L’imam Chalghoumi ne veut pas voir sa fille « entourée que de Blacks et de Beurs »

Info Oumma. L’homme que Manuel Valls, le CRIF et la plupart des médias présentent comme un imam idéal a tenu des propos discriminants dans le Figaro. Révélations.

L’imam Chalghoumi ne veut pas voir sa fille « entourée que de Blacks et de Beurs »

« Il professe les préceptes du Coran à ses fidèles, mais ses cinq enfants sont scolarisés dans une école catholique car, dit-il avec une franchise désarmante, « quand on a vu sur sa première photo de classe, que ma fille n’était entourée que de Blacks et de Beurs, on s’est dit avec ma femme qu’elle ne devait pas rester dans cette école ». Incroyable mais vrai : ce commentaire singulier a été formulé par Hassen Chalghoumi, l’imam de Drancy régulièrement présenté par les autorités françaises et les éditorialistes comme un modèle de vertu républicaine.

Citation Chalgoumi

Le propos est extrait d’un article paru dans le Figaro du 3 mars et intitulé « Hassen Chalghoumi, un imam si parfait ». La journaliste Anne Fulda y dresse là un portrait particulièrement élogieux d’une figure pourtant marginale et décriée de l’islam de France.

Hassen Chalghoumi un imam si parfait

 

D’ordinaire, sitôt repéré, ce papier mis en ligne aurait été repris et abondamment commenté sur les réseaux sociaux. L’article est cependant passé inaperçu en raison de son accès réservé uniquement aux abonnés du quotidien parmi lesquels on retrouve, a priori, peu de détracteurs d’Hassen Chalghoumi.

La garde rapprochée de l’imam a vraisemblablement tenté d’atténuer la portée de ses propos. Le 5 mars, le responsable des comptes Facebook et Twitter d’Hassen Chalghoumi a publié un « droit de réponse » au portrait du Figaro. Chose cocasse, quelques jours après, et sans la moindre explication, ce rectificatif a été supprimé. Une hypothèse peut être avancée : apporter un démenti à telle ou telle déclaration présentée comme erronée constitue également le meilleur moyen de le propager maladroitement. Une personne proche d’Hassen Chalghoumi a probablement estimé que cet article, consultable uniquement par les abonnés du Figaro, n’allait pas attirer l’attention de ses opposants musulmans. Il s’agissait là d’un pari hasardeux qu’Oumma se devait aujourd’hui d’infirmer.

Un Schpountz overbooké

Hassen Chalghoumi est un homme occupé. Depuis plusieurs semaines, « l’imam des lumières » -comme le qualifie une journaliste de Libération anciennement conseillère culturelle à l’ambassade d’Israël- tente, tant bien que mal, d’occuper la scène médiatique. Florilège.

13/01/13 :discours-éclair  lors de la convention du CRIF dévolue à l’antisémitisme.

12/02/13 :passage en prime-time sur France 5 à l’occasion du « documentaire » de Caroline Fourest consacré aux « radicaux de l’islam ».

14/02/13 :sortie de son livre d’entretien avec David Pujadas.

18/02/13 :intervention véhémente, mensongère et calomnieuse à l’encontre d’Oumma sous les auspices de l’Assemblée nationale.

04/03/13 :invitation d’honneur par le B’naï Brith, organisation juive internationale et inconditionnellement solidaire de l’Etat d’Israël, en présence d’Aris Hauptshein, vice-président de la Région Ile-de-France.

Chalghoumi

10/03/13 :rencontre avec Shimon Peres, président israélien et acteur historique du programme nucléaire -illégal au regard du droit international- de Tel Aviv. Duplex en direct avec BFM TV.

11/03/13 :première commémoration des événements de Toulouse-Montauban sur I Télé et Europe 1 en compagnie de Mohamed Sifaoui

19/03/13 :dernière commémoration en compagnie du député-maire UMP Claude Goasguen, ancien militant du groupuscule d’extrême droite Occident, et de membres de la Ligue de défense juive comme l’atteste la seconde vidéo produite par Jewish News One.

http://youtu.be/W-0-uSqt-lU

20/03/13 :dîner du CRIF en compagnie de son ami Sammy Ghozlan, membre du comité directeur du CRIF et adhérent du B’naï Brith, et de Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime de l’affaire Merah.

 

03/04/13 :accueil d’une délégation d’imams israéliens, également reçus et célébrés par le CRIF. Leur but ? Venir « exposer aux musulmans de France leur quotidien en Israël » et leur faire savoir qu’ils sont des « citoyens israéliens heureux de profiter d’une liberté totale ».Contrairement aux imams de France, financièrement dépendants des dons privés, rappelons ici que ces hommes sont salariés par le gouvernement israélien.

04/04/13 :une scène incongrue s’est déroulée jeudi à l’ambassade d’Israël à Paris. Hassen Chalghoumi et ses homologues israéliens ont accepté d’être filmés par un employé de la résidence durant une prière. La vidéo a été mise en ligne hier soir et relayée aujourd’hui par le site israélien francophone Israël Cool. A la fin de cette séquence, on peut entendre Hassen Chalghoumi indiquer à l’ambassadeur Yossi Gal que leur prière à Dieu était adressée en sa faveur.

En ce vendredi 5 avril, ces hommes doivent tous se retrouver à la mosquée de Drancy avant de dîner ensemble sur place. Nul doute que Sammy Ghozlan sera dans les parages. Décoré par Brice Hortefeux  et désormais proche de Manuel Valls, cet ultra-sioniste qui se présente comme un « commissaire de police honoraire » a joué un rôle-clé dans l’ascension médiatique de son camarade originaire de Tunisie. Le 6 février, lors d’une interview accordée à Michel Zerbib de Radio J, Sammy Ghozlan a confessé incidemment avoir été à l’origine -dès 2006- de la « Conférence des imams de France », une organisation fantoche dirigée par Hassen Chalghoumi.

Faisons un jeu et imaginons la chose suivante : par un beau matin, un membre de la direction du Conseil français du culte musulman, militant de l’UOIF et ouvertement proche de l’organisation mondiale des Frères musulmans, déciderait de constituer discrètement une « Conférence des rabbins de France » pour contre-balancer, dans l’opinion publique, le discours pro-Likoud du CRIF. Ses membres seraient alors régulièrement envoyés en Israël et dans les territoires palestiniens pour lutter contre la montée de l’islamophobie et appeler à la fin de l’occupation. Enfin, cerise sur la gâteau : son président, un jeune rabbin charismatique, rédigerait également un livre d’entretien avec un journaliste vedette pour mettre en garde le citoyen contre la montée, en France comme en Israël, du sionisme radical. Léger bémol : il n’est pas tout à fait certain que Manuel Valls et Caroline Fourest, entre autres figures médiatiques, puissent encenser un tel personnage.

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Auteur : Hicham Hamza

Journaliste

hhamza@oumma.com

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