« La mobilisation politique est l’ensemble des processus permettant la création et la pérennisation d’un marché politique où des agents en concurrence pour le courtage politique tentent d’échanger des biens politiques contre des soutiens actifs ou passifs ; la mobilisation électorale est le résultat de l’ensemble des incitations par lesquelles les entrepreneurs travaillent à créer l’accoutumance au vote ou à réactiver à leur profit l’orientation vers le marché que les mécanismes de la mobilisation politique ont contribué à générer. »
Michel Offerlé
Le vote communautaire (et ceux qui le promeuvent consciemment ou non) est un leurre au moins à un double niveau : d’une part, celui-ci présuppose l’existence d’une communauté musulmane uniforme ou homogène qui obéirait, comme un seul homme, aux injonctions émanant d’une autorité centrale ou centralisatrice (communautaire, religieuse) ou de traditions consacrées unanimement reconnues ou, à défaut, du plus grand nombre d’entre eux. En plus que de donner dans l’essentialisme et le culturalisme, ce constituerait, si tel était le cas, un profond aveuglement quant aux divisions et aux luttes intestines chroniques qui sévissent au sein des grandes organisations des musulmans de France depuis tant d’années. Nous n’aurons pas la cruauté ici d’enfoncer le clou ou de raviver une plaie bel et bien béante. Nul besoin d’y revenir donc.
Le postulat d’un vote communautaire, quelles qu’en soient les justifications, porterait également atteinte à l’autonomie du sujet en donnant, du surcroît, du grain à moudre à ceux qui ne cessent précisément de mettre en cause, à tort ou à raison, le « communautarisme musulman » qui porterait atteinte à l’universalisme républicain. Car, comme chacun sait, la République, au moins du point de vue normatif ou principiel, ne reconnaît pas les communautés mais uniquement les citoyens. Bien que, on le concédât volontiers, la réalité en est tout autre. Pierre Rosanvallon parle à ce sujet de « républicanisme abstrait ».
Par ailleurs, nous avons eu l’occasion de le dire et de l’écrire à maintes reprises, sur Oumma.com ainsi que sur d’autres supports, qu’il n’y a aucunement lieu de parler d’une communauté musulmane mais de communautés musulmanes françaises ou de France, de sorte que l’emploi de l’expression communauté musulmane au singulier, est déjà, en tant que tel, problématique. Pour la simple et bonne raison que celle-ci est éminemment contrefactuelle et, à ce titre, radicalement à contre-courant de tous les constats sociologiques les plus sérieux.
Si une telle communauté musulmane devait cependant exister dans la croyance sociale collective des musulmans comme des non-musulmans de ce pays, il s’agirait, le cas échéant, que d’une simple « communauté imaginée » (ou fantasmée) pour reprendre une catégorie anthropologique utilisée par le chercheur Benedict Anderson. En effet, ce n’est pas parce que vous croyez aux mêmes principes de la foi universelle que, forcément, votre vie ou vos représentations sociales seront nécessairement identiques. Il y a certes, comme le souligne fort justement Mohamed Talbi, « une communauté de conviction » mais certainement pas de « communauté de conditionnement ».
D’autre part, croire ou donner à croire, soit naïvement soit perfidement, que les convictions religieuses intimes du citoyen musulman lui fourniraient, en soi, un cadre contraignant ou un éclairage suffisant pour orienter au plus juste son vote et le porter, avec moins d’embarras, vers telle ou telle formation politique, est là aussi, une énorme méprise pour ne pas dire une duperie manifeste. Pis, elle encourage l’abstention.
Cette attitude, en plus que d’être contre-productive, a en revanche une conséquence autrement redoutable : culpabiliser, nolens volens, le citoyen musulman en exerçant sur ce dernier un chantage à la foi qui n’ose dire son nom : « voter PS, ce serait, par exemple, accepter ou cautionner l’homoparentalité et le mariage homosexuel ; voter UMP, ce serait faire le jeu de son Ministre de l’Intérieur et cautionner ses déclarations au sujet de l’inégalité des cultures » et tout à l’avenant. Le premier argument revient souvent au sein des communautés musulmanes de France car celui-ci entre apparemment le plus en contravention avec les principes des religions monothéistes en général et de l’islam en particulier. La seule véritable question qui se pose alors est au fond la suivante : peut-on accepter pour/de l’autre ce qu’on refuse pour soi-même ? N’est-il pas possible de concilier conservatisme moral et libéralisme?
Or les musulmans français ou de France se comportent bien souvent, à tort ou à raison, en conservateurs illibéraux (expression qui m’a été suggérée, dans une discussion d’une autre nature, par mon collègue Patrick Haenni). Il ne s’agit pas d’un jugement moral mais d’un simple constat, évidemment.
En outre, il y a une autre illustration des inconsistances théoriques précédemment soulignées. Il nous est arrivé, en effet, d’entendre très récemment des cadres communautaires de l’islam de France s’exprimer étrangement, expliquant, grosso modo, qu’ils seraient « socialement de gauche mais de droite, au niveau des valeurs ». C’est là que précisément le bât blesse. D’un côté, ces derniers dénoncent, à tort ou à raison, le Front National et de l’autre côté, ils le rejoignent, sans crier gare, en renouant avec une rhétorique ancienne de Jean-Marie Le Pen lequel avait coutume de dire : « Je suis socialement à gauche, économiquement à droite ». Les deux postures ne sont effectivement pas très éloignées.
Cette confusion puise à la même source : un déni des réalités sociale et politique de la France doublé d’une méconnaissance manifeste de ce qu’est, sociologiquement, un parti politique ou une idéologie. Un parti politique est un acteur collectif qui, comme tout corps social, est traversé par des clivages, des rapports de force, des luttes internes avec des personnalités et des idéaux multiples qui se confrontent.
Il ne faut pas amalgamer systématiquement l’entreprise collective et le sigle avec les voix qui s’expriment en son sein et qui peuvent entrer en conflit à propos de telle ou telle question ou de telle ou telle orientation. Un parti n’est donc pas un tout homogène ; de loin s’en faut. Voter, ce n’est par conséquent pas donner quitus à l’ensemble d’un programme politique. De la même manière qu’un programme ou une plate-forme électorale comporte une diversité d’objectifs avec lesquels il est possible d’être en accord, pas en accord voire en complet désaccord.
Une offre politique prend également en compte les évolutions sociétales, particulièrement dans notre espace sécularisé, que vous le vouliez ou non. C’est le cas pour le mariage homosexuel et l’homoparentalité que vous en acceptiez les termes ou pas. Car ce sont les dynamiques sociales qui finissent par imposer aux politiques la prise en compte de telle ou telle évolution dans leur offre politique. Un parti est en prise avec le monde social. De nouveau, certains musulmans français ou de France tendent, bon gré mal gré, à projeter sur la France des schèmes préétablis ou valables dans d’autres espaces cognitifs au premier rang desquels ceux des pays majoritairement musulmans. C’est le cas pour la question des mœurs notamment.
Ainsi, l’acte électoral, intrinsèquement individuel et individualiste, est nécessairement contraint et tient compte d’une appréciation toute personnelle. En définitive, votre choix dépendra de là où vous mettrez le curseur suivant votre trajectoire et en fonction de vos préférences et de vos attentions. D’ailleurs, s’agissant des musulmans de notre pays, il y a suffisamment de traditions rapportées pour pouvoir justifier, religieusement, en première et en dernière instances, tel ou tel choix politique ou électoral.




Commentaires
Salam aleikoum,Bonjour
le leurre, c'est ces frères qui ont des compétences politiques licencier, doctorant etc. qui depuis des années font de la figuration ou de la diversion, sans jamais proposer de stratégies. C'est une injonction Coranique que de faire largesse de ce qui nous a été attribué! si en plus on vient nous expliquer que ce qui marche pour les autres, est inefficace pour nous il faudrait vraiment être naïf pour s'abreuver de pareil propos
Mr Haoues Seniguer, vous nous expliquez que notre force est la division. Vous prônez une forme d'anarchie ou chacun fait selon son bon vouloir. J’espère que très peu de musulmans ou aucun adhérera à votre discours. La situation actuelle est le fruit de plusieurs décennies d'abstention
enfin je terminerai avec cette phrase du frère Tarik "autrefois nos parents ne savaient pas s'exprimer, on parlait pour eux, aujourd’hui on sait s'exprimer et on voudrait nous faire taire"
nos voix unie comme une seule voix, nous mettrons sur la bonne voie.
Merci a vous d'oeuvrer encore a l'affaiblissement et a la division des musulmans Francais.Bien que les 6 millions de musulmans Francais soient tous uniques et differents de part leur credo,leurs origines,leur culture,ect...il n'empeche,ne vous en deplaise,que tous les musulmans du monde sont unis par certains principes et certaines valeurs comme la lutte contre l'injustice la tyrannie et l'oppression,la quete de la justice et de la bienfaisance,le respect des aines et des plus vulnerables,l'aide envers les opprimes,les necessiteux,ect...Donc les musulmans ont des valeurs! Et les musulmans Francais sont maintenant conscients de l'importance de leur pleine participation a la vie de notre pays,de leur pays,et des derives et spoliations des "politichiens" professionels.Vous serez surpris par l'ampleur du vote musulman les 22 Avril et 6 Mai 2012!MOBILISONS NOUS ET VOTONS MASSIVEMENT CONTRE SARKOZY LE PEN,ET SON REGIME RACISTE ET POPULISTE A LA SOLDE DES FINANCIERS ATLANTICO SIONISTES!!!
Pourquoi les musulmans ont ils interet a voter,et a vite degager Sarkozy? by alterinfo:
Pour que la France renoue avec ses valeurs qui ont fait sa grandeur et son rayonnement, pour que les populations les plus fragiles et les plus précaires de ce pays puissent enfin vivre dans la dignité, le respect et la sécurité, en premier lieu Sarkozy doit dégager. C'est une évidence, un pléonasme, une lapalissade, mais pour qui le musulman peut-il voter sans se compromettre et vivre sereinement sa foi sans être constamment l'objet de toutes les suspicions et stigmatisations ?
Je suis contre l'implication des musulmans dans la politique française pour de nombreuses raisons déjà explicitées par le passé sur ce site. Mais la raison principale provient du postulat suivant: la politique ne consiste plus à la gestion de la cité, mais réduit à un système de gestion des masses par la démagogie - manipulation et fabrication de l'opinion - et la société du spectacle par la peopolisation de la politiqu
Curieuse balance :
"""un chantage à la foi qui n’ose dire son nom : « voter PS, ce serait, par exemple, accepter ou cautionner l’homoparentalité et le mariage homosexuel ; voter UMP, ce serait faire le jeu de son Ministre de l’Intérieur et cautionner ses déclarations au sujet de l’inégalité des cultures » et tout à l’avenant."""
Mettre en balance, comme le fait Haoues Seniguer, l'acceptation par le PS de la prise en compte des droits des homosexuels, avec les propos anti-mususlmans (et les actes, que vous oubliez...) du ministre alcoolique et de son patron UMP, cela relève, à mon avis, soit d'une confusion intellectuelle, soit d'une volonté d'amalgames dangereux.
Ou peut-être d'un lapsus, d'une expression mal-maîtrisée ? J'en voudrais pour indice, le début de la citation, qui réfère, inconsciemment ou non, à Lord Alfred Douglas, auteur de l'expression (dans un de ses poèmes) "qui n'ose pas dire son nom", une expression qui se rapporte à un amour interdit à l'époque victorienne.
(--->)
le lapsus est d'autant plus intéressant, que, à la suite du scandale, la femme d'Oscar Wilde choisit de changer de nom, pour elle et leurs enfants, et choisit de s'appeler "Holland" !
Le président français qui légalisera le "mariage homosexuel" porterait ainsi le même nom que les descendants du grand poète qui fut en son temps une victime expiatoire de "cet amour qui n'ose pas dire son nom" ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Bruce_Douglas
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_Wilde
Commencer cet article par une citation de Michel Offerlé ou l'acte politique est présenté comme une marchandise, pouah !.
Voter en son âme et conscience, en étant musulman, ne signifie pas décider d'un vote communautaire.
Dire cela est aussi problématique que de dire je suis catholique et donc je vote pour la droite.
Celui qui vote n'est pas un petit soldat, il reflechit et sa foi religieuse participe à ses choix. Elle ne va pas faire de lui un partisan aveugle.
Il va donc voter contre l'islamophobie mais aussi en concevant la politique étrangère du candidat et sa politique économique au service du plus grand nombre. Il se demande qui paie la dette et au service de qui...
Il ne va pas suivre un vote communautaire qui pourrait etre de plus un vote de classe.
Pour qui roule Haoues Seniguer ?
"C’est le cas pour le mariage homosexuel et l’homoparentalité que vous en acceptiez les termes ou pas. Car ce sont les dynamiques sociales qui finissent par imposer aux politiques la prise en compte de telle ou telle évolution dans leur offre politique. Un parti est en prise ou est inéluctablement influencé par le monde social."
Haoues Seniguer reconnaît implicitement qu'il existe une "communauté" ou un lobby homosexuel pour faire accepter le mariage homo ainsi que l'homoparentalité et l'imposer aux politiques. Soit. Mais alors pourquoi ne pas adopter ce même schéma pour une bonne partie de musulmans ? Car qu'il (Haoues) le veuille ou non, il existe bien un vote communautaire. Le musulman vote justement en fonction de son éthique islamique et le moins qu'on puisse dire c'est que pour l'instant le musulman vote pour le moins pire ou s'abstient faute de mieux.
Salem et bonjour
Pourquoi tu veut rompre avec l histoire ?
Les américains ont élus un black , ne pourrions nous pas élire une personne qui serait tolérant qui serait pour mes intérêts musulmanes.
C est perdre sont temps avec ce genre de personne démago.
J'aurais été très perturbée que notre fils nous dise : " je suis homo".
Quant au mariage homosexuel et a l'homoparentalité, il me semble que nous sommes alors sur un autre plan. Je suis ravie d'avoir une belle fille et deux petits enfants mais autrement, comment réagir ?
Le mariage homosexuel demande seulement qu'une union soit reconnue par la société. Il interdit qu'elle soit réprimée et passible de la peine de mort. Le mariage est un contrat...qui peut aussi être rompu...
Quant à l'homoparentalité, elle est au service des enfants. Beaucoup d'enfants la vivent.
Un argument fort dit que l'enfant doit bien savoir sa mère et son père afin qu'il se situe correctement dans l'existence. Cette information est certes obligatoire. Elle ne présente guère de difficultés. Les parents divorcés n'ont-ils pas le même devoir ?
Ces éléments juridiques ne sauraient être déterminants pour notre choix du président de la République. Ils sont probablement moins importants que le droit à l'IVG...
L'union est certainement possible autrement que pour des élections. Croire qu'on ne se leurre pas est sans doute problématique.
Il faut en parler et nous voyons bien que les points de vue divergent. Les gommer est un leurre.
Pourtant on parle bien d'un vote catholique. Pkoi ne pourrait-il pas y avoir un vote musulman ?
Certains partis politiques sont ouvertement islamophobes (PS, UMP et FN). Les musulmans n'ont aucun intérêt à voter pour eux.
Partant de cette réalité où en fait la politique,au-delà des idéologies,est aussi constituée de réseaux,de lobbys,de pressions plus ou moins douces en coulisse,que nous proposez-vous?
De ne rien faire,ou plus exactement de croire au "formalisme républicain", auquel personne ne croit,en premier lieu nos hommes politiques et le premier d'entre eux,le Président de la République qui en bon libéral(au sens économique)a décidé d'etre faible à l'égard des forts,et fort avec les faibles.
Vous voulez que les français d'origine maghrébine qui sont français depuis longtemps(en théorie),qu'on ne cesse de montrer du doigt à chaque difficulté,ne s'organisent pas,qu'ils se fassent rouler dans la farine encore pas des politiciens hypocrites?
L'heure est grave et les enjeux(nationaux comme internationaux,car tout est lié)sont beaucoup trop importants Mr.Seniguer,pour qu'on perde notre temps avec des belles théories politiques concoctées dans la tete de gens peu interessés par le terrain.
Voici Monsieur Seniguer,un bel exemple de la différence(l'abime)entre la théorie et la pratique,où la seule chose qui compte est le rapport de force.
Peut-etre que vous Seniguer,vous n'etes pas intéressés par le sort des enfants Palestiniens enfermés dans un camp de concentration,permettez-moi de vous dire que moi,en tant qu'humaniste,je le suis et je voterai en conséquence.
Monsieur Seniguer insuffle l'esprit de défaite chez les musulmans français en leur faisant croire que la seule chose qui compte est l'idéologie des partis politiques,que les lobbys n'existent pas,que les réseaux d'influence plus ou moins occultes n'ont pas d'importance.
Ce genre de raisonnement est suicidaire car non seulement il occulte le vrai rapport de force politique en France,mais en plus cela ne peut mener qu'à des désillusions ultérieures,car contrairement à monsieur Seniguer qui conseille aux musulmans français de faire confiance au formalisme républicain,les autres "communautés" ont compris depuis longtemps que quand on fait partie d'une minorité,il faut s"organiser et agir en conséquence sinon appartenant à un groupe minoritaire,elles risquent fort de payer les pots cassés.
Marre ce genre d'article fait pour "intellectuels de salon parisien" qui ne connaissent rien à la réalité du terrain.
L’islam est la religion du juste milieu.
Il ne faut aller ni vers les extrêmes de gauche (Mélanchon) ou de droite (Lepen), ni vers Sarkozy (candidat de la division et de l'échec) ni vers Hollande (candidat de l'illusion avec un PS qui a roulé les musulmans dans la farine).
Le seul candidat valable, c'est F. Bayrou car c'est un homme de consensus susceptible de rassembler les différentes sensibilités du vote musulman.
Il a une politique mesurée en prenant les aspects positifs de gauches ou de droite.
Il a promis de mettre en place un ministère contre les discriminations et de moraliser la politique.
Il est le seul homme politique d'envergure qui ne s'est pas aplati devant les pro-israéliens du CRIF.
"Pour une France forte et solidaire, le changement pour F.BAYROU, c'est maintenant".
OUI communauté Musulmane, ces termes sont utilisés par la presse entre autres pour nous désigner et nous avons repris ces termes car bien obligé de se replier et de s'unir contre ces attaques de toutes parts, alors oui nous formons une communauté.
Je suis bien heureuse de pouvoir échanger, parler, par le biais de ce site avec d'autres personnes partageant ce même quotidien. Je me suis sentis rejetée parce que j'étais Musulmane et ici j'ai pu trouver un peu de dynamique et de volonté.
Cela déplais à certains, car nous avons un impact sur les suffrages, c'est la force du nombre. Nous voulons lutter contre ce rejet systématique de "notre communauté" et c'est en votant que l'on peu y arriver et enfin faire tomber le joug, changer les mentalités.
Contrairement à ce que dit l'auteur, nous avons chacun nos libertés, notre façon de penser et nos responsabilités puis à côté de ça nous sommes liés car stigmatisés de part notre religion.
RENDEZ-VOUS DIMANCHE, nous allons changer les choses.
De plus l'auteur se contre dit tout seul, il dit que les vote Musulman est un leurre et ensuite il dit que si on se rassemble pour voter cela ne va pas plaire à des gens de son genre... (je résume)
On a compris qu'on pouvais faire basculer la balance et que cela faisait peur à des gens comme lui, merci ça fait plaisir, je vais aller voter avec un grand sourire.
Et l'auteur mérite ma sandale faciale (comme bush)
Je suis très content de lire toutes les réactions, moi qui pensait que les lecteurs de Oumma, cet énième torchon de propagande qui enfonce les musulmans dans le mauvais sens, était crédule et stupide.
Même si cet article essaie de rationnaliser le fait qu'en 2012 et devant l'évidence politico-social il n'y aurait pas de communauté, alors que c'est précisément de ça qu'on besoin les musulmans pour s'unir et se défendre, les gens ne mordent pas à l'hameçon.
Oumma est un blog de fdp qui promouvoie exactement ce que veulent les néo-harkis qui l'ont créee, et de plus en plus de musulmans s'en rendent compte.
Je suis très content de lire toutes les réactions, moi qui pensait que les lecteurs de Oumma, cet énième torchon de propagande qui enfonce les musulmans dans le mauvais sens, était crédule et stupide.
Même si cet article essaie de rationnaliser le fait qu'en 2012 et devant l'évidence politico-social il n'y aurait pas de communauté, alors que c'est précisément de ça qu'on besoin les musulmans pour s'unir et se défendre, les gens ne mordent pas à l'hameçon.
Oumma est un blog de fdp qui promouvoie exactement ce que veulent les néo-harkis qui l'ont créee, et de plus en plus de musulmans s'en rendent compte.
Je vais essayer de suivre le conseil de notre chercheur Seniguer pour voter en parfait républicain en suivant son mode d'emploi. Ainsi je vais voter en ne prenant pas compte des questions liées à l'islamophobie, à la question palestinienne, à l'engagement de la France dans l'OTAN et des troupes en Afghanistan. Et puisqu'on est divisé jusqu'à l'os, pas besoin de s'organiser dans nos mosquées, dans les associations musulmanes, dans des projets d'écoles etc. Puisqu'il n'y a pas d'oumma. Merci pour vos lumières M. Seniguer, je dormirai moins bête avec ce billet.
Abd ibn foulan,
Votre ironie est amère. Les choses sont beaucoup plus simples !
Ce n'est pas parce qu'on parle d'un vote catholique que cela a un sens, non plus d'ailleurs si on parle d'un vote musulman.
Les politiques mesurent l'opinion publique. Nous savons bien que l'opinion ne pense pas. Elle croit dur comme fer qu'il y a la droite et le gauche et que le choix est entre Hollande et Sarkozy. Le meilleur est que dans le dernier sondage, chacun d'eux est crédité par un quart de l'électorat. Cette opinion est tranquille. Les autres risquent de s'abstenir ou de choisi un homme de gauche ou de droite.
Ne connaissons-nous pas des musulmans de gauche et de droite ?
Ces choses ne sont pas simples non plus que la bataille de Syrie.
Nous sommes prisonniers des médias, pour nous libérer, il faudrait "renaître"...ou avant cela savoir qu'un leurre cache quelque chose d'autre. Ayons confiance et tournons-nous d'abord individuellement vers la prière, animés de notre taqwa, intentionnelle.
D'accord Fraise, une communauté, c'est très important. En France, beaucoup se marient sous le régime de "la communauté réduite aux acquêts" et il y a des communautés vivantes et porteuses d'espoir.
L'auteur de cet article ne dit pas le contraire. Il se présente comme un analyste politique et réfléchit sur autre chose, à savoir le "communautarisme", un terme en "isme" très laid.
Que serait un vote communautaire, l'appartenance à une communauté laisserait prévoir un nombre de voix assuré. Les sondeurs seraient contents...
Vous voyez bien que les choses ne sont pas si simples non plus que la vie en communauté.
Oumma qui donne la parole à la communauté musulmane reconnaît son pluralisme. Il ne va pas nous dire pour qui voter ! Chacun doit choisir entre 10 candidats, en son âme et conscience et non conformément à un unique meneur.
J'habite dans le Nord-Pas de Calais. Nous avons reçu beaucoup de Polonais.
Mais j'ai beau chercher : jamais les Polonais n'ont voulu exprimer un vote polonais. Ils sont devenus français, notamment en donnant à leurs enfants des prénoms français, et en voulant s'intégrer à la nation française.
Et pourtant, dans les années trente ou vingt, des villages entiers de Polonais arrivaient, accompagnés de leurs curés.
Ils ont été beaucoup plus mal reçus que vous. Il était à l'époque beaucoup plus difficile de parler du racisme, qui bien sûr n'existe pas dans les pays musulmans. Hein Sarah ?
La possibilité d'un vote communataire, si souvent désirée par les oummanautes, ne ramènerait que plus d'islamophobie, si souvent désirée par les mêmes oummanautes.
Le martyr...
Mais au fait : qui crée l'islamophobie ? Et dans quel but ??
Orlando,tu nous parleras d'intégration et d'anti-communautarisme quand la République appliquera la loi républicaine de manière égalitaire pour tout le monde.
Et quand ton président arretera de se soumettre à des lobbys,communautaires et autres,comme il le fait lors du diner annuel du CRIF,diner anti-républicain par principe car communautaire et représentant les interets d'un état étranger.
Tu sais,je ne suis pas communautaire,comme beaucoup de musulmans je ne défend ^pas des interets mais des PRINCIPES,tu piges la différence?
C'est vrai que les lobbys juif,arménien(qui vient de faire voter une loi anti-constitutionnelle),homosexuel,n'existent pas,ah Orlando?
Sinon,je répète ma question:Orlando,c'est un prénom français?
Tiens,admire toute la classe politique française,si républicaine,si laique,si anti-communautariste:
()
Justement liliane, je disais que chacun voterais pour le candidat de son choix, personne nous pousse à voter pour un tel ou un autre, on est seul dans l'isoloir.
Et je rajoutais que c'est parce qu'on est Musulman et qu'on est est montré du doigt que l'on va faire le bon choix. J'ai bien compris avec l'affaire Merah que du jour au lendemain, par ma couleur de peau, mes origines, je pouvais être rejetée et regardée de travers car un président et ses disciples ne savaient pas s'exprimer.
On a tous bien entendu, la droite emprunte des propos à l’extrême droite. Même marine se plaint de sarko qui lui a piqué son audience !
Bref il y a beaucoup d'autres candidats en effet, mon choix est simple, dégager sarko ! c'est un choix personnel, on ne m'y pousse pas, je fais mon devoir de citoyen en allant voter et je n'aime pas qu'on dise "ne te tourne pas vers un vote communautaire", même le plus simple des devoirs fait par un Musulman est tout de suite péjoratif. ON VA CHANGER ÇA
Merci Fraise mais nous avons perdu toutes les deux un point. Je sais qu'il ne faut pas parler des choses qui fâchent.
Je reprendrai donc cet article. Il dénonce des postures politiciennes, certains voulant se montrer plus intelligents que d'autres et voulant faire la leçon aux autres. Ils savent voter efficace.
Nous ignorons en fait les suites des élections qui devraient nous offrir quelques espoirs du changement nécessaire, interdisant la haine de certains peuples. Sarko doit dégager parce qu'il hatise la haine, y compris celle de l'UOIF, parce qu'il préfère le CRIf, parce qu'il a participé à l'envoi de troupes en Afghanistan, parce qu'il préfère les riches...
Faire confiance à la gauche n'est pas meilleur que faire confiance à la droite. Seul Dieu sait mais nous avons besoin d'une présidente ou d'un président spirituel !
AMities.
Perdre des points n'est pas un problème, je dis ce que je pense quitte à déplaire, je ne fais pas partie de la classe politique...
En effet si sarko dégage nous pourrons découvrir d'autres modes de vie et si ça ne va pas non plus, dans 5 ans on pourra encore changer de président, c'est le principe du quinquennat.
On ne doit pas avoir peur du changement, il faut avancer car on a trop longtemps stagné.
L'auteur de ce billet écrit trop bien, et nous embrouille un peu avec ses phrases d'intello. Pourtant, je crois être d'accord avec lui : le fait « d'appartenir » à une religion laisse beaucoup de place au libre arbitre citoyen. Et c'est plutôt bien.
Son analyse dans la ligne "élection piège à cons" est en partie justifiée, mais cela ne doit pas nous empêcher de donner notre avis dans les urnes, ou alors la démocratie ne sert à rien.