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Noor Tagoori, la première journaliste américaine voilée, sous le choc d’une agression verbale à caractère islamophobe

Elle a l’étoffe d’une star de la télévision, mais sa notoriété grandissante ne l’a pas protégée de l’islamophobie désinhibée qui frappe à tout moment et en tout lieu, même au-dessus des nuages, Noor Tagoori, la première journaliste américaine voilée, incarnation d’un autre modèle féminin sur le petit écran, a été fortement ébranlée par sa récente confrontation avec le racisme anti-musulmans viscéral.

Loin de la terre ferme, où la violence islamophobe est à son paroxysme depuis l’accession de Trump aux plus hautes destinées, la jeune femme multi-casquettes, à la fois présentatrice, reporter et conférencière, croyait prendre de la hauteur en montant à bord d’un avion d’American Airlines, quand la remarque odieuse d’un passager l’a brutalement fait revenir à la dure réalité de ce bas monde.

A sa vue, ce sombre énergumène n’a pu retenir une phrase abjecte qui, bien que prononcée dans un murmure, fut très perceptible par la malheureuse Noor Tagoori, alors qu’elle venait juste de prendre place dans son siège.

« Tuez-vous », lui a-t-il lancé avec un sourire sardonique, en lui jetant un regard noir. Effarée et meurtrie, l’étoile montante de la sphère médiatique, érigée en icône de la cybersphère par ses groupies inconditionnelles, ne s’attendait pas à ce que son vol soit gâché par l’expression d’une islamophobie aussi hargneuse.

Evitant de tomber dans le piège de la surenchère haineuse, elle a pris sur elle pour traiter son agresseur avec le plus grand mépris, l’ignorant superbement pendant tout le trajet. Mais une fois sur le tarmac de l’aéroport, elle s’est empressée de relater sur Twitter sa mésaventure dans les airs, son témoignage s’ajoutant aux nombreux autres récits accablants des victimes du fléau de l’islamophobie, en recrudescence dans l’Amérique de Trump.

Une Amérique, agitée par ses vieux démons, qui ne fait plus guère rêver, si l’on en juge par l’augmentation record du nombre de « groupes de haine » anti-musulmans qui a triplé en un an, passant de 34 en 2015 à 105 en 2016, soit une hausse affolante de 197%, la plus importante parmi tous les « groupes de haine » existants.

Si les paroles infâmes que l’un de ses concitoyens s’est autorisé à proférer, sans doute encouragé par une rhétorique « trumpienne » électrisante, résonnent encore dans sa tête, Noor Tagoori peut heureusement compter sur la mobilisation de ses nombreux fans pour la réconforter.

Certains ont même appuyé là où le bât blesse, en affirmant que la situation aurait été tout autre, si ” un Arabe avait osé dire “Kill yourself” à un Blanc”, et ce, même s’il l’avait susurré…

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