Vendredi 1 August 2014
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Le Japon se met à l’heure du halal

Le Japon se met à l’heure du halal
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Quand la seule clameur qui monte de l’Hexagone résonne  des cris d’orfraie face au péril vert, sous d’autres cieux, la perspective d’un marché halal qui vaut son pesant d’or (600 milliards de dollars à l’échelle mondiale) suscite des cris enthousiastes qui ne sont parasités par aucune diabolisation entêtante.

Le Japon, en quête de nouvelles opportunités, se frotte les mains devant ce segment économique florissant, et c’est sans l’ombre d’une hésitation que les entreprises alimentaires et le tourisme nippons se sont mis à l’heure du halal.

Ahmad Abdul Rashid Khuzaimi, un touriste venu de Malaisie, a particulièrement apprécié son repas dans  le restaurant Sumiyakiya Nishiazabu à Tokyo : «si ces restaurants halal n’existaient pas au Japon, j'aurais dû opter pour un restaurant végétarien ou un restaurant  malaisien  pour être certain que la nourriture était halal », a-t-il déclaré à la presse locale.

Le restaurant Sumiyakiya a commencé à concocter des mets halal en mars dernier, après l'obtention du certificat halal délivré par un cabinet spécialisé. Depuis, après avoir passé avec succès le test des questions de la part de la clientèle musulmane, légitimement désireuse de ne pas être abusée, le restaurant  a vu  son cœur de cible musulman augmenter de 20% en l’espace de neuf mois.

En provenance d’Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, et de Malaisie, où 60% de la population est musulmane, le nombre de touristes musulmans sur le sol japonais a fait un bond notable entre 2003 et 2010, selon l'Organisation nationale du tourisme du Japon. Un engouement qui ne s’est pas démenti depuis.

Afin d’obtenir le label halal tant convoité, des sociétés à but non lucratif ainsi que des entreprises privées ont proposé leurs services aux entreprises japonaises. La société Malaisie Halal Co. Corporation basée à Tokyo, et dirigée par Abou Hassan Akmal, un musulman malais de 42 ans, fait partie de celles-là.

Depuis sa création en 2010, la société a émis ses propres certificats halal pour six hôtels et huit restaurants au Japon, dont le restaurant Sumiyakiya, en vérifiant si leurs plats, incluant les assaisonnements et les additifs, sont bien cuisinés conformément aux prescriptions de la loi islamique, y compris la manière dont les ingrédients sont conservés. Les hôtels certifiés par l'entreprise sont habilités à fournir des informations sur la"qibla", la direction de la Mecque pour la prière, ainsi que sur les restaurants halal.

La Malaisie Halal Corporation, qui est reconnue par les gouvernements malaisien et indonésien comme un incontournable auditeur interne du halal, procède tous les deux ou trois mois à des inspections "surprise" dans les établissements japonais certifiés halal par ses soins, afin de veiller à la qualité de l’offre.

"Les Malaisiens sont très attirés par la beauté des sites et du patrimoine japonais, par sa culture également, et sont impatients d’en découvrir toutes les richesses. Mais le Japon est-il un endroit que les touristes musulmans peuvent facilement visiter? Non!", s'exclame Akmal, tout en faisant part des nombreuses plaintes émanant de touristes déçus de ne pas avoir pu se restaurer dans des établissements japonais halal, et ayant été contraints de se rabattre sur des restaurants malaisiens.

"Le Japon devrait promouvoir ses établissements halal de manière plus large voire même offensive", préconise ce dernier, en ajoutant que les entreprises japonaises pourraient exploiter de précieux débouchés en exportant leur alimentation et leurs cosmétiques de renom, certifiés halal, dans les pays islamiques.

Au Japon, il n’est pas de bon ton de crier à l’halalisation du territoire national, mais plutôt de décliner le halal de manière harmonieuse et la plus rentable possible. Ainsi, des voyages organisés, conçus sur mesure pour la clientèle musulmane, sont de plus en plus prisés, à l’instar de l’agence Miyako International Tourist Co, basée à Osaka, qui a compris tout le profit qu’elle pouvait tirer de l’élaboration de visites guidées ponctuées des prières quotidiennes et de haltes culinaires dans des restaurants japonais à la mode halal.

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Commentaires

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Waglioni
-1249 points

«si ces restaurants halal n’existaient pas au Japon, j'aurais dû opter pour un restaurant végétarien »
ce qui est savoureux et goûteux, c’est de voir en situation la vérité des Textes. Car les restrictions alimentaires sont justement-là, pour nous faire nous interroger sur la nature de notre alimentation. Et que l’interdit n’est qu’une invitation, une initiation à aller plus loin, c’est-à-dire vers le végétarisme. Le conseil à donner à ce voyageur au pays de soleil levant, est de suivre la voie de la sagesse en s’abstenant de toute nourriture carnée, comme des milliards d’autres êtres humains, pour son bien et pour celui de sa descendance.
Le commerce « hallal » est tout sauf conforme, c’est une malheureuse copie du cachérisme, une voie de décadence religieuse.

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alice
-2167 points

suis ok!

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MN
4 points

La consommation de viande est recommandée dans les trois religions monothéistes justement pour le bien de l'homme. C'est ce que suivent les quelques autres milliards d'humains. :-)