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Riyad Mahrez, ce héros du football pour sa mère marocaine et son défunt père algérien

A la veille de chausser ses crampons pour jouer le match de sa vie, Riyad Mahrez, 28 ans, le capitaine de l’équipe algérienne de football, doit certainement être en proie à de fortes émotions indicibles, à mesure que les heures passent, que la tension monte dans les vestiaires et que les espoirs placés en lui se font plus fébriles.
Acclamé par tout un peuple qui a exulté devant son but magistral et libérateur, le héros de la demi-finale face au Nigéria, qui comble de bonheur sa mère marocaine, aura sans nul doute une pensée émue pour son regretté papa algérien en entrant, vendredi, sur le terrain.
Un père dont il faisait la fierté et qui n’est plus là, aujourd’hui, pour le soutenir, l’applaudir et voir son talent s’épanouir au grand jour, durant une Coupe d’Afrique des Nations sur laquelle il a déjà laissé son empreinte.
Peut-être Riyad Mahrez, qui vit le jour à Sarcelles, mesurera-t-il également tout le chemin parcouru depuis ses premiers dribbles effectués en France, au sein de clubs amateurs, avant de traverser la Manche pour endosser le maillot de Leicester City pendant quatre saisons et de s’illustrer dans le prestigieux Championnat anglais.
Il se souviendra alors de l’honneur ressenti en étant désigné, en 2016, « Meilleur joueur de l’Année » PFA du Championnat d’Angleterre. Un honneur d’autant plus grand qu’il entrait, dès lors, dans l’histoire du football anglais par la grande porte, en sa qualité de premier joueur arabo-africain à remporter ce trophée très convoité.
A l’approche de la finale contre le Sénégal, le joueur de Manchester City, qui aura à cœur de défendre les couleurs de l’Algérie avec une motivation décuplée, entouré de ses co-équipiers qui aspirent à la consécration suprême avec la même ardeur, n’aura assurément pas oublié un épisode marquant de sa vie : sa sélection en équipe nationale, chez les Fennecs.
Elle avait transporté de joie son père, dont c’était le rêve le plus cher. Un rêve que ce fils inconsolable s’était fait un devoir de réaliser et qu’il espère poursuivre au Caire, sous l’œil attendri de sa maman et le regard tourné vers le firmament.
Riyad Mahrez évoque ses origines parentales : un beau symbole pour le Maghreb uni !

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