Une aire de jeux pleine d’enfants en pleines vacances scolaires, une maison médicale, puis une autre ville : à Trappes, un tireur a visé des habitants d’origine africaine et maghrébine, dont une fillette de 12 ans qui portait un foulard. Le soir même, Oumma a recueilli la parole du maire et des habitants. Pour le maire de Trappes, Ali Rabeh, ceux qui nient le caractère raciste de la théorie du grand remplacement et ceux qui répètent depuis des années que « Trappes, c’est Kaboul » « donnent des raisons à des gens de partir en croisade ».
Au président de la République, il réclame « des preuves d’amour, pas des déclarations d’amour ». Une habitante, Trappiste depuis toujours, parle d’« un acte terroriste d’extrême droite islamophobe » et pointe les discours de haine entendus toute l’année dans certains médias : « “À bas le voile”, ça veut dire quoi ? On abat les femmes qui sont sous le voile ? » Un autre habitant met en cause « des propos télévisés » qui poussent certains à passer à l’acte.


