La Femen tunisienne quitte le mouvement en dénonçant son islamophobie

La Femen tunisienne quitte le mouvement en dénonçant son islamophobie

Qui sont les scénographes et mécènes des Femen, ceux qui tirent les ficelles en toute impunité et financent généreusement cette farce féministe cynique, tyrannique et dégradante, dissimulant sous une nudité agressive des objectifs inavouables ?

La question, qui manifestement ne tourmente pas la République, au point de faire de la meneuse ukrainienne de la troupe, l’islamophobe notoire Inna Shevchenko au récent tweet accablant, la Marianne des timbres postaux (impensable !), se pose pourtant avec d’autant plus d’acuité que ce pitoyable théâtre de rue n’a jamais soulevé l’indignation de nos pasionaria du féminisme occidental, si promptes d’ordinaire à vampiriser les plateaux télé et les prétoires pour s’indigner avec force contre le port du voile ! Tout cela ne serait-il donc qu’une sinistre Tartufferie de plus sur la vaste scène islamophobe nationale et internationale, la fin justifiant les plus obscènes artifices ?

On ne s’attendait pas à ce que soit Amina Sbouï, la première Tunisienne à avoir revendiqué son appartenance aux Femen et à l’avoir prouvé en photos sur Facebook, qui mette à nu ses camarades « Topless » de manière aussi retentissante. La jeune femme de 19 ans a  en effet décidé de quitter le mouvement, en appuyant là où le bât blesse : "Je ne veux pas être dans un mouvement où il y a de l'argent douteux. Et si c'était Israël qui finançait? Je veux savoir. Et puis, je ne veux pas que mon nom soit associé à une organisation islamophobe", a-t-elle déclaré dans une interview au Huffington Post Maghreb.

Et de pousuivre en enfonçant le clou : "Je n’ai pas apprécié l’action où les filles criaient « Amina Akbar, Femen Akbar » devant l’ambassade de Tunisie en France, ou quand elles ont brûlé le drapeau du Tawhid devant la mosquée de Paris. Cela a touché beaucoup de musulmans et beaucoup de mes proches. Il faut respecter la religion de chacun", a-t-elle insisté.

Décrite comme atteinte de « troubles psychiatriques » par sa mère, la désormais ex-Femen tunisienne, remise en liberté début août après avoir passé deux mois derrière les barreaux pour avoir peint le mot "Femen" sur le muret d'un cimetière afin de dénoncer un rassemblement salafiste, semblait jouir de toutes ses facultés mentales lorsqu’elle a publiquement démystifié des agitatrices occidentales venues des bas-fonds et semeuses de chaos. Des scandaleuses à la solde d’intérêts supérieurs qui ont réussi le tour de force de ne jamais être inquiétées, la République ayant même touché le fond en honorant l'égérie islamophobe et fière de l’être du mouvement, une chose est certaine : la mauvaise farce des Femen est tout sauf féministe et n'augure rien de bon...

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