Un artiste néerlandais dépose la marque "Allah"

La vocation de l’art est de provoquer des émotions, mais l’émoi que déclenche l’artiste néerlandais Teun Castelein ne transporte pas de joie et encore moins vers l’extase, il suscite des remous indignés, à l’aune de sa transgression, consciente ou non d’ailleurs.

Un artiste néerlandais dépose la marque "Allah"

La vocation de l’art est de provoquer des émotions, mais l’émoi que déclenche l’artiste néerlandais Teun Castelein ne transporte pas de joie et encore moins vers l’extase, il suscite des remous indignés, à l’aune de sa transgression, consciente ou non d’ailleurs.

Pour la modique somme de 250 euros, l’appellation sacrée par excellence « Allah » a été bradée pour finir enregistrée comme un vulgaire nom de marque auprès de l’Office Benelux de la Propriété intellectuelle, à la grande satisfaction de son nouveau  promoteur, dont la créativité débordante n'a pas encore imaginé l’usage qu’il en ferait.

Heureux de son acquisition, Teun Castelein qui se dit fier d’être un précurseur en la matière, doit être sourd à la colère qui gronde parmi les organisations musulmanes nationales, lesquelles appellent à la résistance : "C’est un nom magnifique, je suis surpris que personne ne l’ait fait auparavant", a-t-il déclaré au quotidien De Telegraaf, en assurant apposer, d’ici à février, sa nouvelle griffe sur une activité dont le monde musulman n’aura pas à rougir. Ouf, quel soulagement !

Dans ce bas monde, affranchi du délit de blasphème, qui se prétend éclairé à la lueur de la diabolisation banalisée de l’islam, un artiste néerlandais de 32 ans pousse le bouchon de l’outrage encore plus loin, dans une insouciance béate, en apparence du moins, qui laisse sans voix. Un signe des temps, ou plutôt la marque de fabrique d’une Europe qui, elle, refuse obstinément de déposer l’appellation « islamophobie », alors même qu’elle en fait son fonds de commerce florissant, sans vergogne.

 

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