Canada : le premier maire musulman élu à la tête d’une grande ville

Alors que la coloration de notre représentation nationale est désespérément monocolore, cadenassée par u

mercredi 20 octobre 2010

Alors que la coloration de notre représentation nationale est désespérément monocolore, cadenassée par un conservatisme politique peu enclin à faire sauter les verrous de l’uniformisation, le Canada n’a pas trébuché sur cette pierre d’achoppement, et a élu son premier maire musulman à la tête d’une grande ville.

Agé de 38 ans, Naheed Nenshi est un jeune universitaire musulman ismaélien, professeur de gestion d’organisations sans but lucratif au sein de l’université Mont Royal, qui vient de créer l’événement dans la ville de Calgary (Alberta), en s’installant dans le fauteuil de premier magistrat de la cité.

Fort d’une campagne en phase avec son temps, qui a surfé sur la vague porteuse des réseaux de socialisation phares, tels que Facebook, Twitter et Youtube, l’enseignant très affable et orateur convaincant a remporté tous les suffrages en n’ayant de cesse de critiquer le bilan de l’administration précédente, notamment sa gabegie financière, y compris pour la police municipale, tout en faisant de ses origines immigrées un atout, preuve éclatante que l’ascenseur social n’est pas en panne pour peu qu’on veuille bien le prendre...

Une victoire à marquer d’une pierre blanche à bien des égards, notamment pour avoir triomphé d’un vétéran conservateur de la politique municipale, et battu à plate couture une journaliste de télévision.

L’édile musulman qui présidera désormais aux destinées municipales de Calgary a été chaudement félicité par un Calgarien d’adoption, le Premier ministre Stephen Harper en personne, et par plusieurs ministres de son gouvernement conservateur.

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