ArabSat et NileSat dans la ligne de mire des parlementaires Américains

Les chaînes de télévision arabes devront recourir à l’autocensure si elles ne veulent pas être étiquet

lundi 18 janvier 2010

Les chaînes de télévision arabes devront recourir à l’autocensure si elles ne veulent pas être étiquettées de « terroristes » par la Chambre des représentants américains, déterminée à ne plus transiger avec une liberté de ton qui qualifie ou plutôt disqualifie la présence de ses troupes en Irak et en Afghanistan, en les traitant "d’occupants", ou pire encore "d’envahisseurs"...

Et quoi de plus dissuasif qu’une loi qui guettera le moindre faux pas, en vue de pénaliser les chaînes satellitaires arabes indociles, qui refuseraient de se plier à ce qui ressemble fort à une injonction de la première puissance mondiale !

Si en théorie, seuls les médias très militants sont sur la sellette, la décision politique américaine entretient sciemment une ambiguïté qui loge tout le monde à la même enseigne, dont les fournisseurs d’accès satellite tels que ArabSat et NileSat, qui sont à leur tour dans le collimateur de Washington.

Sauf à chanter les louanges de l’invasion américaine, en versant dans un angélisme laudatif à la gloire des bienfaiteurs d’Outre-Atlantique, il y a fort à parier qu’aucune chaîne arabe ne courbera l’échine au point de se subordonner au diktat de parlementaires sous influence, notamment du « lobby sioniste » comme l’affirme le directeur de la chaîne Al-Manar, Abdallah Kassir.

Au terme de la loi adoptée mardi dernier, l’homme fort de Washington, Barack Obama, devra rendre des comptes d’ici à six mois sur les « incitations à la violence anti-américaine au Moyen-Orient ».

Mais, le prix Nobel de la Paix céderait-t-il déjà le pas à un futur procureur intransigeant des médias arabes, cherchant à museler des vecteurs de communication dont le libre arbitre égratigne le mythe Obama ?

Publicité

commentaires