Londres : deux islamophobes condamnés à huit mois de prison pour avoir profané une mosquée et agressé des fidèles

Quand la sentence du tribunal de Londres a résonné dans l’enceinte du Blackfriars Crown Co

jeudi 3 novembre 2016

Londres : deux islamophobes condamnés à huit mois de prison pour avoir profané une mosquée et agressé des fidèles

Quand la sentence du tribunal de Londres a résonné dans l’enceinte du Blackfriars Crown Court, Piotr Czak-Zukowski (photo ci-dessus), 22 ans, et son comparse, Mateusz Pawlikowski, 28 ans - ces deux islamophobes enragés qui comparaissaient pour leur irruption fracassante dans la mosquée Al-Rahman début octobre, s’en prenant violemment à plusieurs fidèles, hurlant des propos orduriers, tout en dispersant nerveusement du lard sur le sol de la salle de prière - ne se sont pas demandés longtemps si leur peine d’emprisonnement était du lard ou du cochon…

Conduits derrière les barreaux pour y croupir pendant huit mois, au cours desquels ils auront tout loisir de méditer la portée de leur acte anti-musulmans et le trouble à l’ordre public, aggravé par des motivations religieuses, qui en a résulté, les deux sombres énergumènes, dont l’interpellation a été musclée, se sont heurtés de plein fouet à la tolérance zéro de leur juge envers les crimes de haine.

 Mateusz Pawlikowski

Parmi ceux qui ont applaudi des deux mains à ce verdict exemplaire, Tracey McMath, l’officier de police chargé de la sécurité communautaire dans le district londonien de Camden, s’est réjoui de cet épilogue judiciaire : « Les accusés ont montré un total mépris envers la religion musulmane en se rendant coupables d’une profanation inacceptable et d’une agression islamophobe d’une extrême férocité. Nous ne tolérons pas les crimes de haine, quels qu’ils soient. C'est bien que la justice ait décidé de faire un exemple ».

Et de poursuivre : « Je sais que cet incident a suscité un immense émoi au sein de la communauté musulmane. Je tiens à féliciter les victimes d'avoir eu le courage de parler et d’affronter leurs agresseurs. Le silence qui entoure les crimes de haine est encore trop pesant, il doit être impérativement brisé. Il est essentiel que nous soyons solidaires avec celles et ceux qui en sont les victimes toutes désignées, et que les coupables soient traduits en justice afin de payer pour leurs crimes odieux », a martelé Tracey McMath, heureux que la politique de la tolérance zéro s’applique aussi aux islamophobes dont les discours nationalistes et haineux arment le bras en toute impunité.

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