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Lindsay Lohan pose en burkini en Thaïlande

S’il y a une combinaison aquatique qui fait des vagues sur le Vieux Continent, jusqu’à provoquer un véritable tsunami sur notre littoral français aux heures chaudes de l’été 2016, engloutissant tout sur son passage, y compris le sens de la responsabilité et de la mesure de certains maires de droite jusqu’au-boutistes, c’est bien le burkini.

Empoignée comme l’épouvantail des plages par des édiles hargneux entrés en croisade, soutenus par un Manuel Valls en sueur, dégoulinant de racisme, celui des hautes sphères, cette parure de bain créée et commercialisée en 2005 par Aheda Zanetti, une Australienne d’origine libanaise, enregistrait, contre vents et marées, un chiffre record de ventes au pic de la controverse houleuse.

Aheda Zanetti dans sa boutique à Sydney

Objet d’une chasse aux sorcières passionnelle frisant l’ubuesque, le burkini sied comme un gant à l’actrice américaine Lindsay Lohan, reléguée au rang d’artiste maudite aux Etats-Unis, voire pire « crucifiée » par les siens, selon ses propres termes, depuis le jour où une photo volée l’a montrée tenant un exemplaire du Saint Coran dans les mains.

En effet, lors de sa récente escale en Thaïlande,  la comédienne qui ne cache plus son vif intérêt pour l’islam, à la consternation de ses fans qui guettent les moindres signes visibles de sa conversion, et se dit clouée au pilori par une campagne de calomnie odieuse qui la fait passer pour « Satan » de l’autre côté de l’Atlantique, a posé sur la plage paradisiaque de Phuket, revêtue du maillot de bain intégral.

Le burkini semble fait pour elle, et pas seulement parce qu’ils ont en commun de déchaîner contre eux des forces titanesques…

Nous vous proposons de voir ou revoir l’entretien édifiant que Lindsay Lohan a accordé en janvier à une chaîne de télévision turque :

Lindsay Lohan interview on Turkish news channel

Lindsay Lohan speaking about her experience after reading the Qur'an a few months ago

Middle East Eye 发布于 2017年1月19日

« Aux USA, je suis considérée comme une mauvaise personne, uniquement parce qu’une photo volée m’a montrée en train de tenir un Coran dans les mains. J’étais tellement heureuse de quitter les États-Unis et d’aller à Londres après tout ça. Je me sentais si peu en sécurité chez moi, les gens ont été vraiment horribles. Juste parce que c’est ma croyance. Si j’ai envie de mieux connaître l’Islamc’est mon choix, c’est ma volonté, cela ne regarde personne. Je ne cherche pas à savoir ce que les autres font dans leur vie quotidienne. Manifestement, ils ne doivent pas faire grand chose pour passer leur temps à me calomnier, à me blesser », a-t-elle déclaré en substance.

Et de poursuivre : « Aussi, je comprends d’autant mieux ce que cela fait de se sentir comme un outsider. Je comprends combien le peuple turc doit être offensé, car il vit dans un pays magnifique, et je comprends aussi ce que les femmes voilées ressentent, leur sentiment d’être différentes, car c’est exactement ce que je ressens ».

« Alors, quand une femme, lors de mon escale à Antep, m’a recouverte d’un voile, je me suis sentie très honorée. Par ce geste, elle m’invitait à faire partie de sa culture  »

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