Une Saoudienne de 15 ans poursuivie en justice par son mari de 90 ans

Une Saoudienne de 15 ans poursuivie en justice par son mari de 90 ans

Sous les cieux saoudiens de l’absolutisme monarchique et du rigorisme religieux, les unions d’un autre âge et contre nature perdurent, bafouant la dignité et violant l’intégrité de frêles jeunes filles terrorisées, certaines fuyant à la perspective de la nuit de noces, à leurs risques et périls.

Contrainte par sa famille d’épouser un homme de 90 ans, une Saoudienne de 15 ans, ne se résolvant pas à être prisonnière de son destin, a surmonté sa peur et s’est enfermée dans sa chambre, se refusant au vieillard à qui elle avait été promise, avant d’aller se réfugier chez ses parents le lendemain, comme le relate Al Arabiya.

Mais en Arabie Saoudite, la victime n’est pas l’enfance sacrifiée sur l’autel de mariages sordides et forcés, mais plutôt le mari furibond et insatisfait, qui a saisi la justice pour porter plainte contre la famille de la jeune fille. Comble de l’odieux, ce dernier se dit victime d’un complot ourdi par sa jeune épouse et la mère de celle-ci, et exige de récupérer la totalité de la dot se montant à « 17 500 dollars ».

L’Association nationale saoudienne pour les droits de l’homme (NSHR) a lancé un vibrant appel pour secourir la jeune épouse acculée dans une situation inextricable, en arguant que le mariage en islam doit être consenti mutuellement. Ce qui n’est pas le cas de ce mariage non consommé et contrarié par l'abandon du domicile conjugal par l’un des deux conjoints.

Cette nouvelle affaire consternante jette une lumière crue sur ces unions indignes et moyenâgeuses qui, en 2013, continuent d’être scellées en Arabie Saoudite, ainsi que dans plusieurs autres pays. A la lumière de cette tragédie ordinaire, la NSHR a exhorté à fixer l’âge légal du mariage à 18 ans.

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