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Les vacances royales de Sarkozy au Maroc aux frais de la princesse

A l’heure où Nicolas Sarkozy, l’ex-oligarque de la France du « mouton dans la baignoire » et du non moins tristement mémorable « casse-toi, pauv’ con », bat sa coulpe dans un livre fraîchement paru qui n’est rien d’autre qu’un grossier coup de marketing, un de plus, sa vaine tentative de s’acheter une virginité, aux yeux d’une population qui n’est plus dupe et le rejette en bloc, a été définitivement ruinée par la révélation de ses vacances de Noël idylliques sous les cieux très cléments du Maroc, aux frais de la princesse… en l’occurrence du souverain marocain, toujours aussi hospitalier envers celui qui fut le président le plus islamophobe de la cinquième République.

C’est au Canard Enchaîné de ce mercredi que l’on doit d’avoir dévoilé, non sans causticité, le fabuleux séjour offert au président des « Républicains » et à sa « Carlita », accompagnés de leur fille Guilia et rejoints par le petit Louis devenu grand, dans un somptueux palais de Marrakech, sans parler du très confortable vol, le 21 décembre dernier, dans un jet privé spécialement affrété par le si généreux royaume de l’Atlas.

Nicolas Sarkozy, dont on se demande à quoi il carbure pour nourrir encore des rêves de gloire, est retombé dans l’un de ses nombreux travers : son goût immodéré du luxe, du « bling-bling » et du fameux mélange des genres qui ont tellement contribué à désacraliser la fonction suprême.

Pourtant, dans son « mea culpa » livresque, cet opportuniste invétéré n’hésite pas à s’auto-flageller pour avoir préféré jouer les « jet-setters », sitôt élu président, sur le yacht de son cher ami, le milliardaire Vincent Bolloré, plutôt que de faire un repli quasi monacal pour « habiter la fonction », comme il l’avait annoncé lors de son duel face à Ségolène Royal.

C’était là le premier mensonge éhonté d’une longue série d’autres, imposant le règne du diviser pour mieux régner et des petits arrangements entre amis, jusqu’à la « guerre humanitaire » en Libye, avec BHL, le philosophe d’opérette mué en conseiller et stratège, pas du tout occulte…

En signe de son infinie reconnaissance envers Mohamed VI, Sarkozy s'est fait son meilleur ambassadeur, ou plutôt VRP, lors d’une conférence début janvier à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, au cours de laquelle il a chanté ses louanges, en regrettant que tout le monde  n'ait pas "la chance d'avoir un souverain comme le roi du Maroc", avant de défendre les positions du royaume à propos de la répartition frontalière du Sahara occidental.

Dans ce vaste jeu de dupes que sont les relations entre puissants, Marrackech est un vrai petit paradis sur terre pour l’ancien président de la désunion nationale et de la bouc émissarisation de l’islam, car il peut y  mener une vie de château sans qu’on lui renvoie l’image peu reluisante de sa duplicité. D’ailleurs, n’avait-il pas acquis un riad enchanteur, à un prix d’ami, juste après avoir été déchu de son trône ?!

 

 

 

 

 

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