Lundi 22 September 2014
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Histoire des Prophètes : Adam (sur lui le salut et la paix)

Histoire des Prophètes : Adam (sur lui le salut et la paix)
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Dans la création infinie, l’homme n’est qu’un être parmi une multitude de créatures dont certaines nous sont inconnues. Il n’en représente pas plus qu’un grain de sable. Cependant, la volonté divine l’a choisi comme dépositaire de la conscience.

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Lorsque Ton Seigneur dit aux Anges : « Je vais établir un lieutenant sur la terre. Ils dirent : « Vas-Tu y établir quelqu’un qui fera le mal et qui répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier ? » - Il dit : « En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas ! ».
Et Il apprit à Adam tous les noms (de toutes choses), puis Il les présenta aux Anges et dit : « Informez-Moi des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques ! ».

[…] Il dit : « Ô Adam, informe-les de ces noms. » Puis quand celui-ci les eut informés de ces noms, Dieu dit : « Ne vous ai-Je pas dit que Je connais les mystères des cieux et de la terre, et que Je sais ce que vous divulguez et ce que vous cachez ? »
Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l’exception d’Iblis qui refusa, s’enfla d’orgueil et fut parmi les incrédules.

(sourate 2, versets 30-31 et 33-34)

Le vouloir divin

Dans la création infinie, l’homme n’est qu’un être parmi une multitude de créatures dont certaines nous sont inconnues. Il n’en représente pas plus qu’un grain de sable. Cependant, la volonté divine l’a choisi comme dépositaire de la conscience. Plus celle-ci est imprégnée par le Divin, plus l’homme est transfiguré et devient à Son image. A l’inverse, plus il s’en éloigne, plus il devient ténébreux et commet le mal.

Dieu a aussi choisi l’homme comme Son représentant (khalifat), à qui Il délègue le pouvoir de gérer les biens qu’Il lui a confiés.

Les anges trouvèrent l’homme indigne de remplir cette tâche et le firent savoir : « Vas-tu y établir quelqu’un qui va faire le mal et répandra le sang ? »

C’est par le monde angélique que transite le décret divin. Il s’y élabore et prend forme avant de se matérialiser dans le monde manifesté (mulk). Ainsi, selon la Tradition, ce sont les anges qui déposent l’âme et le destin dans le fœtus le cent vingtième jour après la fécondation, et qui viennent reprendre ce dépôt au moment de la mort.

L’ange ne connaît qu’un seul versant, celui de la lumière et de la servitude. Il prie, adore et obéit. Il ignore la partie ténébreuse (l’orgueil, l’usurpation de pouvoir, la mortalité), que Dieu a insufflée en Adam. Il méconnaît les opposés, contrairement à Adam qui seul est capable d’aimer et de haïr, de construire et de détruire, d’obéir et de se rebeller. Pur et impur, il est différent de l’ange auquel, à certains égards, il est supérieur puisqu’il possède et supporte les deux natures.

Les Noms divins

Avant que la terre ne soit, Adam existait déjà dans la prééternité, comme nous tous avant notre création. La terre a été préparée pour lui afin qu’il y réside et qu’il y acquière la connaissance du tout. L’Adam physique est passé par toutes les étapes de la création - le minéral, le végétal, l’animal - pour aboutir à la forme humaine. Il intègre toutes ces étapes en lui. C’est son héritage, légué par Dieu. Il a été choisi et préparé pour accomplir une mission, celle d’engendrer l’humanité.

Il a la capacité de découvrir en lui tous les Noms, insufflés par Dieu et qui contiennent la création entière avec ses contradictions et ses complémentarités, telles que le bien, le mal, la beauté, la laideur. Chaque Nom est la clef d’une connaissance, d’une science. Dieu a ainsi appris à Adam la Connaissance qui concerne toute la création.

Dans la prééternité, Adam possédait la connaissance de tout ce que l’humanité sait aujourd’hui et de tout ce qu’elle saura dans l’avenir et ce jusqu’à la fin. Ainsi, lorsque certains Noms comme la Puissance, la Royauté, la Sagesse sont manifestés par des hommes, ce sont celles de Dieu qui sont exprimées mais à l’échelle humaine. L’homme possède tous les Noms mais n’en réalise que quelques-uns. S’il avait le souvenir de tous les Noms que Dieu lui a insufflés, il pourrait agir sur les mondes supérieurs et modifier le monde physique. Ce qui explique les miracles des prophètes et de certains saints.

Adam : le lieutenant de Dieu sur la terre

Lorsque Dieu eut montré et prouvé aux anges la supériorité d’Adam, Il leur demanda de se prosterner devant lui. Ce fut une épreuve difficile pour ces êtres de pure lumière de se prosterner devant un être fait de chair et de sang et possédant une double nature : celle du bien et celle du mal, la lumière et l’ombre. Les anges reconnurent en lui un être exceptionnel et, par soumission à Dieu, ils se prosternèrent devant lui. L’être qui se prosterne s’engage à obéir, aider et apporter tout ce dont l’autre a besoin. Par cette action, l’ange est devenu le serviteur de l’homme.

Dès son avènement, l’homme possède le titre de noblesse de khalifat (lieutenant) et toute la création se prosterne devant lui : la vache en offrant le lait et la viande, la mer en donnant le poisson, l’air en fournissant l’oxygène. Mais, inconscient de cette élection et des responsabilités qu’elle implique, l’homme abuse malheureusement de son pouvoir. Il n’est pas reconnaissant et agresse la création.

Satan

Nous avons dit : « O Adam ! Habite avec ton épouse dans le jardin ; mangez de ces fruits comme vous le voudrez ; mais ne vous approchez pas de cet arbre, sinon vous seriez au nombre des injustes. »

Le Démon les fit trébucher et il les chassa du lieu où ils se trouvaient. Nous avons dit : « Descendez, et vous serez ennemis les uns des autres. Vous trouverez, sur la terre, un lieu de séjour et de jouissance éphémère. »

Adam accueillit les paroles de son Seigneur et revint à lui, repentant. Dieu est, en vérité, celui gui revient sans cesse vers le pécheur repentant ; il est miséricordieux.

Nous avons dit : « Descendez tous ! Une Direction vous sera certainement donnée de ma part. » - Ni crainte, ni tristesse n’affligeront ceux qui suivent ma Direction.

(Sourate 2, versets 35-38.)

Un ange, Iblis, va désobéir à cet ordre divin. En refusant, par orgueil, d’obéir à Dieu, il est déchu et devient Chaïtan : le Démon. C’est lui qui entraînera Adam et Eve dans la désobéissance et, par là même, dans la chute.

Une question se pose : comment un être de lumière comme Iblis a-t-il pu connaître l’orgueil qui appartient aux ténèbres ? Si Iblis intervient dès le début de l’humanité, c’est par décret divin. Dieu a préparé Iblis autant qu’Adam. Il l’a créé par amour pour Adam. Sa fonction est d’égarer l’homme car s’il n’y avait pas d’erreur et d’égarement, il ne pourrait y avoir de direction et de salut, et l’humanité n’existerait pas. Le mal participe à l’équilibre de la création.

Iblis a été chassé du paradis avec l’homme et nous ne pouvons pas éliminer cette dimension. Chacun porte Iblis en soi, comme les deux faces d’une médaille, l’une est angélique et l’autre démoniaque. Iblis symbolise notre ego (nafs), notre part d’ignorance et d’erreur. Mais c’est en nous attirant vers l’erreur qu’il nous renvoie vers la vérité. Iblis restera jusqu’au jugement dernier. Il sera le dernier que l’ange de la mort viendra chercher.

Un jour un faqir, en quittant Mostaganem, rencontra un homme qui lui demanda de l’emmener sur son cheval. Le faqir l’invita à monter et ils poursuivirent leur route. Soudain l’homme ceintura le faqir, le jeta à terre et s’enfuit avec la monture. Aussitôt le fakir lui cria : « Attends ! Attends ! Ne dis pas que tu as volé ce cheval. Je te le donne ! » Surpris, le voleur fit volte-face et lui dit : « Comment ! Je te vole ton cheval et tu me le donnes ? - Oui, je te le donne, car on saura vite en ville que je t’ai emmené sur mon cheval pour te rendre service et que tu me l’as volé. Alors plus personne n’osera rendre ce service à un autre. » Le faqir, voyant que ce vol deviendrait un préjudice pour la communauté, convertit ainsi le mal en bien.

Une histoire rapportée par Abderrahman al-Çafouri donne une autre compréhension de la désobéissance d’Iblis. Moïse demanda à Iblis : « Pourquoi ne t’es-tu pas prosterné devant Adam ? » Et il répondit : « Je n’ai pas voulu être comme toi, car moi, je prétends L’aimer et je n’ai pas voulu me prosterner devant un autre que Lui. J’ai préféré le châtiment. Toi, tu prétendais L’aimer. Il t’a dit : « Regarde la montagne » et tu as regardé la montagne. Il fallait fermer les yeux, tu L’aurais vu. »

Eve

Lors de la fécondation, la première cellule qui se forme est indifférenciée. Elle n’est ni mâle ni femelle. De la même manière, l’être adamique, celui qui va recevoir tous les Noms, celui devant qui les anges vont se prosterner, n’est ni masculin ni féminin. Il est l’androgyne primordial qui était déjà potentiellement contenu dans le minéral, puis dans le végétal, puis dans l’animal. C’est seulement au bout de ce processus, et comme parachèvement de la création, que naît l’être adamique. De lui, par dédoublement, viendra Eve et l’humanité. Eve symbolise, en vérité, la partie féminine et réceptive qui se trouve dans chaque être humain.

C’est Adam qui a fait le serment du dépôt. Eve ne s’est donc pas sentie autant concernée par cet engagement. C’est pour cette raison que, dans les Traditions, Eve tente Adam. La tentation, symbolisée par le principe féminin, a un sens. Elle est nécessaire à l’acte de création. Dans l’absolu elle oscille toujours entre le bien et le mal. La partie féminine que chaque être humain a en soi est la part créative, portant le penchant de la tentation. Mais en passant à l’acte, elle devient le moyen de créer. Si elle n’était pas là, la création ne pourrait se réaliser. Quant à notre partie masculine, elle est le principe actif de l’esprit totalement impliqué par le serment primordial. Normalement, il ne devrait pas désobéir. C’est le principe féminin qui provoque la désobéissance, par la tentation, pour que la création commence.

L’homme réalisé se situe dans la transcendance du bien et du mal, dans le juste milieu, la voie de l’harmonie. Si sa négativité est pacifiée, elle ne perturbe plus le déroulement de sa vie. Il est alors situé dans cette limite où le bien et le mal se rencontrent et créent une harmonie. Dans cette situation, l’inspiration divine intervient pour le guider et neutraliser la confrontation intérieure entre le bien et le mal. C’est là le triomphe de l’homme équilibré qui agit dans la vie sans se blesser et sans blesser autrui.

La désobéissance

Nous avons reçu de Dieu tous les Noms sauf un, celui de l’immortalité, symbolisé par le fruit défendu. C’est par ce biais que Chaïtan tenta le couple. Il leur fit croire qu’en mangeant de ce fruit ils accéderaient à l’immortalité, c’est à-dire qu’ils se hisseraient au niveau de la Divinité.

La désobéissance, c’est faire dans l’oubli. Désobéir à Dieu, c’est L’oublier, se détourner de Lui ou Lui donner des associés matériels ou spirituels. A l’instant où il commet une faute, l’homme oublie Dieu. S’il réalisait que Dieu est présent, témoin de ses actes, il ne commettrait pas l’acte de désobéissance.

La chute

Un majdhûb raconte : « En croquant la pomme, Adam et Eve ont fait chacun, isolément et individuellement, une expérience unique. Leur être s’est agrandi à un point tel qu’il est devenu aussi grand que l’univers. Ils ont reçu des éclairs de lumière et de feu. Le vide de leur être s’est rempli de matière et d’énergie. Ils ont contemplé, médusés, l’univers qui se défaisait et se reconstruisait en eux. Savoir, connaissance, créativité, discernement, responsabilité, science, conscience, tout venait vers eux ! Ils se sont transformés en un gigantesque aimant qui attire inexorablement toute chose et son contraire : matière et antimatière, ténèbres et lumières, joies et peurs, amour et haine, vie et mort, force et faiblesse, pouvoir et antipouvoir, apparent et caché, premier et dernier. Ils veulent refuser mais ne font que subir. Ils sont le tout mais ils ne sont rien. Ils sont dans chaque grain de poussière, dans chaque atome, dans chaque molécule, dans chaque cellule. Ils voient les créatures se faire et se défaire. Les galaxies, les planètes, les soleils, les étoiles se construisent et se détruisent, là, sous leurs yeux, en eux. Une force immense les habite, ils peuvent tout. Leur souffle résonne tel un tonnerre dans les fins fonds de l’univers. Leur être immense remplit tout. Leur unicité se démultiplie sans cesse. Que de formes, que de créations ! Du microcosme au macrocosme, tout s’agite, vibre, réclame sa part de l’être gigantesque qu’ils sont devenus. »

En péchant, Adam et Eve se sont vus. Ils ont vu le Soi, ils ont vu Dieu ! Auparavant, ils vivaient dans l’instant éternel. Maintenant ils vont vivre dans le temps ! Et c’est ainsi que nous assistons au premier jour de la nouvelle création. Adam et Eve vont changer de planète. Du paradis, ils vont tomber sur terre. C’est la chute !

Au paradis, Adam ne se connaissait pas. Plongé en permanence dans la lumière divine, illuminé, ébloui, il n’avait pas conscience de ce qu’il était. Il était dans l’état de celui qui s’est aspergé de parfum au point qu’il ne le sent plus, tant il en est imprégné. Il est devenu parfum. Adam et Eve étaient enivrés du parfum divin, le parfum de la Connaissance. En désobéissant, ils sont retombés dans l’ignorance. La Connaissance qu’ils avaient reçue leur a échappé, et ils se sont voilés. Ils ont chuté du monde spirituel au monde matériel, du monde subtil au monde grossier.

L’histoire d’Adam et Eve nous concerne tous. Ils sont en nous, dans notre descendance. S’ils étaient restés au paradis, nous ne serions pas. Ils ont désobéi afin que l’humanité existe. Pour revenir vers Dieu, vers l’état premier, les humains doivent reprendre le chemin en sens inverse, aller du monde matériel au monde spirituel. Cette expérience de réalisation est le combat de toute une vie pour retrouver le paradis perdu.

La miséricorde

Malgré la chute du couple primordial, Dieu, dans Sa miséricorde, revient vers nous sans cesse et nous octroie Son pardon. Il nous appelle continuellement au repentir pour nous diriger par tous les moyens dans ce retour vers Lui.

D’après un hadith du Prophète, l’homme est accompagné en permanence par deux anges. L’un, placé à sa droite, note les bonnes actions et l’autre, à sa gauche, les mauvaises. Celui de droite est supérieur à celui de gauche, il le commande. Ainsi, quand un homme commet une faute, l’ange de gauche veut l’inscrire immédiatement. Mais celui de droite intervient pour lui demander d’attendre le repentir de l’homme et de suspendre l’inscription du péché jusqu’au lever du jour prochain. Si le fauteur ne se repent pas, la faute est alors inscrite. L’homme a donc toujours un temps pour le repentir.

Dieu a chassé Adam du paradis, mais il a envoyé des messagers pour guider sa descendance. C’est la mission des prophètes. Celui qui n’a pas l’espoir du Divin en lui, qui ne se repent pas de ses fautes et ne revient pas vers Lui s’éloigne de Sa miséricorde. Mais ceux qui suivent Sa direction n’auront « ni crainte ni tristesse ». Si nous connaissons la relativité de ce monde éphémère, les conditions dans lesquelles il a été créé et les drames qui s’y jouent, nous n’avons alors plus rien à craindre ou à déplorer car si nous suivons Sa direction, nous retrouverons notre condition originelle de pur esprit.

L’histoire se renouvelle

Le drame d’Adam et Eve se rejoue à travers nous et se reproduit, malgré nous, à travers nos enfants. L’histoire de la tentation et de la chute se répète tous les jours. Elle nous ramène à la gestation et à l’accouchement. Tant que l’enfant se trouve dans le ventre de la mère, il ne connaît ni faim, ni soif, ni froid. Il vit en symbiose avec elle, dans un état comparable à l’état paradisiaque où rien ne manque. Au paradis comme dans l’état fœtal et en Adam comme dans le petit enfant, le côté négatif est latent. Le nouveau-né est un homme complet comme Adam. D’abord, c’est l’innocence et la pureté qui s’expriment

« C’est un petit ange ! » s’exclament les parents. Par la suite, l’enfant grandit et les parents le protègent, le nourrissent et lui inculquent le bien et le mal, le permis et l’interdit, jusqu’au jour où, pour s’affirmer, il se révolte contre ses parents et leur désobéit sciemment. Par honte et par crainte de la punition, il fuit et se cache. C’est l’expérience de la chute, le drame se répète. La connaissance des Noms commence alors, avec le bonheur, la honte, l’amour, le malheur, la tristesse, le beau, le laid.

Adam ne pouvait connaître le mal avant d’en avoir fait l’expérience. Il est donc dans l’itinéraire de l’homme de faire pleinement l’expérience du mal. Mais pour que l’existence soit considérée comme positive, il faut que la somme du bien l’emporte sur celle du mal. Au moment du bilan, s’il y a plus de mal que de bien, l’homme devra compenser par le châtiment et le passage en enfer. Le feu purifiera l’homme du mal qu’il a commis, il élargira sa conscience. Il est une miséricorde divine.

Toute la vie consiste à prendre conscience du bien et du mal et à choisir entre les deux. Pour l’homme, c’est un affrontement entre la conscience et le moi égocentrique, un combat intérieur motivé par le seul désir de retrouver le bonheur perdu.

Si Dieu donne la « direction », c’est pour permettre à l’homme de revenir vers Lui. Avec l’épreuve, Il a aussi donné Sa miséricorde. Il pardonna à Adam. Réfléchissons et tentons d’élargir notre vision. C’est l’un des aspects fondamentaux de l’histoire d’Adam.

Adam, le premier prophète

C’est à partir de matériaux contenus dans notre corps que s’est déroulé le processus de la chaîne de la création, jusqu’à la naissance de l’homme, l’être le plus élaboré physiquement et surtout spirituellement. Ce processus ne cessera de se poursuivre jusqu’à l’émergence de l’être spirituel.

Si les sages sont des exceptions, dans le futur, le processus de la réalisation spirituelle de l’homme se généralisera, comme l’exprime le Coran :

« Et ma terre sera l’héritage de mes serviteurs saints » (sourate 10, verset 62).

Cheikh Bentounès, « L’homme intérieur à la lumière du Coran » (Cliquez sur le lien pour acheter ce livre sur Amazon), éditions Albin Michel

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Commentaires

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Liliane Bénard
-309 points

Merci Cheikh Bentounès. Votre vision des prophètes est magnifique. L'être humain se trouve alors anobli et conscient de Dieu....

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rimas72
63 points

Un bel effort philosophique sur la création d'Adam mais il y a quelques points que je trouve tirer un peu les cheveux.

1. "Une histoire rapportée par Abderrahman al-Çafouri..."
Ibliss n'a pas voulu se prosterner devant Adam par orgueil car se croyant supérieur à lui et non pas parce qu'il aimait Allah et qu'il ne voulait se prosterner devant personne sauf lui.

2. "Une question se pose : comment un être de lumière comme Iblis.."
Ibliss est fait de feu et non de lumière qui est l’attribut des anges.

3."Un majdhûb raconte : « En croquant la pomme, Adam et Eve ont fait chacun, isolément et individuellement, une expérience unique.."
Le genre de fruit qu'ils ont mangé n'est pas cité dans le Coran, il est n'est cité dans aucun texte, c'est plutôt, une interprétation purement européenne.
Aucun texte ne parle de cette "expérience unique" ou ils voient et ressentent des choses extraordinaires en mangeant le fruit défendu.

À mon avis faut faire attention et de vérifier les sources.

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Justine
-388 points

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

Tout le génie maléfique d'Iblis Le Maudit, créé de feu sans fumée, est révélée dans sa réponse magistralement perverse : « Je n’ai pas voulu être comme toi, car moi, je prétends L’aimer et je n’ai pas voulu me prosterner devant un autre que Lui. J’ai préféré le châtiment. Toi, tu prétendais L’aimer. Il t’a dit : « Regarde la montagne » et tu as regardé la montagne. Il fallait fermer les yeux, tu L’aurais vu. »

L'orgueil suprême de croire même à la supériorité de son "tawhid" sur celui de Moûssâ (paix sur lui).

Quand à l'affirmation que Eve (que Dieu l'agrée) aurait été une tentatrice comme l'affirment les juifs et les chrétiens, ce n'est pas ce qu'en dit le Coran qui affirme que nos pères et mères originels ont été tous deux séduits par les propos d'Iblis.
Non, la vérité est qu'Adam (paix sur lui) n'a pas joué son rôle de guide pour son épouse . D'après certains savants, Adam (paix sur lui) n'avait pas une volonté ferme.

Wa salâm

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wahidou
-2 points

salamou aleukoum
je voudrais juste faire une petite remarque sur cet article;Iblis ne peut être un ange car les anges n'ont pas la faculté de désobéir à leur créateur.Par ailleurs,Satan est créé de feu comme c'est dit dans le coran et lui par contre dispose du libre choix tout comme l'Homme.
wallahou aalem

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schlomo6
81 points

salam haleykoum,
Petite correction importante: iblis n'est pas un ange déchu car les anges ne désobéissent jamais à Allah.
N’étant pas des anges, il n’est pas contraint à l’obéissance ; il dispose de la liberté de choisir au même titre que nous, les humains
iblis est un djinn crée à partir du feu contrairement aux anges crées de lumière.
Allah l'éleva parmi les anges car c'était un djinn qui était très proche d'Allah par sa dévotion.
Jusqu'au jour où il refusa de se prosterner devant Adam.
Allah le Très Haut a dit : « Et lorsque nous dîmes aux Anges: "Prosternez- vous devant Adam", ils se prosternèrent, excepté 'Iblîs (Satan) qui était du nombre des djinns et qui se révolta contre le commandement de son Seigneur. Allez- vous cependant le prendre, ainsi que sa descendance, pour alliés en dehors de Moi, alors qu' ils vous sont ennemis? Quel mauvais échange pour les injustes! » (Coran, 18 : 50).

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Waglioni
-1249 points

Selon une étymologie donnée par Guénon, la racine verbale « adam » signifie « être rouge ». Et le rapport d’avec une genèse, voire une Genèse, serait que la terre rouge est celle que modèle le potier-créateur, elle serait malléable et se prêterait à la forme.
René Guénon, “Quelques remarques sur le nom d’Adam”. Le voile d’Isis, décembre 1931.
A lire sur
http://esprit-universel.over-blog.com/article-rene-guenon-quelques-remar...
Nous pensons que Guénon, ici, s’égare. Et pouvons apporter un éclairage quelque peu différent à la question, que celui que nous donne généreusement à lire ici Cheikh Khaled Bentounès, qu’il en soit remercié.

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Waglioni
-1249 points

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Il n’est pas de pays plus religieux que l’Egypte. Dans la mythologie égyptienne, Osiris est un grand bienfaiteur, il s’identifie à la terre noire du limon fertile. Son frère (et ennemi) est Seth, associé à la terre rouge, et son caractère est belliqueux et destructeur. On voit bien où Guénon s’égare donc. Le rouge est bien signe du désordre et du pillage, et s’oppose au noir de la paix et de l’abondance de biens. D’où aussi le titre du célèbre roman de Stendhal.

Nous proposons, quant à nous, une autre étymologie, qui décompose en “ad-m”, littéralement “premier ancêtre”, le préfixe “ad” signifiant la remontée dans l’ordre des générations, et la terminaison “m”, sa réalisation (son incarnation ?). Et Eve, et le Paradis direz-vous ? L’Egypte ne les connaît point. C’est que la femme d’Osiris, c’est Isis, sa parfaite bienfaitrice, magicienne quand il le faut. C’est surtout que le paradis, pour les Egyptiens, c’est tout simplement l’Egypte quand le pays est bien administré.

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Waglioni
-1249 points

Quand nous disions que Guénon s’était un peu “égaré”, nous voulions donner simplement donner un avis contraire sur ce qui n’est, après tout, qu’un détail, rien de vraiment sérieux qui sache modifier la haute considération que nous avons d’un homme qui est et reste un maître, mais dont il convient d’admettre qu’il a quelques lacunes. En examiner la cause profonde, certain tropisme, nous entrainerait trop loin.

Et pour bien montrer que Guénon est et reste un maître, et pour l'heure revenir au sujet d'Adam, il n’est que de citer cette autre approche que Guénon réserva à une correspondance privée avec Michel Vâlsan, précisément datée du 30 mars 1940. Il s’agissait d’exploiter les possibilités fructueuses d’un diagramme reproduisant sur deux triangles les lettres, en arabe, de Adam et Hawâ, le second triangle, de surface quatre fois moindre que le premier, et l’ensemble formant un très joli diagramme,

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Waglioni
-1249 points

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l’ensemble formant un très joli diagramme, que nous laissons à imaginer, ou à découvrir dans Michel Vâlsan, “L’Islam et la Fonction de René Guénon, Recueil posthume”, Les Editions de l’Oeuvre, Paris 1984, p. 102 à 111, ou dans
http://esprit-universel.over-blog.com/article-michel-valsan-un-symbole-i...
avec un comput d’abord fautif (compter le wa de “Adam wa Hawâ.” !?), pour en venir à ce que l’un compte pour 45, l’autre 15, soit une somme de 60 et les rapport de 3 et de 1 à 4. Et s'ensuit une longue et fructueuse méditation sur les lettres et les mots que forme ce diagramme, et dont il suffit de noter qu’apparaît Ahad, qui signifie « Un », pour se persuader de son immense intérêt.

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Saladin
-81 points

J'avais lu quelque part que les djinnes vivaient sur terre avant les hommes et y semaient la corruption , donc Dieu a envoyé les anges pour les combattre et les chasser à la mer et aux îles, et aprés la fin de la bataille les anges ont découvert sur terre un petit bébé de djinn qui était ibliss et ils l'ont elevé et entretenu jusqu'a ce qu'il est devenu ce qu'il est devenu parmi les plus rapprochés adorateurs de Dieu.

Et Allah sait mieux.

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rimas72
63 points

Saladin.

Y a beaucoup d'histoires qui circulent mais faut faire attention car bon nombre sont fausses aussi séduisantes et poétiques qu'elle soit.
Il y a juste la vérité qui est importante dans la source est le Coran en premier et les hadiths véridiques en second lieu.

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Saladin
-81 points

@ Samir, l'histoire que j'ai cité n'est pas en contradiction avec la foi musulmane, elle explique seulement comment fut t-elle possible la rencontre des anges avec Ibliss, d'ailleurs il y'a ce qui lui ressemble dans l'exègèse de Ibn kathir.

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Saladin
-81 points

@ Samir, l'histoire que j'ai cité n'est pas en contradiction avec la foi musulmane, elle explique seulement comment fut t-elle possible la rencontre des anges avec Ibliss, d'ailleurs il y'a ce qui lui ressemble dans l'exègèse de Ibn kathir.

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Saladin
-81 points

@ Samir, l'histoire que j'ai cité n'est pas en contradiction avec la foi musulmane, elle explique seulement comment fut t-elle possible la rencontre des anges avec Ibliss, d'ailleurs il y'a ce qui lui ressemble dans l'exègèse de Ibn kathir.

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rimas72
63 points

Saladin !

Pourriez vous, nous donner un texte dans le Coran ou hadiths véridiques ou cette histoire est cité ?
Faut faire attention, pleins d'histoires paraissent logiques mais qui sont fausses quand même.

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mirza
-1 points

apres les coranistes qui ewpliquent le coran selon leur conviction, les panarabiste qui attaque le projet islamique et maintenant les soufis qui ecrivent sans la moindre verification de l'authenticitè des textes, où va le site oumma.com????

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samir.bencharif
0 points

Très bon article Cheikh Bentounés cependant une grosse erreur ma interpelé quand vous avez mentionné l'étape ou Iblis a refuser de se prosterné devant Adam ( la paix sois sur lui ).

Certes Iblis était élevé parmi le rang des anges mais il n'a jamais été un ange, Iblis est parmis les Djin et ce n'est pas un ange déchu ! Iblis n'a jamais été un ange mais un djin et cela est mentionné dans le coran.