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Mosquée de La Paillade : la tension monte entre les fidèles et la Ville de Montpellier

Mosquée de La Paillade : la tension monte entre les fidèles et la Ville de Montpellier

La politique menée par la Ville critiquée par certains fidèles qui appellent à manifester.

La tension monte entre certains responsables de la mosquée de La Paillade (Montpellier) et la Ville. À tel point qu’une manifestation est organisée demain, à l’issue de la prière de la mi-journée : l’ensemble des fidèles est invité à se rendre en ville, devant la mairie, afin d’y manifester leur mécontentement. Un rassemblement inédit à Montpellier, où le dialogue entre la communauté musulmane et les responsables municipaux s’est parfois révélé difficile mais n’a jamais été rompu.

C’est particulièrement l’usage de la salle de prières de La Paillade qui semble diviser l’équipe municipale et les gestionnaires du lieu de culte, particulièrement Lhoussine Tahri. « On a l’impression que la Ville veut récupérer sa salle, qu’on est devenu gênant, surtout moi », explique-t-il. Le responsable musulman dénonce également un « double discours » et l’absence de clarté dans les intentions. « Un jour, on me dit : “On te soutient” et j’apprends qu’on dit aussi le contraire. On en a ras-le-bol. On veut une vraie démocratie et que ce soient les fidèles qui choisissent celui qui gère », poursuit Lhoussine Tahri, qui avait fait l’objet d’une contestation interne assez vive, il y a deux ans, notamment en raison de la personnalité de l’imam de la mosquée. Les mêmes rivalités semblent réapparaître aujourd’hui sans que la Ville parvienne à imposer ses vues (1).

« Ils veulent une mosquée morte, fermée entre les prières, sans les cours de soutien que nous donnons », accuse encore Lhoussine Tahri, qui rappelle la fermeture récente du petit lieu de culte de la tour d’Assas. Au total, une dizaine de bus ont été réservés pour conduire les fidèles jusqu’au parvis de l’hôtel de ville. Un autre rassemblement, avec prière cette fois, est d’ores et déjà prévu pour le vendredi suivant. Si le bras de fer devait durer.

Guy TRUBUIL

(1) Sollicité par Midi Libre , la mairie a fait savoir que ses responsables ne souhaitaient pas s’exprimer sur ce sujet.

http://www.midilibre.com

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