Mardi 22 mai 2012
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Histoire d’une conversion

Fait étrange, je n’ai pas lu de suite le Coran comme si je ne m’en sentais pas assez digne, comme si je n’étais pas encore prête à m’ouvrir au message. Mais plus le temps passait, plus je me suis prise d’amour pour le dernier des prophètes Mohamed (sws). Sa vie, ses paroles si sensées, ses actions, sa juste mesure, son sens inné de la justice, sa droiture intellectuelle, sa générosité, son respect des autres, tout ce condensé d’Islam réuni en un seul homme que j’aurais tant aimé connaître, me servait chaque jour davantage d’exemple.

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Quand on m’a demandé d’évoquer à nouveau mon histoire, mon parcours, ma conversion à l’Islam, je me suis dit intérieurement « encore une fois ! ». J’étais déçue de constater que le seul intérêt que je suscitais était ce que je représentais : une française convertie à l’Islam. J’étais déçue de voir que mon travail d’écrivain ne retienne pas plus l’attention. Fatiguée de mes discours toujours renouvelés, de cette mécanique de mots enchaînés les uns aux autres devenue bien rôdée, je pris dans un premier temps le parti de renoncer à me dévoiler une fois encore.

Mais l’actualité, le débat sur l’identité nationale, les incessants dérapages visant ma communauté : mes frères et sœurs de cœur, les musulmans, m’ont contrainte à réviser mon jugement. J’ai compris que mon témoignage pouvait peut-être participer à comprendre non pas la religion islamique mais l’idée que l’on peut être français, française et musulmane.

En effet, blessée par les divers propos tenus ici et là, rappellant sans cesse que les immigrés doivent s’intégrer à la société française en faisant fi de tout ce qui fait d’eux ce qu’ils sont, de voir la femme musulmane sans cesse rabaisser à des degrés 0, je ne pouvais que me résoudre à élever ma voix pour contraindre les plus idiots à repenser leur vision sur ce que sont réellement les musulmans de France aujourd’hui. Mue par mon devoir de croyante, d’écrivain, de mère, d’épouse, de sœur, de fille, j’ai voulu, que Dieu m’assiste dans ce noble but, ouvrir un autre débat que celui tronqué volontairement par une partie de la classe politique bien aidée en cela par les médias et la presse.

A ce titre, celle-ci montre ainsi chaque jour davantage son allégeance au pouvoir mettant en exergue la question suivante : y a-t-il encore en France un réel contrepouvoir, qu’exerçait il n’y a pas si longtemps encore la presse, ou sommes-nous arrivés à un stade tel que pouvoir, médias et presse ne sont que les bras armés d’une seule et même machine : l’intolérance ? Pour ma part, je pense que l’intolérance, le manque de respect gagnent de plus en plus la société française qui tend, à coups de phrases choc et de battages médiatiques, à oublier les ruelles étroites de son histoire sombre où l’ont déjà conduite par le passé ces positions radicales.

Je laisse à chacun le temps de la réflexion pour se forger sa propre réponse. Car pour en revenir au débat que je souhaitais ouvrir en vous parlant de ma conversion, de son cheminement, de ses sources et inspirations, la question que je me pose actuellement et à chaque fois que j’entends « oui mais ici on est en France, les étrangers et les enfants de la deuxième génération d’immigrés doivent se conformer aux lois de la République française… » est la suivante : un français de souche (pour reprendre l’expression consacrée), et quand je dis de souche, c’est qu’il est réellement possible de vérifier cette allégation sur plusieurs générations : des parents, des grands-parents, des arrières grands-parents, des arrières arrières grands-parents, tous français, portant des noms bien français tels que Lefebvre, Vigneron, Péru, Beaumont…, ce français et plus précisément cette française puisqu’il s’agit de moi, n’aurait-elle pas le droit au nom de la sacro sainte liberté tout en étant française, tout aimant son pays, tout en étant reconnaissante à sa mère patrie de la formidable mixité sociale et culturelle dans laquelle elle a grandi et qui lui a permis de se forger sa propre idée, sa propre opinion, sa liberté de conscience et de pensée (car ne l’oublions jamais, c’est cela qui fait la grandeur de la France), bref une vraie française MADE IN 100% France, a-t-elle le droit d’être musulmane ?

Mais quand je dis musulmane, je ne dis pas avoir l’autorisation de prier chez moi et faire ramadan, quoique même Ramadan quand je vivais en France avec un nom tel que le mien interloquait toujours, j’y reviendrai. Non, je ne parle pas de cela. Est-il possible de porter un foulard librement et de trouver un travail ? Non. Est-il possible de participer à la vie publique ? Non. Est-il possible que mes enfants ne soient pas mis à l’écart parce qu’ils portent un nom arabe ? Non. Est-il possible de ne pas être montrée du doigt comme la française mariée avec un arabe, (Ah, c’est pour ça qu’elle est musulmane !)

Vous croyez que son mari la frappe pour qu’elle se voile ? Ah, c’est pas malheureux tout de même, c’était une fille bien ! Ah, oui je connaissais sa grand-mère), ces petits commentaires vous indiquent à l’évidence que NON ! Sans compter le nombre de fois où j’ai entendu : sale bougnoule, bicot, bâtard d’arabe (même pour désigner mes enfants, oui, oui, c’est vrai !), pourquoi t’aime pas manger français ?, qu’est-ce qu’ils ont de plus qu’un français tes bougnoules ?,….et j’en passe et des meilleures notamment les insultes en tout genre que j’ai dû essuyées en ravalant bien souvent mes larmes pour ne pas que mes enfants sentent qu’ils n’étaient pas comme tout le monde !

Fatiguée de cacher ma religion comme si je portais en moi la pire des tares et désireuse de prendre toutes les pièces de mon lego interne que la vie jusqu’alors avait détruit pour me reconstruire et vivre pleinement ma religion, j’ai décidé en 2003 de m’exiler à tout jamais de ma terre, de ma chair, de mon sang. Oh, je ne suis pas partie bien loin. Rabat est à 2h45 d’avion de Paris, mais ce qui différencie sans doute la capitale marocaine de la capitale française, c’est qu’il y demeure encore ici la capacité de rêver mais surtout un respect de la nature de l’autre assez peu commune à la France dont la devise pourtant est la belle au monde : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

Peut-être que M. Eric Zemmour l’a oublié dans son dernier livre. Ce qui est assez troublant avec cet homme au demeurant fort cultivé et dont j’apprécie particulièrement les joutes verbales sans pour autant partager tous les idéaux, c’est qu’il n’a de cesse de fustiger cette immigration dont il est lui-même issu. Pour ce faire, il attise les peurs pour mieux revendiquer le droit de la France à se recroqueviller sur elle-même au mépris de son histoire, à vivre dans un temps révolu qui n’est plus sa réalité.

Il me semble que cela est symptomatique d’un mal-être certain chez cet homme. Se sent-il redevable à tout prix à la France de l’éducation qu’elle lui a permis d’acquérir ? Se sent-il complexé de ses origines qui, pour le coup, sont un peu en décalage par rapport au passeport vierge étiqueté français qu’il veut nous faire avaler ? Voue-t-il à ce point une haine aux arabes et à l’islam du fait de son histoire personnelle ? Je ne pourrais privilégier aucune des hypothèses, tant la complexité de la réponse peut être tout à la fois.

Pourtant, il me semble qu’une bonne psychanalyse serait profitable à M. Eric Zemmour dont l’intelligence, la culture, la pertinence des vues sur certains sujets pourraient être utilisées à bien meilleur escient que ce qu’il en fait actuellement. Il serait ainsi plus détendu et surtout moins enclin à opposer deux France qui dans son esprit sont réelles alors que pour moi la définition de la France telle que je me la figure est inscrite partout sur ses documents officiels, et je vais la redire car je la chéris : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. C’est cette France-là, multiethnique, celle qui a gagné la coupe du monde de football de 1998, celle des défis de demain qu’il faut unir dans l’adversité face à un flou économique mondial. Car c’est forte de toutes ses richesses que le France restera et encore pour très longtemps la lumière du monde.

Pardonnez-moi chers lecteurs de cette introduction qui fut fort longue mais nécessaire. Peut-être aussi était-ce un moyen de repousser davantage l’échéance, celle où il faut se dire, se raconter…

Je m’appelle Sandrine, Marie-Laure LEFEBVRE et suis née le 31 mai 1973 à Villeneuve-La-Garenne non loin de la cité de la Courtille à Saint-Denis où mes parents vivaient. Issue d’une famille peu unie, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours senti en moi une lumière tranquille et chaleureuse. Elle a, me semble-t-il, toujours existé et personne n’a pu éteindre sa puissance, ni l’athéisme de mes proches ni les rires des cloches.

Elle a toujours su guider fermement mes petits pas bringuebalés par la vie et qu’elle n’avait de cesse de protéger des tumultes des cris, des beuveries, des coups.

Je la sentais partout et tout le temps mais n’avais jamais pu lui donner un nom. Jusqu’à cette soirée, où à la nuit tombée, au fond du couloir de mon pensionnat j’ai vu une porte entrouverte laissant dégager une douce lumière. Comme poussée par je ne sais quoi, je me suis rapprochée un peu timide, un peu impressionnée du haut de mes dix ans. Encouragée par le sourire du prêtre, en grande discussion sur le Christ avec un élève, j’ai pris place dans cette salle un peu humide qui d’un coup me donnait le nom de cette bienveillance qui a toujours pris soin de moi : Dieu. De cette rencontre tant attendue, tant préparée une voie s’est ouverte à moi pour le reste de mes jours, insha’allah : la voie vers Dieu.

A douze ans, alors que j’écrivais mes premiers poèmes dont je n’ai rien gardé tant ils étaient mauvais (mélange d’alexandrins et de tentatives d’imiter au mieux les anciens), un film m’a profondément bouleversé : Lawrence d’Arabie. C’est un film que j’ai dû voir au moins 15 fois, avec aujourd’hui le souci de comprendre pourquoi il a ancré dans mon cœur d’enfant, dans ma mémoire cette certitude qu’un jour je vivrai au plus près du désert avec pour époux un prince arabe ! Mon prince à moi quand j’étais enfant ne ressemblait pas au prince charmant de Cendrillon ou de Blanche Neige ou à Gérard Philippe mais à Omar Sharif et au prince Fayçal du film avec un turban, un cheval, du courage et un sens de l’honneur peu commun !

A mes yeux d’enfant, un homme devait être comme cela : fier, indomptable, pieux, fort avec une prestance inégalée sur un cheval ! Un mélange de sauvage et de connaissances, de raison et de résignation devant la puissance de Dieu ! Bizarrement je ne me suis pas intéressée à l’Islam à ce moment-là. D’ailleurs, à cette époque, je ne savais même pas ce qu’était l’Islam. Grâce à l’école, j’avais appris ce qu’était le judaïsme, la religion protestante, mais l’islam, il me semble que c’est une religion que nous n’avons jamais abordée à l’école.

A seize ans, je pris la décision de faire ce que mes parents n’avaient jamais fait pour moi : convertir ma foi en un acte concret, être baptisée et dans le même temps faire ma première communion. C’est une époque où j’étais une idéaliste extrémiste, refusant le monde occidental et ses valeurs de toujours gagner plus de fric aux dépens des plus démunis, des plus faibles. Alors certains diront pourquoi extrémiste ? Parce qu’avec le temps, je me rends compte que tout n’est pas si noir ou blanc, il y a des nuances de gris bien réelles et l’extrême même mû par les meilleures intentions du monde n’est pas toujours assimilable à un comportement juste et mesuré.

J’allais à la messe chaque dimanche et l’on peut dire que mes seize ans ont donc été marqués par mon rapprochement avec l’église, mes désirs de devenir none pour construire des puits en Afrique et en même temps de devenir un célèbre écrivain, bel antagonisme mais je l’assume. Pourquoi ? Parce que j’ai toujours été convaincue qu’un livre portant des idées avait le pouvoir autant qu’une action politique de réveiller les consciences et influer sur le cours des choses.

Il en a été ainsi des livres publiés au temps des lumières et qui ont amené doucement mais sûrement la révolution de 1789 tout comme dans un passé pas si lointain la thèse de Marx avec pour conséquences la division du monde en deux. C’est ce qui me fascine dans un livre : son pouvoir d’inviter l’esprit à porter un autre regard sur divers sujets, d’ouvrir une autre fenêtre sur le monde et de pouvoir ainsi amener à la compréhension et à l’imaginaire d’autres cultures.

A dix-huit ans, je me suis liée d’amitié avec une personne qui est la clé de ma conversion à l’islam : Nadia Hamdi. Alors que j’étais un peu paumée, sans aucun repère familial, oubliée de mes parents dont les comportements n’avaient eu de cesse jusqu’alors de me briser, livrée à moi-même dans la dangerosité de la rue, elle m’a ouvert sa porte. C’est dans un deux pièces de la rue Dezobry à Saint-Denis que j’ai entendu pour la première fois de ma vie le mot Islam.

A regarder vivre au quotidien Nadia qui surmontait avec beaucoup de courage, sans jamais se plaindre les difficultés, de la voir s’en remettre toujours à Dieu pour la guider, à écouter sa philosophie de vie imprégnée à tous les niveaux de l’esprit de l’Islam, je me suis dit que mon salut résidait très certainement dans la découverte de cette religion.

Je ne me suis pas convertie rapidement à l’Islam. Pendant trois ans, de 1991 à 1994, période très trouble de ma vie où je peux avouer avoir tenté à plusieurs reprises de me suicider, je regardais l’Islam comme une sortie de secours possible mais n’avait pas encore acquis la conviction que le Coran était la parole de Dieu. Et puis, il y a eu le déclic. La naissance de ma fille Sarah, sa prématurité si grande, qui nécessitait mon attention et la prise de conscience que je n’avais plus en charge que ma propre personne mais également ce petit être malade, a changé complètement ma vision de l’existence.

Le travail manuel ne me rebutait plus. Mes idées de grandeur par la réussite dans mes études, devenues inaccessibles faute de soutien financier et l’accession à une élite intellectuelle n’étaient plus pour moi un but noble qu’il fallait à tout prix poursuivre. Seule Sarah, puis Yanis, mon fils comptaient. Pour eux, j’ai tout fait : télémarketing, ménage, vendeuse en boulangerie, secrétaire…soutenue chaque jour par ma foi en Dieu et l’apprentissage au quotidien de l’islam au travers de lectures impressionnantes en terme de quantité. Je n’ai jamais participé à des réunions avec des musulmanes ou des convertis. J’avais besoin de faire ce chemin seule, éclairée en cela par le libre arbitre que m’a permis de cultiver mon éducation française.

Fait étrange, je n’ai pas lu de suite le Coran comme si je ne m’en sentais pas assez digne, comme si je n’étais pas encore prête à m’ouvrir au message. Mais plus le temps passait, plus je me suis prise d’amour pour le dernier des prophètes Mohamed (sws). Sa vie, ses paroles si sensées, ses actions, sa juste mesure, son sens inné de la justice, sa droiture intellectuelle, sa générosité, son respect des autres, tout ce condensé d’Islam réuni en un seul homme que j’aurais tant aimé connaître, me servait chaque jour davantage d’exemple. Alors, un jour, pour ne plus être simplement une lectrice de commentaires d’un Livre saint que je n’avais jamais consulté, je ne saurais dire précisément à quelle date, j’ai franchi le seuil de ma librairie islamique à Saint-Denis et j’ai acheté mon premier Coran.

Je crois que le mot choc n’est pas assez fort pour exprimer l’inexprimable. Cette parole si forte, cet appel au dépassement de soi, au courage face à l’ignorance et à l’adversité, à la rigueur intellectuelle, à la pratique du bien même si l’on subit le mal a joué dans la reconstruction de ma personnalité un rôle majeur. Bien souvent, la simple lecture d’un verset me faisait et me fait encore éclater en sanglots. C’est là vraiment que je puis dire que je me suis sentie pleinement musulmane.

J’ai donc, toujours seule, appris à faire la prière, quelques sourates de Coran, ai commencé à habituer mon corps à faire Ramadan, ce qui était extrêmement difficile la première fois. J’ai commencé à songer sérieusement à m’expatrier car je sentais bien que la France ne m’accepterait jamais telle que j’étais. J’ai pensé dans un premier temps, vers 2001, 2002 aux Emirats Arabes Unis, mais le problème de la langue était un obstacle important. L’Arabie saoudite n’ayant jamais été pour moi un modèle d’Islam, je n’ai jamais réellement songé à y partir.

J’en étais là de mes réflexions quand en 2003, Dieu m’a mise devant un choix : rester en France avec toutes les turpitudes et les écarts de conduite possibles dans laquelle une vie dans un monde occidental, aux valeurs de moins en moins chrétiennes, pouvaient me conduire ou prendre la voie du mariage, cette moitié de chemin vers Dieu, et tendre à parfaire chaque jour davantage et mes connaissances et mon comportement qui nécessitent une attention de tous les jours.

Pour ma survie mentale, physique, mon intégrité morale, j’ai pris la deuxième option et ai posé mes valises en 2003 au Maroc, pays qui de loin, à ce jour et à mes yeux, est le pays qui arrive encore à préserver un certain équilibre entre religion, état, épanouissement personnel et respect des autres.

Au Maroc, j’ai appris à transformer ma colère en énergie positive pour donner ce sens à ma vie que je ne trouvais pas en France. Ma foi, le Coran, la sunnah du prophète (sws) demeurent encore aujourd’hui parfois un mystère pour moi-même.

Pourquoi moi ? m’arrive-t-il de penser. Mais ce qui n’est plus un mystère en revanche se résume ainsi : par mon souhait de progresser humainement chaque jour davantage, aidée par des valeurs familiales, de respect, de tolérance, d’amour de l’autre que m’a inculqué l’islam dont la vérité réside dans la parole de Dieu, exposée dans le Saint Coran dont la science prouve toujours et encore les miracles qui l’animent, je me sens une femme non seulement libre mais également en plein accord avec elle-même, forte, capable de surmonter toutes les épreuves que Dieu me donnera.

J’ai enfin compris que l’accumulation des épreuves qui semblent négatives est en fait un acte d’amour de Dieu. Je reste convaincue maintenant que plus Il nous en gratifie, plus il nous aime car Il ne teste jusqu’au bout de leurs limites que les croyants qu’Il aime. Est-ce que je passe les tests avec succès ? Je n’en sais rien et il me serait impensable de me convaincre que la clé pour le paradis me sera donnée à coup sûr mais je reste convaincue que c’est dans l’épreuve et les ressources qu’elle requiert qu’on arrive à se connaître réellement et à surpasser ses souffrances pour être meilleur.

Tous ces enseignements m’amènent à vouloir participer à ma manière, par mes livres à encourager le rapprochement des religions des Livres Saints et d’appeler à une résistance constructive, positive et intelligente face à la perte des valeurs morales dans les sociétés dites modernes. Par là même mon travail n’a de cesse de redonner une vision du visage de l’Islam, tel que moi, à titre personnel je l’ai perçu, pour qu’enfin cessent les humiliations et les propos qui salissent chaque jour ma religion ce qui parfois me plonge dans une réelle souffrance. Voilà le sens de mon travail d’aujourd’hui.

Maintenant, vous savez tout de moi. Je vous ai confié des pensées et des faits de ma vie que j’avais jusqu’alors cachés tant j’en avais honte. Mais j’espère qu’à travers ce témoignage, mes frères et mes sœurs reprendront la lutte de manière fière et intelligente. Unissons-nous dans un même combat, celui de rendre à l’Islam sa véritable place, celle d’une religion aux valeurs universelles et tolérantes.

Et à tous ceux qui s’étonneraient de me voir signer de mon vrai nom, je réponds que le prénom qui fait ce que je suis, choisi par une mère que j’adorais représente pour moi le pont entre deux rives, entre deux cultures qui prouve qu’une cohabitation apaisée, harmonieuse entre deux univers est possible.

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Commentaires

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Ce qui est extraordinaire dans la conversion et l’histoire de sandrine c’est qu’elle constitue une source d’inspiration pour les musulmanes et musulmans eux memes .Aussi aux Etats-unis ou je me trouve nous avons convenu entre nous " musulmans de souche " que ces nouveaux convertis " whites or blacks " ont ete choisis par ALLAH pour jouer un role primordial : raffermir et consolider la foi de ceux qui les ont precede dans cette voie .Cette assurance et cette force de conviction que Sandrine possede fait parfois defaut chez ceux -la qui auront justement a lui expliquer , si elle le veut ,les tenants de cette belle religion .Il est une verite que :"celui qu’Allah veut guider ne se detournera du droit chemin et , celui qu’il veut detouner de ce droit chemin ne saura trouver la juste voie ’.

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Un témoignage émouvant plien de sincérité et de sensinilité.

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Chère Sandrine,
Une française "de souche" et musulmane, ça étonne même s’il s’agit d’une vérité vraie !
Vous vous êtes pourtant expatriée, c’est une autre réalité.

La qualité de votre article m’a conduite à deux thèmes de réflexion : le premier sur l’épreuve et les moyens de la dépasser, le second sur l’interreligieux.

Votre conversion est certes harmonieuse intellectuellement et socialement. Elle est logique en d’autres termes puisque vous avez lu le Coran qui vous a enchantée en compagnie d’un époux arabe et musulman. Elle résulte également d’épreuves surmontées. La première est votre naissance dans une famille athée. Votre rencontre à l’école de la religion est tout aussi rationnelle alors même que l’islam y était inconnu ! Une source de réflexion vive comme la perception de l’adversité dans la prématurité de votre enfant.

Vos difficultés pour pratiquer votre religion constituaient un autre obstacle : le foulard réduisait les postes de travail auxquels vous pouviez prétendre. L’opinion publique y étant peu favorable...

Ces épreuves objectives et subjectives ont animé votre réflexion sans réduire votre action concrète. Le travail manuel ne vous a jamais fait peur tout en cultivant votre goût de l’écriture. Votre dialogue avec Nadia Yassine fut aussi une aide précieuse comme sans doute votre lecture de Toutes voiles dehors, celle d’un écrivain féminin et musulman croyant.

Dieu ne nous donne pas d’épreuves sans nous offrir les moyens nécessaires pour les franchir, y compris la sortie de l’hexagone. Nous savons bien qu’internet dépasse les frontières…

Le second thème est l’interreligieux. Il m’a séduite tout autant, à cause d’une certitude que vous partagez sur l’unité des révélations, quelles soient juives, chrétiennes ou musulmanes, expressions du Dieu unique. La difficulté demeurant de dépasser les contradictions apparentes…

Votre témoignage est probant et pose de vraies questions avec les moyens de les résoudre par l’étude, la pratique religieuse, sociale voire politique et…le cœur conscient.

Amitiés.
Liliane Bénard

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Chere Sandrine, Votre texte m’a fait pleurer tellement il est sincere et touchant. J’ai eu l’impression que vous parlez de moi en certaines circonstances notammnent le sentiment de rejet de ce qui est musulman en France.Etant marocain et musulman et ayant fait mes etudes en France, que j’ai mis sur un pied d’estale, j’ai malheureusement etait contraint a l’exil apres avoir vecu 12 ans et acquis la nationalite francaise. justement a cause de cette marginalization et ce pointage du doigt parce que simplement on pratique notre religion. Je vis actuellement au MOYEN ORIENT ou j’ai trouve la paix et une societe qui respecte l’autre avec environ 130 nationalites, des mosquees des sinaguogues et Eglises. J’aimerai partager mon experience et approfondir ma reflexion sur ce sujet tant troublant de la situation des musulmans en France et le regard des autres sur nous.
Je prie Allah qu’il eclaire ton chemin et te donne la serrenite.e-mail "abhannouf@hotmail.com

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Barak Allahou fik Sandrine, votre témoignage est loin d’être inutile par les temps qui courent.

Je trouve écho à mon propre vécu dans votre texte sincère et touchant qui montre bien comment on peut se construire spirituellement et comment ces transformations intérieures soulèvent sans cesse de nouvelles questions quant à notre rapport au monde et à nous même.

Personnellement, même si je suis passée (et passe encore régulièrement), comme vous, par des périodes d’"exil" pleines de richesse, d’apaisement et de prise de recul, je n’ai jamais senti que mon choix d’embrasser l’islam était incompatible avec la société dans laquelle je vis la plupart du temps
(française). Au contraire, je vis ici l’islam comme réelle force et facteur de stabilité intérieure dans mes relations sociales, professionnelles, dans mon investissement citoyen, dans ma vie familiale... Je me suis toujours sentie très "bien dans mes baskets" avec ma religion en occident, et je trouve d’ailleurs ce contexte plutôt stimulant spirituellement car la confrontation à la différence permet de toujours se réinterroger et de ne pas s’endormir sur ses acquis.

Après, il est clair que c’est une réflexion de chaque instant que de décider comment on va se présenter à l’autre et comment il va pouvoir percevoir au mieux ce que l’on est. Certains a priori sont effectivement vraiment tenaces et blessants voir dangereux, surtout lorsqu’il sont politiquement et médiatiquement manipulés, comme vous le dites à très juste titre. Pour nous femmes, les préjugés qui entourent le port du foulard, par exemple, sont vraiment difficiles à surmonter. Ceci dit, sur le plan spirituel il me semble que ça fait partie intégrante de notre parcours de foi que de combattre ces préjugés par l’intelligence, la réflexion et le bon comportement..

C’est en ce sens que j’apprécie tout particulièrement votre contribution.

wa salam.

Hayat

collectif Bayt al Hikma

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Quant j’ai lu le témoignage de Sandrine LFEBVRE, j’ai pleuré parce que j’ai ressenti un instant ce qu’elle a ressenti, ce que je ressents tous les jours en lisant le Saint Coran.

L’isalm n’a pas besoin d’arme bactériologique, atomique ou même de baton, il a juste besoin d’être connu, d’être entendu, d’être exprimé réellement et simplement, sans excés.

Je suis cartésien, je rejette les superstitions, je rejette tout savoir supposé, j’essaie de m’accrocher à la vérité et d’y adhérer, Je n’ai jamais été saisi par le sentiment et la raison avec une force d’une extrême douceur et d’une extrême beauté qu’en lisant le Coran et en le refléchissant.

Oui, la lumière. Pour ceux qui n’ont jamais vue la lumière, dans sa réalité immuable, dans sa beauté extrême. La force du verbe. La force de l’idée. La force du sentiment. La force de l’image La force morale. La rigueur. La balance infaillible. La justice, la bonté et l’AMOUR.
Personne ne peut imaginer ou décrire le sentiment réel que l’on éprouve en lisant le Coran, en étudiant la vie du prophéte, et des prophétes qui l’on précédés (Noah, Moise, Jésus ...) et de ces compagnons. ces hommes guidés par la grace d’Allah ont éfleuré la perfection. Et le prophété Mohammed Prière sur lui a atteint l’extrême de la pudeur, de la simplicité, de la piété, de l’amour, de la bonté, du sacrifice, de la miséricorde. Mohammed prière soit sur lui est une lumière incommensurable.

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Sandrine a décrit ce à quoi les musulmans de France font face au qotidien.Plus particulièrement,le matraquage médiatique qui ne laisse plus de doute quant à l’hostilité ambiante vis à vis de la deuxième religion de ce pays.

Cependant, je ne suis pas certain qu’aller vivre ailleurs permette de mieux faire connaitre l’Islam,et contribuer à apaiser les esprits .

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ton témoignage est touchant je suis aussi convertie et française pure souche même si toutes les soeurs voilées,quelque soit leurs origines ont le même souci , j’avoue c’est fatigant de supporter les regards, les reflexions, les questions ...mais je pense qu’en repondant à toutes ces questions,en étant vu et en participant à la vie publique que les choses pourront changer !
c’est pour ça que je ne partirais pas, que je m’implique dans la vie de la cité , que je travaille ....on est beaucoup à faire comme ça pour nous et surtout nos enfants.
La terre appartient à Allah et c’est à nous musulmans de montrer que l’islam est une religion de paix, de respect , d’amour , de tolerance.
Avec tout ce qu’on attend en ce moment je me dis qu’au fond ca peut servir à quelque chose : faire connaitre notre religion , je n’ai jamais autant eu de questions de mes proches non musulmans que depuis ces derniers mois ..
Qu’Allah nous guide et nous facilite la tâche.

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Baraka lloua fik votre témoignage est important pour nous la communauté musulmane que de richesses ...votre histoire est pour musulmans musulmanes l’exemple de courage et de vérités que soeurs frères sont confrontés chaque jours vous avez lutté et resté fidèle a votre engagement .vous êtes un exemple..

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A Mamily : Votre conversion est certes HARMONIEUSE intellectuellement et SOCIALEMENT ! Non elle n’a plus supporté la société de son pays !

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salèm a toi,c est devenu telement insuportable en france pour les musulman,ce harcelement quotidien,mon mari(converti) et moi pensant partir des fois,mais les habitudes et le fait de devoir èpouser une autre culture nous parè assez difficile,en tout cas je te trouve très courageuse et je te souhaite de rèussir

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Ton témoignage m’a touché d’autant plus que j’ai l’impression de me lire. Même prénom, même "souche", convertie, exil...
Je suis d’accord avec Marie-Pierre, c’est en restant en France que l’on pourra combattre tous les détracteurs de l’Islam, faire découvrir l’Islam aux autres, leur montrer que l’Islam est une religion de paix. Mais je comprends aussi pourquoi Sandrine s’est exilée puisque moi aussi j’ai fait ce même choix en 2005. Ce n’est pas facile d’être une musulmane convertie et de surcroit porter le foulard.
Pour ma part, je n’ai pas vu d’avenir dans mon pays natal, ce que je regrette !! Pas d’avenir professionnel (à cause du foulard), pas d’avenir social...Peut-être qu’un jour, je changerai d’avis, que j’aurais la force et le courage de combattre tous ces préjugés. Qui sait ?
Dans tous les cas, j’espère sincèrement, de tout mon coeur, qu’un jour, la France redeviendra ce qu’elle était avant, tolérante, juste, libre.

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Ne le prenez pas mal, mais ce que vous avez écrit me paraît symptomatique des motivations d’une partie des converties.

« les immigrés doivent s’intégrer à la société française »  : on le souhaite sinon cela posera d’énormes problèmes que les pays d’où sont issus les immigrés ne supporteraient pas.

« voir la femme musulmane sans cesse rabaisser à des degrés 0 »  : certains ici pensent que la femme musulmane n’est pas considérée comme l’égale de l’homme.

« y a-t-il encore en France un réel contrepouvoir, qu’exerçait il n’y a pas si longtemps encore la presse »  : y a-t-il un contrepouvoir de la presse dans les pays musulmans ? On peut penser que la religion y est pour quelque chose. Tiens, Oumma.com existe.. ! Mais c’est en France.

« une vraie française MADE IN 100% France, a-t-elle le droit d’être musulmane ? »  : sans aucun doute.

« Est-il possible de porter un foulard librement et de trouver un travail ? Non. »  : dans un pays arabe, il serait impossible à une religieuse voilée ou une chrétienne portant la croix de trouver du travail (si elle est étrangère, elle serait d’ailleurs probablement expulsée).

« Est-il possible de participer à la vie publique ? Non. »  : dans les pays arabes, il est rare de rencontrer une femme participant à la vie publique. La religion ?

« M. Eric Zemmour : il n’a de cesse de fustiger cette immigration dont il est lui-même issu. Pour ce faire, il attise les peurs pour mieux revendiquer le droit de la France à se recroqueviller sur elle-même au mépris de son histoire »  : beaucoup attisent les peurs pour rassembler autour d’eux les musulmans apeurés. Mais qui est recroquevillé ?

« vivre dans UN TEMPS REVOLU QUI N’EST PLUS SA REALITE »  : c’est le cas de l’islam que certains veulent conserver dans la glace du septième siècle mythique.

« Voue-t-il à ce point une haine aux arabes et à l’islam du fait de son histoire personnelle ? »  : ce qu’on reproche à M. Zemmour, c’est le politiquement incorrect. Ce monsieur a imprudemment affirmé que « la plupart des dealers de banlieues sont arabes ou noirs ». Il aurait dû dire en fait que la plupart des dealers sont basques ou bretons, mais il aurait eu les mêmes ennuis avec les Basques et les Bretons.

« je vais la redire car je la chéris : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. »  : à méditer, dans la religion, entre hommes et femmes, et entre Français de tous bords.

« Car c’est forte de toutes ses richesses que le France restera et encore pour très longtemps la lumière du monde. »  : heureusement, car il y a aussi et cette fois malheureusement l’Arabie Saoudite. Et beaucoup de musulmans s’y rendent sans aucun esprit critique. Pourtant, il y a du boulot…

« mais l’islam, il me semble que c’est une religion que nous n’avons jamais abordée à l’école »  : je ne pense pas du tout que dans les pays musulmans on étudie les autres religions. Ce n’est pas mieux.

« refusant le monde occidental et ses valeurs de toujours gagner plus de fric aux dépens des plus démunis , des plus faibles »  : le monde arabe idéal ne pratiquait-il pas, lui aussi,un peu ou largement l’esclavage en son sein même, lequel esclavage n’a pris fin qu’assez récemment.. ?

« je pris la décision de faire ce que mes parents n’avaient jamais fait pour moi «   : vous avez de la chance, car il y a des endroits où ça aurait pu être le contraire.

« J’allais à la messe chaque dimanche et l’on peut dire que mes seize ans ont donc été marqués par mon rapprochement avec l’église, mes désirs de devenir none »  : votre besoin de mysticisme explique que vous ayez choisi la plus stricte des religions (hors le judaïsme, pas triste non plus).

« qu’un livre portant des idées avait le pouvoir autant qu’une action politique de réveiller les consciences et influer sur le cours des choses »  : ça vaut mieux que de lire toujours le même livre. Mais je ne pense pas que les livres portant des idées autres que les idées musulmanes soient très appréciés dans le monde musulman.

« j’étais un peu paumée, sans aucun repère familial, oubliée de mes parents »  : ………….

« commencé à songer sérieusement à m’expatrier car je sentais bien que la France ne m’accepterait jamais telle que j’étais. »  : autour de chez moi en France, les rues sont pleines de femmes voilées. Vous êtes bien pessimiste…

« ai posé mes valises en 2003 au Maroc, pays qui de loin, à ce jour et à mes yeux, est le pays qui arrive encore à préserver un certain équilibre entre religion, état, épanouissement personnel et respect des autres »  : entièrement d’accord avec vous. Le Maroc propose un bon compromis entre la religion et l’épanouissement personnel. Probablement parce qu’il a une façade ouverte sur l’Atlantique et que par chance pour lui il est le pays arabe le plus éloigné de la Mecque.

« Maintenant, vous savez tout de moi »  : je crois que vous auriez pu faire une bonne religieuse chrétienne. Ce n’est pas une religion particulière que vous aimez, c’est autre chose. Le besoin de croire. Mais les religions transforment la vision qu’on pourrait avoir du réel.

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C’est tout de même bien dommage, ce handicap que vous vous êtes imposée de toute pièce (le foulard). Vous avez fait quelque chose de beau, de grand, et pour je ne sais quelle raison, vous avez adopté cette tradition machiste et archaïque, et vous vous êtes convaincue (oh, sincèrement et en toute bonne foi, je n’en doute pas) que c’est une sorte de condition sine qua non pour se réaliser dans la complitude spirituelle (je sais bien les arguments "pour")...

Je ne vous considère certainement pas comme étant incapable de raisonner, loin de moi une telle idée... Je suis juste convaincu qu’on vous a... tout bêtement trompé.

Comprenez-moi : vous êtes arrivées vers cette religion par quête spirituelle, etc (vous décrivez fort bien le processus). C’est à votre honneur, c’est votre grandiose réalisation. Mais le foulard, vous ne l’avez pas inventé, vous ne l’avez pas rêvé, vous ne l’avez pas conçu, il n’était pas (à l’origine) un élément de votre soif de spiritualité : on vous a subtilement fait croire qu’il était une condition majeure de votre passage (réussi) de l’autre côté, comme un "truc" d’initiation, un signe de reconnaissance, d’appartenance à une nouvelle famille, etc etc (curieusement strictement que pour les femmes, rien que cela aurait du vous faire tiquer...).

Bref, votre témoignage est certes émouvant. Mais ca fait mal au coeur que vous ayez fait de ce bout de tissu un symbole inutile, handicapant, obscurcissant votre perception réelle de l’Islam.

Dites-vous que pour les ultra intégristes, votre foulard ne vaut pas tripette (c’est en ces termes qu’ils pensent, je les connais bien !), puisqu’il ne couvre pas la totalité de vos charmes : en effet, les yeux (ya ayïn...), le regard, sont tellement plus porteurs de promesses érotiques que tous les cheveux du monde (que rien ne vous empêche de coiffer avec retenue et modestie, alors que le regard, il est ce qu’il est...).

Et puis dites vous ensuite, au fond, pourquoi ces ultra intégristes auraient tort dans leur interprétation nihiliste, dans leurs recours à des hadiths pas plus faux que d’autres. Leur logique de "recouvrement" n’est pas plus absurde, que celle du simple foulard. Au contraire même : ils vont, eux, jusqu’au bout de cette logique : de leur pont de vue, si on doit cacher les "charmes" (mais qu’est-ce que les "charmes" !), les yeux alors sont un élément essentiel.

Et enfin, dites-vous, et si Dieu ne nous avait en fait demandé juste que d’être pudique, et que cela est parfaitement possible sans foulard...

Pratiquer le Ramadhan, ou prier dans la discrétion, ne posent absolument aucun problème en France, sauf si on le crie sur les toits, si on "exige", etc. Mais même un Juif en kipa aurait toutes les "chances" d’être refoulé dans une entreprise, et un chrétien qui exigerait de quitter l’entreprise parce que c’est l’heure d’une quelconque messe, se verrait vertement rappelé à l’ordre.

Donc, pourquoi diantre, traîner ce handicap tellement inutile et non requis par le Coran ?...

Si j’en parle autant, c’est que tout de même, principalement à cause de lui, vous avez été obligée de quitter votre pays et votre famille (je suis moi-même en quelque sorte éxilé, et je sais la douleur de l’exil).

Je ne suis pas en train de vous blâmer, loin de là. Au contraire. Juste que je trouve cela un peu triste.

MAis au-delà de ce débat sur le voile, sachez que vous avez fait quelque chose de merveilleux. Respect donc !

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J’ai lu avec beaucoup d’interêt votre témoignage...il s’y dégage une immense tristesse et aussi paradoxal que cela puisse être une immense joie.

La tristesse de devoir s’exilé de son pays d’origine, du pays où l’on a ouvert les yeux à la vie, le pays de ses parents et où sont encrées nos racines est une chose terrible. Son pays reste son pays, qu’on le critique n’enlève rien à l’amour qu’on lui porte. Il est notre point d’ancrage et notre sève. Cependant s’éxiler pour la cause de Dieu n’est ce pas le plus bel exil ?

En même temps votre témoignage est emprunt d’une immense joie celle de s’être enfin trouvée, et dans votre cas par le biais de l’islam.

La solitude n’existe pas quand on a Dieu dans son coeur même si l’on est seule au monde, loin des siens, loin de ceux qu’on aime et loin de sa patrie.

Car la rencontre avec Dieu est un long chemin que nous devons accomplir seule, mue par un seul but celui de s’accomplir vraiment.

Bon courage et que Dieu guide vos pas ici ou ailleurs !

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En lisant le commentaire de Réno, je comprends mieux pourquoi vous vous êtes exilée ! L’intolérance a guidé vos pas loin de ce genre de commentaire...comme je vous comprends !

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une Trés belle Histoire de conversion.
je pense que toi,Sandrine tu as eu de la chance d’apprendre la vérité sur l’islam. Et même le fait d’avoir était abandonné par tes parents qui sont les êtres les plus cher au monde et ta vie ds le pensionnat et cette lumière tranquille et chaleureuse que tu sentais t’ont permi de t’épanouir.
Je confirme que tu as une meilleur foi (par apport a moi par exemple), car je suis musulmane,d’ailleurs fière de l’être née dans un environnement très attaché a la religion musulmane, dans une famille pratiquante "Al-Hamdoulilah", et dans un pays musulman. je mène une vie paisible, sans aucun problème. Contrairement a toi, tu t’es combattu jour et nuit contre ceux qui se croient tolérant mais en vérité il connaissent rien de cela. tu a accumulé des épreuves qui en fait tu a reconnu que c’était un acte d’amour de Dieu,et c’est vrai.

A chaque fois que j’entends parler des gens qui se convertissent à l’islam, j’ai les larmes aux yeux. Je dis : Louange à Dieu Seigneur des mondes pour ta grâce.
Que Dieu le Tout puissant dissipera les peines de tous ceux qui vivent comme des étrangers dans leurs pays.
Enfin, il faut savoir que la liberté, l’égalité et la fraternité se concrétise et ne s’applique que dans l’islam, la religion de Droit

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Sami, c’est hallucinant votre commentaire.

Vous vous permettez de faire la leçon à cette dame sur son foulard.Elle connait sûrement mieux que vous et moi ( né musulman, je parle de moi)l’islam et vous vous permettez de lui dire que c’est bête, quelle tolérance, quelle ouverture d’esprit !!!

Si que je comprends pas, c’est que 1400 ans de traditions c’est à jeter, juste pour satisfaire votre petite personne.

à moi de vous posez une question, quelle la différence en vous et un taliban ? ( pour vous moi vous êtes pareils)

mes respects madame.

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A Reno,

Vous rapporter plusieurs faits concernant les pays arabo-musulmans pour contre-dire des vérités évoquées par Sandrine. D’une part, il y a plusieurs choses qui sont fausses dans vos dires, je ne m’étalerais pas la dessus. Je vous invite simplement à ouvrir votre esprit, à vous ouvrir aux autres sans forcement vous convertir et à respecter les autres sans hypocrisie.
Et deuxièmement, ce n’ai pas les pays musulmans qui arguent haut et fort, le droit à la liberté d’expression, leur droit à légalité... la fraternité n’en parlons même pas.
Alors s’il vous plait avant d’être un temps soit peu arrogant(e) parler avec un minimum d’humilité et peut-être, que l’on vous écoutera.

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Beaucoup de gens se convertissent dans des pays non musulmans. Il me semble que ces convertis devraient rester dans leur pays et mener leur vie de la même façon qu’avant. De cette façon leurs bonnes attitudes envers la vie, peut induire d’autres non musulmans à voir le coté positif de l’Islam.
Bien sur, retourner dans une terre musulmane peut sembler plus facile, mais il faut tout de même considérer que les pays musulmans actuelles ont des politiques souvent totalitaires et rétrogrades loin des principes musulmans……..Je crois sincèrement que les occidentaux ont vraiment besoin de cohabiter avec des musulmans ayant un comportement exemplaire. Cela leur enlèvera leur colère islamophobe qui provient d’une grande méconnaissance de l’Islam et d’une sur médiatisation des actes intégristes.
N’oublions pas que 70% de musulmans sont asiatiques, et que les premiers arabes ont été très patient pour que l’Islam s’intègre en profondeur en Asie (ils n’ont pas fait le choix de revenir au moyen orient)…..
Bien cdt
Salam

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A Rachid

Concernant Reno, manifestement vous ne connaissez pas la bête. Il s’est déjà converti à l’islam mais sans conviction c’était juste pour attraper sa marocaine. Vous connaissez la suite : bon couscous merguez,thé à la menthe, corne de gazelle, vacances à marrakech, danse du ventre...
AAAhhh les femmes arabes qu’est ce qu’elles sont belles et qu’est ce qu’on ne serait pas prêt à faire pour elles. N’est ce pas Reno ??Pathétique...Vous n’avez pas honte !!Quand on est un homme sincère on reste fidèle à ses convictions et ses principes. En tout cas hors de question de renier les miens même si je dois finir comme Saddam.

A bon entendeur,

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"Parce que j’ai toujours été convaincue qu’un livre portant des idées avait le pouvoir autant qu’une action politique de réveiller les consciences et influer sur le cours des choses."

"1. Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,
2. qui a créé l’homme d’une adhérence.
3. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble,
4. qui a enseigné par la plume [le calame],
5. a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas."

Sourate 96 L’adhérence Al-Alaq

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"Chez nous, je demande aux pèlerins de respecter nos règles. Je demande la même chose aux musulmans qui habitent en France. S’ils ne veulent pas obéir à ses lois, ils ne devraient pas vivre en France », a déclaré au Figaro de ce vendredi le prince saoudien Al-Faysal, gouverneur de la province de La Mecque, berceau de l’islam.

Chère Sandrine, Marie-Laure LEFEBVRE, Il n’y a rien à ajouter à ce propos plein de bon sens.

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4 mai 2010
Isabelle a dit :
"Chez nous, je demande aux pèlerins de respecter nos règles. Je demande la même chose aux musulmans qui habitent en France. S’ils ne veulent pas obéir à ses lois, ils ne devraient pas vivre en France », a déclaré au Figaro de ce vendredi le prince saoudien Al-Faysal, gouverneur de la province de La Mecque, berceau de l’islam.

Chère Sandrine, Marie-Laure LEFEBVRE, Il n’y a rien à ajouter à ce propos plein de bon sens.

Bonjour à tous et merci de vos commentaires fort intéressants pour la plupart.
Quant à vous chère Isabelle, car pour Reno ce serait trop long tant les inepties se succèdent, je voulais simplement vous dire mon étonnement de découvrir grâce à vous combien le régime saoudien était un exemple de Liberté, Egalité, Fraternité, berceau de la civilisation française. Comme quoi chaque jour apporte son lot de connaissances !

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Sami a dit : "Donc, pourquoi diantre, traîner ce handicap tellement inutile et non requis par le Coran ?..."

Nous savons bien Sami que les plus grandes prisons n’ont pas de barreaux ; elles sont souvent celles que l’on se fabrique soi-même.

Salam

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A Isabelle,
Vous rapportz les paroles d’un prince dont le Royaume interdit la nationalité à tous les étrangers ,leur refuse l’accès à la propriété,ferme les portes de l’enseignement supéruieu à leurs enfants empeche les femmes de conduire une voiture...Est-cela une référence ?

La France est bon gré mal gré le pays des droits de l’HOMME.

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Non Sandrine, je ne dis pas que " le régime saoudien était un exemple de Liberté, Egalité, Fraternité, berceau de la civilisation française. "

Je pense même le contraire et je trouve votre interprétation de mon message abusive.

En l’espèce, ce Prince ne fait que reconnaitre la souverainneté d’un pays. Il demande le strict respect des règles prévalant dans son royaume, et reconnait le même droit à la France.

Il n’est pas question ici de débattre du régime saoudien, d’autant que vous le savez certainement, dans ces contrées, le voile intégrale étant obligatroire, des femmes luttent courageusement pour sortir tête-nue.

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Le Maroc est beaucoup plus tolérant que la France...« Est puni d’un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende de 100 à 500 dirhams, quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d’ébranler la foi d’un musulman ou de le convertir à une autre religion , soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d’enseignement, de santé, des asiles ou des orphelinats. En cas de condamnation, la fermeture de l’établissement qui a servi à commettre le délit peut être ordonnée, soit définitivement, soit pour une durée qui ne peut excéder 3 ans. »

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"Abou mehdi a dit :

La France est bon gré mal gré le pays des droits de l’HOMME"

Totalement d’accord avec vous, et nous devons tous défendre jalousement ses "fondements".

Vous aurez aussi compris que l’A.S. n’est pas le pays de mes rêves.
Salam

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Rassurez-vous Isabelle, je ne viendrai pas troubler le nouvel ordre public de l’état français sauf pour de rares passages sur le sol français qui sanctionnera bientôt j’en suis sûre le simple voile également. Soufflez Isabelle, voilà 7 ans que je ne vis plus en France pour votre plus grande satisfaction !

Quant à Reno, oui la loi marocaine est bien dure sur certains points comme l’est et peut le devenir la loi française avec les étrangers. mais encore une fois, le Maroc ne s’est jamais vanté et n’a jamais bercé sa population d’une devise telle que Liberté, Egalité, Fraternité.
Connaissez-vous la devise du Maroc ?
Allah, Al Watan, Al Malik soit Dieu, Patrie et Roi, tout est clair ainsi.

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Chère Sandrine,
Votre ironie pourrait être mal interprétée pour deux raisons. La première au regard d’une opposition Orient et Occident. La seconde à propos des relations religion et politique.

Votre expatriation a eu lieu au nom de l’islam, une religion de paix qui a été révélée en Orient. Au 20ième siècle des orientalistes ont suivi cette voie, contestant un Occident guerrier. Vous êtes aussi contre les guerres de religion et le Maroc permet de vivre ensemble différentes religions à l’image de l’Andalousie qui rapprochait l’Orient et l’Occident.

Il conviendrait donc de concevoir des points communs et des différences. L’opinion publique privilégie l’opposition et se gausse des termes liberté-égalité-fraternité inscrits au fronton des mairies françaises comme des orientalistes du siècle précédent.

La raison pourrait être politique. La question qui se pose pourrait être celle de la relation religion et politique. Il s’agit du pouvoir recherché par les hommes sans grand souci de la justice voulue par Dieu.

Il me semble important de distinguer à ce niveau l’islam et l’islamisme même si Nadia Yassine justifie cette confusion. Il est vrai que notre foi oriente nos choix politiques mais elle devrait aussi nous empêcher d’instrumentaliser notre religion pour en faire un outil de pouvoirs peu innocents.

Vous êtes un artisan de paix. Vous avez raison d’affirmer que la civilisation occidentale expose des valeurs à aimer, justifiées par les religions du Livre. Les politiques occidentales ne sont pourtant pas toujours aimables. Reste sans doute à souligner les points communs qui unissent les civilisations, renonçant à l’opposition Orient, Occident mais aussi à la confusion religions et politiques.

Votre conversion est noble et révèle la complexité de la vie commune sous le regard de Dieu auquel tant d’hommes sont sourds.

Cordialement.
Liliane Bénard

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"Sandrine LEFEBVRE a dit :
Rassurez-vous Isabelle, je ne viendrai pas troubler le nouvel ordre public de l’état français sauf pour de rares passages sur le sol français qui sanctionnera bientôt j’en suis sûre le simple voile également. Soufflez Isabelle, voilà 7 ans que je ne vis plus en France pour votre plus grande satisfaction "

Vous parlez avec le zèle de la convertie Sandrine, néanmoins je vous souhaite paix, sérénité dans la vie que vous vous êtes choisie.

Si d’aventure les choses tournaient mal pour vous, soyez assurée que la France via son ambassade, sera à vos côtés pour défendre vos droits de "citoyenne française".

Wa salam

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Réponse à Liliane Bénard.

Chère madame,

Je suis heureuse de vos commentaires depuis hier mais je souhaite juste vous demander pourquoi vous me parlez de Nadia Yassine que je ne connais pas ?
Bien à vous

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Si d’aventure les choses tournaient mal pour vous, soyez assurée que la France via son ambassade, sera à vos côtés pour défendre vos droits de "citoyenne française".

Avec voile ou sans chère Isabelle ?

Bien à vous

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A Isabelle :

"En l’espèce, ce Prince ne fait que reconnaitre la souverainneté d’un pays. Il demande le strict respect des règles prévalant dans son royaume, et reconnait le même droit à la France."

Vos propos seraient justes si vous n’omettiez pas de rappeler que le fait de porter le voile dans les lieux publics en France est un droit (liberté de culte oblige).

Que celles qui le portent ne violent aucune loi de notre pays, pas plus que celui qui porte la képa.

Maintenant s"il y a une loi qui interdit le port du voile en France, dans les lieux publics alors effectivement vous pourrez alors lancer à la face de des femmmes qui le portent qu’elles violent la loi...pour l’instant ce n’est pas le cas. Je me trompe ?

Quant à ce que vous dites à Sandrine :"Si d’aventure les choses tournaient mal pour vous, soyez assurée que la France via son ambassade, sera à vos côtés pour défendre vos droits de "citoyenne française"." montre combien vous amalgamez le fait religieux et l’origine de quelqu’un.

Mais heureusement que la France via son ambassade sera du côté de Sandrine en cas de problème parce que, même si cela vous parait pradoxal, Sandrine est une citoyenne française autant que les françaises qui décident de vivre en Israel pour vivre pleinement leur culte, et les guillemets que vous y accolés n’ont pas lieux d’être !

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@ Isabelle :

"Nous savons bien Sami que les plus grandes prisons n’ont pas de barreaux ; elles sont souvent celles que l’on se fabrique soi-même."

Où celles que l’on ne voit pas, trop occupés à voir la bosse de son voisin et pas les deux bosses que l’on a sur le dos, n’est ce pas Isabelle ?

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Je ne vous apprendrai rien Sandrine, en vous disant que les notions de Liberté Egalité Fraternité inscrits sur les frontons de nos mairies, ne s’appliquent qu’à nos concitoyens Français, de religion judéo chrétienne ou athée.

Pour nos concitoyens de confession musulmane ces notions là ne leur sont pas appliquées...étant semble t’il des citoyens de seconde zone, comme le sous entend Isabelle par exemple !

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Amazone, je vous remercie vivement de votre écrit car Isabelle est l’illustration même de la personne se disant ouverte alors que ce n’est somme toute qu’une façade.

Ses propos montrent bien ce à quoi j’ai du faire face quand j’étais en France. Beaucoup ne me pardonnent pas le droit que je me suis octroyé : être française et musulmane.
C’est clair et net. Même en m’étant retirée de France pour pouvoir vivre tranquillement, on est encore capable de me mettre en guillemets mon appartenance à la citoyenneté française.
L’ignorance et l’intolérance sont réellement un fléau pour l’Humanité.

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Bismllah !

Sandrine a dit  :"Ses propos montrent bien ce à quoi j’ai du faire face quand j’étais en France. Beaucoup ne me pardonnent pas le droit que je me suis octroyé : être française et musulmane. C’est clair et net. Même en m’étant retirée de France pour pouvoir vivre tranquillement, on est encore capable de me mettre en guillemets mon appartenance à la citoyenneté française. L’ignorance et l’intolérance sont réellement un fléau pour l’Humanité"

  •  Sandrine : du message distancié d’Isabelle vis-à-vis de votre témoignage, n’en faites pas une généralité et attention à ne pas verser dans la parano. Je peux témoigner qu’une vie vécue dans la foi et les traditions musulmanes est pleinement possible EN FRANCE ! sans ce cacher mais sans ostentation !
  •  Concernant l’interwiew de prince saoudien, lue dans plusieurs journaux, moi j’ai trouvé qu’elle était de bon augure en ce sens que pour une fois, dans les propos de cette autorité saoudienne il y avait la prise en compte d’autres religions, cultures, traditions que les siennes. Je me suis dit que c’est peut-être là le début d’une ouverture à l’autre dans ce pays aux traditions islamiques rétrogrades.

    Mon épouse et moi sommes convertis depuis 25 ans, et n’avons pas eu à quitter la France.
    Connaissez-vous le sort des musulmans convertis au catholicisme Sandrine ? Je me permets de vous dire qu’il est bien plus difficile que le nôtre. Surtout quand ils doivent survivre dans un pays musulman.

    Salam

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    A Sandrine :

    Vous vivez exactement la même situation que vivaient les Françaises dans les années 60-70 quand elles épousaient des Maghrébins.

    Elles étaient alors considérées comme des traites, elles étaient sigmatisées et donc traitées comme des citoyennes Françaises de seconde zone(ainsi que leurs enfants), par leurs propres concitoyens.

    Quant à Isabelle qui se proclame Française, elle semble avoir quelque carences quant à ce que sont les droits de l’homme, la liberté de culte et la protection des minorités, toutes ces lois qui font la grandeur et l’identité de son pays !

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    Shérazade a dit "Où celles que l’on ne voit pas, trop occupés à voir la bosse de son voisin et pas les deux bosses que l’on a sur le dos, n’est ce pas Isabelle ?"

    Oh !oh !oh ! Il y avait longtemps que shérazage ne nous avait sorti son argument béton.L’avez-vous vue la poutre que vous avez dans l’oeil Shérazade ?

    Lolo

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    A Lola :"Oh !oh !oh ! Il y avait longtemps que shérazage ne nous avait sorti son argument béton.L’avez-vous vue la poutre que vous avez dans l’oeil Shérazade ?"
    Ce n’était pas à vous que je m’adressai mais comme vous m’interpellez avec autant de courtoisie en prenant la peine de déformer mon nom et de ne pas mettre la majuscule, je vous dirai seulement que votre question me pose un sacré dilemme : ne pas vous répondre serait indélicat de ma part et vous répondre serait descendre bien bas...que faire si ce n’est vous dire qui se sent morveux se mouche !

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    Salam,

    "Sandrine : du message distancié d’Isabelle vis-à-vis de votre témoignage, n’en faites pas une généralité et attention à ne pas verser dans la parano. Je peux témoigner qu’une vie vécue dans la foi et les traditions musulmanes est pleinement possible EN FRANCE ! sans ce cacher mais sans ostentation !"
    Monsieur, je suis enchantée de savoir que vous êtes convertis depuis 25 ans et que vous vivez bien votre foi en France et j’en suis heureuse pour vous. Toutefois, j’aimerais savoir ce que vous entendez par ostentation.
    Bien à vous

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    Bonjour Sandrine,

    J’ai parcouru les commentaires et suis assez surpris de l’agressivité de certains (qui sont des habitués de la provocation sur ce site j’ai l’impression).
    En ce qui me concerne, je voulais vous dire bravo pour avoir surmonté les épreuves durant votre enfance puis adolescence, d’avoir trouvé votre voie spirituelle sans avoir succombé aux sirènes de la facilité, bravo pour avoir ouvert votre esprit à des idées différentes et merci de votre témoignage qui a le mérite, contrairement à d’autres, d’ouvrir le dialogue et la compréhension.

    Bien à vous
    Que Dieu vous apporte sérénité et bonheur ainsi qu’à vos proches

    Curieux

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    Moi aussi je me suis "convertie" (que je n’aime pas ce mot, décidemment. J’ai plutôt rencontré l’islam).

    Mais pour moi, il n’y a aucun lien à faire entre se convertir et porter le foulard.

    Ce n’est déjà pas facile dans une famille athée.

    Mais ce n’est pas la raison pour laquelle je ne suis pas voilée, pas plus que mon emploi public, pas plus que mon âge : je ne suis pas convaincue du caractère obligatoire du port du voile et je sais que si la majorité des fuqaha le préconisent, il existe des interprétations minoritaires, qui me convainquent, qui ne voient pas d’obligation dans le port du voile.
    Voir d’ailleurs l’ouvrage du professeur Al Ayami ( que dit vraiment le Coran)référencé sur ce site même.
    La pudeur dans une société donnée a des normes qui ne sont pas celles d’une autre société, située ailleurs, en un autre temps. Pourquoi s’imposer tant de difficultés. Pour "prouver" son attachement total à Dieu ?
    La preuve ne peut ête qu’intime et seulement appréciée par Lui.
    Bien sûr je ne remets pas votre choix en cause, car il est le vôtre. C’est une observation et un témoignage.
    D’une soeur qui s’interroge.

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    Salam/Salut chère soeur Sandrine,
    Votre témoignage est très émouvant et plein d’enseignements pour celles et ceux qui voudraient revenir à l’Être (swt) et mieux agir pour réussir dans les deux vies. certes sœur Liliane Bénard (Mamyli) a t-elle évoqué un élément important, qu’est la bonne compagnie, sans lequel tout effort ne saurait percer la bulle individuelle. Votre travail est valeureux, s’unir à d’autres qui partagent les mêmes idéaux permettra d’avancer bien et mieux.
    Merci pour cette leçon !

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    Bismllah,

    Je m’apprêtais à vous répondre Sandrine mais je constate que Marie m’a devancé tant son propos est le mien.

    Oui, pourquoi aller dans l’excès, pourquoi chercher la difficulté alors même que par essence, l’islam exempt de clergé, nous permet une relation plus intime avec notre Créateur, et nous permet d’échapper à cette religiosité "d’appârat" si j’ose dire.

    Non, l’habit ne fait pas le moine, pas plus qu’il ne fait le musulman.

    Nous devons montrer au contraire que l’Islam est tolérant, intelligent par son adaptabilité et son ouverture à l’autre. L’islam a une dimension autre que les dogmes auxquels certains veulent l’assigner . C’est m^me pour cela qu’il m’a séduit.

    Je respecte vos choix, votre parcours et vous souhaite paix et sérénité.

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    Chère Sandrine,
    Je ne connais pas Nadia Hamdi...mais au Maroc Nadia Yassine. Pardon pour cette erreur !

    Amitiés.
    Liliane Bénard

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    5 mai 2010
    Youssouf-Daniel a dit :
    Bismllah,

    Je m’apprêtais à vous répondre Sandrine mais je constate que Marie m’a devancé tant son propos est le mien.

    Oui, pourquoi aller dans l’excès, pourquoi chercher la difficulté alors même que par essence, l’islam exempt de clergé, nous permet une relation plus intime avec notre Créateur, et nous permet d’échapper à cette religiosité "d’appârat" si j’ose dire.

    Non, l’habit ne fait pas le moine, pas plus qu’il ne fait le musulman.

    Nous devons montrer au contraire que l’Islam est tolérant, intelligent par son adaptabilité et son ouverture à l’autre. L’islam a une dimension autre que les dogmes auxquels certains veulent l’assigner . C’est m^me pour cela qu’il m’a séduit.

    Je respecte vos choix, votre parcours et vous souhaite paix et sérénité.

    Bismillah,

    Salam cher Youssuf-Daniel et chère Marie,
    Je me permets ces lignes pour vous répondre en particulier car vos propos m’ont vraiment plu bien que je ne sois pas en complet accord avec ces derniers.
    Vous avez raison dans ce que vous dites tous les deux sur l’Islam dans la mesure où Dieu ne veut que la facilité pour les croyants et qu’effectivement tout ce qui tendrait à rendre difficile la pratique de sa religion dans un environnement que l’on pourrait qualifier d’hostile doit être évité. Voilà pourquoi, quand je vivais en France et bien que musulmane je ne portais pas le voile, ce qui ne m’empêchait pas la prière et le Ramadan. Effectivement, dans ce contexte, l’on peut considérer que la nécessité de travailler (pour moi cela était vitale puisque je suis restée seule pendant 5 ans à élever deux enfants) prévalait sur le voile. Car Dieu nous a enseigné que l’Intention prévalait sur tout.
    Toutefois, cette facilité que nous donne Dieu ne doit pas être non plus une excuse pour ne pas reconnaître le caractère obligatoire du port du voile. Et là effectivement je ne suis pas en accord avec Marie. La sourate La Lumière est très claire en ce sens.
    Après, je crois que le voile est une question très intime tout comme il existe des degrés dans la foi.
    Non pas qu’une personne qui ne porte pas le voile sois moins croyante ou moins vertueuse qu’une personne voilée. Loin de moi cette idée. Je connais des personnes non voilées très pieuses et plus encore que des personnes voilées. Là n’est pas mon propos.
    Quand je parle de degré, c’est qu’il y a des personnes dont la nature même est enclin au voile par soumission à Dieu et parce qu’elles ont franchi des étapes que d’autres n’ont pas encore franchi et d’autres qui sont arrivés à certains stades qui ne leur permettent pas encore de franchir cette barrière. Mais le fait de ne pas être arrivé au degré supérieur n’enlève en rien au caractère méritant de cet individu puisqu’elle est dans ses limites que Dieu lui-même connaît.
    Le hijab au delà d’un foulard c’est une réelle philosophie de vie et de tous les aspects inhérents à cette vie. Pour ma part, lorsque je suis arrivée au Maroc, je n’ai pas porté sur le champ le voile mais cette étape de partir au Maroc était une pierre de plus pour arriver à porter le voile.
    Voilà pourquoi frère Yussuf, je ne peux partager votre point de vue lorsque vous parlez d’excès.
    En effet, au-delà du caractère obligatoire du voile qui n’est pas contestable, la notion de degré dans la foi en Islam est une réelle notion à ne pas négliger.
    Cela veut-il dire que j’ai plus de chance que Marie d’avoir mon passeport pour le Paradis parce que je suis partie au Maroc, parce que je me suis voilée et elle non ? Pas du tout. Il se peut très bien que le comportement de Marie soit bien plus exemplaire que le mien dans le cadre de ses limites et par là-même lui ouvre la porte du paradis, celle-là même qui se fermera pour moi.
    Comprenez-vous la différence ? La différence entre Marie et moi, et entre vous et moi réside dans le fait que par soumission à Allah, je me suis conformé à un certain nombre de ses exigences mais que cette soumission ne présage en rien ni d’un bon comportement, ni d’une vie pieuse bien que j’y tende.
    Connaissez-vous l’histoire de cette femme voilée, faisant acte de dévotion dans ses prières, jeûnant comme il le fallait.....et pourtant le prophète (sws) a dit d’elle qu’elle irait en enfer car elle a laissé mourir un chat qu’elle avait enfermé ?
    Eh bien on en est là entre vous et moi. Je me conforme tout comme vous à un degré différent aux préceptes du Coran, à la sunnah et aux hadiths du prophète (sws) mais il se peut très bien que dans mon comportement j’ai fait du mal ce qui ne m’ouvrira pas les portes du Paradis.
    Maintenant, est-ce que savoir cela est un obstacle pour ne pas essayer de se surpasser et tendre sans cesse au bien et à un comportement qui passe par la tenue vestimentaire pour plaire à Dieu ? Non au contraire surtout si Dieu dans notre parcours nous donne les clés pour passer une étape. Dans mon cas Dieu m’a mis sur mon chemin un homme qui s’apprêtait à rentrer chez lui au Maroc. Il m’a demandé en mariage en m’expliquant très clairement que cette union ne pourrait se faire qu’au Maroc. J’ai donc fait la prière de consultation à trois reprises et j’ai demandé à Dieu de me donner la solution :
    Devais-je accepter avec tous les renoncements que cela supposait ou devais-je refuser en sachant qu’en restant célibataire, seule à élever deux enfants, cela pouvait m’amener à avoir un comportement qui sortirait de la conduite que je voulais avoir pour me rapprocher de Dieu ? Sachant que le mariage en Islam est une moitié de chemin vers Dieu et que la vie parisienne, avec ses tentations bien réelles qui peuvent amener au pêché, pour mon cas à moi, encore une fois, je parle pour moi, et je ne parle pas que du pêché de chair mais aussi de la surconsommation, de l’oubli de Dieu pas dans l’absolu mais au quotidien, de l’impossibilité de se voiler en ayant une carrière professionnelle....j’ai décidé de partir pour mettre plus de chances de mon côté pour parvenir à me rapprocher au plus près de Dieu, de la Sunnah et des hadiths du prophète (SWS).
    Voilà pourquoi on ne peut en aucun cas parler d’excès. On doit simplement parler de degré.
    J’espère insha’allah que je me suis bien fait entendre et que je n’ai blessé personne dans mes propos. J’ai relu trois fois et je pense que toute personne correcte d’esprit comprendra aisément le sens de ce texte.
    Oui Dieu veut la facilité pour les croyants mais Il veut aussi que ces derniers dans leurs limites tendent sans cesse à se rapprocher de lui. Et pour qui le peut, le voile et l’exil sont une voie sacrée pour se rapprocher de lui mais encore une fois qui ne garantit en rien le succès.
    A bientôt insh’allah. Allah ou alem.

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    Chacun son expérience et je respecte le choix de Mme Sandrine Lefebre. Je comprends son exil forcé dans la mesure où elle n’aimerait pas que ses enfants grandissent dans une atmosphère malsaine. Elle a peut être vu les choses venir, puisque la situation s’envenime de plus en plus avec l’arrivée de Sarkozy. Si l’avenir lui donnera raison,(ce que beaucoup ne souhaitent pas), elle aura eu le mérite de sauver ce qui peut l’être. Dans le cas contraire, vivre sous le soleil du Sud, n’est pas une si mauvaise chose, d’autant plus l’islam ne dépend pas du sol, La terre entière est une mosquée comme c’est rappelé dans l’autre article.

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    Chère Sandrine,
    Je viens de relire la première partie de votre analyse. Elle est très convaincante. Les musulmanes françaises doivent être respectées et elles ne doivent pas avoir peur !

    Votre expatriation m’a d’abord fait un peu de peine mais finalement, les françaises voyagent de plus en plus ! De nombreux écrivains français ont chéri les pays d’Orient comme sources d’inspiration : Pierre Loti mais aussi des philosophes et des orientalistes.

    Vous dénoncez en fait autre chose, un pays où parler de la religion est mal vu. Vous n’ignorez pas qu’il y a en France un grand nombre d’athées qui s’élèvent contre toutes les religions qu’ils considèrent comme des sectes. Je suis catholique et je connais bien le discours contre les « catho ». L’islam n’est donc pas seul en cause. Les religieuses catholiques ont aussi été invitées à se dévoiler pour continuer leur travail d’éducation. Les prêtres portent aussi des costumes laïcs. Ce sont des signes des temps ! Il y a en France des musulmanes voilées et d’autres non. Leurs arguments sont affrontés au marché de l’emploi et à l’opinion publique. Leurs souffrances sont réelles et il est bon d’en parler…

    Merci encore pour votre témoignage.

    Cordialement.
    Liliane Bénard

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    Sandrine a dit :"J’espère insha’allah que je me suis bien fait entendre et que je n’ai blessé personne dans mes propos. J’ai relu trois fois et je pense que toute personne correcte d’esprit comprendra aisément le sens de ce texte. Oui Dieu veut la facilité pour les croyants mais Il veut aussi que ces derniers dans leurs limites tendent sans cesse à se rapprocher de lui. Et pour qui le peut, le voile et l’exil sont une voie sacrée pour se rapprocher de lui mais encore une fois qui ne garantit en rien le succès. A bientôt insh’allah"

    Votre message ne devrait avoir blessé personne Sandrine, je comprends ainsi votre démarche, elle s’inscrit dans un cheminement que nous connaissons tous un jour ou l’autre.

    Il y a quelques années j’ai éprouvé un grand élan vers tous les pays musulmans, vers la Terre d’Islam. Je suis parti en tant que coopérant dans plusieurs pays arabo-musulmans. Ce fût une merveilleuse expérience, j’ai eu ce sentiment de me rapprocher de notre du prophète (SWS).

    Insch’ hallah

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    Youssouf-Daniel et MArie,

    vos propos sont empreints d’une simple et grande sagesse.

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    Salam Aleïkoum Sandrine,

    Votre réponse à Youssouf-Daniel et Marie est d’une profondeur et d’une sincérité qui me touche. Surtout cette phrase si simple et qui, en même temps est la base de notre chemin, quel qu’il soit "en apparence" :

    "Oui Dieu veut la facilité pour les croyants mais Il veut aussi que ces derniers dans leurs limites tendent sans cesse à se rapprocher de lui" .

    Je vous souhaite un beau et fructueux chemin, insh’Allah.

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    Sandrine,

  •  La sourate la Lumière est très claire, mais à mon humble avis, pas du tout dans le sens ou vous concevez cette clarté. Vous l’interprétez à votre manière, certes, et c’est votre droit le plus absolu, mais là s’arrête la clarté de votre démarche. Comme on vous l’a conseillé, lisez ce qu’en dit le Professeur El Adjami, qui est je pense, relativement sage, ouvert, posé, et savant, pour le moins qu’on puisse dire...
  •  Le degré supérieur en Islam, c’est peut être aussi de dépasser le formalisme superficiel, dépasser les apparences, pour atteindre le sublime du lien intime avec Dieu. Et il n’est pas dit que le voile soit une étape vers la lumière. Bref, vous avez votre version de l’ascension vers Dieu. Elle est pour vous une sorte de philosophie. On vous l’a certainement expliqué. Vous y avez adhéré par conviction. Mais en aucune manière vous ne pouvez prétendre qu’il s’agit d’une vérité établie et incontournable. Dieu merci, beaucoup s’en faut !
  •  Si ! le caractère obligatoire du voile est éminemment contestable. Le combat est âpre, entre ceux qui désirent le rétablir, pour certaines raisons objectives, politiques, historiques, et qui en ont fait l’étendard qu’il est devenu, et ceux qui espèrent qu’il finira par disparaître, comme ça été le cas, dans les années d’évolution qui ont juste suivi les sombres périodes du colonialisme abrutissant : Nous avons failli être débarrassés de ce symbole aliénant, au lendemain des indépendances, mais il est revenu, encore plus fort, porté par de sombres forces. Peut-être n’êtes vous pas juste encore arrivée au stade nécessaire pour comprendre qu’il est le symbole de tout autre chose que ce que vous pouvez en penser. Vous aviez la chance d’arriver à l’Islam vierge de toute interprétation paysanne, archaïque. Tant pis. Ca n’a pas été le cas. Mais l’essentiel n’est pas le voile. L’essentiel, ce sont votre foi et votre "prime" démarche, et elles sont d’évidence sincères.
  •  J’ai bien lu votre message. Et contrairement à ce que certains ont l’habitude de me rétorquer ci, je respecte absolument votre démarche. Pour la bonne raison qu’elle est sincère. Mais il ne vous faut pas oublier ceci :

    Vous venez d’un monde ou bon an mal an, les droits de la femme, malgré les choses encore très négatives (surérotisation de la femme dans des buts commerciaux, inégalité dans les salaires, etc...) ont fait un bon en avant énorme. Dans les pays d’où vient l’Islam, pour des raisons tout à fait historiques, sociales, culturelles, et pas du tout pour des raisons islamiques, les droits de la femme sont encore très faibles. Prétendre le contraire, serait oiseux et de pure mauvaise foi. Le voile est le produit de ces sociétés machistes, rurales, tribales, etc. Dès le lendemain de la colonisation (de l’ensemble du monde musulman), par bonheur, le voile était (là ou il existait), en voie de disparition complète. Au Maghreb en particulier. Puis il y a eu l’immense contre offensive intégriste portée par les Saoudiens et les Frères Musulmans (et les américains en sous main, désireux de maintentir les pays pétrolifères dans l’arriération, pour des raisons évidentes). Vous pouvez vérifier tout cela, en vous intéressant par exemple à l’envoi massif d’enseignants Frères Musulmans en Algérie par exemple, etc... Ou bien en voyant qui finançait le fameux FIS algérien (devenu en partie le GIA). Le foulard, mais aussi 1000 autres petites choses, constituées de formalisme archaïque, d’interprétations ultra réactionnaires, de pressions sociales terribles, contre ceux (et les femmes en particuliers) qui ne se pliaient pas à cet Islam new look. Ce fut une régression terrible, des sociétés Musulmanes. Et cette régression a été répercutée en France. Les porteurs de cette régression ont agit, efficacement, et ont joué sur le racisme en France, sur la profonde déception des Musulmans systématiquement ghettoïsé... Ils ont agit sur le désarroi profond de ces populations, en quête d’identité, de reconnaissance, des populations délaissées, stigmatisées, instrumentalisées...

    Alors que vous ayez trouvé votre voie, votre foi, dans une sublime démarche intérieure, c’est superbe, merveilleux, et je suis absolument sincère en écrivant cela. Que vous ayez, suite certainement à des discussions avec certains des porteurs en France de cet Islam rétrograde dont je parlais avant, décidé que le voile était une obligation, une étape mystique nécessaire dans le désir de tendre vers la Lumière absolue... ça, c’est une autre histoire.

    Là ou vous voyez de la lumière, des millions de femmes, vivant précisément là d’où vient ce voile qui vous semble si libérant, voient une prison et une insupportable contrainte imposée par une interprétation ultra machiste et tribale.

    L’Islam vit une période de son Histoire très dure. L’intégrisme a été une réponse précise à cette situation : une idéologie pour certains, un refuge pour d’autres (dans le désarroi), une instrumentalisation enfin, pour l’Occident.

    Les choses nécessairement se stabiliseront, et à l’avantage d’un Islam réellement lumineux. Et alors, le voile s’évaporera, pour que la véritable signification de la Sourat la Lumière s’impose dans toute sa beauté : Juste la douce exigence d’une belle et simple pudeur...

    Il se pourrait que mes propos vous paraissent hostiles. Je vous assure que NON. C’est juste ma manière de débattre, sans à aucun moment, je ne perde de vue que votre démarche reste parfaitement respectable. Et je vous l’ai dit, à mes yeux, l’essentiel, c’est votre FOI.

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    Mamyli a dit :
    Chère Sandrine, Je viens de relire la première partie de votre analyse. Elle est très convaincante. Les musulmanes françaises doivent être respectées et elles ne doivent pas avoir peur !

    Votre expatriation m’a d’abord fait un peu de peine mais finalement, les françaises voyagent de plus en plus ! De nombreux écrivains français ont chéri les pays d’Orient comme sources d’inspiration : Pierre Loti mais aussi des philosophes et des orientalistes.

    Vous dénoncez en fait autre chose, un pays où parler de la religion est mal vu. Vous n’ignorez pas qu’il y a en France un grand nombre d’athées qui s’élèvent contre toutes les religions qu’ils considèrent comme des sectes. Je suis catholique et je connais bien le discours contre les « catho ». L’islam n’est donc pas seul en cause. Les religieuses catholiques ont aussi été invitées à se dévoiler pour continuer leur travail d’éducation. Les prêtres portent aussi des costumes laïcs. Ce sont des signes des temps ! Il y a en France des musulmanes voilées et d’autres non. Leurs arguments sont affrontés au marché de l’emploi et à l’opinion publique. Leurs souffrances sont réelles et il est bon d’en parler…

    Merci encore pour votre témoignage.

    Cordialement. Liliane Bénard

    Oui ma chère Liliane, c’est bien là le drame et tout le sens de mon travail.
    Vous savez, je ressens une réelle peine quand je vois les bonnes soeurs et les prêtres que j’ai cotoyés enfant et qui m’ont mis tant d’amour dans le coeur être ainsi ridiculisés, maltraités au nom de la liberté d’expression...Quand je vois les caricatures du Christ et pas seulement de Mahomed (sws), j’ai mal. J’ai vraiment mal.
    On vit dans un monde intolérant envers la morale. Et remarquez, c’est un juste retour des choses car il y eu tellement de mal fait au nom de la morale qu’il est possible d’entendre cette révolte contre l’ordre divin que les croyants n’ont pas su ou pu ou encore voulu transmettre de manière juste.
    Mais aujourd’hui je crois que les athées et les extrémistes en tout genre : juifs, chrétiens, musulmans, sionistes qui se jouent des peurs de l’autre et des athées pour revenir à une morale que même Dieu n’a pas commandée, bref tout ce beau petit monde amène à des comportements inacceptables pour tout croyant sincère.
    D’un côté, il y a la débauche, l’adoption par des couples de même sexe, le mariage réclamé par ces mêmes personnes alors que le mariage est en lui-même une notion divine, ce qui pour le coup est plus qu’étrange pour moi qui pensais que le Pacs était une solution laïque acceptable et respectable, le mot dignité galvaudé à tout va (est-il digne même si les participants à Loft Story sont pleinement consentants, est-il digne pour un humain d’être enfermé tel un rat de laboratoire observé par des centaines de caméras dans une maison close ? En quoi le voile est-il indigne comparé à cela ?), les émissions télé qui encouragent la prostitution, la pornographie, ....
    Et puis de l’autre côté, vous avez ces mécréants hypocrites qui s’estiment être de vrais croyants : talibans, hommes dans certains pays MO, sionistes en Israël, chrétiens extrêmes qui partent en croisade pour du pétrole....
    Eh bien moi je dis qu’il est temps que les croyants lèvent la tête, qu’ils se donnent la main, qu’ils n’acceptent plus de se voir ridiculiser, humilier, insulter, battre. Et d’un coup d’un seul que le peuple des croyants des Livres saints (juifs, chrétiens, musulmans) tous unis dans la foi d’un Dieu unique disent NON !
    NON à la débauche, non à tout ce que les gouvernements sur terre veulent nous faire avaler pour s’en mettre plein les poches, non aux extrêmes de tout bord, lavons les synagogues, les églises et les mosquées des prêches radicaux. Soyons fiers d’être croyants, c’est une noble chose, sachez le que de croire !
    Et quel mérite pour nous que de croire, nous qui n’avons jamais vu ni Moïse ouvrir la mer en deux, ni Jésus redonner la vie à un mort, ni le prophète Mohamed (SWS) analphabète réciter le Coran !
    Pourquoi serions-nous honteux de croire ?
    C’est aux mécréants et aux athées et aux extrêmes de baisser la tête et non à nous.
    Et si nous laissons faire, bien peu d’enfants seront éduqués dans la foi. Qui alors suivra Jésus pour tuer l’antéchrist ? Nous avons notre part de responsabilités. Notre devoir n’est pas de laisser de l’argent, des biens et autres non ! Notre devoir de croyant est d’éduquer nos enfants dans l’amour de Dieu, de la Connaissance.

    Le Prophète (que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui) a dit :

    « Lorsque la personne meurt, ses actions s’arrêtent sauf dans trois (situations) : une aumône courante, ou une science utile, ou un enfant vertueux qui invoque pour elle. »

    (rapporté par Moslim).

    Voulez-vous que vos actions ne s’arrêtent pas après la mort ?
    Même si vous êtes chrétiens ou juifs, faites de ce rappel de mon bien-aimé prophète Mohamed (SWS), le vôtre. Car c’est ainsi que la morale pieuse et pure vaincra les vaniteux et les ignorants.

    Insha’allah.

    Allah ou Alem

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    Réponse à Sami :

    Salam,

    Tout d’abord, je tiens à dire avec fermeté comme je l’ai expliqué dans mon témoignage et je puis assurer que l’ensemble de ma pensée ne m’a aucunement été soufflée ou dictée par quiconque si ce n’est ma propre raison. Ca c’est un point indiscutable. Je n’ai besoin de personne pour réfléchir car grâce à Dieu, j’ai été pourvu d’un cerveau et d’une éducation certes dure mais qui m’ont permis de nourrir une réflexion intérieure et développer des raisonnements par mes propres moyens sans aucune intervention extérieure si ce n’est celle que Dieu veut bien me souffler.

    Ceci étant dit, j’entends très bien ce que vous dites concernant la situation de la femme au Maghreb ou au Moyen-Orient. D’ailleurs dans mon dernier roman Sawsan je tente d’expliquer pourquoi la femme est arrivée là où elle en est aujourd’hui rejetant toute valeur parce qu’elle a trop été opprimée et spoliée dans ses droits.
    Bien évidemment, sur ce point vous avez raison et je ne peux le contester et ne le conteste pas d’ailleurs puisque je l’évoque dans mon travail.

    Maintenant, dois-je en tant que musulmane croyante, vierge comme vous le disiez de tout à priori sur cette religion m’interdire de pratiquer au mieux les préceptes de mon seigneur et de mon bien-aimé prophète (sws) parce que des femmes malheureusement (et je reconnais que j’ai eu beaucoup de chance dans mon malheur), bref parce que des femmes ont été injustement traitées ?
    Je sais que c’est malheureux, je sais que pour elles ce voile est une injuste prison parce qu’elles ne l’ont pas choisi mais c’est comme si vous me disiez prive toi de manger parce que ton voisin n’a pas de quoi se nourrir. Ce serait absurde, n’est-ce pas ? Bien évidemment, il faudrait que je partage. Dans le cadre du voile, les expériences, ce qu’il représente pour moi et ce qu’il représente pour ces femmes là m’ont amenée à la réflexion que je faisais au frère Yussuf et à Marie sur les non voilées et que je développe amplement dans mon dernier roman Sawsan : le voile est un choix intime, il n’est pas garant d’une bonne piété mais il ne doit en aucun cas être combattu comme on combat un symbole. Au contraire, c’est en lui redonnant sa dimension religieuse et laissé à la libre appréciation de chaque femme dans un sens comme dans l’autre, c’est à dire d’Occident en Orient d’intégrer ou non à sa vie le voile.

    C’est à ce prix, je pense Allah ou Alem, qu’un réel compromis et une réelle justice sera faite au voile et à toutes les femmes.

    Que Dieu assiste toutes les bonnes volontés dans cette voie.

    Bien à vous

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    djamel a dit :
    Chacun son expérience et je respecte le choix de Mme Sandrine Lefebre. Je comprends son exil forcé dans la mesure où elle n’aimerait pas que ses enfants grandissent dans une atmosphère malsaine. Elle a peut être vu les choses venir, puisque la situation s’envenime de plus en plus avec l’arrivée de Sarkozy. Si l’avenir lui donnera raison,(ce que beaucoup ne souhaitent pas), elle aura eu le mérite de sauver ce qui peut l’être. Dans le cas contraire, vivre sous le soleil du Sud, n’est pas une si mauvaise chose, d’autant plus l’islam ne dépend pas du sol, La terre entière est une mosquée comme c’est rappelé dans l’autre article.

    Salam Djamel,

    Pour être la plus honnête possible, si mes trois petites filles nées de mon second mariage au Maroc vivent avec moi, mes aînés ont fait le choix de rester en France avec leur papa.
    Le respect de l’autre passe aussi par là : savoir sacrifier ses propres désirs pour laisser s’épanouir dans l’environnement choisi sa chair et son sang. Ca s’appelle aussi Amour.
    Qu’on ne m’associe donc jamais au mot intolérance car là vraiment ce serait d’une grande malhonnêteté intellectuelle !
    Et pour tous ceux, comme je l’ai entendu lors de mon départ de France, qui oseraient m’insulter de mère indigne pour avoir préféré mon chemin personnel à mes enfants, je réponds qu’une bonne éducation c’est aussi savoir reconnaître que dans certains cas on n’y arrive pas seule et donc savoir pour l’intérêt des enfants privilégier la solution la plus adéquate pour faire de nos enfants des adultes responsables et équilibrés. Obliger un enfant à vous suivre parce que vous en avez la garde, nier l’importance d’un père et l’attachement profond de vos enfants à la France parce que vous vous ne vous y sentez pas bien, j’appelle cela de l’égoïsme.
    Vous sacrifiez pour vos enfants et passer à côté de votre vie pour plus tard leur reprocher sans cesse de ne pas être sans cesse à vos côtés du fait justement de ce sacrifice, c’est une injustice que vous faites à vous-mêmes et à vos enfants.
    On ne fait pas des enfants pour soi. On ne peut que les élever dans l’espoir qu’ils seront bien éduqués, forts et critiques d’esprit, libres de toute contrainte et soucieux de respecter les autres.
    Qu’Allah nous aide tous à atteindre ce but.

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    Sami a dit "Puis il y a eu l’immense contre offensive intégriste portée par les Saoudiens et les Frères Musulmans (et les américains en sous main, désireux de maintentir les pays pétrolifères dans l’arriération, pour des raisons évidentes). Vous pouvez vérifier tout cela, en vous intéressant par exemple à l’envoi massif d’enseignants Frères Musulmans en Algérie par exemple, etc... Ou bien en voyant qui finançait le fameux FIS algérien (devenu en partie le GIA)."

    En Algérie comme dans d’autres pays,les américains ont oeuvré en sous-main pour limiter l’influence communiste de feu l’URSS et des pays de l’Est. Ils ont fait feu de tous bois et surtout soutenu le régime féodal de l’A.S. J’ai été coopérant dans les années 70-85 et le travail souterrain de l’intégrisme religieux était évident.

    "Là ou vous voyez de la lumière, des millions de femmes, vivant précisément là d’où vient ce voile qui vous semble si libérant, voient une prison et une insupportable contrainte imposée par une interprétation ultra machiste et tribale"

    J’entends et accepte votre critique Sami, malheureusement elle est fondée.

    D’où ce profond questionnement chez ma femme et moi quant aux signes visibles de la foi.
    Salam

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    (...)Et je vous l’ai dit, à mes yeux, l’essentiel, c’est votre FOI.

    Wa khitamouhou misk...Il est bien vrai que c’est là le plus important. Je dirai qu’elle peut garder le voile et la foi ou la foi et le voile ; le voile n’excluant pas la foi ni ne la prouve.
    Maintenant si Mme Sandrine Lefebvre a choisi son habit et l’a “adapté” à son pays d’accueil, il ne faut pas non plus verser dans l’excès : ce n’est qu’un juste retour des choses à leur origine. Elle a bien fait peut-être de s’exiler pour fondre avec son voile dans l’anonymat des autres femmes puisqu’en France cet accoutrement “brille” du fait de sa visibilité trop dérangeante pour certains. Quel paradoxe ! et pourtant c’est le pays où la “chanson” l’habit ne fait pas le moine a toujours été le leitmotiv. Apparemment, il ne s’agirait que de moine, l’imam étant exclu au propre comme au figuré.

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    Bonjour Youssouf,

    Je crois que prendre comme référence des groupes extremistes ou des régimes politiques discutables ne peut permettre de juger si le voile est ou n’est pas une bonne chose. C’est comme juger du socialisme ou du Communisme en prenant comme exemple Staline. Si je m’interesse au communisme je vais d’abord m’interesser aux principes, aux modalités de reflexion qui ont abouti à cette idéologie. Pour le voile et l’Islam en général, il faut s’interesser aux textes de réference et non aux ou à certains groupes musulmans.
    Comme vous le disiez cher Yousouf, il n’y a pas de clergé, la relation est verticale avec le Seigneur et chacun vit sa foie en accord avec ce qu’il est et ce vers quoi il voudrait tendre pour s’élever spirituellement.
    J’observe qu’il y a des femmes qui s’epanouissent avec le voile.
    Pour le reste, il y a effectivement du travail et il faut dissocier la pression des traditions et les obligations du musulman.
    Pour les régimes totalitaires, oserais-je dire qu’avec moin d’ingérance (et de colonialisme) des grandes puissances capitalistes, ces peuples auraient pu s’émanciper plus tôt et faire leur propre révolution.

    Salam aâleykoum

    Curieux

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    Bismllah,

    Curieux a dit "Bonjour Youssouf,

    Je crois que prendre comme référence des groupes extremistes ou des régimes politiques discutables ne peut permettre de juger si le voile est ou n’est pas une bonne chose. C’est comme juger du socialisme ou du Communisme en prenant comme exemple Staline . Si je m’interesse au communisme je vais d’abord m’interesser aux principes, aux modalités de reflexion qui ont abouti à cette idéologie."

    Ce n’est pas ce que je fais dans ma vie de croyant.

    Mais je ne suis pas aveugle pour autant aux ambitions humaines qui font feu de tous bois comme je l’ai écrit, allant même jusqu’à instrumentaliser la foi la plus sincère.

    De plus Curieux, il arrive un moment où hors des théories, on est confronté à la réalité, au terrain si j’ose dire. Parfois on s’apperçoit que de belles paroles sacrées de beaux textes sont détournés, galvaudés...

    Sandrine le dit d’ailleurs dont son message à Sami.

    Salam

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    Chère Sandrine, cher tous,

    point n’est mon intention d’apporter une énième polémique. J’admire et respecte profondèment votre parcours. Mais sur la question du voile (et oui...), je ne peux vous suivre. Dans la sourate, il est clair (pour moi) que le voile n’a aucune portée spirituelle. Cette sourate s’adresse à des hommes, vis-à-vis de leurs femmes... Bref, il s’agit là de pudeur, uniquement, et dans un pays comme la France, les femmes n’ont absolument pas besoin de lui tant la nudité, ou le dévoilement est "monnaie courante". Je vois donc là une contradiction entre votre profond cheminement intérieur et cette "radicalité" à le porter... Paix

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    Sandrine,
    Youssouf-Daniel,

    merci pour vos réponses.

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    Ce récit est à la fois touchant et tellement révélateur d’un certain mode de pensée que l’on pourrait appeler l’islamo-gauchisme.

    Ainsi, Madame nous explique que l’idéologie des lumières et le marxisme sont des idéologies formidables mais en même temps elle critique le monde moderne occidental.

    Or, la modernité occidentale (matérialiste - consumériste- laiciste- féministe- égalitariste- athée..) est le FRUIT DE LA PHILOSOHIE DES LUMIERES.

    Ce sont ces mêmes idées qui ont détruit de l’intérieur le catholicisme avec Vatican II (changement de la liturgie, désacralisation...).

    ON NE PEUT ETRE A LA FOIS MUSULMAN SERIEUX ET CE RECLAMER DE LA PHILOSOPHIE DES LUMIERES DONT LES ORIGINES SONT AVANT TOUT HUMANISTE ET NON DEISTE.

    CETTE CONVERSION A L’ISLAM EST A MON AVIS LE FRUIT DE VATICAN II.

    CONCERNANT CETTE VOLONTÉ DE VOULOIR RÉUNIR LES RELIGIONS ELLE RELÈVE PRESQUE DU BAHAI’SME !!!

    En tout cas je suis tout a fait d’accord pour dire que l’islam représente une alternative au mode de la "société sans Dieu" à l’occidental.

    C’est un sans doute un moyen de revenir vers un certain mode de vie traditionnel.

    Pour le mot de la Fin : L’OCCIDENT, ET LA FRANCE SONT MALADE DE LA DÉCHRISTIANISATION OPÉRÉS A PARTIR DES ANNEES 60 (Vatican II) heureusement certains résistent ce sont les catholiques traditionalistes et intégristes qui REFUSENT LA MODERNITÉ !!!

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    Boubours a dit :
    Ce récit est à la fois touchant et tellement révélateur d’un certain mode de pensée que l’on pourrait appeler l’islamo-gauchisme.

    Ainsi, Madame nous explique que l’idéologie des lumières et le marxisme sont des idéologies formidables mais en même temps elle critique le monde moderne occidental.

    Or, la modernité occidentale (matérialiste - consumériste- laiciste- féministe- égalitariste- athée..) est le FRUIT DE LA PHILOSOHIE DES LUMIERES

    Bismillah,

    Monsieur je ne peux laisser vous dire que je suis islamo-gauchiste.
    J’ai expliqué que la portée d’un livre et c’est ce qui m’intéressait dans le livre en lui-même permettait d’ouvrir des fenêtres sur le monde et des pistes de réflexion. J’ai expliqué que le philosophie des lumières avait amené la révolution de 1789 et celui de Marx le communisme.
    Expliquer cela ne signifie pas que j’adhère aux idées communistes. Je ne l’ai jamais été car pour moi c’est un extrême et je suis contre toute forme d’extrêmisme.
    Quant à la philosophie des lumières, effectivement j’ai adoré les idées véhiculées par Candide de Voltaire. Toutefois, là encore j’aime à nuancer les choses. J’admire profondément les valeurs humanistes communes à l’Islam véhiculées par ces ouvrages. Pourquoi ? Parce qu’elles ont permis un réel progrès de la condition humaine en terme d’égalité, ces mêmes égalités prônées par l’Islam...Cependant n’insultez pas votre propre intelligence, il est clair que je ne peux partager les valeurs athée distillées ici et là.
    Quant au féminisme, sachez monsieur, quitte à vous déplaire qu’il n’y a pas une religion qui soit plus féministe que l’Islam. Je vous invite à lire des ouvrages en ce sens et vous verrez qu’on est loin des images d’Epinal que les politiques, la presse et les médias tentent de donner de l’image de la femme musulmane.
    Bien à vous

    Allah ou Alem

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    A Sandrine :

    On vous pousse à justifier votre foi, pourquoi le faites vous en répondant à vos détracteurs qui vous affuble d’islamo gauchiste ?

    Pourquoi vouloir ouvrir le coeur de celui que Dieu à scellé ?

    On vous entraine dans la polémique et Dieu déteste la polémique !

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    sandrine a dit "Quant au féminisme, sachez monsieur, quitte à vous déplaire qu’il n’y a pas une religion qui soit plus féministe que l’Islam..."

    On peut comprendre votre enthousiasme Sandrine, mais on ne peut pas vous laisser écrire ceci, car la femme musulmane est considérée comme mineure à vie par le Coran. D’ailleurs l’héritage lèse la femme au profit de l’homme, aujourd’hui encore dans les pays musulmans où la charia est appliquée.

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    Salut,

    Merci, d’avoir répondu à mon message.

    Le féminisme n’est bien sur pas musulman et je ne comprend pas pourquoi vous souhaitez vous en revendiquer.

    Le modèle musulman est un modèle plutôt de type patriarcal (comme les trois religions monothéiste).

    Ou est le problème ?

    Pourquoi vouloir mélanger cela avec du féminisme ?

    Là encore cela relève d’une pensée de gauche.

    Il faut arrêtez de vouloir faire un mélange avec des notions qui n’ont aucun rapport les unes avec les autres.

    Quant à l’islam il n’est certainement pas humaniste mais déiste (comme les 3 religions monothéiste) car il met Dieu (et non l’homme) au centre de toutes les préocupations.

    Sortez de cette religion des droits de l’homme qui vous trouble l’esprit.

    Pour un musulman sérieux le plus important c’est les 5 piliers et pas les droits de l’homme.

    Pour un catholique ce sera les dix commandements + plus deux commandements du christ.

    Un esprit Déiste met Dieu au centre de Tout.

    Il y a un moment où il faut choisir entre DIEU et l’hommme.

    Vouloir faire de l’islam une religion humaniste c’est tuer l’islam.

    Quant aux idées des lumières elle sont justement issu de cette pensée humaniste.

    Enfin, sur la révolution française elle a permis bien sur beaucoup de progrès certain mais elle a aussi son côté sombre : "l’histoire non officielle" (guerre de Vendée, chouannerie, persécutions anti-religieuse, franc maçonnerie, etc...).

    Enfin la devise "liberté égalité Fraternité"(devise du grand orient de France http://www.godf.org/)n’est pas islamique.

    Comme elle ne peut être catholique.

    A noter sur Voltaire, il était un franc-maçon (voir son tablier au musée de franc maçonnerie) sa pensée était anti-Dieu et donc anti-islam.

    Bonne journée

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    A Fathima :"D’ailleurs l’héritage lèse la femme au profit de l’homme, aujourd’hui encore dans les pays musulmans où la charia est appliquée."

    Aucunement, où alors vous n’avez pas lu le COran.

    La femme n’a pas le même % d’héritage que l’homme dans la mesure où l’homme doit partager cet héritage avec sa femme et ses enfants.

    Pour la femme, l’héritage lui appartient à 100 %, elle en dispose à sa guise, et son mari et ses enfants n’ont aucun droit de regard !

    Vous appelez cela léser la femme ?

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    Madame, je serais très heureux si vous pouviez m’éclairer sur deux points.
    1°) J’aimerais savoir à quel endroit dans le Coran ou dans un hadith sahih éventuel il est indiqué qu’un européen converti qui a épousé une femme musulmane est obligé de donner des prénoms arabes à ses enfants, alors même que, vivant dans un espace de vie francophone, il serait plus adéquat de leur donner des prénoms francophones. J’ai cherché un peu partout et je n’ai rien trouvé. Mon épouse, elle, me dit que c’est obligatoire de donner des prénoms arabes à des enfants issus d’un père musulman mais, elle non plus, ne sait pas d’où est issue cette obligation !
    2°) Trouvez-vous normal que nos enfants recevront en héritage, par leur mère, de leurs grands-parents maternels, la moitié de ce que recevront leurs cousins qui sont nés d’un frère de leur mère ? J’avoue que je n’arrive pas à m’ôter de la tête que cette façon de faire est profondément injuste. En outre, dans la famille de ma femme, ce sont les 4 filles qui ont fait de bien meilleures études que les garçons qui ont obtenu les emplois les plus rémunérateurs et qui, de ce fait, aident bien plus leurs parents que leurs frères, et qui en plus, aident financièrement leurs frères restés au Maroc à élever leurs enfants en leur envoyant de l’argent. Et pour les remercier, en quelque sorte, les frères vont s’accaparer le double de l’héritage qui viendra à leur soeurs et à leurs enfants pourront transmettre le double de l’héritage que pourront transmettre leurs soeurs à leurs enfants ! Ni ma femme, ni moi-même, n’arrivons à admettre une injustice pareille même si cette injustice a été inventée par Dieu ! Nous sommes très perturbés par ces deux points mais vous me semblez bien plus au courant des choses de l’Islam que nous. Pourriez-vous nous répondre car personne, même pas un imam, n’arrive à nous répondre !

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    Salam Ilyes,

    Je ne voudrais absolument pas me substituer à Sandrine à qui vous adressiez ces si pertinentes question mais concernant les noms arabes je vous conseille le travail de Eric Geoffroy à ce sujet :

    //www.oummatv.tv/Est-il-obligatoire-de-prendre-un

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    Réponse à Ilyès,

    Assalâmou ’alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouh,

    Je vous remercie de la confiance que vous m’accordez en me consultant sur ces deux points dont la réponse pour l’un d’eux se trouve dans mon dernier écrit en cours de publication mais je vais vous répondre de suite insha’allah, que Dieu m’assiste pour ne pas dire de bêtise.

    Pour le prénom : Il n’y aucune indication dans le Coran ou de hadith qui dise explicitement "Vous ne pouvez pas donner un prénom autre qu’un prénom musulman à vos enfants. C’est un fait.

    Toutefois, il existe de nombreux hadiths du prophète (sws) qui indiquent qu’un musulman ne doit pas faire comme les autres gens du livre ou les mécréants (prière, jeûne...). Je vais chercher les hadiths précis de Boukkari et vous les noterai au plus tard demain car je n’ai pas le texte précis en tête. ne pas faire comme les autres, indique clairement que le prénom d’un enfant ne doit pas être autre que musulman.

    Par ailleurs,d’après ’Abdallah ibn ’Abbâs (ra) le Messager d’Allah (sws)a dit : « C’est un droit de l’enfant sur son géniteur, le fait que celui-ci l’éduque bien et choisisse bien son prénom ! »

    [ Relaté par al-Bayhaqî ].

    Le Prophète (sws) a dit aussi : « Vraiment, vous serez appelés au Jour du Jugement dernier par vos prénoms et les prénoms de vos parents ; choisissez donc bien vos prénoms. »

    [ Rapporté par Aboû Dâwoud ].

    Le Prophète (sws) a dit : « Les noms les plus aimés d’Allah sont : Abd Allah et Abd Rahman »
    (rapporté par Mouslim dans son Sahih, 1398).

    Pour l’héritage, je vous mets l’extrait de mon dernier ouvrage car il y donne mon analyse :

    "Une fille peut disposer de ses biens comme bon lui semble. Elle n’est redevable en compte à personne. Et c’est là qu’il faut bien comprendre la différence en ce qui concerne l’héritage. Oui, l’héritage en apparence favorise le garçon. C’est un fait qui est excessivement simple à expliquer et qui démontre à tous les détracteurs malveillants que Dieu est pleinement juste. NORMALEMENT, je dis bien normalement, car nous ne sommes plus du temps du prophète (sws) et notre monde actuel est dans un tel chaos moral, que ce que je vais dire semblera désuet : il revient à l’homme de pourvoir pleinement à l’ensemble des besoins de sa famille : vestimentaires, alimentaires, logements,…Il lui revient également de prendre en charge l’ensemble des besoins de ses parents lorsque ces derniers sont vieux et non pas de les laisser mourir dans une maison de retraite. L’ensemble du fruit de son travail est donc essentiellement destiné à couvrir ces besoins, ce qui représente une lourde charge. La femme, quant à elle, qui a le droit de travailler si elle le désire peut disposer de sa dot, de ses revenus, de sa part d’héritage en toute liberté sans qu’elle n’ait à sa charge quoique ce soit. Il est donc aisément compréhensible dans ces conditions que Dieu ait favorisé le garçon dans l’héritage afin de lui rendre plus facile la réalisation de ses devoirs. "

    J’espère avoir répondu au mieux à vos questions. Encore une fois, je ne suis pas une savante Allah ou Alem.

    Demain sans faute, je vais le chercher ce soir, je vous donnerai les hadiths du prophètes notamment pour la prière qui ne doit pas être dans le même sens que les autres, le jeûne...

    Allah ou Alem

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    Je vous remercie sincèrement pour la réponse que vous venez d’apporter à mes questions. Mais, il me reste cependant des interrogations.
    Concernant les prénoms, vous parlez de prénoms musulmans et je n’avais jamais pensé que des prénoms étaient issus d’une religion. En effet, par exemple, ma belle-mère marocaine s’appelle Rabia. Prénom qui m’a t-on dit signifie Printemps. J’ai une belle soeur qui s’appelle Nour qui signifie Lumière. En quoi ces prénoms seraient-ils musulmans ? Ils sont issus de la langue arabe, certes, mais pourquoi appartiendraient-ils de ce fait à la religion musulmane. D’un premier mariage, j’ai un fils qui s’appelle Philippe ; prénom qui veut dire (phil) qui aime (ippos) les chevaux. Il est chrétien, certes, mais en quoi ce prénom serait-il chrétien ? Pourquoi "Qui aime les chevaux" serait-il chrétien ? Non, je pense que les prénoms sont issus d’une langue et non d’une religion. Pourquoi les turcs qui sont en toute grande majorité musulmans portent-ils si peu de prénoms en langue arabe mais plutôt des prénoms qui sont des expressions poétiques en langue turque et pourquoi nous qui sommes francophones ne pourrions-nous pas porter des prénoms francophones sans problème comme les turcs portent des prénoms turcophones sans problème ?
    Concernant les héritage. Je vais poser ma question autrement. Pourquoi les parents de mon épouse ne traiteraient-ils pas, en matière d’héritage, d’une façon égale tous leurs petits-enfants, aussi bien ceux qui sont issus de leurs filles que ceux qui sont issus de leur fils ? Puisque finalement c’est à eux que va échoir la part d’héritage qu’ils laisseront à leurs fils et à leurs filles. Certains de leurs petits-enfants recevront le double des autres suivant qu’ils sont issus d’un de leurs fils ou d’une de leurs filles ?
    D’ailleurs, il m’est revenu que bon nombre de familles musulmanes conscientes de ce problème prennent des dispositions avant leur décès en vue de rétablir cette égalité en, par exemple, répartissant avant leur mort, l’héritage d’une façon égale entre les filles et les garçons. C’est quand même qu’ils sont conscients qu’il y a un problème, Non ?
    Je suis désolé si je vous importune avec mes questions !

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    salam alaykoum wa rahamtullah wa barakatuh
    Je tiens à vous remercier vivement chère soeur fillah Sandrine. Très touchée par la sincérité de votre témoignage et auquel on peut se retrouver par moment.

    Malgrès les turpitudes, vous avez suivis votre chemin avec le coeur serein et Dieu vous a facilité la voie mashAllah !

    C’est toujours un plaisir de rencontrer et d’entendre d’autres histoires qui nous font échos .
    Que DIeu vous donne une belle vie ainsi qu’aux votres. amine !

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    Merci chère Sandrine pour votre témoignage, que Dieu vous bénisse ainsi que votre famille !

    Lila

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    La réponse à mon avis est simple. Les temps ont changé, donc l’explication qui consiste à dire que l’homme avait la responsabilité du foyer, qui était certainement valable jusqu’à un passé récent, ne tient plus, puisque les femmes maintenant (sauf lorsqu’on les en empêche manifestement, et devinez qui ...), sont tout aussi aptes et capables de prendre en main les destinées d’un foyer. Et cela n’a rien de scandaleux ni d’immoral. Certes le Coran a dit que Dieu donne une préséance à l’homme. Eh bien soit. A chacun d’interpréter ce verset. Mais rien ne dit qu’il faille pour autant maintenir la femme en état d’infériorité, en arguant d’arguments alambiqués (dailleurs, question : les femmes auront-elles au paradis à leur disposition, des hommes beaux et vierges, etc ?... Rien ne dit le contraire dans Le Coran...)

    DONC.

    Considérons le Ramadhan. On doit jeûner environ 30 jours (selon la lune etc). C’est le minimum en dessous duquel on ne peut descendre. Mais quelque chose interdirait de jeûner plus que 30 jours ? Non. Et d’ailleurs beaucoup de Musulmans jeûnent plus que 30 jours dans l’année, certains même en rajoutant par démagogie (mais bon, c’est une autre histoire...). Conclusion : Dieu nous impose quelque chose de "bon", et rien ne nous interdit d’en faire plus encore.

    Considérons la prière. 5 obligatoires par jour. Mais beaucoup de Musulmans font bien plus que les 5 prières canoniques. Dieu nous a imposé quelque chose de bon, à raison de 5 fois par jour. Rien n’interdit d’aller plus loin.

    Considérons la Zakat. Rien n’interdit d’être bien plus généreux que ce qui est imposé minimalement par an.

    Considérons le pélerinage. etc etc...

    Considérons l’héritage. Avant l’Islam, non seulement la femme n’héritait pas, mais parfois même, elle faisait partie de l’héritage... Or donc, Dieu nous a imposé un minimum en dessous duquel il est interdit de descendre. Que la femme hérite de la moitié d’un homme, c’est quelque chose de bon. Qu’est ce qui interdit d’aller plus loin, et de faire hériter la femme autant que l’homme ? Rien. Conclusion, il est bon d’aller encore plus loin dans la bonne voie que Dieu nous a indiqué, non seulement faire hériter la femme, mais en plus la faire hériter de la même manière que l’homme.

    En vérité cela est très évident. MAis allez convaincre de cela des macho invétérés !

    Quant aux prénoms, bien entendu qu’ils sont avant tout de nature ethnique et culturelle. Et secondairement, pour certains cas, comme AbdAllah, Noureddine, etc, ils sont de nature religieuse. Mais même ! Au Liban, les Chrétiens Maronites nomment très souvent leurs enfants de prénoms religieux communs aux Musulmans (RizkAllah, Amine, etc...).

    Dans l’absolu, un Français Musulman, pourrait appeler son fils Mohammed, Jean, Michel, Max, etc, et même Christian, en souvenir du Christ, puisque Christos signifie en grec : Messie.

    Et s’il désire un lien avec Dieu, tout comme le Coran est traduit (interprété, comme on dit) en Français, rien n’interdit de traduire AbdAllah, ce qui donnerait ... je vous laisse trouver des possibilités !

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    Réponse à Ilyès,

    Assalâmou ’alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouh,

    Aucun problème Ilyès pour vos questions tant que je suis à même d’y répondre. Et encore une fois je ne suis pas savante donc je vous livre mon interprétation, ma lecture des textes, peut être que je me trompe, voilà pourquoi mes réponses sont à confronter ou à faire vérifier par un Imam pourquoi pas. Insha’Allah que Dieu m’assiste dans ma pensée.

    Pour le prénom, mon opinion est qu’un prénom qui ne nuit pas aux valeurs de l’Islam doit pouvoir être ouvert sur un autre monde que celui de la langue arabe. Au Maroc par exemple, vous avez des berbères, musulmans dont les magnifiques prénoms au demeurant sont en langue amazigh et berbère. Pour ma part comme je le dis à la fin de mon témoignage
    "Et à tous ceux qui s’étonneraient de me voir signer de mon vrai nom, je réponds que le prénom qui fait ce que je suis, choisi par une mère que j’adorais représente pour moi le pont entre deux rives, entre deux cultures qui prouve qu’une cohabitation apaisée, harmonieuse entre deux univers est possible."
    Mais la tradition puisque le Coran a été révélé en langue arabe associée à la volonté du prophète (sws) d’inciter les musulmans à adopter un comportement autre que les autres gens du livre et des mécréants incite à se choisir un prénom, et vous avez eu raison de me reprendre sur ce point, en langue arabe qui est la langue du Coran. D’ailleurs lorsque j’ai officialisé ma conversion à la mosquée de Paris, sur mon acte mon prénom est Imane qui est mon prénom musulman en langue arabe.
    Je ne suis donc pas un exemple sur ce point mais je comprends aisément le souhait du prophète (sws) de voir les musulmans porter des prénoms dans la langue du Coran notamment parce que cela permet aussi d’affirmer par ce bais son appartenance à l’Islam.
    Je m’excuse pour les hadiths que je n’ai pas pu chercher aujourd’hui sur le comportement différent. Dès que possible je vous les note.
    Pour la question de l’héritage, insha’allah je ne vais pas dire de sottises.
    En Islam, une femme ne peut pas épouser un homme d’une autre confession que l’Islam. En conséquence, l’époux de cette femme héritera de son côté dans les mêmes conditions que les frères de cette femme.
    Du coup les enfants issus de l’union seront héritiers en pleine part du côté de leur père et de moins du côté de leur maman, tout comme leurs cousins du côté de leur maman au reste. Du coup l’équilibre est respecté. Je vous assure Ilyès Dieu est juste. Il ne lèse personne.
    Maintenant comme je vous le disais, de nos jours, la situation n’est plus du tout la même qu’au temps du prophète (sws). Il y a des garçons qui ne s’occupent pas de leurs parents alors que les filles et c’est connu de tout temps, sauf à de rares exceptions, n’ont de cesse de chouchouter leurs parents avec les moyens qu’elles ont, d’où le sentiment d’injustice qu’elles peuvent ressentir. Mais grâce à Dieu, Il a permis de pouvoir faire un testament et d’y noter des dispositions particulières.
    Vous savez, je vais rentrer un peu dans ma vie privée pour tenter d’éclairer de manière contemporaine certains soucis que soulèvent certains points de l’héritage en Islam. De mon second mariage sont nées trois petites filles. Que Dieu garde longtemps mon mari insha’allah. Mais s’il devait mourir avant ses parents et ses frères tous plus âgés que lui qui héritera de mon mari ?
    1/6 à ses parents, moitié à ses filles, une petite partie pour moi et tout le reste à ses frères. Si je trouve que cela est tout à fait normal pour ses parents parce qu’il ne sera plus là pour prendre soin d’eux et Dieu sait qu’il s’en occupe très bien masha’allah, je ne vous cache pas que je suis triste pour moi et mes filles de voir ses frères s’accaparer le fruit de notre travail commun. Vous dire que je comprends cette distribution serait faux. Je tire cette règle de l’environnement tribal dans lequel a été révélé le Coran pour éviter la sortie d’un giron familial de biens particuliers dans la mesure où une femme doit se remarier...C’est ma seule explication mais Allah ou Alem. C’est ainsi et je l’accepte.
    Dieu l’a institué ainsi. Même si on ne comprend pas Dieu est juste, il ne faut jamais oublier cela.
    J’espère vivement avoir répondu au mieux à vos questions et vous souhaite une bonne continuation.
    Bien à vous.

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    Shanez a dit "La femme n’a pas le même % d’héritage que l’homme dans la mesure où l’homme doit partager cet héritage avec sa femme et ses enfants.

    Pour la femme, l’héritage lui appartient à 100 %, elle en dispose à sa guise, et son mari et ses enfants n’ont aucun droit de regard "

    Je ne compprends pas ce que vous voulez dire, ou nous n’avons pas le même sens du partage équitable.

    Le fait est que au Magrheb, des parents croyants (quand il y a du bien)prennent leurs dispositions de leur vivant pour faire un partage entre leurs enfants, plutôt que de laisser faire le Coran.

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    Sandrine Lefebvre a écrit :

    (...)C’est ainsi et je l’accepte. Dieu l’a institué ainsi. Même si on ne comprend pas Dieu est juste, il ne faut jamais oublier cela.(...)

    Tout ce que je peux dire c’est que vos paroles sont pleines de sagesse. Votre intelligence brille par votre humilité et c’est une preuve que Dieu vous guide dans la bonne voie.
    Beaucoup de choses ont certes changé depuis 14 siècles mais ce n’est pas une raison pour "moderniser" à tout prix et sur tous les points notre compréhension de l’islam. Si Dieu nous accorde des facilités pour faire la prière du voyage, il n’est pas sage de refuser cet avantage au prétexte que Boeing , Airbus et Renault nous évitent la fatigue d’un voyage entrepris habituellement en chameau : C’est un cadeau de Dieu et la politesse veut qu’un cadeau ne se refuse pas. La même chose est valable pour l’héritage et Dieu ne peut ignorer que les femmes travailleront un jour et prendront le train.
    L’intelligence sans l’humilité est une arme redoutable car elle peut se permettre de dicter à Dieu ce qu’il doit ou aurait dû faire. Et Dieu est plus savant.

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    A Fathima : .
    Dieu a donné l’intelligence à certains pour les autres des yeux pour voir et lire, je vous invite donc à la lecture de l’intervention de Sandrine. Cette intervention répond à votre interrogation : sur sens du partage équitable !

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    Que Dieu vous protege ce r"cit est très touchant et très réaliste de ce que nous vivons actuellement en france.j’ai décidé de rester dans ce pays qui est mon pays de naissance et de me battre pour faire évoluer les mentalités sur notre religion...

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    Salam soeur Sandrine,qu’ALLAH te pardonne tes fautes.Vous avez fait un choix que vous ne regréteriez jamais.Je vous aime en ALLAH soeur.Je suis très déçus de constater qu’il y a toujours des fréres et soeurs qui doute du contenu du coran.Qu’il sache renier un seul verset du coran te rapproche de la mécréance.Le voile est une obligation en ISLam.Mais n’imposons personne à le porter car ALLAH dit dans le coran "pas de contrainte en religions"Merci Sandrine.

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    Bonjour Sandrine.
    Ce que vous avez écrit m’a touché. Néamoins, je suis en désaccord avec vous sur un point : ce que vous pensez de la presse et des medias. Car il est très facile d’accuser les journalistes comme déhabitude, le pouvour les accuse de monsonge et de calomnie et de vouloir le déstabiliser ; l’opposition les accuse d’être un instrument du pouvoir et certains disent même qu’ils ne publient que ce que Sarkozy les autorise à publier. Pour ma part, je trouve en effet, qu’ils accordent trop la parole à la famille Le Penn mais je pense que les journalistes sont réellement indépendants et nous avons beaucoup de les avoir ainsi, biensûre M.Zemmour est de droite (voir d’extrême droite) et ne représente pas les média. Quand je vois la polémique qu’on provoqué ses propos et ceux d’Ortefeu, je suis content de vivre en france.