Algérie-Palestine

Comme aux Algériens hier, on refuse aux Palestiniens le droit à la liberté, on leur dénie leur existence m

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mardi 1 mars 2005

 

Il y a cinquante ans commençait la guerre d’Algérie, la guerre d’un peuple pour reconquérir sa liberté. Face à une des premières puissances militaires du monde, la cause de la justice et du droit a fini par triompher. Ce succès, le peuple algérien le doit d’abord à son courage. Il le doit aussi au très large mouvement d’opinion en France et dans le monde qui a fini par exprimer son refus de la guerre et de son cortège de tortures et de massacres, de haine et de mort.

 

Des Français ont dit « non » à cette guerre. Beaucoup ont payé cette attitude d’une longue privation de liberté. Notamment des réfractaires qui ont refusé de faire cette sale guerre. Ces Français ont accepté de vivre la marginalisation au sein de leur propre société pour défendre des principes universels de solidarité entre les peuples, de liberté, de droit des peuples à leur indépendance.

 

Il y a cinquante huit ans était créé l’Etat d’Israël. Cet événement a jeté sur les routes de l’exode des centaines de milliers de Palestiniens. Il s’est accompagné de massacres, de destructions de villages au fil de l’expansion israélienne qui a conduit à l‘établissement de cet Etat sur 78 % de la Palestine historique. Les 22 % restants ont été occupés après la « guerre des six jours », en juin 1967. Les Palestiniens ont pris leur parti de l’existence d’Israël et réclament de pouvoir édifier leur Etat sur ces 22 % de territoire, reconnaissant ainsi la souveraineté israélienne sur le reste de la Palestine pour toujours. C’est ce qu’Israël refuse aujourd’hui.

 

Par delà les différences de situation et de contexte, une même logique coloniale est à l’œuvre ! Comme aux Algériens hier, on refuse aux Palestiniens le droit à la liberté, on leur dénie leur existence même en tant que peuple, on emprisonne, on torture, on massacre.

Comme hier en France, des forces au sein même de la société israélienne proclament leur refus de cette situation. Comme leurs « aînés » réfractaires de la guerre d’Algérie, des centaines de refuzniks israéliens refusent d’endosser l’uniforme pour participer à la sale guerre que mène leur pays dans les territoires occupés. Des centaines d’intellectuels israéliens condamnent publiquement leur propre gouvernement.

 

Le gouvernement israélien d’union nationale, Travailliste et Likoud, Pérès et Sharon, évacue Gaza pour mieux tenir la Cisjordanie et Jérusalem. La construction du Mur continue. Les interventions terroristes de l’armée israélienne se poursuivent. Le vol de terres palestiniennes aussi.

Il ne peut y avoir de discussions de paix sérieuses et crédibles dans un tel contexte. Le peuple palestinien ne capitulera pas. Le droit international et l’opinion publique mondiale sont de son côté.

 

Le rapport de forces sur place est tellement disproportionné que, le peuple palestinien a besoin de l’aide internationale. Comme hier, la solidarité internationale doit s’exprimer.

 

Il est urgent que partout se lèvent les forces nécessaires pour imposer une paix juste au Proche-Orient. Cela est possible. Cela dépend de nous aussi, en France et partout dans le monde.

 

 

Action Citoyenne pour la Palestine (AFPS), Association des Combattants de la Cause Anticoloniale,

Collectif Palestine Banlieue Nord, Collectif France Palestine de Nanterre

 

 

 

 

 

Le courage de refuser

 

Des réfractaires de la guerre d’Algérie aux refuzniks israéliens

 

 

"Ma priorité a toujours été celle de la conscience intellectuelle plutôt que la conscience nationale ou tribale, malgré la solitude qu’un tel choix risque d’imposer."

Edward Saïd

 

Présentation

 

A l’occasion de l’initiative du 12 mars 2005 à Nanterre, « Algérie-Palestine, hier et aujourd’hui le même combat contre le colonialisme », sera projeté un film sur des refuzniks israéliens et des réfractaires de la guerre d’Algérie.

 

Il y a actuellement, en, Israël, près de 1600 réfractaires -communément appelés refuzniks- qui refusent de servir dans les territoires palestiniens occupés en 1967.

Pendant la guerre d’Algérie, ils ont été plusieurs dizaines de soldats, qui pour des raisons politiques, religieuses ou philosophiques ont refusé de porter les armes contre le peuple algérien.

 

Le film raconte le parcours et le cheminement personnel de 5 réfractaires de la guerre d’Algérie et de 3 refuzniks israéliens. Ils expliquent les raisons de leurs engagements, le processus qui les a amené à refuser et à désobéir ainsi que le prix qu’ils ont payé pour cela. Les intervenants donnent leurs témoignages et dénoncent dans les 2 situations des guerres coloniales et injustes. Leur engagement se fonde d’abord sur un « réflexe moral », et sur le refus de l’injustice, de l’oppression d’un peuple par un autre. Ils témoignent avec force et pédagogie que ces conflits sont politiques et non ethnique ou religieux.

Hier les réfractaires de la guerre d’Algérie ont contribué à ce qu’une amitié reste aujourd’hui possible entre français et algériens. Aujourd’hui, les refuzniks jettent un pont entre palestiniens et israéliens. Par leur geste, les refuzniks démontent les visions ethniques et religieuses du conflit et cassent la logique meurtrière de l’occupation qui mène inévitablement à la déshumanisation de l’autre. Ils permettent l’espoir d’une paix qui ne soit pas uniquement une fin de la guerre, ni une simple paix de séparation mais une paix de réconciliation aboutissant à un avenir commun.

A travers ces témoignages, le film raconte l’histoire de ceux qui construisent des ponts ... entre les peuples.

 

 

 

 

Algérie-Palestine

 

Hier et aujourd’hui le même combat contre le colonialisme

SAMEDI 12 MARS DE 14 H A 23 HEURES A LA SALLE DES CONGRES de NANTERRE

 

 

 

88 rue du 8 mai 1945 - RER Nanterre Ville, Université ou Préfecture

 

Musique avec Diwane de Bechar

 

Films, repas, expositions et vente de produits palestiniens

 

Avec la participation de :

Leila Shahid, Déléguée Générale de Palestine

 

Gisèle Halimi, avocate militante anti-colonialiste

 

Omar Somi, Union des Etudiants Palestiniens (GUPS)

 

Jean-Luc Einaudi - Henri Alleg - Simone de Bollardière

Alban Liechti - Jean Lagrave, réfractaires, contre la guerre d’Algérie

 

Gaï Elkhanan, Tamir Sorek refuzniks israéliens

 

Participation aux frais : 3 euros (hors repas), gratuit pour les enfants

 

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