Restaurant interdit aux femmes voilées mais pas aux chiens

Dimanche 1er Avril 2012, une citoyenne française de confession musulmane portant un foulard s’est vue exclure par le serveur et le propriétaire d’un restaurant de la ville de Martigues dans les Bouches du Rhône.

Restaurant interdit aux femmes voilées mais pas aux chiens

Dimanche 1er Avril 2012,  une citoyenne française de confession musulmane portant un foulard s’est vue exclure par le serveur et le propriétaire d’un restaurant de la ville de Martigues dans les Bouches du Rhône. Alors que cette dame était venue avec son mari, son bébé et une amie pour déjeuner, le serveur l’a refoulée à l’entrée du restaurant en lui disant qu’elle ne pouvait pas rentrer ni manger chez eux à cause de son foulard !!!

La cliente lui explique qu’il n’y a rien qui peut justifier son exclusion, c’est alors que le serveur va consulter son employeur, le propriétaire du restaurant, et revient lui confirmer le refus de la servir à cause de son voile et ce, conformément à la loi .

La Coordination contre le Racisme et l’islamophobie saisie de l’affaire a contacté le propriétaire de l’établissement qui a reconnu l’exclusion en prétextant qu’il aurait reçu un texte de la Préfecture qui s’intitule « la République se vit à visage découvert » et en a déduit qu’il avait le droit d’exclure les  femmes qui portent un voile !

Ce cas illustre, si besoin, que l’escalade islamophobe prend des proportions insupportables qui rappellent le traitement fait aux Juifs dans les années trente, et ceci est d’autant plus grave que certains politiques continuent à souffler sur les braises en exploitant des affaires arrivées « au bon moment électoral »  par une surenchère à l’atteinte aux droits des musulmans de ce pays, en promettant le pire pour demain.

La Coordination contre le Racisme et l’islamophobie  va accompagner la victime qui a déposé plainte contre le patron de ce restaurant et entamer les procédures qui s’imposent, tout en appelant les citoyens indignés et révoltés par ces pratiques à manifester leur colère par un vote contre l’islamophobie lors du premier tour des élections présidentielles.

Une campagne est lancée dans ce sens afin d’alerter la classe politique sur un fait social contraire aux droits de l’homme et au cadre républicain, mais qui tend à se banaliser grâce à la complicité ou l’indifférence de la classe politique.

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