Mardi 22 mai 2012
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Frapper sa femme avec le Coran 1/2

Il ne sera pas question de discuter du fait de savoir s’il l’on a le droit ou non, fût-il “coranique”, de frapper sa femme, pas même une femme mais bien « sa » femme, comme d’autres bastonnent leur âne. Qui commet cela, ou y songe, n’a sûrement pas besoin d’une légitimation “légale”, et il y aurait une indécence plus grande encore à en débattre : « Sheikh, l’islam permet-il à l’homme de frapper sa femme ? » Un musulman pourrait-il à ce point être dénué de sens moral, d’éthique, qu’il en vienne à se demander si sa religion, Dieu, son Prophète, son Livre, aient pu l’autoriser à frapper « sa » femme, une femme. Un musulman serait-il un coeur mort pour un esprit sec, un être sans conscience.

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Peut-on frapper sa femme avec
le Coran ? Telle est la question que nous avions formulée qui, pour ne pas
être élégante, avait tout du moins le mérite d’être explicite ; ce que la
morale réprouve, le Coran l’aurait-il autorisé ? L’on entend déjà qu’une
autorisation n’est pas un droit, qu’à circonstances exceptionnelles, moyen
exceptionnel. Il y a celles et ceux de bonne volonté qui demandent ce qu’il
faut faire d’un tel verset, doit-on l’oublier ou l’amputer du texte ?
Certaines et certains, également, ne peuvent supporter que le divin assomme les
femmes sous la force de l’homme. Mais aussi les donneurs de leçons qui,
saisissant le bâton, nous l’assènent, et d’autres, goguenards, citant “in
texto”
le Coran : « Frappe ta femme tous les vendredis car si tu ne
sais pas pourquoi, elle, elle le sait »
, dixit mon voisin de souche.

Si tant est que la misère
ordinaire n’ y aurait point suffi, que le dos n’ait ployé sous la charge, l’âme
sous l’amertume débordée, qu’alors la récente actualité franco-américaine nous
aurait rappelé les tréfonds du problème et de l’âme, les rapports entre la
prédation, le discours et la morale, l’homme et les femmes.

Si une chose est universelle
c’est bien la sourde souffrance de l’autre ; quelque soit le ciel, les
larmes ont le même goût, salé et amer. 

Il ne sera pas question de
discuter du fait de savoir s’il l’on a le droit ou non, fût-il “coranique”, de
frapper sa femme, pas même une femme mais bien « sa » femme, comme
d’autres bastonnent leur âne. Qui commet cela, ou y songe, n’a sûrement pas
besoin d’une légitimation “légale”, et il y aurait une indécence plus grande
encore à en débattre : « Sheikh, l’islam permet-il à l’homme de
frapper sa femme ?
 » Un musulman pourrait-il à ce point être
dénué de sens moral, d’éthique, qu’il en vienne à se demander si sa religion,
Dieu, son Prophète, son Livre, aient pu l’autoriser à frapper « sa »
femme, une femme. Un musulman serait-il un coeur mort pour un esprit sec, un
être sans conscience.

Ceci étant clairement
précisé, demeure à la question pour nous un intérêt autre et, aux articles
précédents, nous avions évoqué la hiérarchie Coran, Sunna, Sharia,
les rapports de cohérence et de priorité devant les régir. Au dernier, nous
avons spécifié une approche rationnelle face à une Sunna qui contredisait le
Coran à partir d’un cas concret : l’égalité des hommes & des femmes.
L’ensemble, Coran, Sunna, Sharia, c’est-à-dire l’islam, ne peut être probant
que si le Coran, pilier principal de l’édifice, est lui-même cohérent, s’il ne
comporte aucune contradiction : “ Ne méditent-ils donc pas le
Coran ? S’il avait été d’un autre que Dieu ils y trouveraient de
nombreuses contradictions.” S4.V82.

Ainsi, logiquement encore,
nous avions postulé que si deux énoncés coraniques semblent se contredire c’est
que : soit nous n’en comprenons pas un des deux, soit les deux.

Illustrant doublement notre propos, un verset
coranique est tristement célèbre, on peut y lire en une traduction standard
l’enchaînement suivant :

“ Les hommes ont autorité style=';'>[qawwâmûna]
sur les femmes, en raison des faveurs que Dieu accorde à ceux-là sur celles-ci,
et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens.

Les femmes vertueuses sont
obéissantes à leur mari [ style=''>qânitât], et protègent ce qui doit être protégé, pendant
l’absence de leur époux, avec la protection de Dieu.

Et quant à celles dont vous
craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits
et frappez-les [ style=''>wa-d style=''>ribûhunna].

Si elles arrivent à vous obéir,
alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Dieu est certes, Haut et
Grand ! ” S4.V35.

Si le texte ainsi produit pourrait paraître un peu
confus, il n’en ressort pas moins, et peut-être à dessein, un triptyque précis
 :

- 
Les hommes ont autorité sur les femmes.

- 
Les femmes vertueuses sont celles qui obéissent à leur mari.

- 
Si elles désobéissent, frappez-les.

Or, nous avons précédemment
montré que le Coran atteste explicitement de l’égalité plénière entre l’homme
et la femme selon au moins sept niveaux d’égalité que nous rappelons : 1-
Egalité ontologique, 2- Egalité de valeur, 3- Egalité en la foi, 4- Egalité en
religion, 5- Egalité spirituelle, 6- Egalité en la réciprocité, 7- Egalité en
société. class=MsoEndnoteReference> style=''>[i]

A l’analyse, cette égalité
présuppose l’équité, la réciprocité, et la complémentarité.

Comment donc concevoir que le Coran puisse à maintes
reprises prôner un tel idéal de justice et d’humanisme éclairé et cautionner
par ailleurs un
pater familias style=';'> que chacun, mais pas chacune,
pourra nuancer selon ses besoins : du paternalisme au sexisme, du
patriarcal au machiste, du phallocentrisme au sexisme misogyne ?

Rigoureusement, il se pourrait alors que nous nous
soyons trompé en notre analyse égalitaire et ayons interprété le Coran en
fonction de nos présupposés personnels. Rigoureusement, cela ne peut être le
cas, les versets traitant de cet important problème sont nombreux, redondants,
explicites, et à aucun moment nous n’avons eu recours à un quelconque procédé
d’interprétation. Ces versets sont au sens premier et obvie limpides et ne
nécessitent qu’une lecture directe.

Rigoureusement, face à ce premier constat, seule la
deuxième hypothèse logique persiste : nous ne lisons pas correctement,
c’est-à-dire nous ne comprenons pas, le sens apparent de
S4.V34 style=';'>.

• Première
affirmation : Les hommes ont autorité [qawwâmûna]
sur les
femmes.

La racine verbale qâma
signifie principalement se lever, être droit, se dresser, surgir,
s’immobiliser, occuper une place, se charger d’une affaire,
devoir faire, s’occuper de, savoir faire, soutenir.
Le pluriel qawwâmûna qui en découle est une forme intensive du participe
actif qâ’im lequel a pour sens connu : qui est debout, qui
s’occupe de quelque chose
, qui est constant et responsable.
Le champ lexical est homogène et la forme qawwâm, plus extensive et
protectrice, fait qu’il n’ y a aucune difficulté à comprendre en ce
verset : « Les hommes assument les femmes  ».
La suite immédiate est explicative : « à raison de ceux que
Dieu les avantages
(avantager et non pas faveurs pour le
verbe faddala) les uns les autres et de ce
qu’ils dépensent de leurs biens
. »

Cette traduction est
littérale et le sens en est apparent : il est tout simplement demandé aux
hommes d’assumer matériellement le couple (plus largement peut-être les femmes)
du fait qu’ils ont généralement plus de moyens à y consacrer. On note qu’il ne
s’agit pas dans la formulation d’un ordre mais d’un constat : lorsque
telle est la situation sociale alors vous vous devez moralement de le faire. 

Cette lecture directe non
interprétative maintient la cohérence coranique.

L’on peut alors légitimement se demander comment l’on
a donc pu traduire, c’est-à-dire valider le sens de
style=''>qawwâmûna par : « avoir autorité sur style=';'> ». Les exégètes classiques ont
fortement pesé sur le texte et l’ont surinvesti d’une gamme fleurie de
commentaires où l’homme est réputé être “supérieur” à la femme, concept dans
l’ordre des choses et de l’évidence selon eux.

Cette induction de sens, assenée en boucle sur des
siècles, permet aux lecteurs et aux traducteurs inattentifs ou aimablement
conscients de leur masculinité de “lire”
qawwâmûna style=';'> comme signifiant «  style=''>avoir autorité sur style=';'> ». La lecture n’est point un
phénomène objectif mais orienté et « celui
qui a autorité sur
 »
ce dit en arabe « 
qâ’im bi style=';'> » et non pas «  style=''>qâ’im ‘alâ » comme le porte expressément le texte coranique. La
confusion puise là ses intimes mécanismes et, alors même que « 
style=''>qawwâmûna ‘alâ-n-nisâ’i  style=';'> » ne peut que signifier « les
hommes assument les femmes
 »,
le sens voulu par le discours prégnant l’oblitère et impose ce que les hommes
ont pensé :
« les hommes ont
autorité sur les femmes
 ». 

Cet exemple montre sans peine que les mots clef du
Coran peuvent servir aisément de caution aux points de vue de certains types de
société indépendamment du Message coranique textuellement transmis. Le
« sens » du Coran a donc une histoire qu’il nous faudrait savoir
envisager.

• Deuxième affirmation : Les femmes vertueuses sont
obéissantes [ style=''>qânitâtà leur mari.

Ici le mécanisme est différent. C’est le terme style=''>qânitât qui est commenté ou traduit par «  style=''>obéissantes à leur mari style=';'> ». La racine verbale style=''>qanata est homogène et non polysémique, elle évoque le fait de style=''>se résigner à la volonté de Dieu style=';'>, de style=''>prier abondamment, d’adorer
Dieu sincèrement
,
avec
grande dévotion style=';'>, être style=''>dévot et au féminin dévotes style=';'>, qânitat.

Citons S39.V9 où l’on note l’emploi masculin de style=''>qânitun  ; serait-ce un homme obéissant à sa femme qui serait ainsi
loué ! De même en
S66.V12 Marie est qualifiée de qânitât style=';'>, serait-ce qu’elle était
obéissante à son mari ! 

Nonobstant, cela n’a nullement gêné les commentateurs
principaux ayant bien voulu là comprendre et nous faire comprendre que
l’obéissance due à Dieu devait être ici synonyme de l’obéissance due au
mari ! Normalement, un arabe, ou un pauvre arabophone, ne peut commettre
la confusion, c’est donc bien que nous ne lisons pas le Coran mais bien plutôt
ce que les hommes, ici les exégètes ou les ulémas, en disent. Les traducteurs
qui leur ont servilement ou volontairement emboîté le pas ont eu deux options :
ajouter « 
à leur mari style=';'> » dans le texte, comme en la
version que nous avons suivi, ou les mettre entre parenthèses : «  style=''>les femmes vertueuses sont obéissantes (à leur mari) style=';'> » ce qui est plus élégant
mais tout aussi tristement mensonger. 

Il convient donc de lire et comprendre ces mots comme
signifiant sans aucune difficulté : « 
Les femmes vertueuses
sont dévouées à Dieu.
 »

Le glissement sémantique opérant de style=''>obéir à Dieu vers obéir à son
mari
est en lui seul
parfaitement symptomatique du mal qui a rongé la formation de l’islam
historique et continue à ronger nos cœurs et nos esprits ; encore une fois le
sens du Coran à une histoire. 

• Troisième
affirmation :
Si elles désobéissent, frappez-les [wa-dribûhunna].

L’on aura compris que lorsque par interprétation
forcée et dévoiement du texte l’on avait comme première proposition : « 
style=''>les hommes ont autorité sur les femmes style=';'> » et comme deuxième «  style=''>les femmes vertueuses sont obéissantes à leur mari style=';'> » il n’ y avait rien
d’étrange ou de discordant à ce que ce verset puisse autoriser l’homme à
corriger la désobéissante, la récalcitrante à l’ordre voulu par Dieu. Ce
verset, sans aucun doute, était alors en lui-même cohérent. Il était toutefois
en contradiction avec les principes d’égalité coranique et nous verrons en
infra comment cela a été résolu classiquement.

Mais, à présent que nous avons rétabli la continuité
de sens, la problématique apparaît double :

1- Persiste l’opposition d’avec le Message coranique,
opposition qui de notre point de vue est inadmissible et impose une révision de
sens.

2- S’ajoute une difficulté interne au verset. En
effet, comment l’homme qui n’a comme prérogative que de subvenir honnêtement
aux besoins de son épouse pourrait-il avoir conséquemment le droit de la
frapper ? Le paternalisme bon ton, mais à vrai dire la volonté
patriarcale, le pouvait seul justifier. 

Nous serions donc en droit et, plus encore, en
obligation à partir de ce simple constat de nous interroger sur le sens de
l’ordre coranique
wa-dribûhunna style=';'>qui, comme chacun sait, signifie
malgré tout et apparemment selon l’avis unanime et courant frappez-les style=';'>.

Afin que de parvenir à résoudre cette double
difficulté et l’argumenter solidment nous poursuivrons l’analyse selon trois
axes distincts :

1 – Analyser l’appareil exégétique dont on a chargé
ce verset afin d’en forcer le sens.

2 – Analyser le texte et les contextes.

Ces deux études critiques devraient permettre
d’étayer d’autres hypothèses de sens.

3 – Analyser les possibilités linguistiques de
résolution d’une égalité semblant indiscutable, puisque pour mémoire
style=''>wa-dribûhunna est composé de idribû style=';'>, l’impératif pluriel du verbe style=''> daraba, style=''>frapper, style=';'>et de style=''>hunna le pronom elles style=';'>, construction signifiant donc style=''>frappez-les.

Pour des raisons de format uniquement, les deux premières
démarches concluront cet article, la troisième et dernière sera l’objet du
prochain, à Dieu plaise.

ÉTUDE CRITIQUE

Point 1  :
L’induction de sens classique a été ci-dessus analysée et invalidée. Il
apparaît littéralement que :

a) Ce verset n’indique pas que les hommes ont
autorité sur les femmes.

b) Il indique sans équivoque que la piété n’est point
d’obéir aux époux mais à Dieu.

c) Le Coran plaide explicitement pour une parfaite
égalité de droit et de considération entre les hommes et les femmes. 

Rien ne permet par conséquent de supposer et
d’admettre selon cette cohérence coranique que l’homme ait un quelconque droit à frapper son épouse.

Point 2  :
Il a été fourni une preuve à la thèse officielle : Cette « 
style=''>circonstance de révélation  style=';'> » est fort connue, elle est
rapporté par Tabari, Ibn Kathîr, Al Qurtubî, Al Baghawî, Az-Zamakhsharî,
As-Suyûtî, Al Alûsî, et d’autres : « Une
femme que son mari avait giflée vint s’en plaindre au Prophète qui ordonna le
talion
[al qisâs].
Alors Dieu révéla : « 
Les hommes ont “autorité” sur les
femmes…
 » Certaines
versions ajoutent, pour que l’on comprenne mieux, ce commentaire du
Prophète :
« J’ai voulu une
chose mais Dieu en a voulu une autre et ce que Dieu décide est meilleur
style=';'>. »

Fort heureusement, ce propos n’est pas un hadîth mais
une mise en scène exégétique qui, même lorsqu’elle est attribué à l’Imam ‘Ali,
reste apocryphe. 

Nous devrions donc à la seule vigilance des
spécialistes du Hadîth de ne pas avoir à souffrir un tel amas de contrevérités.
Curieusement, nous pourrions noter que ce récit imaginaire a été inspiré par le
concept de réciprocité directement issu du discours coranique sur l’égalité
entre les hommes et les femmes ! En réalité, ces procédés de contrefaçons officielles sont autant d’aveux d’une volonté déterminée à imposer au Coran ce que l’homme pense. Cette pseudo anecdote n’est en rien anodine, tout l’univers patriarcal des musulmans y pèse. Au passage, l’on notera que pour le besoin de la
cause nôtre le Prophète est même désavoué par
Dieu de son statut d’interprète juste de la Révélation !

Point 3 :
Il est connu et authentifié dans le Hadîth comme dans les Sîra que le Prophète n’a jamais frappé une dame. Selon un hadîth authentifié rapporté par Ibn Hibbân il aurait expressément interdit cela :
لا تضربوا
إماء الله
lang=AR-SA style=''> style=';'>«  style=''>Ne frappez pas les Servantes de Dieu. style=';'> » De même cette parole : style=''> « Quiconque gifle son esclave ou le frappe son
expiation sera de l’affranchir », hadîth rapporté entre autres par Muslim. Comment aurait-il
pu donc frapper ou accepter que l’on frappe sa propre épouse ? Mais,
surtout, comment imaginer qu’il pourrait en être autrement du modèle
prophétique, de l’Aimé qui vit en nos cœurs. Ce faisant, nous noterons que la
Sunna du Prophète est ici conforme à l’esprit d’égalité et de respect que le
Coran insuffle.

style=''>Point 4  style=';'> : Il est connu, et rapporté par Al Bukhârî, Muslim et
d’autres, que le Prophète lorsqu’il eut à faire front à des difficultés avec
ses épouses, ce qui est la thématique formulée en notre verset : « 
Et
quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous
d’elles dans leurs lits et frappez-les
[wa-dribûhunna style=';'>] », ne régla pas au final le
conflit en les frappant. Mais, il se retira un mois durant jusqu’à ce que le
temps faisant, la situation se dédramatisa d’elle-même, sage comportement de
fine psychologie. Aurait-il désobéi au Coran ? Ou bien était-ce avant la
révélation de S4.V34 ?
Il y a bien un terme où la raison devient irraison.

Point 5 :
Pose problème la présence d’un hadîth en multiples variantes où le Prophète
autorise l’homme à frapper sa femme en réponse à la question : Quels
sont les droits de la femme sur son époux ?
 « Que tu la nourrisses comme tu te nourris, l’habille comme tu t’habilles, que tu ne la frappes pas au visage, ne l’insulte pas, et ne
l’expulse pas de la maison. » class=MsoEndnoteReference> style=''>[ii]
,
charmantes attentions
et « hadîth » régulièrement versés au dossier mais en totale
contradiction avec ses autres propos et le message coranique. A vrai dire, en
l’esprit de ceux qui colportent ce type d’affirmation cela n’est pas en soi en
contradiction avec l’interdiction de frapper précédemment énoncée par le
Prophète, il suffit de frapper plus bas que le visage... Ajoutons que les
spécialistes ont noté que le premier rapporteur de ce hadîth, Muâwyya al Qushayri,
n’est pas fiable. L’objectif visé par la mention d’un tel propos par les
commentateurs et de préparer l’acceptation des affirmations du point 7.

Point 6  :
Selon la logique de l’énoncé « 
Et quant à celles dont vous
craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leur lit et
frappez-les
 » l’on
discerne une pédagogie progressive qui, si elle n’aboutit pas, imposerait que
l’on frappe la dissidente. Mais, en ce cas, pour que cela ait la moindre chance
d’être efficace, il nous faudrait admettre qu’il s’agirait alors de frapper fort
afin de contraindre l’épouse et d’obtenir par la force ce que l’on n’avait pu
réussir par le dialogue. Bien sûr, ceci majorerait d’autant plus l’incohérence
coranique et le Prophète aurait alors prononcé cette belle maxime rapportée par
Muslim :
« Dieu est miséricordieux
et aime la clémence, Il accorde par la mansuétude ce que la force ne peut
obtenir »
comme une
déclaration en totale opposition d’avec notre verset, contradiction sur
contradiction. 

Point 7 : Ce problème semble avoir été perçu par les commentateurs qui ont quasi unanimement admis que le « frappez-les » ne pouvait que signifier : frappez-les “ doucettement”. Pour cette délicate opération l’on fait intervenir principalement Abdullâh ibn Abbâs « l’interprète du Coran » qui explique que le coup doit être un darb ghayr mubarrih, un coup non violent. D’autres variantes précisent que l’on se doit de ne pas briser d’os répandre le sang ou laisser de traces.

Concrètement, il est conseillé d’utiliser à cette fin, par exemple, une petite baguette tel un siwâk, objet fétiche qui comme chacun sait peut aussi servir de brosse à dents. Il est assez triste d’avoir à nous réjouir pour Ibn Abbâs et les femmes que l’ensemble de ces propos soit infondé hadistiquement. Il serait plus gênant encore de retrouver ce même conseil technique « frappez-les d’un coup non violent » dans le discours que le Prophète est censé nous avoir légué en son dernier pèlerinage. Il nous suffira peut-être, même s’il parait difficile de perdre ce poignant témoignage, de savoir que ce « discours » est une construction a posteriori et hétéroclite introduite dans les Sîra, biographies de Muhammad, mais qu’il ne figure pas en les recueils de hadîths. Celles qui le veulent peuvent relire les quelques lignes que le Prophète y aurait consacré au sort des femmes, un concentré patriarcal et machiste non édulcoré… cf. Le Prophète aurait-il donc déclaré être « le meilleur envers les femmes » parce qu’il se contentait de les frapper sans leur briser les os !!

Ceci étant, pour les exégètes, en ces concepts où l’horreur le dispute à l’absurde, ce n’est point le sort des femmes qui est visé mais le rétablissement de la cohérence coranique. Ce point de vue n’a été forgé et validé par les commentateurs que du fait qu’il permet de justifier ce type de culture face à l’égalité théorique défendue par ailleurs par le Coran, comme si on atténuait la contradiction en atténuant l’intensité de la frappe…

Point 8 : Toute chose à sa logique et, comme précédemment, si l’on admet que le sens voulu ici par le Coran serait de frapper légèrement sa femme avec un siwâk alors une telle manœuvre aurait du être tenté initialement et non point lorsque la négociation et le refus de lit ont échoué ; que pourrait là un coup de brosse à dents sinon ridiculiser son propriétaire !

Point 9 : Pourquoi ne pas avoir utilisé l’option joker, l’abrogation ? En effet, cela aurait permis de résoudre par élimination la contradiction entre ce verset et ceux prônant égalité, réciprocité, respect, entre les hommes et les femmes. Le fait est remarquable ; il aurait pourtant suffit de déclarer que notre v34 abrogeait tous les versets « égalitaires », comme le « verset du sabre » abroge selon une majorité de ulémas plus de cinquante versets de paix et de tolérance. L’on aurait pu aussi proclamer l’inverse. L’on aurait pu aussi abroger ce verset par le suivant : “ Ô Croyants ! [...] ayez un comportement correct envers vos épouses. Il se peut que vous éprouviez de l’aversion envers elles alors qu’en réalité Dieu a placé un grand bien en cela.” S4.V19.

Ceci illustre parfaitement l’arbitraire de la fiction abrogative, nous l’avons largement démontré.i Mais ici, à l’évidence, si l’on n’a pas commis cela c’est bien que l’on voulait conserver la prérogative, l’avantage, que le Coran semblait conférer à la gent masculine, quitte à accepter de ne frapper que bas et pas trop violement.

Point 10 : Selon notre traduction standard, l’homme n’aurait ce droit que pour « celles dont vous craignez la désobéissance… » Le terme clef nuchûz, que certains ont aussi traduit sans guère de raison linguistique par infidélité, signifie tout autant désobéissance, rébellion, brutalité, animosité, indocilité, énervement, discorde, hostilité, offense, querelle. L’indécision de ce champ lexical est problématique ; comment donner l’ordre de frapper une femme sans que l’on sache précisément en quel cas ? Frapper pour rébellion ne relève pas de la même légitimité que frapper pour énervement ou querelle ! Une décision aussi grave que de frapper son épouse peut-elle s’accommoder d’un tel flou terminologique, ou la pédagogie divine serait-elle de mater la rébellion féminine par la force… ?

Point 11 : En réalité, il n’existe aucun propos ou hadîth authentifié permettant de savoir comment frapper, à quelle intensité et en quelles limites, selon ce verset, les informations traditionnelles données sont purement spéculatives. De même, nous ne savons pas en quelles conditions cela nous serait rendu obligatoire, pour quelle nature de fautes commises ? Incertitude pour le moins problématique que l’on ait la main plus leste que l’esprit ou non.

Point 12 : L’on aura observé que, a proprement lire, il ne s’agirait pas d’une autorisation donnée : « il vous est permis en certain cas de frapper les femmes » mais qu’en réalité, littéralement, le verbe est sans conteste à l’impératif, il s’agirait donc d’un ordre. En une stratégie à trois temps : 1- Sermon. 2- Eloignement conjugal (ou enferment dans la chambre selon certains). 3- En cas de résistance ordre est alors donné de la frapper. Argument ultime, non négociable…

Point 13  : Le verset 35 dit ceci : “ Et si vous craignez le désaccord entre les deux faites alors appel à un arbitre de la famille de l’époux et un de la famille de l’épouse. Si le couple souhaite au fond la réconciliation, Dieu rétablira l’entente entre eux…” S4.V35. Ceci consiste en fait à la quatrième étape envisagée en cas de conflit dans le couple. Il nous faudrait donc admettre qu’il soit ordonné à l’étape 3 de frapper sa femme et qu’ensuite, si le désaccord persistait, que l’on fasse appel à une régulation extérieure. Ou bien l’on considère que les coups sont un remède devant précéder la négociation, auquel cas il est plus logique de frapper fort pour calmer toute velléité, ou bien frapper doucement ne pourra qu’amener le désaccord et donc provoquer ce que l’on cherche à éviter. Dans les deux cas l’énoncé de v35 s’inscrit à faux.

CONCLUSION

Nous aurons d’ors et déjà pu établir deux vols exégétiques essentiels :

« Les hommes assument les femmes » versus « les hommes ont autorité sur les femmes. » et « Les femmes vertueuses sont dévouées à Dieu » versus « les femmes vertueuses sont obéissantes à leur mari ».

Cette rectification, rigoureusement argumentée, permet de conserver la cohérence du Coran quant à l’égalité parfaite entre les hommes et les femmes et le respect total qui en découle. De même, elle invalide sérieusement la thèse de l’homme coraniquement autorisé à frapper les insoumises.
De plus, ce rapide survol des difficultés soulevées par la compréhension « classique » de notre verset met en évidence un réseau inextricable de contradictions de niveaux divers. En un premier temps, ceci nous permet de prendre conscience, voire en obtenir certitude, du fait que ce verset ne peut signifier conséquemment que les hommes aient reçu ordre de la part de Dieu de frapper leur épouse quand celle-ci s’oppose à eux. Le Coran ne peut avoir défendu avec clarté et en maints versets l’égalité absolue et la réciprocité de traitement et de considération entre les hommes et les femmes et avoir d’un autre coté soutenu et cautionné un comportement totalement en opposition avec la noblesse de son propos principal.

Une analyse objective met donc en évidence les points de blocage et les limites rationnelles de la « lecture » “frappez-les” et doit nous interpeller logiquement. Il n’y a qu’une seule solution possible à cette équation à termes multiples : ce verset ne peut signifier cela, le Coran, d’une façon ou d’une autre, ne peut avoir ordonné de frapper les femmes en cas de conflit conjugal.

Ceci étant, et là réside la difficulté restante, le verbe daraba en un tel contexte ne semble pouvoir signifier que frapper. Nous verrons donc au prochain article, plaise à Dieu, quelles solutions rationnelles et sémantiques apporter afin de rétablir en ce verset et sur l’ensemble du propos coranique la cohérence rompue artificiellement par une lecture culturelle imprimée par les hommes au Coran et à leur propre bénéfice.

.



name="_edn1" title=""> class=MsoEndnoteReference>[i] lang=EN-US dir=RTL> Cf. Egalité des hommes &
des femmes 2.

class=MsoEndnoteReference> lang=EN-US style='font-size:10.0pt;'>[ii] dir=RTL> Hadîth
rapporté par Abû Dâwud, Ibn Hanbal.

name="_edn3" title=""> class=MsoEndnoteReference>[iii] lang=EN-US dir=RTL> Cf. notre article « Point
de contrainte en religion. 2 – Réfutation de l’abrogation ; Un colosse aux
pieds d’argile.
 »

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Commentaires

X
0 points

salam
dr merci pour cet démonstration ,mais ou sont nos érudit ? pour s aligner .

X
0 points

démonstration de très haut niveau

X
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Les musulmans d’occident et d’ailleurs connaissent cette thèse réformiste, fondée sur la linguistique arabe. Comment se fait-il que des traductions les plus contemporaines du Coran en français n’en tiennent pas compte ?

Le Dr. Al-’Ajamî explique très bien ce phénomène. La volonté de Dieu est différente de celle des hommes français y compris.

La traduction de Muhammad Asad en anglais cette fois y est fidèle. Sa traduction française sera bientôt, si Dieu veut, à notre disposition.

Merci encore, Dr. Al-’Ajamî pour cet article incontournable, une occasion rêvée de dialogue entre la gent féminine et masculine.

Amitiés.

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Si le Coran doit guider notre conduite, commençons par les délits de droit commun , l’hypocrisie la méchanceté et le reste. Quand tous ces obstacles seront levés, on verra s’il faut ou non agir avec brutalité envers sa femme. Il suffira de se conformer à l’attitude du Prophète Muhammed (slls) qui n’a jamais levé sa main sur une femme ou enfant. Par ailleurs, le Coran n’est pas une arme blanche.

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El hamdullilah. Dieu ne peut pas être injuste. J’ai toujours pensé que les hommes ne pouvaient exiger la vertu chez les femmes qu’à la condition qu’ils la possédassent eux-mêmes. L’homme vertueux ne peut se comporter avec les femmes que de la façon qui convient, islamiquement parlant.

Merci au Dr. El’Adjami de le démontrer.

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Salam aleykoum Dr ’Ajami
Le v34 S4 est tellement interressant qu’il pousse ses lecteurs à douter et à se poser maintes questions. Une chose me parait simple dans cette partie du verset. Dieu dit :"quant à celles dont vous craignez la désobeissance, exortez-les, eloignez les dans vos lit, et frappez les". Une tendance existante dans n’importe quelle société a été inversé. Au lieu du tryptique frapper-bouder-dialoguer Dieu a voulu dialoguer-bouder-frapper. Mais comme on n’est sensé jamais frapper après avoir bouder, alors frapper dans ce cas devient inutile puisqu’illogique et insensé. Si on a compris cela, on aura plus alors besoin de se demander si ce verset est sexiste ou sadique à l’egard des femmes, ou tout simplement contre les femmes.
Cela dit, il reste le debut du verset à mieux clarifier, “ Les hommes ont autorité [qawwâmûna] sur les femmes, en raison des faveurs que Dieu accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens." De quelles faveur s’agit-il de la droiture morale, de l’intelligence, de la force physique, de la force morale de la richesse etc.. ? mais si l’homme par rapport à tout cela était le contraire de sa femme, cela voudrait-il dire que c’est aux femmes d’assumer leurs maris ? Quand Dieu dans ce verset dit "en raison de" faut-il entendre "dans la mesure où" ?
Merci pour vos eclaircissement !
Salam aleykoum.

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"le sens du Coran à une histoire."

Essentiel, ce travail d’analyse concernant l’impact de la culture sur l’interprétation des Textes.

Je me souviens bien comment, très peu de temps après avoir fais le choix de devenir musulmane, j’ai été littéralement "frappée" par la lecture de ce verset 4, 34, dans une traduction achetée sur un stand de marché.

Troublant dilemme.

Alors que tout , jusqu’alors, me conduisait à penser l’islam comme une voie d’émancipation, de connaissance, d’harmonie, de paix : ces mots et leur charge potentielle de sujétion, d’oppression, de violence m’ont beaucoup troublé.

Et si je m’en était tenue aux notes de bas de page dudit ouvrage ou au discours, copieusement fourni en hadiths, du vendredi à la mosquée locale, je crois bien que j’aurais eu du mal à retrouver la paix du cŒur..

Heureusement qu’il y a aussi les Asma Lambaret, M.Asad, J. Berque, Eva de V. Meyerovitch, T.Ramadan, Al Ajâmî, L. Ahmed, A. Schimmel..etc..etc.. pour jetter quelques grains de contradiction dans les rouages bien huilés de cette interprétation patriarcale érigée en institution intouchable.

Salam

n.b :

Jacques Berque, dans son "Essai de traduction", transcrit ainsi le verset 34, s. 4 :

"Les hommes assument les femmes à raison de ce dont Dieu les avantage sur elles et de ce dont ils font dépense sur leurs propres biens. Réciproquement, les bonnes épouses sont dévotieuseset gardent dans l’absence, ce que Dieu sauvegarde. Celles de qui vous craignez l’insoumission, faites-leur la morale, désertez leur couche, corrigez-les. Mais une fois ramenées à l’obéissance, ne leur cherchez pas prétexte."

Notes : v.34 : "Assumer", sous entendre "la protection, les besoins des femmes"."Gardiennes dans l’absence" ; traduction minimale, on peut comprendre aussi : "Gardiennes du mystère", des rapports du couple, sous le signe de lois non écrites, sauvegardées par Dieu. Une lecture plus insistante de la partie de la sourate relative aux femmes est donc possible ; elle ferait grand cas de ce segment, comme aussi du v.21.

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Si l’interprétation du Dr Al’Ajami est la bonne comment se fait-il qu’aucun ouléma, qu’aucune école de fiqh ne l’ait pas fait sienne pendant 1400 ans ?
Le Coran s’autodécrit comme texte clair. Il est clair (c’est-à-dire sans ambiguïté) que le Coran interdit la consommation d’alcool. Il est beaucoup moins évident que le verset 4:34 ne veut pas dire ce qu’il dit clairement !

L’affirmation de l’égalité ontologique de l’homme et de la femme dans l’islam est une affirmation récente, à une célèbre exception près. Averroès prônait cette égalite (d’après sa lecture de la République de Platon plutôt que d’après sa lecture du Coran) mais la pensée d’Averroes n’a pas eu la moindre influence sur la pensée islamique.

L’égalité ontologique homme/femme ne pourrait être prônée aujourd’hui sans la montée du féminisme en Occident. Autrement dit, la pensée islamique contemporaine sur cette question est tributaire de la pensée non-islamique.

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salamoualaykoum oua rahmatoullahi oua taala oua barakatouh

l’être humain est naturellement violent, d’ailleurs beaucoup de musulmans et non musulmans qui n’ont jamais lu le Saint Coran battent leurs femmes jusqu’à la mort parfois. Arrêtez S.V.P de mettre cette violence gratuite faite aux femmes sur le dos du Saint Coran c’est-à-dire d’ALLAH tout puissant qui n’est que Miséricorde pour son serviteur

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Fouad a dit :

“ De quelles faveur s’agit-il de la droiture morale, de l’intelligence, de la force physique, de la force morale de la richesse etc.. ? mais si l’homme par rapport à tout cela était le contraire de sa femme, cela voudrait-il dire que c’est aux femmes d’assumer leurs maris ?”

Question très pertinente, surtout au niveau financier, lorsque l’on considère qu’aujourd’hui dans de nombreux couples, le mari est sans emploi et la femme assume la charge financière du ménage.

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Bonjour,

Entièrement d’accord avec Hayat, et je partage la même expérience : retrouver "la paix du coeur" au milieu des discours vides d’amour et de sens qui s’échangent sur les bancs de la" communauté musulmane" aurait été difficile pour moi sans la réflexion ouverte menée par certains/es érudits au coeur pur...Même si rien n’est jamais gagné et qu’il reste encore à réfléchir et à réfléchir et à réfléchir je ne peux m’empêcher de dire : OUF !!!!

Et ce sera le mot de la fin pour moi !

salam

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Paix à vous tous

très cher frère Al Ajami , merci encore et toujours pour le souci que vous avez de défendre l’esprit du Coran et de le libérer des carcans handicapants forgés à travers les siècles par plusieurs facteurs qui parfois se conjuguent

1°) la superficialité de l’approche
2°) la subjectivité érigée en grille d’interprétation
3°) la méconnaissance du contexte
4°) l’ignorance partielle de la langue et de ses subtilités
5°) le souci de rester dans les normes tracées par l’épée du Prince

Tout cela nous a privés nous autres musulmans de l’universalité de nos textes et de leur aspiration à rendre les habitants de la terre meilleurs en leur donnant un modèle de piété envers Dieu, de droiture envers son prochain et de galanterie envers les femmes , précieuses parce que porteuses de la dimension du ’’ghayb’’ dans leur chair même et leur façon d’être .

’’Rahim’’ , (matrice) n’est-il pas un prolongement même de l’attribut Sacré de Dieu par lequel la Révélation coranique est dépêchée et qui est celui de la miséricorde.
Que serait ce monde sans la féminité-miséricorde inscrite dans les chromosomes de cette moitié à défendre et à assumer comme la ruche assume la reine. Non pas que je veuille enfermer la femme dans un rôle procréateur au sens restreint du terme mais dans le sens que toute femme est une mère symbolique , une matrice de douceur et de don de soi par nature ; un antithèse de la Jahilya tant réprouvée, faite de sang et de haine.
Je parle donc de la ’’féminitude’’ qui s’exprime entre autres lorsque la femme enfante mais pas seulement.
Pour cela la merveilleuse langue arabe ne définit pas forcément la ’’mère’’ ’’ oumm’’ comme une mère biologique ’’ mais bien comme celle qui se prend soin et qui fait don de son amour à un enfant.
Celle qui enfante un corps s’appelle ’’ walida’’.
Pour cela fatima zohra (ra)était surnommée ’’oummou abiha’’ ’’la mère de son père’’ et le Prophète (sws) disait de oum aymane,( l’esclave qui avait pris soin de lui et l’avait nourri) ; ’’ c’est ma mère après ma mère’’ et le Prophète ’’ oummyoune’’ est un Prophète (sws)qui a la tendresse d’une mère pour sa oumma ( encore un oumm).
Comment peut-on trouver excuse à frapper des femmes à l’ombre d’une révélation qui ne fait que les sublimer et louer leur aptitudes à être spirituellement proches de l’occulte. ’’حافضات للغيب’’

je voudrais pour finir ajouter que dans ’’tanwir al mouminate’’ écrit par mon père dans l’esprit même que défend notre cher docteur à propos de ’’ بما فضل االه بعضهم على بعض’’ l’un des ba’d est attribué aux femmes et l’autre aux hommes . Le fait d’être assumée notamment matériellement pas le mari comme étant un droit sacré est quand même un avantage important si l’on veut vaquer à aimer profondément son bébé et à s’en occuper durant les premières années. Bien sûr , une société avancée pourrait palier à ce genre de partage des tâches en mettant au diapason la politique économique ! A l’heure de la crise, il serait indécent de proposer des solutions sociales utopiques . En attendant ,l’option du chômage est plus plausible.
L’avantage qu’en retire les hommes c’est d’avoir la ’’ daraja’’ spirituelle du don en Dieu et de la nafaka ; ce qui équivaut pour un croyant en une vie dernière un énorme avantage spirituel.
Le secret en fait c’est cet équilibre entre le temporel et le spirituel . Ce qui manque terriblement à notre perception actuelle.
Dès que l’on fait du Coran un vulgaire registre de droits, d’obligations et de punitions sans ce sens donné par la progression spirituelle, bonjour la violence, le machisme et le despotisme.

merci encore une fois à notre excellent docteur Al ajami.

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Au risque de jouer encore le mec qui veut faire chier son monde. Je trouve le thème de cet article lamentable et symptomatique des maux des musulmans aujourd’hui.

Pendant que les élites auto proclamée décident de notre avenir en parlant d’économie, systèmes politiques, système monétaire....nous continuons à discuter du faite de "tabasser sa femme"....ou pas

Bref, pas étonnant que le peuple élu continue de diriger l’humanité.
Je vous propose un prochain article sur les outils "sharia’a complaint" pour tabasser sa femme...c’est encore plus structurant.

Salam à tous

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Tout cela est très philosophique et rassurant pour les tenants de la religion. Mais lorsqu’on oublie les textes, que va dire une femme qui est battue par son mari qui se fiche complètement du contenu des textes ?

Peut-être peut-elle, à notre époque et ici, gagner sa vie. Peut-être peut-elle gagner plus que son mari ? Ce qui va poser des problèmes de fierté et d’identité masculines.

Ne faudrait-il pas rafraîchir ce qui a été écrit il ya quatorze siècles, dans un tout autre contexte ?

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A certaines qui mettent en avant le chômage du mari pour valoriser son épouse, je ne pense pas que cela soit sage. Réduire la valeur de l’homme à son emploi, c’est de mauvaise augure pour l’esclavage qui nous guette.
Un réponse du même niveau serait aussi : la femme n’a pas à travailler au milieu d’hommes et de femmes obsédés, vulgaires souvent, intolérants quant à sa religion presque toujours...
Arrêtez de taper sur celui qui subit déjà la discrimination et la vindicte populaire dans ce pays. S’il doit rentrer chez lui et retrouver une épouse arrogante de par son emploi, qu’il divorce. Allah lui pardonnera inch’allah.

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En réponse à Roberto:Contrairement à ce que vous prétendez l’égalité ontologique de l’homme et de la femme est clairement affirmée à travers de nombreux versets .Et,aux cours des âges de nombreux maîtres ,tels que ibn ’Arabi,Rûmi,Iqbal etc,l’ont affirmée.Il y a déjà dix ans de celà,dans un petit ouvrage"l’islam ma religion"je citais ces auteurs en même temps que nombre de ces versets qui ont toujours été pour moi si explicites.Je suis d’autant plus heureuse de lire l’écrit du dr Al ’Ajamî qui en plus de son érudition et de sa connaissance de la langue arabe a le cœur d’un vrai musulman.Mille fois merci !Que Dieu vous bénisse tous,ceux de ma chère communauté spirituelle !A propos d’Ibn ’Arabi et du verbe de Seth,quelqu’un pourrait-il m’apporter un commentaire sur ce qu’il écrit à propos du dernier né du genre humain qui naîtra avec sa sœur,mais après elle et aura la tête aux pieds de sa sœur ?As salam alaykum.Layla al Muslima.

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Salâm,

J’apprécie la démarche scientifique du Dr. Al ’Ajami. Ceci dit, j’aimerais ajouter que le Coran utilise moins souvent le verbe daraba pour désigner le coup à proprement parler que "baTacha" ou "wakaza" ("wa idhâ baTachtoum baTachtoum jabbârîne" / "fawakazahou Moussa faqaDâ ’alayh" / "(...)an yabTicha billadhî houwa ’adouwwoun lahouma" / "inna baTcha rabbika lachadîd"). L’emploi du premier est souvent équivoque, donc "ouvert" à une lecture contextualisée... J’attends la partie 2. Par ailleurs , cela ne m’empêche nullement de réfléchir à des sujets plus "préoccupants"(sans vouloir réduire la gravité de celui-ci) comme la révolte des peuples, pour répondre au franc-tireur...

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Salam Alleykum,

le mot : ضَرَبَ peut avoir plusieurs sens comme : s’éloigner, quitter,séparer,proposer,imposer prévenir etc...
Le mari doit premièrement exorter sa femme en cas d’insubordination de cette dernière.
Ensuite si le mari décide l’éloignement dans le lit conjugal un délai d’attente de quatre mois s’imposerait par rapport à ce verset :
Pour ceux qui font le serment de se priver de leur femmes, il y a un délai d’attente de quatre mois. Et s’ils reviennent (de leur serment) celui-ci sera annulé, car Dieu est certes Pardonneur et Miséricordieux !(s2v226)

Mais si nous nous interessons à la suite du verset :

Mais s’ils se décident au divorce, (celui-ci devient exécutoire) car Dieu est certes Audient et Omniscient. (s2v227)

Nous pouvons nous rendre compte dans ce verset qu’après le délai d’attente des quatres mois, si la situation ne s’est pas améliorée le divorce peut être prononcé,

et là le mot : ضَرَبَ n’est pas présent, donc par analogie et ceci n’est que mon opinion le mot : ضَرَبَ dans (s4v34) peut vouloir dire dans le contexte :

  •  proposer le divorce à la femme

    ce n’est pas forcement un coup, mais plutôt la frapper d’un divorce révocable.

    Allah(swt) est le plus savant

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    Salam Salah-Eddine,

    J’imagine que c’est à mon intervention que vous réagissez.

    Je pense que vous la lisez de façon un peu biaisée :

    Je ne réduis pas l’homme à sa dimension économique. J’évoque simplement celle ci comme un domaine parmi d’autres dans lequel on observe de profondes évolutions. J’aurais pu également aborder la monoparentalité, la baisse du taux de natalité, la structure familiale "nucléaire", les ménages recomposés, les niveaux d’éducation hommes/femmes.. autant de mutations sociales qui conditionnent forcément le rapport entre les sexes.

    Ces changements ne nous poussent-ils pas,hommes, femmes, de fait, à faire un effort pour repenser notre relation conjugale de manière à trouver, dans notre contexte, un fonctionnement épanouissant ?

    Pour ma part, il ne s’agit donc absolument pas de "taper sur celui qui subit déjà la discrimination", ni de couvrir de gloriole la femme qui "se lève tôt" (comme dirait l’autre) pour rabaisser l’homme, forcément minable, qui pointe aux ASSEDICS ; ce qui serait un contre sens complet par rapport au modèle relationnel vers lequel notre religion nous invite : réciprocité, affection, écoute mutuelle, respect, soutien, entraide dans la voie spirituelle.

    « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a déposé entre vous de l’amour et de la miséricorde. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. » (Sourate 30, Ar-Rûm, verset 21).

    Sincères salutations.

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    Roberto,
    Vous posez des questions intéressantes. Il s’agit bien de saisir la différence entre deux interprétations qui se contredisent.

    Si vous affirmez que l’une vient de l’orient et l’autre de l’occident, vous n’avez guère avancé. L’erreur est humaine qu’elle soit occidentale ou orientale. Que voulons-nous ? sinon lire le Coran sans oublier que beaucoup de lecteurs se trompent et se sont trompés.

    La méthode du Dr. Al-’Ajamî nous propose des moyens de décider par nous-mêmes, analysant des termes arabes bien authentifiés. Chacun d’eux a un sens mais en rapport avec l’ensemble du Coran.

    Ce n’est pas parce qu’une majorité de lecteurs ont épousé une mauvaise interprétation qu’ils ont raison !

    Ils avaient certes des raisons "trop humaines". Les contradicteurs aussi qu’ils soient d’ailleurs d’orient ou d’occident.

    Si nous voulons aller plus loin, évitons cette partition puisque la contradiction existe partout dans le monde.

    Lisons ensemble le Coran arabe et sans peur puisqu’il s’agit de la Parole de Dieu qui dénonce d’une manière chaque fois nouvelle des injustices encore inaperçues.

    N’est-il pas vrai qu’un homme est jaloux de son autorité plus que de sa responsabilité vis-à-vis de sa femme et qu’il préférerait qu’elle se soumette à lui plutôt qu’à Dieu ? (je ne dirai rien du droit qu’il se donnerait de la battre !)

    Que dit le Coran ?

    Que tout être humain a des capacités pour exercer des responsabilités y compris au service des femmes.
    Que l’être masculin n’est pas un intermédiaire entre Dieu et l’être féminin
    Que Dieu aime tout autant les hommes que les femmes et qu’Il les invite à gérer leur agressivité sans nuire à leurs frères humains (ni à leurs soeurs ...

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    "Le fait d’être assumée notamment matériellement pas le mari comme étant un droit sacré est quand même un avantage important si l’on veut vaquer à aimer profondément son bébé et à s’en occuper durant les premières années"

    Permettez chère Nadia que je vous empreinte cette phrase pleine de sagesse à l’endroit du génie "sans la réflexion ouverte menée par certains/es érudits au coeur pur" !

    Je n’en ai jamais douté .

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    Bien visé, bien tiré, bien vu "Franc-tireur" ! Faux problème, et quand même il y aurait problème « frapper sa femme avec le Coran », il y a aussi « frapper sa femme avec la torah » et « frapper sa femme avec le talmud » et « avec la Bible » et avec n’importe quel livre confessionnel. Focaliser sur l’Islam, sur une question pareille, relève d’un sentiment d’infériorité face à l’islamophobie régnante. Enfin, cette question ne mérite guère une "étude" si "scientifique" qui ne convaincra personne ou presque. Il suffit de lire la aya 44 de la sourah 38 (Saad) pour se convaincre que ni ALLAH ni son Prophète Muhammad ni aucun des Prophètes d’Allah n’ont ordonné ou permis à un mari de frapper sa femme ni à un homme musulman de frapper un être vivant, un animal, alors que dire de l’humain. Le docteur ne s’est point penché sur l’autre cas celui où la femme frappe son mari. Alors, dépassons ces pseudo-explications et ce scientisme infecte. Sortons de ce cercle vide infernal qui broie le vide.

    Le premier devoir d’un état qui se dit musulman est de sauvegarder la dignité de l’être. La brutalité et la violence se combattent par la culture, l’exemple et la loi. L’Islam est fait pour celà n’en déplaise aux sombres idéologies wahhabite, shiite, salafiste, hadithiste et autres déviationnistes.

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    Triste de voir censurer mon commentaire principal, qui était pourtant "modéré à priori"... ça rejoint de manière amusante l’expression des anti-islam : "l’islam modéré" lol.

    Donc il n’y a de voix populaire ici que pour les gens amoureusement dans la ligne éditoriale... Un peu comme chez TF1 ou Le Figaro...

    Triste aussi de lire des gens applaudir leurs fantasmes plutôt que la vérité. Dissocier dès le départ Islam et morale est clairement une aberration qui sème le doute sur la suite. Et pour en rester là, car je dois aller recueillir le dévouement de mon épouse, et cet article me décourage dans la lecture plus loin :

    Une épouse peut-elle être dévouée à Dieu sans être nécessairement dévouée à son mari (mari supposé digne si vous voulez) ?

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    "En étudiant les différentes productions en matière juridique et les différentes fatâwâ présentéees (..) à travers le monde majoritairement musulman(..), on s’aperçoit d’un décalage impressionant entre le rappel des normes et l’insistance sur le rôle des femmes et leurs devoirs à l’intérieur des familles d’une part, et l’état actuel des familles avec les crises, les tensions, les divorces, la violence, et tant et tant de souffrances tues et contenues, d’autre part.

    Si le rappel des normes peut formellement rassurer, l’étude des situation réelles, vécues, concrètes, quotidiennes, produit l’effet exactement inverse et ne peut qu’ébranler les certitudes et remettre en cause les propos lisses, simplistes et convenus sur l’idéal de la famille. La crise est profonde et le malaise, très largement répandu au sein des familles musulmanes d’Orient et d’Occident.

    Rappeler les normes, les devoirs et les droits de façon littéraliste - et hors de toute considération du réel- peut permettre de s’aveugler, mais cela ne résoud aucun des problèmes auxquels font face les couples et les familles musulmanes aujourd’hui.

    Si, de surcroit, on insiste sur la seule responsabilité des femmes pour résoudre les problèmes des familles (qui seraient dus, selon certains ’ulamâ’ qu’à la seule négligence des femmes et à leur "modernisation"), alors nous avons la preuve que l’on n’a pas pris la mesure des crises, et surtout des transformations sociales naturelles, qui exigent de revenir aux sources scripturaires.

    Il est question, somme toute, de penser une application respectueuse des finalités supérieures et qui se donne les moyens concrets de réformer les choses pour le meilleur. Que l’on vive en Afrique ou en Asie, aux Etats Unis ou en Europe, constituer une famille équilibrée , harmonieuse et résistante aux crises des personnalités et du temps exige des efforts permanents ; il s’agit d’une lutte, d’un jihâd, qui ne se gagne pas à coup d’injonctions normatives mais en s’appuyant sur une compréhension profonde des finalités du couple, de la parentalité et de l’amour."

    Tariq Ramadan

    La Réforme Radicale
    ETHIQUE ET LIBERATION

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    Salam

  •  Il est vraiment dommage que ce texte ne reste pas sur la première page pour pouvoir apporter une démonstration bien fournie. Mais bon, c’est comme ça.
  •  Il est difficile de lire votre démonstration tant le ton exalté - et visiblement exaltant pour d’autres - empêche la concentration. Du coup, on a l’impression parfois que vous vous adressez plus à nos sentiments d’indignation qu’à la méditation. Et ce n’est pas la première fois.
  •  Qânitât = la base de ce terme est l’obéissance continue. Comme le qunût dans le witr dans la veillée. Ce terme signifie conceptuelle-ment l’obéissance à leurs maris de façon continue dans ce qu’Allah leur a ordonné en matière de responsabilité à l’égard de leur mari. J’insiste, cette obéissance est codifiée par Dieu, et non pas par les hommes.
  •  Et il y a bcp de points que vous présentez comme novateurs se trouvent déjà dans bcp de commentaires du Coran (cf. al-qawwâma). Ce qui laisse croire chez ceux qui ne savent pas que tous les théologiens sont dans le mensonge. Pourtant il y a controverse sur cette question. Je pense qu’il faut faire attention à la forme.
  •  Je trouve aussi votre manière hâtive de juger que le sens d’un verset est en contradiction avec d’autres. C’est dû à mon sens soit au manque de méditation soit à la méconnaissance de la raison d’être de la Législation divine (c’est d’ailleurs ce qui a poussé d’autres à abroger à tort une bonne partie du Coran), raison d’être souvent inaccessible à notre entendement.
  •  Pour preuve, il n’appartient pas à l’être humain de manière générale d’agir sous l’effet de ses sentiments, souvent infondés par nature :

    "Il se peut que vous éprouviez de l’aversion envers elles alors qu’en réalité Dieu a placé un grand bien en cela."

    والله العالم بحقائق أحكامه

    PS : Je vous prie de m’excuser de ne pas pouvoir proposer une démonstration à la hauteur de votre générosité, le fonctionnement du site ne s’y prête pas.

    Salam

    Al-’Arabi

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    Cher Rachid,

    Si nous partons de questions simples, si nous nous interrogeons sur le dévouement de la femme vis-à-vis de ses enfants et de son époux, nous sommes dans la réalité.

    La bonne question porte aussi sur la morale de l’entreprise. Qui va exiger ce dévouement, est-ce bien un avantage pour elle ? En-a-t-elle la force ? Que dit son contrat de mariage ?

    Le dévouement serait-il à sens unique et voulu comme tel par Dieu ?

    Si une femme réagit et refuse les sacrifices qui lui sont imposés, a-t-elle tort ? Va-t-on répéter, Dieu l’a voulu ?

    Une concertation est nécessaire à propos du triangle mère, père, enfants. Personne ne doit être sacrifié au service des autres, personne ne doit recevoir des coups !

    Chacun souffre, un mari d’être trompé ou déshonoré par sa femme (cf.4,34...), une femme par son époux, un enfant d’être battu. La véritable tromperie provient de celui ou de celle qui renonce à réfléchir par soi-même et à prendre ses propres décisions.

    Les divorces qui se multiplient pourraient bien exprimer la mesure d’avantages réciproques mal garantis. L’esprit du sacrifice est d’un autre ordre ?

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    @ al ’arabî : ce n’est pas la première fois que vous intervenez avec un pseudo que l’on sent opposé à un autre pseudo "al ajamî", mais il me semble que vous ayez perdu votre ancien titre de professeur... Quoiqu’il en soi une critique de qualité cela se note mais, malgré votre ton feutré, l’on sent la passion et la rage et elle infère sur l’objectivité de votre jugement. Tout d’abord vous vous en prenez à l’homme qui serait exalté et non méditatif ce qui serait au détriment de son travail intellectuel... chacun en jugera et on est libre d’aimer ou pas ce qui me semble essentiel dans la démarche que nous propose le Dr c’est une argumentation claire et honnête (et là vous insinuez qu’il dissimulerait certaines de ses sources pour se la jouer...)
    Votre reprise du sens de qanitât m’a donné envie de comparer les points de vues, le vôtre et celui de Al Ajami, et je suis désolé, dictionnaire classique à l’appui, mais vous prenez vos vessies pour des lanternes et nous servez en un suivisme décevant mais avec beaucoup d’aplomb la version officielle au détriment du sens réel du mot. Je pense que al Ajami a raison et a tapé là où ça fait mal, en-dessous de la ceinture : les musulmans hommes ne sont pas prêt à perdre leurs avantages,fussent-ils des intellectuels. Mes sœurs, bon courage.

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     @ Dr Al’Ajamî

    -Un Hadith authentifié et bien connu dit " Chaque siècle quelqu’un d’éclairé viendra vous revivifier votre religion ",

    -Vous êtes de ceux là et de loin le meilleur car je sens votre Amour pour Dieu et son livre sacré et comme beaucoup de gens ici ,je saisis votre érudition qui fera beaucoup de bien à la Oumma, Que Dieu vous protège,

    -Un autre Hadith place les savants utiles à leurs peuples au rang des Prophètes, un verset de la sourate ezzoumara dit "Sont ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?" et il terminent pour ceux qui réfléchissent !

    -"Pour ceux qui réfléchissent","les gens doués de savoir" sont occurents dans le Coran,comme le rappelle ici Hayat(que je salue) dans un autre verset

    -Le Savoir, l’Ijtihad, l’effort intellectuel dans la voie de Dieu comme vous le faites Cher Docteur Al’Ajamî, c’est cela notre salut,

    -Le Prophète Mohammed (saws) n’avait-il pas dit aux prisonniers de Razwat BADR ? "Que ceux qui veulent acheter leur liberté,ils peuvent le faire en apprenant aux Mouhajirounes ignorants à lire et à écrire" !

    - Les musulmans, nous souffrons de notre enfermement dans une clôture dogmatique opérée il y a plusieurs siècles par des souverains et des oulémas,

    -les raisons ?

    -Lilane bénard les explique à l’autre Rachid ,

    -Soeur Nadia Yassine que je salue également,résume bien les choses en disant :
    "très cher frère Al Ajami , merci encore et toujours pour le souci que vous avez de défendre l’esprit du Coran et de le libérer des carcans handicapants forgés à travers les siècles par plusieurs facteurs qui parfois se conjuguent....1°) la superficialité de l’approche 2°) la subjectivité érigée en grille d’interprétation 3°) la méconnaissance du contexte 4°) l’ignorance partielle de la langue et de ses subtilités 5°) le souci de rester dans les normes tracées par l’épée du Prince"

    -Pour le verbe DARABA,racine trilitère DRB,on peut l’appréhender autrement comme le suggère Gilles ici,sous votre controle bien-sûr,

    -Un Verset dont je ne me souviens pas du niveau dans la S2 dit : "Wa DARABA LANA MATALEN WA NASSIYA KHALQUEH, KALA MEN YAHYI EL ÎDAMA WA HIYA RAMIM"

    -Excusez la translittération de ce verset en caractère latin,mon clavier ne disposant pas de touches avec l’alphabet en caractères arabes,

    -Daraba lana matalen traduit littéralement donne "il nous a frappé d’un exemple", cela ne veut rien dire bien entendu, la langue arabe est riche en figure de rhétorique,et la traduction exacte est que Dieu avait illustré ses propos par un exemple,

    -et là je rejoins Gilles,"illustrer" c’est tout sauf frapper au sens où nous l’entendons, illustrer veut dire aussi : instruire, mettre en lumière,éclairer,enrichir, informer, faire valoir,...(et encore,cette liste de synonymie n’est pas exhaustive),

    -recherchons la traduction d’illustrer et ses synonymes ainsi que leur racine et nous trouverons certainement notre bonheur et les linguistes expliquent bien qu’à l’origine les humains parlaient le même langage et que par la suite comme le rapporte la légende il y a eu la confusion des langues à BABEL si bien que les gens ne se comprenaient plus d’où le terme bien connu de "BLABLA, BLABLA ?.."
    -oumma ,oum (en arabe), maman (en Français),mama(en italien)et en remontant aussi loin on retrouvera cette trace phonétique réduite ici à une consonne,la racine "M"

    -Le Prophète Sidna Mohammed(saws) n’a coupé la main d’aucun voleur, il n’a jamais levé sa main sur une femme,ses épouses, sa famille et les apôtres l’attestent.Tout dans sa sira disait le contraire de nombreux hadiths et des commentaires des exégèses sur le Coran,

    -n’est-il pas dit dans notre religion que le paradis se trouvait aux pieds de nos mamans ? quand d’autres nous présentent la femme comme un poison à l’origine de nos problèmes et ce avec l’appui de hadiths svp,

    -Le Prophète(saws)avait il frappé Aïcha dans l’affaire du collier perdu où on l’accusa d’adultère ? Non ,il a agi conformément à des versets qui recommandent en gros de prendre ses distances jusqu’à ce que les choses s’arrangent ou finissent par la séparation mais toujours sans violence,

    -Au Docteur Al-’Arabi,vous dites :"Ce qui laisse croire chez ceux qui ne savent pas que tous les théologiens sont dans le mensonge."

    -Bien-sûr que non, mais être honnête(même en science) n’atteste évidemment pas de l’érudition de quelqu’un et le problème avec nos théologiens c’est que depuis fort longtemps ils ont arrêté de réfléchir,ils se contentent de répéter les mêmes choses qu’ils ont apprisent et ainsi de suite, ostracisant parfois gravement tous ceux qui ne partagent pas le même point de vue sur une question bien précise,

    -Le Docteur Al’Ajami lui secoue le cocotier ce qui va permettre inchaâ ALLAH de séparer les fruits sains des fruits avariés ,

    - je souhaite et je prie pour cela que d’autres érudits le rejoignent dans sa noble entreprise,

    - Encore une fois Merci infiniment Cher Docteur et que Dieu vous protège !

    - Salam, rachidbis.

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    Mais non, je ne le déteste ps, ce qui est détestable c’est le ton irrespectueux envers ceux à qui il doit cette science, les théologiens. Matcho, patriarcal, mensonge, etc.

    Je connais le style des vrais savants, ils sont ouverts à la controverse, ce qui est moins le cas du Dr. J’attends de lui un peu plus d’objectivité. Bref.

    Salam

    Al-’Arabai

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    Barakaka allahou fik docteur Al´Ajami, vous m´avez frappé par votre clairvoyance, votre amour pour la vérité et pour votre honnêteté intellectuelle.
    A force de vous lire et relire, je garde des bleus dans l´âme, et ce n est pas pour autant que je vais porter plainte. J´ai toujours senti qu´il manque à la littérature et à la production intellectuelle islamique, le regard et le sens critique de la femme. Après tout n´est-elle pas la moitié de l´homme ? Et dans ce cas, tout ce qui est écrit ne le fut donc qu´à moitié...

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    Frapper sa femme avec le Coran est ce qui arrive quand le ’ilm s’attelle principalement à défendre une cause, plutôt qu’à en examiner une « réel » situation. Et c’est en ce sens que les "sentimentalistes" se sont montré incapables de dépasser les limites de ce qu’on appelle un « arc référentiel » immuable et hors de toute discussion (nature du Coran, droits de Dieu, sublimation des hadiths et des sahaba...). Est-ce cela l’esprit de la Révélation qui se veut le remède des "troubles du cœur" ??? J’en doute, et en cela j’admire le courage du Dr., qui a le mérite de s’attaquer à cette arc, et de ces armes qui lui sont propres : recours systématique à l’étymologie, à la structure grammaticale, aux procédés rhétoriques... Je pense aussi que là est la clé pour enfin stopper la coagulation mentale, symbolique des codes éthico-religieux qui faussent et appauvrissent la justice d’un travail législatif sain.

    Devant la gravité de certains actes, le silence est irresponsable et devient complicité !!!

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    "Lorsque les mots perdent leur sens, les Hommes (hommes et femmes !) perdent leur liberté."

    Confucius

    Et nous avons bel et bien affaire, ici, à une expérience religieuse (la Révélation) transmise (interprétée) à l’aide de mots (et, il est vrai, d’une faculté d’imagination hors pair) !

    X
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    Bonjour Layla et Liliane,

    Je ne conteste pas la très brillante analyse qu’on fait ici de versets "controversés". De toute façon mes maigres connaissance de la langue arabe ne me permettent pas de me prononcer là-dessus.

    Mais si le Coran se décrit comme texte clair, comment se fait-il que cette clarté ait attendu 1400 an pour être mis à jour ? Soit le Coran se contredit (ce n’est pas après tout un texte clair) soit une nouvelle interprétation, pour s’étayer, a comme présupposé nécessaire l’absence de clarté du Coran. C’est clair ( !) que la première position est théologiquement correcte et que la seconde relève de la bidaa

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    "La racine verbale qanata est homogène et non polysémique" dit le Dr. Al-’Ajami.

    C’est inextacte.

    Dans lissân al-’arab, on peut comprendre ceci (il n’y a pas moins de huit sens, à la lumière du Coran !) :

    ويَرِدُ بمعانٍ متعدِّدة :
    كالطاعةِ، والخُشوع، والصلاة، والدعاء، والعبادة، والقيام، وطول القيام،
    والسكوت

    Et bcp d’autres. Et l’auteur du livre a eu par ailleurs l’honnêteté de préciser la divergence linguistique quant à ce terme.

    Ailleurs, dans d’autres livres linguistiques, on dit aussi que la base du terme est l’obéissance sans désobéissance.

    On attribue aussi l’obéissance au mari à ibn ’abbas (à vérifier ?). Et dans bcp de commentaires, on reconnait que l’obéissance est d’abord à Allah et à son prophète (ç), ce qui n’est visiblement pas contradictoire avec l’obéissance au mari. Le machisme, le patriarcat et le mensonge dont vous parlez n’ont pas lieu d’être chez les exégètes.

    Je vous prie Dr al-’Ajami de rectifier vos erreurs.

    Salam

    Al-’Arabi

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    Salam Alleykum mon frère rachidbis

    Je te rejoins également sur ton analyse, le verbe DARABA est polysémique d’où la diversité de sens possible.
    Un avis dit que lorsque le mari entame la deuxième étape après l’exhortation c’est à dire l’éloignement dans le lit un délai d’attente de quatre mois est de rigueur, par rapport à (S2v226) puis si la situation ne s’est pas améliorée le divorce révocable peut être prononcé par rapport à (S2v227) donc par analogie le verbe DARABA présent dans (S4v34) prendrait comme sens "divorce révocable" "séparation".

    de plus nous savons que le Prophète(saws) à eu une mésentente passagère avec ses femmes. L’ordre Divin stipule qu’après l’éloignement le Prophète(saws) devait laisser le choix à ses femmes entre un divorce sans préjudice ou le maintient du mariage.

    Ô Prophète ! Dis à tes épouses : "Si c’est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez ! Je vous demanderai [les moyens] d’en jouir et vous libérerai [par un divorce] sans préjudice.

    Mais si c’est Dieu que vous voulez et Son messager ainsi que la Demeure dernière, Dieu a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense. (s73v28,29)

    Ceci entre dans le cadre d’une "proposition", un sens possible du verbe DARABA et nous savons que le Prophète(saws) n’a JAMAIS levé la main sur aucune de ses épouses.

    ‘‘Ne frappez jamais les servantes de Dieu (les femmes).

    ‘‘Ceux-ci (qui frappent leurs femmes) ne sont pas les meilleurs parmi vous."

    Allah(swt) est le plus savant.

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    suite,

    Les femmes sont priées d’être vertueuses à leur mari.

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    à al ’arabi.
    consulter un dictionnaire ne suffit pas, faut-il encore savoir en ordonner les propositions et ne pas confondre les sens qui sont postérieurs à la Révélation, et donc issus des développements que l’usage a induits, et les seuls sens que le verbe avait en arabe coranique. le Dr Al ajamî a d’ailleurs illustré cela en citant deux usages coraniques dont le sens reste bien être dévot et constant à Dieu. Maintenant, de vous à moi, chacun est libre de penser que sa femme lui doit obéissance, que cette obéissance est équivalente à celle de Dieu et qu’au final on comprend que le Prophète aurait pu conseiller à la pieuse créature soumise de se prosterner aux pieds de son mari, les pieds de l’homme ici valent bien ceux de Dieu... ! mais il vrai que je ne suis pas assez subtil pour comprendre la sharia et la science des ulama je me contenterais donc de penser que ma femme est en tout point mon égal même si je fais pas la vaisselle.

    Amicalement

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    M. al ’arabi : vous avez raison il faut savoir reconnaitre ses erreurs mais pas la supercherie. je constate que parmi les huit mots que vous avez écrit en arabe pour tromper le lecteur et faire plus savant aucun ne signifie "obeir à son mari" mais je note et traduit , obéissance, crainte pieuse, prière, invocation, etc.
    Si vous avez un problème avec les écrits du Dr al ajami au lieu de faire des coups bas pourquoi n’écrivez vous pas un article où vous nous expliquerez que Dieu a dit dans le Coran en ce verset que les hommes sont supérieurs aux femmes, que les femmes doivent être obéissantes à leur mari et que si elles leur cassent les pieds ils n’ont qu’à les frapper. Comment ça nous louangerons votre science ? pas de problème.
    mes amitiés à madame.

    Salam.

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    Anonyme,

    Oumma.com n’a pas voulu publier l’intégralité de mes commentaires, où figurent dans les dictionnaires les plus respectables "l’obéissance au mari".

    Évitez les arguments ad hominem. Moi aussi je considère que ma femme est mon égal. Et je suis plus soucieux que bcp de vulgaires féministes et sapeurs de valeurs familiales de ne pas être injuste envers ma femme que j’aime tant.

    Salam

    Al-’Arabi

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    Dans le meme sens que D. Al Ajami, la traductrice du Coran Laley Bakhtiar( ameicaine de père Iranien) :
    "
    Reverts 4:34 and “to beat” back to its original interpretation meaning “to go away”
    With the blessings of God, this is the first complete English translation of the Quran that uses the original meaning of “to beat” in 4:34 which was “to go away.” The translator gives three arguments for why this is so :

    1.The words “beat them” in 4:34 are a command, an imperative form of the verb. Yet the Prophet, peace and the mercy of God be upon him, never carried out this command. Even if one were to say that just because a word in the Quran is grammatically a command does not mean that the Prophet had to carry it out ; it means it is permissible for him to do or not to do. The retort : He chose not to do it. Therefore, whoever follows the Sunnah of the Prophet should also choose not to do it.
    2.The word interpreted as “to beat” for over 1400 years in the Islamic world has over 25 meanings. Why chose a meaning that goes against both the legal and moral principles of the Quran and the Sunnah of the Prophet ?
    3.The strongest argument for why the Arabic word does not mean “to beat” but rather means “to go away” is because interpreting the Arabic word as “to beat” contradicts another verse in the Quran. We start with a premise : Islam encourages marriage and while divorce is allowed, it is discouraged. The Prophet said : Marriage is half of faith. He also said : Divorce is deplorable.

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    @ ibn Arbi : "où figurent dans les dictionnaires les plus respectables "l’obéissance au mari"."

    Permettez nous d’en douter.

    on n’arrete pas de vous dire que c’est une lecture culturelle faites par des hommes ( et eventuellement des femmes) dans une société patriarcale et machiste dans laquelle le mâle a toujours predominé. Comme je l’ai toujours pensé, le Coran était en avance par rapport à toutes les sociétés. Enfin, 1400 ans apres , quelques uns commencent à le "lire" dans le bon sens

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    @Yasmina,

    Voici un extrait de Raghib alaçfahânî :

    ﴿واللائي تخافون نشوزهن﴾ ونشوز المرأة بغضها لزوجها ورفع نفسها عن طاعته وعينها عنه إلى غيره وبهذا النظر قال الشاعر : إذا جلست عند الامام كأنها * ترى رفقة من ساعة تستحيلها وعرق ناشز أي ناتئ.

    S’il vous plait oumma.com, laissez moi recommander le bien et blâmer le blâmable, c’est mon devoir, alors ne censurez pas. C’est fatiguant à la longue.

    Salam

    Al-’Arabi

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    Yasmina, voici dans lissânol’arab :

    ونَشَزَت المرأَةُ بزوجها وعلى زوجها تَنْشِزُ وتَنْشُز
    نُشُوزاً، وهي ناشِزٌ : ارتفعت عليه واستعصت عليه وأَبغضته وخرجت عن طاعته وفَرَكَتْه؛ قال : سَرَتْ تحتَ أَقْطاعٍ من اللَّيْلِ حَنَّتي لِخَمَّانِ بيتٍ، فَهْيَ لا شَكَّ ناشِزُ قال الله تعالى : واللاَّتي تخافُون نُشُوزَهُنَّ؛ نُشُوزُ المرأَة استعصاؤها على زوجها

    Alors qu’on reconnaisse au moins que les théologiens ont eu des fondements rationnels et objectifs.

    Le terme de patriarcat ne veut rien dire pour moi. La qawwama est à l’homme, est ce du patriarcat ?

    Je dois m’en aller. J’ai dit ce que j’avais à dire. Salam tout le monde.

    Al’arabi

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    Chers tous,
    Si nous reprenons l’article du Dr. Al-Ajamî, les mots sont analysés avec précision et l’erreur dénoncée sans ambage.

    Ce n’est qu’en prenant conscience d’une erreur que l’on peut la corriger.

    Si nous voulons saisir le raisonnement présent dans cet article, il est nécessaire d’envisager plusieurs hypothèses et de les mettre à l’épreuve.

    Al-’Ajamî part de 3 points traditionnels :

  •  Les hommes ont autorité sur les femmes.
  •  Les femmes vertueuses sont celles qui obéissent à leur mari.
  •  Si elles désobéissent, frappez-les.

    Ces 3 points nous interrogent :
    1/ en quoi les hommes auraient-ils l’autorité sur les femmes ?

    2/ Une femme vertueuse devrait-elle obéir à son mari

    3/ En cas d’irrespect, l’homme aurait-il le droit de frapper sa femme ?

    La question est celle de l’autorité, de l’obéissance et des moyens de répression.

    Les termes, des verbes conjugués, de [qawwâmûna], [qânitât]et [wa-dribûhunna] sont en question.
    [qawwâmûna] a bien pour sujet la gent masculine et ce verbe rend compte de sa relation avec la gent féminine. Muhammad Asad traduit : les hommes doivent prendre grand soin des femmes. Il s’agit moins d’un rapport hiérarchique que d’un service demandé, fonction de dons reçus de Dieu.
    [qânitât] a pour sujet la gent féminine. Elle doit se soumettre. Reste à savoir à qui ? La tradition répète que la femme devrait se soumettre à son mari. Telle est bien la question car aucun mot ne précise à son mari. Tout être humain, qu’il soit masculin ou féminin doit se soumettre à Dieu Seul ?
    [wa-dribûhunna] sera analysé dans l’article suivant.
    La question est bien celle de la relation homme-femme dans le couple. S’agit-il d’un rapport hiérarchique et plus précisément celle de la soumission. C’est une question . La lecture du Coran dans sa totalité nous donne des réponses claires. N’y trouvons-nous pas la démonstration, rappelée par le Dr. Al-‘Ajamî de l’égalité voulue par Dieu entre l’homme et la femme ?
    Des traductions semblent la contredire. N’est-il pas nécessaire de les corriger ?

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    As-salamou `alaykoum

  •  Je rejoins les personnes qui pensent que cet article ne touche pas à ce qui est essentiel pour les musulmans.
    Il eut été intéressant de se concentrer sur le couple en tant que cellule primaire de la société.
    Cela commence avec cette question de "qawwamoun", mais l’article se contente très du sujet la violence conjugale.
    Or, les personnes qui se permettent d’en tabasser d’autres ne sont sensibles ni aux évidences religieuses, ni aux analyses argumentées.
    Et ces personnes peuvent être des hommes ou des femmes, musulmans ou non.
  •  Je trouve que la base-même de l’argumentation contient une faiblesse. Il ne suffit pas d’affirmer la polysémie d’un terme ou nier celle d’un autre pour être cru sur parole. Il faut étayer ses dires d’arguments solides, à la manière des linguistes (ouvrages de références, etc.).
  •  L’article semble se baser uniquement sur le Coran, la langue arabe et sur une connaissance de la religion liée au bon sens et aux valeurs humaines. Qu’en est-il des traditions prophétiques ? Aucune n’est utilisée comme réel argument et les rares évoquées conduisent à des conclusions par trop télescopées.
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    Salamolakom,

    Forcément ton commentaire les rejoint car les comentaires qui ne les rejoint pas sont censurés.

    Eh oui mon frère !