,

Le sultanat d’Oman promeut sa première femme à la tête d’un commissariat de police

Elle a fière allure dans son uniforme étincelant de Lieutenant-colonel qui lui confère une autorité instantanée, Shaikhah Bint Ashour Al Hambasiyah vient d’écrire une nouvelle page de l’histoire du sultanat d’Oman, en sa qualité de première femme à prendre les rênes d’un commissariat de police situé en plein cœur de Mascate, sa cité phare.

Pour celle qui était hier une jeune recrue prometteuse de la police royale d’Oman, dont elle est venue gonfler les rangs en 1990, forte du soutien sans faille de ses parents, gravissant les échelons avec constance et rigueur, tout en prenant à chaque fois du galon, cette insigne promotion est sans conteste le point d’orgue de sa carrière.

Aux yeux de cette briseuse de plafond de verre dans l’âme, les obstacles, aussi insurmontables soient-ils, ne sont faits que pour être franchis, voire transcendés, avec une confiance d’autant plus grande qu’elle a la chance d’être solidement épaulée par un époux qui a toujours fait bloc derrière elle, non sans éprouver de l’admiration pour le feu sacré et la force de caractère qui animent sa moitié.

« Je reconnais que ce qui a facilité grandement mon ascension, c’est d’avoir un mari compréhensif qui a toujours respecté mon travail et compris mes choix de carrière. Mes parents ont été mes premiers soutiens et, sans eux, ma vocation aurait été certainement contrariée », a confié, pleine de gratitude, Shaikhah Bint Ashour Al Hambasiyah, en espérant être une source d’inspiration pour d’autres policières en herbe ou d’autres jeunes femmes omanaises qui s’interdisent de se rêver en uniforme.

Quand elle mesure le chemin parcouru depuis l’instant où elle a fait ses premières armes au sein de la police militaire féminine, dans la prestigieuse enceinte de la cour royale, la première femme Lieutenant-colonel d'Oman se souvient, avec émotion, de l’immense honneur qui a rejailli sur elle, et à travers elle, sur toutes les Omanaises, en tant que première femme à avoir eu le privilège de mener la parade de la police militaire, sous le haut patronage du Sultan Qaboos.

Pour la femme d’exception qu’est Shaikhah Bint Ashour Al Hambasiyah, la vocation et l’ambition des Omanaises ne doivent pas se briser sur les récifs du renoncement, mais au contraire s’affermir et se fortifier pour mieux les contourner.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les femmes saoudiennes brisent leurs chaînes dans un clip en faveur du combat pour leurs libertés

Fillon : “La question de la laïcité ne se pose aujourd’hui qu’avec les musulmans”