Un prédicateur égyptien légitime le harcèlement sexuel et le viol des femmes, place Tahrir

Dangereux pousse-au-crime, la misogynie viscérale qui enflamme le prédicateur égyptien salafiste, Mahmoud Ahmad Abdallah, plus connu sous le nom d'Abou Islam, dépasse l’entendement tant son aversion pathologique des femmes confine à l’irrationnel.

Un prédicateur égyptien légitime le harcèlement sexuel et le viol des femmes, place Tahrir

Dangereux pousse-au-crime, la misogynie viscérale qui enflamme le prédicateur égyptien salafiste, Mahmoud Ahmad Abdallah, plus connu sous le nom d'Abou Islam, dépasse l’entendement tant son aversion pathologique des femmes confine à l’irrationnel.

Alors que le fléau du harcèlement sexuel dans les lieux et transports publics gangrène le pays et considère les femmes comme des proies toutes désignées, ce prêcheur fanatique, qui est à la tête de la chaîne de télévision privée « Al-Ummah », a justifié sur la chaîne Al-Arabiya les attouchements sexuels, et pire encore, les viols des manifestantes sur la célèbre place Tahrir en diabolisant ces dernières outrageusement.

Livrées à la vindicte sur le petit écran et sur le Net (la vidéo ayant été publiée en ligne mercredi dernier),  les Egyptiennes de la place Tahrir subissent un procès en sorcellerie par celui qui s'est érigé en censeur et grand Inquisiteur, se voyant qualifiées de "croisées" qui "n’éprouvent aucune honte, aucune peur, et n’incarnent pas le féminisme". La haine aveugle d'Abou Islam lui fait atteindre des sommets d’abjection, quand il déclare sans ambages que ces activistes qui vont « nues» place Tahrir, n’y vont «pas pour protester, mais pour être violées»...

Ces femmes-là, des "diables" avec des "cheveux flous", sont une "ligne rouge" qu’il faut allègrement franchir, exhorte Abou Islam dont les propos résonnent comme un appel au meurtre. Et de poursuivre en distinguant les manifestantes en deux catégories  : "90% sont des croisées, et les 10% restantes sont des veuves qui n’ont personne pour les contrôler, vous voyez bien que ces femmes parlent comme des monstres".

Les déclarations rageuses de cet ultra, qui ont déchaîné la fureur de nombre d’Egyptiens sur Twitter, certains le traitant "d’idiot congénital ou encore de dangereux psychopathe", font suite aux récentes condamnations émises par plusieurs associations des droits de l’Homme, qui ont révélé au grand jour que 25 Egyptiennes ont été victimes de graves attouchements sexuels et de viols lors des manifestations organisées à l’occasion du deuxième anniversaire de l’insurrection populaire.

Abou Islam a déversé son fiel alors qu'il n'est pas en odeur de sainteté au sein du ministère public égyptien, qui croule sous les notifications l'accusant de diffamer la religion, notamment le christianisme, son fils et lui-même ayant, en septembre dernier, déchiré et brûlé une bible en face de l’ambassade américaine au Caire en réaction au film anti-islam.

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