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Un compagnon d’Emmaüs expulsé manu-militari vers l’Algérie

La rhétorique politicienne est une chose, la réalité du terrain en est une autre…

Ainsi peuvent en attester les compagnons d’Emmaüs de Marseille, qui ont assisté, médusés, à l’arrestation la semaine dernière d’Hamid Belkhir, un algérien de 35 ans, sans-papiers, qui avait rejoint la communauté phocéenne depuis 2005, et qui a été expulsé mardi vers Oran sans autre forme de procès…

A des années lumières d’un discours présidentiel aux accents humanistes : « J’attache une importance toute particulière à l’accueil des personnes à la rue. Cet accueil doit être inconditionnel. Quand quelqu’un est à la rue, il est dans une situation d’urgence et de détresse, on ne va pas lui demander ses papiers » déclarait il y a peu encore Nicolas Sarkozy, l’interpellation de M. Belkhir, suivie d’une perquisition dans les locaux de l’association et d’une garde à vue de son responsable, n’a pas été sans susciter l’indignation des compagnons, Emmaüs France dénonçant la « criminalisation des centres d’accueil ».

En signe de leur plus vive réprobation, plusieurs associations et syndicats de la région (Fondation l’Abbé Pierre, Cimade Paca, Sud Santé Sociaux et CFDT Bouches-du-Rhône, etc.) ont appelé à signer un "manifeste pour le droit à l’accueil inconditionnel".

Moralité : le pays des Droits de l’Homme n’est pas celui des sans-papiers…

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