Dieu ! Bizarrement je ne me suis pas intéressée à l’Islam à ce moment-là. D’ailleurs, à cette époque, je ne savais même pas ce qu’était l’Islam. Grâce à l’école, j’avais appris ce qu’était le judaïsme, la religion protestante, mais l’islam, il me semble que c’est une religion que nous n’avons jamais abordée à l’école.

A seize ans, je pris la décision de faire ce que mes parents n’avaient jamais fait pour moi : convertir ma foi en un acte concret, être baptisée et dans le même temps faire ma première communion. C’est une époque où j’étais une idéaliste extrémiste, refusant le monde occidental et ses valeurs de toujours gagner plus de fric aux dépens des plus démunis, des plus faibles. Alors certains diront pourquoi extrémiste ? Parce qu’avec le temps, je me rends compte que tout n’est pas si noir ou blanc, il y a des nuances de gris bien réelles et l’extrême même mû par les meilleures intentions du monde n’est pas toujours assimilable à un comportement juste et mesuré.

J’allais à la messe chaque dimanche et l’on peut dire que mes seize ans ont donc été marqués par mon rapprochement avec l’église, mes désirs de devenir none pour construire des puits en Afrique et en même temps de devenir un célèbre écrivain, bel antagonisme mais je l’assume. Pourquoi ? Parce que j’ai toujours été convaincue qu’un livre portant des idées avait le pouvoir autant qu’une action politique de réveiller les consciences et influer sur le cours des choses.

Il en a été ainsi des livres publiés au temps des lumières et qui ont amené doucement mais sûrement la révolution de 1789 tout comme dans un passé pas si lointain la thèse de Marx avec pour conséquences la division du monde en deux. C’est ce qui me fascine dans un livre : son pouvoir d’inviter l’esprit à porter un autre regard sur divers sujets, d’ouvrir une autre fenêtre sur le monde et de pouvoir ainsi amener à la compréhension et à l’imaginaire d’autres cultures.

A dix-huit ans, je me suis liée d’amitié avec une personne qui est la clé de ma conversion à l’islam : Nadia Hamdi. Alors que j’étais un peu paumée, sans aucun repère familial, oubliée de mes parents dont les comportements n’avaient eu de cesse jusqu’alors de me briser, livrée à moi-même dans la dangerosité de la rue, elle m’a ouvert sa porte. C’est dans un deux pièces de la rue Dezobry à Saint-Denis que j’ai entendu pour la première fois de ma vie le mot Islam.

A regarder vivre au quotidien Nadia qui surmontait avec beaucoup de courage, sans jamais se plaindre les difficultés, de la voir s’en remettre toujours à Dieu pour la guider, à écouter sa philosophie de vie imprégnée à tous les niveaux de l’esprit de l’Islam, je me suis dit que mon salut résidait très certainement dans la découverte de cette religion.

Je ne me suis pas convertie rapidement à l’Islam. Pendant trois ans, de 1991 à 1994, période très trouble de ma vie où je peux avouer avoir tenté à plusieurs reprises de me suicider, je regardais l’Islam comme une sortie de secours possible mais n’avait pas encore acquis la conviction que le Coran était la parole de Dieu. Et puis, il y a eu le déclic. La naissance de ma fille Sarah, sa prématurité si grande, qui nécessitait mon attention et la prise de conscience que je n’avais plus en charge que ma propre personne mais également ce petit être malade, a changé complètement ma vision de l’existence.

Le travail manuel ne me rebutait plus. Mes idées de grandeur par la réussite dans mes études, devenues inaccessibles faute de soutien financier et l’accession à une élite intellectuelle n’étaient plus pour moi un but noble qu’il fallait à tout prix poursuivre. Seule Sarah, puis Yanis, mon fils comptaient. Pour eux, j’ai tout fait : télémarketing, ménage, vendeuse en boulangerie, secrétaire…soutenue chaque jour par ma foi en Dieu et l’apprentissage au quotidien de l’islam au travers de lectures impressionnantes en terme de quantité. Je n’ai jamais participé à des réunions avec des musulmanes ou des convertis. J’avais besoin de faire ce chemin seule, éclairée en cela par le libre arbitre que m’a permis de cultiver mon éducation française.

Fait étrange, je n’ai pas lu de suite le Coran comme si je ne m’en sentais pas assez digne, comme si je n’étais pas encore prête à m’ouvrir au message. Mais plus le temps passait, plus je me suis prise d’amour pour le dernier des prophètes Mohamed (sws). Sa vie, ses paroles si sensées, ses actions, sa juste mesure, son sens inné de la justice, sa droiture intellectuelle, sa générosité, son respect des autres, tout ce condensé d’Islam réuni en un seul homme que j’aurais tant aimé connaître, me servait chaque jour davantage d’exemple. Alors, un jour, pour ne plus être simplement une lectrice de commentaires d’un Livre saint que je n’avais jamais consulté, je ne saurais dire précisément à quelle date, j’ai franchi le seuil de ma librairie islamique à Saint-Denis et j’ai acheté mon premier Coran.

Je crois que le mot choc n’est pas assez fort pour exprimer l’inexprimable. Cette parole si forte, cet appel au dépassement de soi, au courage face à l’ignorance et à l’adversité, à la rigueur intellectuelle, à la pratique du bien même si l’on subit le mal a joué dans la reconstruction de ma personnalité un rôle majeur. Bien souvent, la simple lecture d’un verset me faisait et me fait encore éclater en sanglots. C’est là vraiment que je puis dire que je me suis sentie pleinement musulmane.

J’ai donc, toujours seule, appris à faire la prière, quelques sourates de Coran, ai commencé à habituer mon corps à faire Ramadan, ce qui était extrêmement difficile la première fois. J’ai commencé à songer sérieusement à m’expatrier car je sentais bien que la France ne m’accepterait jamais telle que j’étais. J’ai pensé dans un premier temps, vers 2001, 2002 aux Emirats Arabes Unis, mais le problème de la langue était un obstacle important. L’Arabie saoudite n’ayant jamais été pour moi un modèle d’Islam, je n’ai jamais réellement songé à y partir.

J’en étais là de mes réflexions quand en 2003, Dieu m’a mise devant un choix : rester en France avec toutes les turpitudes et les écarts de conduite possibles dans laquelle une vie dans un monde occidental, aux valeurs de moins en moins chrétiennes, pouvaient me conduire ou prendre la voie du mariage, cette moitié de chemin vers Dieu, et tendre à parfaire chaque jour davantage et mes connaissances et mon comportement qui nécessitent une attention de tous les jours.

Pour ma survie mentale, physique, mon intégrité morale, j’ai pris la deuxième option et ai posé mes valises en 2003 au Maroc, pays qui de loin, à ce jour et à mes yeux, est le pays qui arrive encore à préserver un certain équilibre entre religion, état, épanouissement personnel et respect des autres.

Au Maroc, j’ai appris à transformer ma colère en énergie positive pour donner ce sens à ma vie que je ne trouvais pas en France. Ma foi, le Coran, la sunnah du prophète (sws) demeurent encore aujourd’hui parfois un mystère pour moi-même.

Pourquoi moi ? m’arrive-t-il de penser. Mais ce qui n’est plus un mystère en revanche se résume ainsi : par mon souhait de progresser humainement chaque jour davantage, aidée par des valeurs familiales, de respect, de tolérance, d’amour de l’autre que m’a inculqué l’islam dont la vérité réside dans la parole de Dieu, exposée dans le Saint Coran dont la science prouve toujours et encore les miracles qui l’animent, je me sens une femme non seulement libre mais également en plein accord avec elle-même, forte, capable de surmonter toutes les épreuves que Dieu me donnera.

J’ai enfin compris que l’accumulation des épreuves qui semblent négatives est en fait un acte d’amour de Dieu. Je reste convaincue maintenant que plus Il nous en gratifie, plus il nous aime car Il ne teste jusqu’au bout de leurs limites que les croyants qu’Il aime. Est-ce que je passe les tests avec succès ? Je n’en sais rien et il me serait impensable de me convaincre que la clé pour le paradis me sera donnée à coup sûr mais je reste convaincue que c’est dans l’épreuve et les ressources qu’elle requiert qu’on arrive à se connaître réellement et à surpasser ses souffrances pour être meilleur.

Tous ces enseignements m’amènent à vouloir participer à ma manière, par mes livres à encourager le rapprochement des religions des Livres Saints et d’appeler à une résistance constructive, positive et intelligente face à la perte des valeurs morales dans les sociétés dites modernes. Par là même mon travail n’a de cesse de redonner une vision du visage de l’Islam, tel que moi, à titre personnel je l’ai perçu, pour qu’enfin cessent les humiliations et les propos qui salissent chaque jour ma religion ce qui parfois me plonge dans une réelle souffrance. Voilà le sens de mon travail d’aujourd’hui.

Maintenant, vous savez tout de moi. Je vous ai confié des pensées et des faits de ma vie que j’avais jusqu’alors cachés tant j’en avais honte. Mais j’espère qu’à travers ce témoignage, mes frères et mes sœurs reprendront la lutte de manière fière et intelligente. Unissons-nous dans un même combat, celui de rendre à l’Islam sa véritable place, celle d’une religion aux valeurs universelles et tolérantes.

Et à tous ceux qui s’étonneraient de me voir signer de mon vrai nom, je réponds que le prénom qui fait ce que je suis, choisi par une mère que j’adorais représente pour moi le pont entre deux rives, entre deux cultures qui prouve qu’une cohabitation apaisée, harmonieuse entre deux univers est possible.

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Sandrine LEFEBVRE est un écrivain français. Elle a publié trois romans (L’enfant maudit - 2001, L’appel du désert - 2009, Sawsan - 2010), un recueil de poésie (La danse des mots - 2009) et deux nouvelles regroupées dans la même publication intitulée Nouvelles (Transparence et Lettre à mon père) – prévue en 2010. Regard sur ses ouvrages Ses trois romans, sa nouvelle Lettre à mon père ainsi que nombre de ses poésies ont pour thème principal : la religion et plus particulièrement l’Islam. Tous ses romans ont également pour point commun la tolérance et appellent à une réelle prise de conscience que sans le savoir l'homme n'est rien. Voilà pourquoi, Sandrine LEFEBVRE défend dans son travail l’urgence pour les religions du livre de s’unir autour des valeurs morales qu’elles défendent toutes, pour combattre ensemble, les dérives de la société contemporaine incapable d’enrayer les problèmes sociaux et économiques qu’elle rencontre. En effet, la vie est actuellement consommée de manière anarchique, calquée sur des modèles soi-disant modernes défendus par des associations exerçant un lobbying insensé par changer le cours naturel de la création divine. La surconsommation est devenue un moyen permettant de distraire sans cesse les populations pour les détourner de son essence même : son humanité et son besoin de valeurs. Sandrine LEFEBVRE en appelle donc aux gens du livre : juifs, chrétiens et musulmans pour inverser la tendance et léguer aux générations futures un monde juste préoccupé par la sauvegarde d’un des plus grands dons que Dieu ait fait à l’homme : la terre.

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