Vendredi 24 October 2014
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Google+
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook

L’Algérie première victime collatérale de la guerre française au Mali?

L’Algérie première victime collatérale de la guerre française au Mali?
fr
http://oumma.com/sites/default/files/images_710.jpg

Plusieurs faits bizarres ont été passés sous silence par les médias mainstream. Cela vaut le coup d’y revenir pour mieux éclairer les enjeux qu’on cherche à nous cacher.

Partagez :

« Qui ose se frotter à l’Algérie  risque de se faire piquer» (Ibrahim Boubacar Keita, ancien premier ministre malien)

Comme il était prévisible, le dénouement dramatique de la prise d’otages qui a eu lieu sur le site gazier de In Amenas suite à l’assaut sanglant des forces spéciales algériennes contre le groupe terroriste a fait réagir chancelleries et médias occidentaux qui ne pouvaient pas rater pareille occasion pour asséner leurs contre-vérités dans ce qui apparaît d’ores et déjà comme une véritable guerre psychologique contre l’Algérie. Malgré le matraquage médiatique de ces dernières 48 heures, plusieurs zones d’ombre continuent d’entourer cette opération. Raison de plus pour rester vigilants quand il s’agit de se pencher sur une affaire qui n’a pas fini de nous révéler tous ses dessous de cartes.  Plusieurs faits bizarres ont été passés sous silence par les médias mainstream. Cela vaut le coup d’y revenir pour mieux éclairer les enjeux qu’on cherche à nous cacher.

D’abord, la première chose qui frappe dans l’attaque terroriste qui a visé la base-vie de In Amenas, c’est son caractère spectaculaire. Un groupe terroriste multinational de 32 personnes d’origines diverses (Algérie, Libye, Egypte, Tunisie, Mauritanie, Niger, France, Canada) entré de la Libye voisine. Plusieurs centaines d’otages dans un site énergétique aussi stratégique situé dans une région aussi surveillée. En dix années de sale guerre durant la décennie noire, aucun incident comparable n’a été signalé dans ces régions pétrolières et gazières du sud algérien qui constituent le poumon économique de l’Algérie puisqu’elles lui assurent l’essentiel de ses recettes en devises.

Dans cette opération spectaculaire, on ne peut pas exclure l’hypothèse d’une manipulation  d’un des services secrets qui se livrent une guerre spéciale sans merci dans la région. Comme d’habitude, les accusations les plus contradictoires circulent sur la toile alimentées par les nombreux amateurs de complot. Mais faute d’indices probants et qu’on ne risque pas d’avoir dans le climat d’intoxication médiatique actuel, le mieux serait de chercher à démêler l’écheveau de cette affaire en nous concentrant sur la question essentielle : Quels sont les dividendes géopolitiques que pourraient engranger les différents protagonistes engagés dans une guerre qui a commencé bien avant l’intervention française au Mali ?

Premier élément bizarre dans cette histoire. La France intervient au Mali et déclare la guerre aux groupes islamistes, y compris au groupe Ansar Dine qui n’a jamais perpétré d’actions terroristes ni sur le sol malien ni ailleurs. Et que fait le groupe dissident d’Aqmi dirigé par Mokhtar Belmokhtar ? Il s’attaque à l’Algérie, c’est-à-dire au seul pays de la région qui a toujours exprimé son opposition à la guerre depuis que la France a commencé à s’y préparer avec ses larbins africains au risque d’apparaître comme le « parrain » d’Ansar Dine comme tendent à le faire accroire des sites spécialisés dans la propagande anti-algérienne. Aucune action n’a été enregistrée contre les nombreux Etats supplétifs de la France dans la région du Sahel et de l’Afrique de l’ouest qui ont décidé d’envoyer leurs bataillons au Mali et qui sont pourtant mille fois plus vulnérables que l’Algérie face à ce genre d’actions terroristes.

Bien entendu, le fait que Mokhtar Belmokhtar se soit prêté au jeu de la négociation en vue de sa reddition aux services de sécurité algériens, opération de reddition avortée il y  a quelques années, ne manque pas de susciter la suspicion de certains analystes qui y voient un agent double. D’autres poussent le ridicule jusqu’à insinuer un coup tordu des services algériens sans se donner la peine d’expliquer dans ce cas l’essentiel à savoir le refus par l’Algérie de la « coopération » proposée par l’Otan. Pourquoi prendre la peine de monter une telle opération si on refuse par ailleurs ce qui est supposé en être le gain diplomatique par excellence ? En fait, dans toute guerre spéciale, les trahisons et retournements sont légion, c’est une raison supplémentaire pour éviter de sombrer dans les récits policiers,  au risque de passer à côté de l’analyse des enjeux géopolitiques et stratégiques qui seuls devraient nous importer.

Second élément bizarre. L’attaque terroriste a eu lieu dans une base gérée conjointement par trois compagnies algérienne (Sonatrach) britannique (BP) et norvégienne(Statoil). Comment le groupe terroriste qui prétendait s’attaquer à l’intervention française au Mali comptait-il faire pression sur la France en s’attaquant à des groupes pétroliers qui sont de fait les principaux concurrents de la société française Total en Algérie ?

Mais le plus effarant dans la réaction des chancelleries et de certains médias occidentaux, c’est leurs réactions après l’assaut meurtrier des forces spéciales algériennes. Si Washington a rappelé qu’Alger ne l’a pas consulté sans plus de commentaire, le premier ministre britannique, David Cameron, s’est permis de critiquer la gestion de la crise par les autorités algériennes. Ces dernières auraient décidé d’intervenir trop vite sans demander l’avis des puissances concernées. Quelle audace de la part de ces puissances de demander à l’Algérie de négocier avec des terroristes qui ont piégé les corps de leurs otages et menacé de tout faire sauter alors  que la France est intervenue au Mali au risque de mette en danger la vie des otages européens et algériens retenus par Aqmi et le Mujao !

Certes, si les dirigeants algériens qui ont pris la lourde responsabilité de donner l’ordre de l’assaut avaient la moindre chance de sauver la vie des otages par la négociation avec les ravisseurs et qu’ils ne l’avaient pas saisie, ils auraient commis une faute morale et politique impardonnable. Mais quand on sait le risque qu’ils couraient en se mettant à dos les Etats occidentaux dont les ressortissants risquaient de perdre la vie au cours de l’assaut, on se doute bien qu’ils étaient quasi-certains que toute autre solution que l’assaut aurait été plus coûteuse sur les plans humain, politique, diplomatique et économique.

Le cynisme des médias et des pseudo-spécialistes convoqués pour l’occasion n’a plus de bornes quand la dénonciation de la « brutalité » des forces spéciales algériennes provient de ceux-là mêmes qui trouvaient toujours des prétextes aux « bavures » des forces de l’Otan en Afghanistan et en Irak, qui n’hésitaient pas, rappelons-le, à bombarder des mariages, des funérailles et autres attroupements pacifiques. Saluons au passage la position courageuse de Robert Fisk qui a rappelé » dans sa chronique dans le quotidien The Independant que les médias occidentaux n’auraient pas réagi de cette façon si parmi les otages tués, il n’y avait pas des blonds aux yeux bleus mais seulement des Algériens !

Au-delà de la dimension humaine de ce drame qui a coûté la vie à tant d’innocents et au-delà du rôle joué par les services français et algériens, posons-nous la question qui importe le plus aujourd’hui : que recherchent les principaux protagonistes de cette crise ?

Pour les Français, le seul enjeu d’importance, qui vaut la peine que la diplomatie française fasse profil bas et feigne une posture « compréhensive » à l’égard de l’assaut de l’armée algérienne, est clair : entraîner l’Algérie dans leur sale guerre tant ils savent qu’ils ne pourront mener jusqu’au bout la bataille qu’ils livrent actuellement au Mali sans la collaboration de l’armée algérienne. Se faisant l’écho de chercheurs et d’experts-bidon comme d’habitude, le quotidien Libération a essayé de donner un semblant de justification logique au soi-disant  « rapprochement franco-algérien » sur le dossier malien. La volte-face d’Ansar Dine qui a trahi la parole donnée à Alger en lançant ses forces vers le sud malien aurait fini par convaincre le président Bouteflika de changer son fusil d’épaule et de permettre aux avions de combat français de survoler l’espace aérien algérien.

Mais ce retournement algérien serait le prélude à un changement de stratégie envers les groupes islamistes qui ne serait ni plus ni moins qu’un retour vers la ligne d’éradication suivie dans les années 90 par l’état-major de l’armée algérienne. Pour William Lawrence : « Le déferlement surprise de combattants islamistes vers le sud du Mali en fin de semaine dernière a achevé de vaincre les réticences algériennes. Acculé, Bouteflika n’a pas pu s’opposer au survol du territoire par les avions français et à fermer la frontière avec le Mali, quitte à déplaire à une population sensible à toute manifestation d’un éventuel «néocolonialisme» de la France. La prise d’otages, inédite par son ampleur, devrait forcer Alger à revoir sa stratégie face aux islamistes.»

Le gouvernement français ne peut pas espérer mieux. Que cette opération puisse forcer Alger à « revoir sa stratégie face aux islamistes », entendez qu’il révise sa politique de dialogue et de réconciliation nationale qui lui a permis de reconstruire son front intérieur  et qu’il revienne à la politique d’éradication à laquelle appellent les cercles les plus antipopulaires au sein de l’armée et de la classe politique algériennes au risque de provoquer un retour aux vieux démons de la guerre civile et donner  ainsi un bon prétexte à l’intervention étrangère le jour J.

Mais les faits sont têtus et il n’est pas sûr que les souhaits exprimés par Libération soient exaucés de sitôt.  Même s’il est attesté que l’Algérie a été déçue par les dirigeants d’Ansar Dine qui ont effectivement donné à la France un prétexte commode en vue de précipiter son intervention au Mali, il faut être vraiment idiot pour croire un seul instant que la France avait besoin de ce prétexte pour mener une guerre à laquelle tout indiquait qu’elle s’y préparait pour des raisons qui ont peu de choses à voir avec les mobiles avancés.

Depuis le début de la crise malienne,  l’Algérie n’a jamais cessé de subir des pressions énormes pour participer à cette guerre ou du moins pour qu’elle ne s’y oppose pas activement. C’est sous la pression des Américains et pour ne pas perdre complètement le contact avec ses voisins africains –puisque malheureusement on ne choisit pas ses voisins- que le gouvernement algérien a sans doute autorisé le survol de son espace aérien par les avions de combat français. Cependant, aussi bien l’opinion publique que les dirigeants algériens sont divisés sur la question. Certains pensent- à tort- que c‘est un moindre mal pour s’épargner les foudres de l’oncle Sam surtout que dans cette guerre, la France n’a pas seulement bénéficié du soutien prévisible de ses alliés de l’Otan, à leur tête les USA et la Grande Bretagne, mais aussi du soutien, plus surprenant, des deux autres membres du Conseil de sécurité, la Russie et la Chine.

Mais d’autres voix, y compris au sein du système algérien mettent en garde- à juste titre- contre les répercussions négatives de ce qui pourrait apparaître comme un alignement sur la croisade française au Mali sur la cohésion nationale dans un contexte politique doublement fragilisé par les tensions sociales et les luttes intestines qui déchirent la classe politique sur fond de guerre de succession au président Bouteflika. Il est donc permis de penser que cette opération dont il était attendu le renforcement des clans pro-atlantistes au sein du système algérien risque de déboucher sur le résultat inverse. Ceux qui n’ont pas cessé de tirer la sonnette d’alarme en mettant en garde contre les ondes de choc de la guerre dans toute la région seront confortés dans leur position.

L’Algérie apparaît désormais comme la première victime collatérale de la guerre française au Mali, ce qui ne peut que renforcer les adversaires de la politique belliciste française au sein du système algérien. Et c’est peut-être ce qui explique les réactions assez partagées des capitales occidentales au lendemain de l’assaut des forces spéciales algériennes. Si elles ne pouvaient que se féliciter de la neutralisation du groupe terroriste, ces capitales ne pouvaient pas admettre le fait qu’elles n’aient pas été consultées par le gouvernement algérien. C’est un indice qui ne trompe pas. Si les « amis » des cercles occidentaux avaient le contrôle de l’opération, il aurait été difficile d’imaginer un tel scénario.

L’opinion publique algérienne qui reste dans sa majorité hostile à l’interventionnisme occidental et particulièrement français dans les pays arabes et musulmans ne s’y est pas trompée. Elle a accueilli avec soulagement et fierté  ces critiques occidentales dans la mesure où elle y voit une preuve que l’Etat algérien demeure malgré tout accroché à ce qui lui reste d’une indépendance et d’une souveraineté nationales malmenées par les ingérences des grandes puissances, l’ouverture économique sauvage des années 90 sous la pression du FMI et de la Banque mondiale et la montée d’une bourgeoisie compradore qui s’est développée à l’ombre des privatisations et de l’économie rentière et qui a réussi à corrompre de larges secteurs de l’Etat et à l’affaiblir.

Quels que soient les dessous de cartes de cette opération terroriste, une chose est sûre. Cette opération se devait objectivement d’influencer l’issue de la bataille que se livrent les partisans de la dérive atlantiste qui prennent prétexte de l’isolement diplomatique apparent de l’Algérie pour aller jusqu’au bout de la « normalisation » tant recherchée par les capitales occidentales et les partisans d’une indépendance nationale chèrement acquise mais qui est aujourd’hui  plus que jamais menacée par la mondialisation, la dépendance à l’égard de l’économie pétrolière et l’alliance entre la bourgeoisie compradore et les centres impérialistes. Des voix de soi-disant « experts », relayées par les médias algériens, à la solde des hommes d’affaires proches des cercles néocoloniaux, s’élèvent pour critiquer les inconséquences de l’Etat algérien dans sa lutte contre les groupes islamistes armés quand elles ne l’accusent pas carrément de complicité dans ce qui s’apparente à un chantage obscène repris comme un refrain par des sites spécialisés dans la désinformation : soit tu manges du musulman soit on t’accuse d’en être le complice ou l’instigateur !

L’opération terroriste de In Amenas s’inscrit dans ce cadre. S’agit-il d’une diversion tactique en vue de déplacer le centre des combats du Mali et desserrer l’étau qui étrangle leurs acolytes dans ce pays ou s’agit-il, plus gravement, d’une sorte de « répétition générale » d’une agression plus consistante en cours de préparation contre un des derniers obstacles au redéploiement de l’Empire dans la région ? Le fait que pour la première fois, en vingt ans de crise, un site gazier, et pas des moindres, puisqu’il s’agit d’un site qui procure 15% de la production algérienne, ait été la cible d’une opération de guerre, pourrait cacher des desseins autrement plus sombres. Rappelons-nous les « indiscrétions » de Sarkozy distillées par la presse disant que l’Algérie serait la prochaine sur la liste après la Libye et la Syrie.

Nul doute que les pressions internationales vont se multiplier sur l’Algérie pour lui faire endosser le rôle de gendarme dans la région du Sahel.  Dans une mouvance islamiste sujette aux infiltrations les plus diverses, il y  aura toujours des « idiots utiles » pour faire le jeu des puissances à la recherche du moindre prétexte pour intervenir dans une région riche en pétrole et en minerais précieux. Mais est-ce un argument suffisant pour justifier l’injustifiable collaboration avec une France qui a le culot de se présenter en pompier alors qu’elle est le véritable pyromane du brasier parti de Libye pour consumer aujourd’hui le Mali et qui menace d’atteindre d’autres pays de la région ?

Si l’Algérie serait mal avisée de se mettre à dos toute une « communauté franco-africaine » soutenue logistiquement par l’Otan et diplomatiquement par ses partenaires stratégiques russe et chinois, il n’est pas dit qu’elle ne dispose pas de ressources pour tenir jusqu’au moment, qui ne saurait tarder, où le pompier-pyromane français et ses larbins africains vont s’embourber dans le désert sahélo-saharien et dévoiler la véritable nature de leur guerre dont les premières exactions commises par l’armée malienne, qui ont commencé par inquiéter les organisations humanitaires internationales, ne sont que le signe précurseur de ce qui attend le Mali : massacres collectifs et retournements géopolitiques en perspective. Les alliés d’aujourd’hui risquent de devenir les adversaires de demain. Les larbins qui applaudissent aujourd’hui l’intervention française contre leurs frères du nord apprendront à leur dépens, plus vite qu’ils ne le pensent, que la France n’est pas venue pour les libérer des groupes djihadistes, quand elle leur imposera son projet d’une large « autonomie » de l’Azawad pour mieux exploiter le pétrole et l’uranium du nord Mali.

L’Algérie qui a tout intérêt à rester à l’écart de ce conflit et défendre sa sécurité en envoyant des messages forts comme celui qu’elle vient d’envoyer de In Amenas ne doit pas oublier son devoir de solidarité avec les populations du nord Mali qui risquent de vivre des lendemains terribles entre les mains d’une soldatesque africaine indisciplinée et excitée dont il est permis de redouter dès maintenant des crimes de guerre effroyables sous le regard complaisant de ses maîtres français qui n’en sont pas à leur premier forfait en Afrique comme le rappelle tristement le génocide rwandais. En tant qu’Etat, l’Algérie a une marge de manœuvre très étroite face à la politique belliciste de la France et de ses alliés au Mali.  Mais la France et ses alliés occidentaux n’ignorent pas que, si elle est acculée, l’Algérie a néanmoins assez de ressources pour jouer au trouble-fête dans une région où les facteurs de résistance au système de la Françafrique sont plus nombreux qu’on le croit.

Publicité Oumma.com

Commentaires

X
Saladin
-81 points

Premièrement, il ne y'a aucune preuve que les preneurs d'otage viennent de la libye voisine, le réseau de Mokhtar bel mokhtar, soupconné d'être un agent des services algériens, a bien été précedemment implanté dans le vaste Sahara malien, deuxiemment les soupcons de collaboration avec les services algériens pèsent également sur Ansar eddine et on se demande si ces dernieres n'ont pas été poussé par les sevices algeriens à mener leur offensive militaire vers le sud dans le but de légitimer l'intervention francaise au mali, le Même constat s'applique sur le groupe de Mokhtar belmokhatar, on se demande si ce dernier n'a pas été poussé par les services algeriens à attaquer le complexe du gaz pour internationaliser le conflit et donner une légitimité à l'intervention unilatérale de l'armée francaise.

X
Halim164
10 points

Exceptionnelle analyse de M. Benssada. Du grand art l'artiste!

X
Ladoune
8 points

En vous lisant M. Tahar Bensaada tout s'éclaire d'un coup. Je comprends mieux pourquoi cette intervention au Mali qui s'inscrit dans une mise au pas des derniers états qui résistent encore à l'ordre économique du FMI et la Banque mondiale. L'Algérie est à ce titre une cible de choix!

X
boubou320
5 points

L'Algérie avec l'Iran, la Syrie, le Vénézuala étaient dans la cible de l'Empire. Cet empire rêve de voir à Alger un régime soumis qui renierait son son soutien à la Palestine et ouvrirait son marché intérieur aux puissances d'argent pour domestiquer tout un peuple réputé pour sa résistance.

X
yamin_de_lyon
4 points

il ne manque que le Qatar et israel pour que toute la clique soit réunis pour mener cette pseudo guerre. Le printemps arabe apres le darfour, il faut être aveugle pour ne pas voir ce qui se projette. On est dans le long terme et l'objectif est bien de déstabiliser les pays arabes et musulmans, de les encercler de bases militaires occidentales avec les américains au moyen orient et l'alliance franc-britannique en Afrique du nord. Ainsi par exemple l'Egypte des frères musulmans pourra se faire bombarder de tous les côtés en cas de " dérive" ou d'insoumission . A l'ouest depuis la lybie, du sud par le nouveau pays appelé le sud Soudan, à l' est par Israel et nord par la marine européenne. Pour ce qui concerne l'Algérie, le but est de faire plier ce pays qui n 'est ni pro occident ni pro islamiste mais qui veut juste rester éloigné de tous ces conflits.

X
nanny
27 points

Saladin, continuez à vous "demander" comme vous dites et quand vous aurez trouvé des réponses à vos interrogations, vous nous le ferez savoir.

En attendant, laissez-nous lire tranquillement l'unique papier intéressant de ces dernières semaines, l'article de Monsieur Ben Saada.

Enfin quelqu'un d'intègre, d'intelligent qui a compris et nous fait comprendre les enjeux de cette lutte néo-coloniale entreprise par Bush, continuée par Sarkozy et Cameron, poursuivie par Hollande pour faire main basse sous couvert de toujours les mêmes couplets sur la liberté et les droits de l'homme, sur les richesses de l'Afrique et du monde Arabe et musulman.

J'espère seulement que l'Algérie, son gouvernement et son armée tiendront face à cette déstabilisation hypocrite et criminelle.

Et quand je pense que de pauvres militaires Algériens ont été retrouvés morts attachés et que certains en Europe auraient voulu qu'il en meurent plus , je me dis que la haine des colonialistes nous poursuit encore.

X
zorbeck
0 points

Sans désavouer le sens de l'article, son titre me parait quand même douteux car si l’Algérie est en effet la première victime - ce que tout le monde oublie en Occident dont l'attention n'a d'yeux que pour les otages occidentaux - il n'en reste pas moins qu'une attaque vers un site aussi stratégique que celui-ci ne s'improvise pas et demande une longue préparation, cad bien antérieure a l'intervention française au Mali. Ou alors, ce qui serait pire encore, cela voudrait dire que l’Algérie a sur son sol des groupes armés incontrolables et parfaitement operationels capables de menacer en permanence une source de devises vitales pour le pays, ce que je ne crois pas, sans pour autant minimiser la capacité de nuisance des preneurs d'otage...

Je rappelerai egalement que les armes qui vont etre utilisées contre des soldats francais au Mali ont été en partie fournies par la France en Lybie, et en partie financées par les rancons occidentales lors de prises d'otage precedentes...

X
Sarah
-30 points

685 Algériens libérés,107 étrangers libérés,23 morts parmi les otages,32 terroristes tués,selon le dernier bilan.
Pas d'explosion du site,déminage très professionnel,armement des terroristes récupérés par l'armée algérienne.

Ce n'est pas ce que j'appelle un fiasco,ni même un échec,pourtant les médias français,surtout le journal de France 2,ont traité cette affaire de manière scandaleuse:critique de l'armée algérienne,compassion à géométrie variable selon la nationalité des otages,pas un mot sur les soldats Algériens qui ont pris d'énormes risques.

X
baraa
419 points

Tous les Etats qui refusent le diktat de la mondialisation capitaliste, libre circulation des flux financiers, et qui osent avoir une politique de développement national sont les cibles de l'axe américano-atlantiste, quelque soient leur régime politique, leur système social et leur légitimité idéologique ou religieuse. Même quand ces Etats ne mènent qu'une demi politique indépendante, ils sont ciblés. C'est le cas de l'Algérie et de la Syrie comme hier l'Irak ou la Libye, le Venezuela ou Cuba, l'Iran ou la Chine, la Biélorussie ou la Corée du nord. D'où la nécessité d'une réanimation du Mouvement des non alignés et d'un front de tous les Etats autonomes dans leurs politiques économiques et sociales. L'Algérie est une pièce trop importante pour ne pas être ciblé. Elle doit se préparer à affronter des agressions à répétition, des tentatives de morcellement, ethniques, tribales ou selon le faux clivage laïc/religieux. Et elle doit revenir aux fondamentaux qu'elle a proclamé après 1962 !

X
Sarah
-30 points

"L'armement récupéré est composé de "6 fusils-mitrailleurs (FMPK), 21 fusils PMAK, deux fusils à lunettes, 2 mortiers 60mm avec roquettes, 6 missiles de type C5 60 mm avec rampes de lancement, 2 RPG7 avec 8 roquettes, 10 grenades disposées en ceintures explosives", a indiqué la même source, ajoutant que l'opération a permis la récupération de "tenues militaires étrangères et d'un stock de munitions et d'explosifs", ajoute l'APS. L'opération de déminage du site gazier se poursuivait toujours en fin de journée. "Il a été constaté que l'usine a été minée dans le but de la faire exploser", a indiqué la compagnie Sonatrach dans un communiqué."

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/19/le-conseil-de-securite-...

X
Waglioni
-1249 points

D’un jour à l’autre s’égrainent les explications qui s’adaptent aux évènements plus qu’ils n’en fournissent une lecture plus substantielle, et la présentation des faits du jour ne fait que démentir celle de ceux de la veille. Il manque à toutes ces analyses d’étudiants-chercheurs que le site Oumma.com nous fournit à chaque occasion qui se présente, il manque toujours un point de vue qui prenne assez d’altitude pour comprendre la succession de crise que connaît notre temps, et où l’esprit s’essouffle à trouver la moindre logique dans ce qui n’est que désordre et précipitation dans encore plus de désordre. C’est ce que l’on comprend mieux à la lecture des analyses d’un site comme DEDEFENSA. Pour l’heure, on peut recommander particulièrement cet article, et qui est aussi un chef-d’oeuvre d’écriture :
http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_les_cent_fleurs_du_printemps_...

X
Rachid Zani
-302 points

Alors chère Sarah ,l'idée d'un complot ourdi contre l'Algérie vous parait-elle tj aussi abjecte?

Force est de garder à l'esprit que l'empire est à la rue,complètement démunie et ruiné qui plus est. Et alors qu'il devrait céder sa place pour s'en aller réfléchir au mal qu'il a fait,il pétarde dans tout les sens comme un pauvre diable qui ne s'est plus où donner de la tête.

Cependant quand la bête est blessée,le danger demeure!

X
Pancole
-4221 points

Concernant la talibanisation de l'Afrique Mahi Zohra vous avez écrit :

"Les seuls dindons de la farce seront ces malheureux talibans auxquels on fait jouer un bien mauvais rôle et seront bientôt dronisés, napalmisés, et éparpillés dans le désert ou envoyés au bagne de Guantanamo qui est toujours aussi accueillant."

Vous prenez vraiment les islamistes pour des enfants?
Je disais "grand écart".

X
faroukm
-3 points

scandaleux medias sur cette affaire, approximations, intoxications d infos non verifiees fournies par les terros via l ANI..un journaliste du POINT sur i tele qui se demande pourquoi on a sauve 95% des algeriens et seuement 10
% des occidentaux puisqu on annoncait 41morts sur 60 occidentaux ! C est HONTEUX et rageant ces medias !

X
Rachid Zani
-302 points

Si mes propos découlent d'un anti-américanisme primaire ou d'une américanophobie latente(au choix des mots sic) que d'aucuns tel Pancolus pour ne citer que lui auront tôt fait de toiser,c'est que l'empire se meurt.

Force est de le constater sinon qu'à le lire.Souvenons nous le tristement célèbre jeudi noir,le krak de 29 qu'il allait aboutir à la seconde guerre mondiale(10 ans après seulement).2008,la crise des subprimes et l'histoire qui semble se répéter.5 ans déjà!

La souveraineté des États dans la mire des Américains Dr Paul Craig Roberts

X
Pancole
-4221 points

Monsieur Zani, il ne faut pas être grand clerc pour avancer que l'Occident est en crise. Un peu sur l'air de Cyrano je vous répondrait en passant sur le "jeune homme" : "Ah ! Non ! C'est un peu court! On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme..."

Notamment que l'explosion démographique que nous connaissons, faisant passer la population mondiale de 3,5 à 7 milliards en un peu plus d'un demi-siècle, rebat les cartes; que la croissance économique de certaines parties du monde entraine l'émergence de nouveaux empires, celui du Milieu ne l'étant pas moins que les autres.
Vous réduisez la complexité du monde à une vision manichéenne tout empreinte d'une nation arabe fantasmée qui n'existe que par ses ressources naturelles indispensables, qu'il ne sait exploiter et de sa démographie qu'il ne maitrise pas.
Alors oui "l'Empire" comme vous dites est au plus mal, mais il le fut déjà et ce ne fut pas pour autant le signe de sa disparition.
Vous ne pouvez en dire autant

X
Rachid Zani
-302 points

Monsieur Palazzino,je suppose que grand clerc est un compliment n'est ce pas? Comme c'est touchant!

Vous voyez vous débitez les évènements de manières totalement inconscientes alors que je m'efforce d'en dénoncer les faits via l'oumma. La "nation arabe fantasmée" telle que suggérée par les occidentaux ou l'empire ou les vainqueurs,ceux qui dominent le monde (appelez les comme il vous plaira)est répandue dans les esprits les plus "éclairés" à tout le moins le croyait-on comme le votre en l’occurrence.C'est facile de traiter quelqu'un d'ignorant si vous lui cachez l'essentiel.

Une population mondiale qui a doublé certes mais qui augure de nouvelles règles en perspectives.Vous proposez le mariage gai pour en limiter la croissance(c'est votre affaire) et tentons(nous les musulmans)de rendre à l'humanité sa religion,celle de croire Dieu.

Si je suis grand clerc,vous en êtes pas moins laïc autrement dit:à côté de vos pompes(si je puis rendre à césar l'empire que je croyais à jamais disparu

X
Rachid Zani
-302 points

J'oubliais Pancolius (soyons latin que diantre et puisse le consul Chambardius nous "éclairer" à cet effet),

puisqu'il vous plait de citer Monsieur Rostand ,souffrez que j'apporte à votre humeur le désir de le lire encore :

" Je jette avec grâce mon feutre et je fais lentement l'abandon.

Du grand manteau qui me calfeutre,je tire mon espadon;

Elégant comme Céladon, agile comme Scaramouche,

Je vous préviens, cher Mirmydon(palazzius),

Qu'à la fin de l'envoi je touche! "

X
Cheminot
20 points

ce qui ce passe au Mali et la prise d'otage en Algérie , tous cela n'est pas aussi complexe qu'on veut nous le faire croire,tous ces protagonistes mange au même râtelier, ils se servent des moyens , à leurs disposition pour faire valoir leur droit au bifteck, sans ce préoccuper des populations de ces pays et après quand ils auront fini
Le scénario ils se retrouveront tous ensemble autour du bifteck . Alors arrêter de faire passer les veritables dirigeant algerien pour des veuves éplorés , ceux qui endurent et souffre et qui n'ont pas le droit à une part
Du bifteck ce sont comme d'habitude le peuple. Et tous ces dirigeant n'en on rien a faire du sort des peuples ce qui les intéressent c 'est le pouvoir et le reste qui suit.

X
nanny
27 points

Palazzo,

Sans être des enfants, les islamistes peuvent être manipulés et instrumentalisés.

Les exemples sont légion et je ne vous citerait que Ben Laden et ses troupes de Moudjahidines qui ont été utilisés par les Américains pour démanteler l'Union Soviétique après sa mésaventure en Afghanistan ou comme les Ouïghours et les Tibétains qui sont actuellement utilisés pour faire exploser la Chine.

Je ne fait donc aucun grand écart, je suis réaliste sur la grande capacité de nuisance de l'Empire dont les méthodes n'ont pas changé depuis l'empire Romain dont vous êtes le digne représentant: diviser pour régner et ceux qui y succombent ( Bocchus contre Jugurtha) ne sont pas forcément des débiles mentaux mais sont mus par de bas intérêts comme l'argent, beaucoup d'argent, le confort d'être du côté du plus fort, l'idée attrayante qu'ils seront les futurs chefs du pays comme en Irak, en Libye ou en Syrie etc..

X
Pancole
-4221 points

Mahi Zohra,
S'il est clair que les rebelles Afghans servaient les intérêts des USA, ils ne furent en rien responsables de la chûte de l'Empire soviétique.
Cet Empire était exsangue et au bout de son échec, le fruit était mûr.
Au Mali les islamistes oeuvrent pour leur compte dans la logique d'un djihad guerrier. Imaginez qu'ils soient manipulés pour gêner les intérêts français dans le secteur, par les USA, les Russes, les Algériens, les Chinois... ne tient pas la route???

Tant que les musulmans ne comprendront pas qu'il s'agit d'un dévoiement criminel de leur religion, cette internationale islamique trouvera toujours des échos favorables dans les diverses opinions des pays arabes, qui pensent, à l'instar des américains en Afghanistan du temps des soviets, que cette action contre un Occident diabolisé est une bonne chose, mais cela se retournera tôt ou tard contre eux, comme ce fut déjà le cas en Algérie.

C'est ici qu'il y a grand écart et vous êtes pour le coup une vraie acrobate.

X
safi benbouzid2
10 points

Il serait bon de rappeler, à ceux qui critiquent l’armée algérienne, le bilan catastrophique de l’intervention du fameux GIGN à La Mecque. Le chiffre de 4000 disparus (pas pour tout le monde) a été avancé.

X
Pancole
-4221 points

Monsieur Benbouzid,
Pourquoi pas 20000, et 100000 blessés???

Soyez rassuré une grande majorité de Français, et sans doute d'Européens, soutiennent sur ce coup l'action énergique de l'armée algérienne.
Ce qui choque ce sont les réticences pour ne pas reconnaître clairement que cette idéologie guerrière s'appuie sur une lecture primitive, prosélyte et hégémonique du Coran. Les thèses complotistes qui font florès sur ce site, relève de l'habillage complaisant.
Les musulmans doivent faire leur aggiornamento et consentir à désigner clairement des ennemis que nous avons en commun.

http://lavissauve3.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/01/19/precis-soient-...

Sinon cette idéologie guerrière, totalement à contre-courant de la marche du monde, menée par des bandes de musulmans incultes et illuminés, continuera de prospérer avec l'onction tacite de la Oumma totalement manipulée par ces nervis du djihad, et les risques évidents et logiques d'amalgame qui en découlent.

X
Joan
0 points

Excelente análisis.