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Obligations israéliennes : Mamdani refuse que New York finance la dette d’Israël

Le maire de New York, Zohran Mamdani, a réaffirmé son opposition à l’achat d’obligations israéliennes par la ville, malgré la volonté du contrôleur financier municipal, Mark Levine, de relancer ces investissements. Les obligations sont des titres de dette : les acheter signifie financer la dette d’un État, en échange d’intérêts versés aux investisseurs. En l’occurrence, un tel choix engagerait des fonds publics new-yorkais dans le financement de l’État d’Israël.

Quelques semaines seulement après leur entrée en fonction, le désaccord s’est cristallisé. Mark Levine, en charge de la supervision financière de la ville, défend un investissement qu’il juge rentable et historiquement éprouvé. Zohran Mamdani, critique assumé de la politique israélienne et proche des mouvements appelant au boycott d’Israël, estime pour sa part que New York n’a pas à acheter la dette d’un État étranger — rappelant que la ville ne le fait pour aucun autre pays.

Cette position s’inscrit dans une ligne politique constante. Mamdani a qualifié à plusieurs reprises la situation à Gaza de « catastrophe humanitaire », dénonçant les bombardements, le siège imposé à la population civile et l’effondrement des conditions de vie. Il appelle de longue date à un cessez-le-feu immédiat et à la protection des civils palestiniens. Le maire new-yorkais met également en cause la responsabilité politique du gouvernement israélien et de son Premier ministre, Benjamín Netanyahu, accusé de poursuivre une stratégie militaire destructrice en contradiction avec le droit international.

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Si Mamdani et Levine affichent par ailleurs une volonté de coopération, ce dossier sensible pourrait rapidement les placer sur une trajectoire de collision. D’autant que, même marginales à l’échelle des quelque 294 milliards de dollars d’actifs des fonds de pension municipaux, ces obligations sont devenues hautement symboliques dans un contexte politique et international tendu. Le débat ravive enfin les tensions héritées de l’administration précédente, lorsque la question des investissements en Israël avait déjà opposé le maire et le contrôleur financier. Cette fois, les rôles sont inversés — mais la controverse, elle, demeure entière.

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