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Le Gazaoui, devenu la nouvelle icône de la résistance palestinienne, blessé par des tirs israéliens

Sa photo iconique, capturée par le photographe Mustafa Hassouna au beau milieu d’une manifestation à Beit Lahiya, le 22 octobre dernier, a saisi l’instant avec un sens aigu de l’esthétique, au point d’en faire une véritable œuvre d’art, Ahmed Abou Amro, le Gazaoui érigé depuis en symbole de la lutte contre l’occupation israélienne, a été fauché par les tirs de snipers israéliens, lundi 5 novembre.

« Si je meurs, je veux être enroulé dans ce drapeau », avait confié récemment à Al Jazeera le valeureux jeune homme de 22 ans qui, chaque semaine, entouré de nombreux autres Palestiniens de son âge, oppose une résistance pacifique, et néanmoins farouche, à l’armée israélienne, en ayant pour seule arme que l’étendard de son pays, brandi fièrement sur tous les fronts.

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Dans ce combat cruel et totalement disproportionné du pot de terre contre le pot de fer, Ahmed Abou Amro fait en effet partie des nombreux manifestants à avoir été blessés au cours d’un lundi noir de novembre où l’armée israélienne, égale à elle-même, n’a pas fait de quartier, tirant sur des Palestiniens désarmés comme sur des lapins.

Prises de vue à l’appui, l’agence de presse Getty a apporté la preuve en images de ce qu’avançaient plusieurs activistes palestiniens, à l’issue de la 15ème marche protestataire appelant à briser le blocus de Gaza.

« Je ne vais pas à des manifestations pour me faire prendre en photo, mais cela m’encourage à continuer de manifester. Nous réclamons notre droit au retour, et manifestons pour notre dignité et celle des générations à venir », déclarait Ahmed Abou Amro quelques jours plus tôt.

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Elevé, malgré lui, au rang de porte-étendard de la résistance palestinienne, ce jeune Gazaoui, admirable de courage et de détermination, devait être plus que jamais dans le viseur d’Israël depuis que sa photo saisissante, qualifiée même d' »historique » par certains, a marqué les esprits, par-delà les frontières et le mur de la honte.

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