Mercredi 27 August 2014
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Les mouvements « islamistes » vivent une grave crise

Les mouvements « islamistes » vivent une grave crise
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Ce culte du profit, cette injonction de la « croissance infinie » sont devenus le paradigme déifié auquel tout se soumet. C’est aujourd’hui le nouvel et redoutable ennemi, qui n’a que faire des nations, des cultures ou des religions.

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Cela peut paraître paradoxal d’affirmer cela aujourd’hui alors que, du Maroc à l’Égypte, ces mouvements n’ont jamais été autant sollicités par les régimes arabes afin de participer à la gestion des affaires publiques de leurs pays.

En 2005, dans notre article Les notables de la république, mous mettions en évidence le rôle crucial qu’allaient certainement jouer ces mouvements dits « islamistes ». Il était dit :

« Un siècle de lutte et de résistance a conféré au mouvement réformiste islamique une légitimité historique, et ce, pour plusieurs raisons : ces mouvements ont fermement combattu le colonialisme (…), ils ont participé à la “réislamisation” des peuples musulmans (…), et ils ont été les rares voix à dénoncer les dictatures arabes à la solde d’un Occident complice. »

Mais, il était dit aussi que ces mouvements étaient en train de vivre une crise qui ne lui permettrait pas de faire face à l’ampleur des enjeux à venir. Ainsi, il était annoncé que, malgré sa force populaire et ses nombreuses institutions, il n’y avait pas de programme et l’ambition de ces organisations se réduisait :

« A s’intégrer au jeu politicien et à trouver des arrangements avec les pouvoirs en place… À accepter, de manière fataliste, une mondialisation ultralibérale… Et à se limiter aux développements d’institutions caritatives, humanitaires et éducatives privées. »

Sept années plus tard, le printemps arabe est passé par là. Ces révoltes populaires, manipulées ou non par les officines occidentales, ont obligé les organisations « islamistes » à s’exprimer publiquement. Le « bricolage » dans les prises de position publiques et la confusion régnant à l’intérieur de ces organisations ont bien mis en évidence l’ampleur du désarroi des militants engagés.  Ces derniers ne comprennent plus les compromis de leurs dirigeants, préférant négocier que renverser les dictatures affaiblies ou faisant le choix de se mettre sous protection occidentale pour renverser leur régime.

Ces évènements ont ainsi révélé cette triste réalité : lorsque nous ne prenons pas le temps pour réfléchir à un projet en adéquation avec nos réalités et lorsque l’Histoire nous oblige à assumer notre responsabilité, on ne peut que « bricoler ».

Cela n’a pas toujours été le cas. Au xixe siècle, ce qui a fait la force de ce mouvement et lui a conféré son élan, fut le refus du taqlîd, ce refus de suivre aveuglément les avis religieux d’un autre siècle. Devant le démembrement de la oumma et face à l’avancée technologique et intellectuelle d’un Occident conquérant, il n’était plus possible de continuer à baser des actions sur des commentaires de Textes religieux datant du xe siècle.

Ce mouvement de renouveau préconisait la diffusion d'une pensée islamique adaptée à son contexte particulier : c’est-à-dire des sociétés musulmanes sclérosées et teintées de superstitions d’une part, et un colonialisme et un sionisme en plein essor d’autre part.Ces penseurs réformistes ont alors développé une pensée de l’action et ont structuré un mouvement de résistance et d’éducation populaire avec un discours adressé aussi bien à leur peuple qu’à l'Occident, qui se résumait ainsi :

1/ Les esprits et les cœurs musulmans doivent être libérés de leur admiration béate envers un Occident idéalisé et les peuples doivent reprendre confiance en leurs valeurs islamiques.

2/ Les terres musulmanes doivent être libérées de toutes présences étrangères.

Ces mouvements n’ont jamais eu pour objectif premier la prise du pouvoir. D’ailleurs Ibn Badîs, le célèbre réformiste algérien, considérait que le départ du colon français n’était même pas la priorité et que la conscientisation et l’éducation des masses algériennes musulmanes passaient bien avant.

Un siècle plus tard, certains prétendront que les réformistes ont, en grande partie, atteint leurs deux objectifs. Effectivement, formellement (au moins et mise à part la Palestine) les colonies occidentales ne sont plus. Et aujourd'hui aucune structure sociale et/ou politique issue d’un pays arabo-musulman n’est crédible si elle tourne le dos publiquement aux valeurs de l’Islam ; malgré le kémalisme turc ou le bourguibisme tunisien, aucune nation musulmane ne conçoit son avenir sans cette forte référence à son identité islamique. Les mouvements de révolte dans les pays arabes et les quelques élections libres qui ont pu avoir lieu le prouvent clairement.

Aujourd’hui, notre monde a radicalement changé, mais la pensée réformiste n’a pas évolué. Certes, ni le colonialisme, ni les régimes dictatoriaux n’ont permis l’évolution de cette pensée. Les conséquences sont d’ailleurs dramatiques car les leaders « islamistes » persistent à adopter une vision et une pensée de l’action élaborées il y a plus d’un siècle pour l’appliquer à un xxie siècle totalement différent.

C’est ce qu’on appelle le taqlîd al-mujaddidîn, c’est-à-dire l’imitation aveugle d’une vieille pensée sans que celle-ci soit réinterrogée au regard des nouvelles réalités. Triste sort de la grande majorité de ces organisations qui reproduisent, aujourd’hui et à leur tour, le comportement des « traditionnalistes aveugles » du xixe siècle. Ce comportement que les pères fondateurs de cette pensée décriaient à l’époque.

Actuellement, cela a des conséquences très concrètes sur les deux thèmes majeurs (identité et colonialisme) du réformisme du siècle dernier :

1/ Ils se satisfont de la disparition du colonialisme mais ils ne comprennent pas que la colonisation des esprits a pris une autre forme. Notamment à travers un mode de vie consumériste et plus généralement par le biais d’une soumission à un modèle économique inique.

2/ Ils se satisfont aussi de « l’étiquette islamique » qui traduit la reconnaissance formelle de leur identité (économie « islamique », habit « islamique », état « islamique », école « islamique », banque « islamique » etc.) mais qui ne se soucie pas du sens et de l’éthique, pourtant fondamental dans la spiritualité musulmane. Ils se limitent ainsi à cette simple reconnaissance, sans pouvoir élaborer un projet global et alternatif qui dépasse la critique moralisatrice d’un Occident perçu comme dépravé.

Devant un ordre libéral mondialisé où la logique du profit est première, la reconnaissance formelle des identités n’a jamais été un souci pour les dominants. La société de la « croissance » n’a que faire des apparences, ce qui lui importe c’est de donner l’orientation. Ainsi, pour cet ordre capitaliste, par exemple, le foulard porté sur la tête est un simple détail ; par contre, les idées consuméristes développées à l’intérieur des têtes « enfoulardées » sont capitales pour nourrir le système et les y soumettre.

Suite au printemps arabe, l’arrivée au pouvoir des partis politiques dits « islamistes » risque d’accentuer l’aveuglement de leurs leaders. Rappelons que tous les États arabo-musulmans sont totalement intégrés et dépendants de l’ordre économique capitaliste. Et ces pays, bientôt gérés par les « islamo-nationalistes », devront continuer à répondre aux injonctions de la Banque mondiale et du FMI. Après l’illusion d’une victoire à la Pyrrhus, les « islamistes » devront apprendre à gérer l’ingérable.

Car dans l’ordre capitaliste mondial, le culte du profit financier et la notion de « croissance économique » ne sont pas seulement des concepts économiques ; ils sont devenus aujourd’hui de nouvelles divinités auxquelles on nous apprend à nous soumettre.

Divinité dans le sens islamique du terme. C’est-à-dire un postulat qui se justifie par lui-même, qui ne peut s’égaler et qui ne peut pas se remettre en cause ni se discuter ; un postulat qui soumet tout et auquel il est du devoir de tous de se soumettre. Ce postulat définit, qu’on le veuille ou non, aujourd’hui toute notre manière d’être, de produire et de consommer et même de concevoir notre vie ici-bas.

Toutes ces prérogatives, en Islam, n’appartiennent normalement qu’à Dieu Seul. Ce concept est donc un véritable affront au concept islamique du tawhîd. Les succès électoralistes en Tunisie ou économiques en Turquie ou alors la manne pétrolière dans les pays du Golfe ne feront pas longtemps illusion. Les savants de l’Islam, les leaders des organisations et mouvements réformistes islamiques d’aujourd’hui devront répondre à cet affront,  car remettre en question le tawhîd ou lui associer un autre concept, c’est vouloir détruire l’Islam en s’attaquant à son pilier premier.

Ce culte du profit, cette injonction de la « croissance infinie » sont devenus le paradigme déifié auquel tout se soumet. C’est aujourd’hui le nouvel et redoutable ennemi, qui n’a que faire des nations, des cultures ou des religions. C’est une véritable religion sans Dieu et ses adeptes sont tout aussi présents à New York qu’à La Mecque. Elle n’a que faire de la couleur de peau,  car elle s’attaque à l’essence (le tawhîd) et délaisse les apparences. Elle emprisonne le cœur dans la seule course à la satisfaction illusoire des besoins du corps, générant ainsi frustrations et mal de vivre.

Si nous désirons revivifier l’élan réformiste islamique, il faut d’abord comprendre et cerner cette nouvelle religion sans-dieu. Si elle a pris naissance en Occident, elle s’est vite répandue sur toute notre planète. Elle est le sous-produit de la philosophie européenne des Lumières qui a voulu déloger l’obscurantisme clérical et mettre l’homme et la raison au centre de tout. Mais en délogeant l'Église, ils ne se sont pas privés d’exclure Dieu par la même occasion ; c’était pour permettre l’émancipation de l’Homme, nous ont dit les humanistes, les laïcs, les féministes et les promoteurs de l’idéal démocratique.

C’était vrai un temps… seulement un temps :

– Aujourd’hui, la réalité est que ceux qui défendent l’humanisme dans le Nord sont aussi ceux qui protègent un système injuste qui produit 2 milliards d’êtres humains sous-alimentés dans le Sud.

– Aujourd'hui, la laïcité instituée pour ramener la paix sociale s’apparente dorénavant à un ordre islamophobe guerrier.

– Aujourd’hui, l’idéal démocratique qui devait être le garant de l’émancipation des peuples ne fait plus le poids face aux puissants de la finance. Les agences de notation et les « marchés » décident de la politique des États et mettent au pas les « représentants du peuple ».

– Aujourd’hui, les revendications féministes sont détournées et confortent le patriarcat de nos sociétés capitalistes, réduisant la femme à une main-d’œuvre d’appoint et/ou de séduction. On propose la parité dans les instances politiques alors qu’il est acquis que le vrai pouvoir s’est désormais déplacé dans les conseils d’administration des multinationales.

En fait, toutes ces belles idéologies européennes passent vite au second plan quand le dieu-croissance parle et impose sa norme. Alors, pour préserver les apparences, on fait semblant, on trompe et on ment aux peuples. Devant le peuple, on fait semblant d’être démocratique mais on décide réellement avec les banquiers. Devant les musulmans, on fait semblant d’être laïc, mais on adopte des comportements fascisants.

Devant les médias, on fait semblant d’être humaniste, mais on laisse le SIDA se répandre en Afrique et les gens mourir de faim par manque de moyens, dit-on ; ces mêmes moyens qu’on trouve très vite lorsqu’il s’agit de sauver les banques.

Pour soumettre les populations, un nouveau clergé est alors apparu. Il ne défend pas une Église mais l’ordre capitaliste. Il ne s’active pas pour un Dieu mais pour la Sainte-Croissance. Il n’est pas animé par une foi transcendante mais par sa « raison » toute subjective et le dogme de la rentabilité financière. Il ne professe pas l’espoir d’un au-delà,  mais la libre satisfaction de tous les plaisirs de ce bas monde.

Ce clergé est, en particulier, composé d’économistes, de financiers et de publicitaires. Ce sont les nouveaux gardiens du Temple. Comme l’ordre clérical de l’époque médiévale, ils profitent grassement du système et abusent de la crédulité des gens. Au Moyen-âge, le clergé préservait jalousement le monopole de l’éducation et de l’instruction à travers le contrôle de l’imprimerie, du livre, de la connaissance de la langue latine ou arabe. C’était l’assurance de l’assujettissement des masses et le contrôle exclusif des savoirs.

Le modèle est le même dans notre monde moderne. Mais l’arme nouvelle est la pub, elle est l’outil de l’abêtissement des masses, l’outil de la diffusion du nouveau dogme et aussi le moyen de contrôle de tous les médias, supposés réveiller les consciences. Quel média peut encore vivre aujourd’hui sans le financement de la pub ?

Pour comprendre le crédo et les cinq piliers (sic !) de cette foi areligieuse, ce n’est pas difficile. Il est martelé à longueur de journée. Il suffit d’écouter ou d’ouvrir les yeux ; à la maison devant votre écran, dans votre automobile en écoutant la radio, ou devant les immenses panneaux publicitaires dans votre station métro. La pub est omniprésente ; comme jadis, elle emprisonne les cœurs et les consciences et proclament ses « invocations » à travers le culte des marques :

1/ C’est le culte de la toute-puissance : « La victoire est en nous » (Adidas), « Just do it » (Nike), « Gagner le cœur du monde » (Air France)

2/ C’est le culte de l'égo : « Parce que je le vaux bien » (L’Oréal), « C’est tout ce que j’aime » (Mc Donald).

3/ C’est le culte des plaisirs : « Plus t’en mets, plus t’en as ! » (Axe), « Cette sensation s’appelle Coke » (Coca-Cola), « Le plaisir de conduire » (BMW).

4/ C’est le culte du bonheur sur terre : « 360° de bonheur » (Babybel), « Chaque jour c’est du bonheur » (Nutella).

5/ C’est le culte de l’immortalité : « Être mieux chaque jour » (Danone), « Déclaré source de jeunesse » (Evian).

Les exemples sont innombrables mais le message est le même. Tout est organisé pour rendre optimal la production et la consommation. Pas pour seulement satisfaire nos besoins élémentaires, mais pour permettre l’enrichissement et la domination d’une petite minorité.

Dès la production, les ingénieurs et les designers construisent leurs produits sur la base du concept de « l’obsolescence programmée » afin de limiter la durée de vie des objets. Dans nos sociétés modernes, la panne n’est plus un accident, elle est organisée et programmée. On institutionnalise le gaspillage pour produire encore plus. Le Coran dit que « les gaspilleurs sont les frères des diables. » (Coran 17/27) Que dire d’une société qui fait du gaspillage un système ?

Afin d’encourager la consommation, on encourage aussi le crédit (riba). En effet, toutes ces choses produites en masse doivent trouver des acquéreurs qui doivent pouvoir les payer. Les salaires ne suffisent plus pour assouvir ce besoin de posséder plus. Ainsi l’endettement, jadis simple accident de la vie, est devenu un mode de vie. Le prêt à intérêt, institué en règle de vie, appauvrit les plus démunis et concentre les richesses aux mains de quelques-uns. Dieu dit : « Ceux qui pratiquent le riba se présenteront, le Jour de la Résurrection, comme des aliénés possédés par le démon… » (Coran 2/275)

Car effectivement l’endettement d’un pays, d’un État ou d’une personne représente l’aliénation par excellence (dans ce monde et dans l’autre), le nouvel esclavage des temps modernes.

La pub qui promeut les egos et les passions les plus viles, un système de production qui détruit notre écosystème et fait du gaspillage une valeur, un consumérisme basé sur l’endettement (riba) et donc notre aliénation, voici ce que produit la société du culte de la « croissance ». Cette société ne peut être que la société du déséquilibre, de l’inégalité, de la spoliation où l’homme n’est plus qu’un outil au service des plus puissants.

Dans la phraséologie « islamiste » souvent binaire (eux et nous), les radicaux décrivaient l’ennemi occidental comme « judéo-croisé », les piétistes dénonçaient « l’immoralité occidentale » et les plus intellectuels critiquaient les travers idéologiques de la démocratie, de la laïcité ou du féminisme. Mais rares sont ceux qui, en France ou dans le monde arabe, comprennent que le péril est bien plus grave et qu’il se situe dans les fondements diaboliques d’un système mondialisé, apatride, areligieux et qui met en péril dans notre quotidien la notion même du tawhîd.

Cette méconnaissance des réalités du monde génère un discours « islamiste » devenu schizophrène et anachronique. Quand il veut dénoncer l’ennemi occidental, il dénonce un matérialisme qui dorénavant a envahi son propre quotidien, Quand il dénonce l’égoïsme des « mécréants », il diffère peu de celui qu’il pourrait observer chez ses propres enfants. Il ne comprend plus…

En fait, il ne comprend plus un monde qui a changé trop vite. Son discours, élaboré le siècle dernier, a été conçu pour dénoncer un ennemi qui envahissait son espace (colonialisme, sionisme), ou pour s’opposer au prosélytisme d’une foi concurrente, ou alors pour condamner l’immoralité de personnes (toujours) influencées par la culture « étrangère ».

Dans tous les cas, l’ennemi était physiquement circonscrit, la cible était évidente. Mais aujourd’hui ce sont des paradigmes, des concepts et un système diffus qu’il faut combattre, aussi bien présent dans son propre foyer que dans les foyers de l’Occident honni. Aujourd’hui, sept années plus tard, après le texte écrit en 2005, la crise financière préfigure la fin de ce système diabolique. Car ce n’est pas une crise que nous vivons mais bien la fin d’un monde. Personne ne sait ce qui supplantera ce système.

Les révolutions arabes, les catastrophes écologiques inédites dans l’histoire de l’humanité (Fukushima, réchauffement planétaire…), le déclin d’un Occident vieillissant, les limitations physiques dans l’exploitation des ressources (eau, hydrocarbures, minerais), les mouvements des indignés, des 99 %, des Anonymous et autres annoncent quelque chose de radicalement nouveau.

Et, dans cette situation, devant les contradictions de ce monde qui ont produit le meilleur comme le pire, en tant que musulmans, rien ne pourra se construire sans remettre Dieu au centre de nos préoccupations.

Le tawhîd sauvera le monde ; on peut le dire aussi sûrement que l’absence de tawhid est aujourd’hui en train de l’anéantir. Les sept années passées ne seront en rien comparables aux sept à venir. Si Dieu nous permet encore de vivre, nous assisterons à un véritable basculement du monde. Espérons que cela se fera pour le bien de la race humaine et donc dans le cadre du tawhîd.

 

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Commentaires

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blancdecoeur
3 points

je comprend votre article , mais l'homme a été crée en premier lieu pour adorer son créateur dans le pire et le meilleur de la vie dans ce bas monde
le monde se divisera en deux camp ceux qui choisissent la voie de l'adoration dans la patience et ceux qui par impatience dans l'épreuve sèmeront la corruption afin de chercher quelque jouissance.
Ce monde dans lequel nous vivons ira à la catastrophe car ceux qui l'on conçu ce monde moderne ont voulu chercher à profiter de la vie au maximum , mais pour combien de temps? car face à une quantité limitée des matières premières cela ne fera que provoquer des conflits et de graves tragédies
donc l'important c'est de patienter avec un amour sincère envers Allah et d'agir dans une consommation austère et de vivre avec l'essentiel qu'Allah nous a accordé
patientons et préparons nous à un très très grand boulversement
ce monde est trop corrompu et il faudra qu'un jour nous payons le prix de l'égarement d'une grande partie de l'humanité

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mirza
-1 points

titre comme appat

l'article soit des affirmations sans zrgumentation ou de la repetition du dejà connu.

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Gwenc'hlan
0 points

Pas vraiment un commentaire, mais plutôt une question générale sur Oumma.com que j'apprécie particulièrement dans son souci de pluralité.
J'ai particulièrement apprécié cet article qui n'est pas signé. C'est d'ailleurs le cas quelquefois, pour d'autres articles avec lesquels je suis d'accord...ou non! Sans signature, cela signifie-t-il que l'article est écrit par un comité de rédaction? Si oui est il possible d'avoir des infos sur ce comité (on peut peut-être les avoir d'ailleurs sur le site, mais je ne les ai pas trouvées)? Ce très intéressant article me semble trop personnel pour avoir été réalisé par un comité de rédaction. Il n'engage sans doute la responsabilité que d'une personne. Si c'est le cas, il serait préférable de le signer, même d'un pseudo pour pouvoir retrouver la logique du rédacteur dans d'autres articles signés du même pseudo.
En tout cas merci pour cet article qui m'a bouleversé par sa clairvoyance et l'actualité de l'analyse.

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Justine
-388 points

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

Mais qui est l'auteur de ce fameux article ?!!

Ils étaient trente lorsqu'ils reçurent l'ordre de proclamer publiquement l'unicité de Dieu le Seul Digne d'être adoré. Ils étaient trente lorsqu'ils osèrent bouleverser l'ordre superstitieux établi.

Aujourd'hui, combien sommes-nous ?

Qui des musulmans osera dire à la face du monde : "ça suffit ! Ô hommes et Djinns, vous avez assez abusé des uns et des autres ! Revenez à l'adoration exclusive de votre Créateur et ne suivez pas le chemin du taghout ! Tout système de gestion du monde qui sort des normes divines ne fonctionnera pas. Ne voyez-vous pas que vos paradis artificiels révèlent chaque jour leurs enfers ?"

Le message de l'islam s'adresse à l'humanité entière, la réforme ne concerne pas que les musulmans.

Oumma.com a beaucoup de courage de publier un article qui critique la publicité : son site n'en est pas dépourvu.

Wa salâm

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Superman
-9 points

salam,

A la lecture de cette article, je reste perplexe.
Le tawhid, (l'unicité divine) si je comprend bien, nous sommes nous même en tant que musulman, responsable en premier lieu de cette crise, qu'il faudrait plutôt appeler "crise du tawhid".

Les islamistes ou autres ont hérité de ce système et pour surmonter toutes les épeuves, il faut décrocher complètement.

J'aurai aimé que l'auteur nous apporte quelques hypothèse de solutions au lieu de laisser le lecteur sur sa fin.

Pour ma part, la vrai crise c'est celle du mariage pour les musulmans, aucun effort est fait par nos responsables pour faire un électro choc et éviter à nos soeurs de passer la barre des 40 ans sans être marier.
Il faudrait un mariage pour le tawhid pour sauver nos enfants et repartir sur quelques chose de nouveau, une renaissance en quelque sorte parce que nous, nous sommes déjà mort car contaminé par cette "pub".

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foudz
0 points

A SALLAMOU ALEYKOUM

TRES BON ARTICLE AVEC QUELQUES PETITES CHOSES A REVOIR MAIS EN TOUT CAS TRES BON ARTICLE QUANT AU FAIT QUE LA PLUPART SONT DES MOUTONS!

J aimes bien cette expression qui dit qu un chameau dans une caravane disait de celui qui qui le devançait en ce moquant de lui regarde toi ta deux bosses c ridicule tout en ne sachant pas que lui meme en avait d autant plus grande!

En tout cas le premier chameau est le type OCCIDENTALE la femme occidental liberée, non soumise, libre, l homme virile si il se rase, l homosexuel décomplexe, la star du porno aux plateaux tv, la bonne nourriture, la liberté du sexe des jeunes etc...
SALAM ALEYKOUM

Votre frere FOUDZ

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Karima Smaya
-199 points

Excellente analyse dont je partage l'essentiel des Idées Forces contenues dans cette article.

Certains abonnés s'interrogent sur le nom de l'auteur, alors qu'il suffit de regarder à gauche, tout en haut de l'article, et il y a même sa photo.

Merci à vous Yamin Makri.

Salam

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Safiya
-41 points

Amine ya Rabb ! pour les souhaits qui font la chute de votre admirable article on ne peut plus clairvoyant. Merci !

Pour ce qui est de l'Afrique, il y a cette autre maladie qui fait des ravages et qui est plus ancienne que le SIDA : la malaria (paludisme) que l'on peut facilement éradiquer mais rien ne se fait, primo pour l'intérêt "suprême" des laboratoires, secundo, et à mon sens, pour la disparition pure et simple des masses pauvres qui ne "servent à rien" pour le "SYSTEME" donc pour "l'eugénisme"...
Quant à la famine, elle est "sciemment" organisée. Les terres irrigables sont accaparées (avec la "bénédiction du FMI et de la Banque mondiale) pour des plantatins dont les produits sont exportés au détriment des cultures vivrières (voir : Famine, renchérissement des dentrées alimentaires, dégradations des sols - "Quand la Banque mondiale encourage la razzia sur les terres agricoles", par Benoît Lallau, sept. 2011, le Monde diplo) (voir aussi grain.org). Avec la spéculation sur l'agro

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Justine
-388 points

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

Karima,

Au moment où j'ai lu l'article, il n'y avait ni photo ni signature.

Wa salâm

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Safiya
-41 points

Avec la spéculation sur l'agro-alimentaire et le diktat de l'import-import, l'on se rend compte des visées réellement criminelles de cet ordre-ogre capitaliste.

Achkourou Allah Al Khalaq wa ba3d achkourouk al makhlouq Yamin (le bien prénommé Macha Allah) Makri pour sa vision juste des choses.

Salem !

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jeanmoulin
32 points

"J'aurai aimé que l'auteur nous apporte quelques hypothèse de solutions au lieu de laisser le lecteur sur sa fin."

Dès le départ, l'auteur n'a pas pour objectif de répondre aux questions qu'il pose. Ces dernières sont là uniquement pour interpeller le lecteur, lui faire subir un électrochoc. Pourquoi ? Parce que ces questions ne viennent pas forcément à l'esprit du consommateur (musulman ou non), tellement soumis, aliéné et colonisé qu'il n'y a jamais songé en réalité.

Or, il appartient à tous de se réveiller afin d'élaborer ensemble des stratégies, une réflexion pour face à ce statut quo. La conscientisation est le préalable à cette lutte, aux réponses que nous nous devons d'apporter.

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marie
-24 points

Superbe exposé. Homme véritablement éclairé. J’espère que M. Makri se « méritera » un afflux de commentaires (intelligents). Il faudrait qu’il puisse avoir une fréquente tribune à la télé afin de (tenter) d’ouvrir les consciences. Mais encore faudrait-il que les téléspectateurs le préfèrent à leurs émissions vides et abrutissantes et aux messages publicitaires les faisant saliver d’envie de consommer « comme le font les occidentaux ». L’engourdissement des consciences, la facilité, la paresse intellectuelle, me laisse bien peu d’espoir quant à l’évolution de la race humaine vers un monde de paix et d’entraide, oui d’entraide peu importe l'origine des gens, dans les problèmes de toutes sortes.
Rien que l'échange de commentaires entre lecteurs me jette souvent à la face l'aveuglement égoiste, ou peut-être la peur de se regarder soi-même, en toute lucidité, sans se cacher derrière des pratiques religieuses en totale contradiction avec certains comportements.

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Liliane Bénard
-309 points

Yamin Makri à un parcours limpide :
Il est le fondateur de l'Union des Jeunes Musulmans, éditeur (directeur des éditions Tawhid) et plus récemment, embarqué sur un bateau pour Gaza pour montrer "qu'ils aiment les Palestiniens".
Les trois orientations de l'UJM sont présents dans cet article :

1/ Préserver et défendre l'identité religieuse de la communauté musulmane de France.
2/ Présenter l'Islam et sa spiritualité.
3/ Contribuer à la construction d'une société plus juste et plus humaine.

La première partie de l'article rappelle les islamistes réformateurs du 20ieme siècle contre la colonisation qui jugeait l'islam comme une religion inférieure. Ce courant semble un peu endormi (cf. La photo d'introduction)

Un autre moment montre bien que le mépris de l'Occident est une autre source d'endormissement. Les sociétés de consommations sont à la fois orientales et occidentales, sous la férule du FMI.

Il pourrait dire avec Éric Geoffroy que la spiritualité musulmane est plus "revolutionna

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Liliane Bénard
-309 points

Yamin Makri à un parcours limpide :
Il est le fondateur de l'Union des Jeunes Musulmans, éditeur (directeur des éditions Tawhid) et plus récemment, embarqué sur un bateau pour Gaza pour montrer "qu'ils aiment les Palestiniens".
Les trois orientations de l'UJM sont présents dans cet article :

1/ Préserver et défendre l'identité religieuse de la communauté musulmane de France.
2/ Présenter l'Islam et sa spiritualité.
3/ Contribuer à la construction d'une société plus juste et plus humaine.

La première partie de l'article rappelle les islamistes réformateurs du 20ieme siècle contre la colonisation qui jugeait l'islam comme une religion inférieure. Ce courant semble un peu endormi (cf. La photo d'introduction)

Un autre moment montre bien que le mépris de l'Occident est une autre source d'endormissement. Les sociétés de consommations sont à la fois orientales et occidentales, sous la férule du FMI.

Il pourrait dire avec Éric Geoffroy que la spiritualité musulmane est plus "revolutionna

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Liliane Bénard
-309 points

Éric Geoffroy parle d'une spiritualité plus "révolutionnaire".

La recherche de sociétés plus justes (3ieme point du programme de l'UJM ) demande un souci de la santé de notre planète et des êtres humains qui y vivent. Elle interdit la mal-bouffe, fruit de la publicité et l'injustice...l'auteur préconise la non-violence.

Sa conclusion est spirituelle. Il s'agit de lutter contre les idoles en adorant Dieu Seul (Tawhid). Son annonce finale de bouleversements doit probablement nous conduire moins à attendre l'apocalypse qu'au réveil des consciences.

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Sarah
-30 points

Monsieur Makri,votre article est excellent car il touche à la question essentielle et pourtant peu abordée par les islamistes,qui est la question économique.

En effet,les partis islamistes proposent-ils autre chose que de s'adapter à un ordre injuste,un ordre économique basé sur le profit et le court terme?
Proposent-ils une autre voie,plus humaine,plus éthique que ce nouveau esclavagisme qu'est le néo-libéralisme?

A première vue je dirai non.

Merci à oumma.com et à Monsieur Makri d'aborder la question essentielle de l'économie,question o combien négligée par la pensée islamique contemporaine,question pourtant essentielle sans laquelle il n'y aura pas de libération des peuples de la région.

A chaque fois qu'on a l'occasion il faut aborder cette question,pousser les islamistes( ET les autres) dans leurs retranchements pour qu'ils revoient leurs priorités et sortir des débats DEBILES sur le voile ou des articles constitutionnels.

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Orlando
-2673 points

Sur la photo, rien que de superbes barbus qui font honneur à l'islam. Certains ont l'air endormis mais on les sent prêts à oeuvrer pour l'avenir et la natalité de la société musulmane.

Vous ne vous sentez jamais ridicules ?

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Peter
2 points

Tout à fait mon ami, même si on a les mêmes dans notre propre Parlement, et même si tous les parlementaires du monde entier dorment d'un même sommeil paisible, on fera comme tu le fais tout les jours: on ne retiendra que la barbe du dormeur...

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Justine
-388 points

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

Imsomniaque, Orlando ?
Pratiquez la sieste, paraît que ça potentialise l'intellect chez le genre masculin.

Ce type d'image, on en voit aussi chez nos parlementaires bien français rasés de près avec Ginette contour 3.

La différence entre la somnolence du croyant et de l'incroyant c'est que si les yeux du croyant dorment, son coeur reste éveillé.

Wa salâm

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Liliane Bénard
-309 points

Chère Justine,
On va pourtant revoir bientôt cette image si triste...du sexe masculin. La parité pourrait bien les éveiller.
Ceci dit, la sieste est vraiment une thérapeutique merveilleuse. Tout dormeur conservé pourtant son cœur en mouvement !

Salam !

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Orlando
-2673 points

"Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou"

J'imagine que ces barbus représentent l'avenir de la société musulmane. Ils ont d'ailleurs l'air motivés. Il y a les Chinois, et beaucoup d'autres encore. Que vont devenir les religieux de tout poil et de toute bêtise ?

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Justine
-388 points

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

Ma chère Liliane,

Avant de vouloir introduire la parité, il faudrait déjà que les messieurs

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

Ma chère Liliane,

Vous y croyez-vous à la parité hommes-femmes en politique ?

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-ump-a-l-amende_507539.html

Je veux bien vous croire lorsque vous dites que la parité est un stimulant : Double Saucisse Kasher autrement appelé aussi Double Sioniste Kasher ne vous contredira pas. ^^

"Tout dormeur conservé pourtant son cœur en mouvement !" : vous parlez du coeur en tant qu'organe physique. Je parle du coeur en tant qu'organe spirituel.

Wa salâm

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Justine
-388 points

Wa alaykoum assalâmou Orlando/Mehdi,

Qui vivra verra.

Spéciale dédicace pour vous Orlando/Mehdi : Que sera, sera (Mary and Max)

Wa salâm

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yaki750
-1 points

Quand on voit la tête des parlementaires sur la photo, on ne s'étonne plus que les islamistes traversent une grave crise !
On croirait qu'ils font la sieste après une bonne chorba !
C'est honteux de confier des responsabilités à des incapables qui ne pensent qu'à dormir.
Ok il y avait bien Raymond Barre chez nous qui ronflait au Parlement, mais il était seul !
Tandis que là, c'est la majorité ronflante, meskine !

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Yasmina
-348 points

orlando: la photo illustre parfaitement le sens de l'article.

les islamistes sont au pouvoir. Soit. Mais ont ils le contrôle ???