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Le beau geste d’un milliardaire de Bahreïn envers un jeune péruvien, qui étudiait à la lueur des réverbères

L’histoire poignante de Víctor Martín Angulo Córdova pourrait très bien commencer par « Il était une fois un petit garçon péruvien très pauvre, mais ayant une grande soif d’apprendre », tant son heureux dénouement la fait ressembler à un merveilleux conte de fées.
Quand de la réalité jaillit une véritable source miraculeuse, qui réussit à faire poindre un coin de ciel bleu dans l’horizon obscurci d’un jeune garçon de 11 ans, cela donne ce beau récit, empreint de romanesque, qui enchante petits et grands à Moche, une bourgade nichée au nord du Pérou.
Tout a commencé quand le petit Victor, né dans une famille modeste et avide de connaissances, a été filmé par des caméras de vidéosurveillance en train de faire ses devoirs dans la rue, s’éclairant à la lueur des candélabres.

Intrigué par une telle scène qui se répétait tous les soirs, le maire de Moche, alerté par les forces de l’ordre, a été bouleversé d’apprendre que la famille du jeune garçon vivait sans électricité. Elle en était privée depuis plusieurs mois, en guise de sanction, pour n’avoir pas pu prouver à l’administration péruvienne qu’elle était propriétaire de sa maison.
L’ émotion d’Arturo Fernández Bazán fut à son comble lorsqu’il rencontra son jeune administré qui, seul et sans jamais se plaindre, assis ou allongé sur le trottoir, avait pris l’habitude d’apprendre ses leçons sous les réverbères, à la tombée de la nuit.
Impressionné par sa grande maturité et dignité, il le fut plus encore par sa détermination à réaliser le rêve qu’il nourrissait secrètement : il serait, un jour, policier pour « lutter contre la corruption, les voleurs et le trafic de stupéfiants ».
A l’issue de son entretien avec le petit Victor dont il garde un souvenir marquant, le premier magistrat de la cité s’est empressé de voler à la rescousse de ses parents, solutionnant leur problème administratif kafkaïen, ordonnant qu’on rétablisse l’électricité chez eux, tout en offrant à leur fils des fournitures scolaires toutes neuves, qui lui faisaient cruellement défaut.
Mais l’histoire ne se finit pas là… Un rebondissement inespéré et encore plus fabuleux allait, d’un coup de baguette magique ou plutôt grâce à la magie des réseaux sociaux, la conclure en beauté.
Profondément touché par les photos du petit garçon péruvien et l’extraordinaire courage dont il faisait preuve, en dépit de conditions de vie précaires, Yaqoob Yusuf Ahmed Mubarak, 31 ans, un riche importateur de chocolat du royaume de Bahreïn, est devenu son lointain bienfaiteur.
Ce bienfaiteur près des rives du golfe Persique, dont le jeune Victor découvrait l’existence, n’allait pas rester longtemps éloigné de lui. En effet, Yaqoob Yusuf Ahmed Mubarak s’est rapidement envolé pour le Pérou, désireux de serrer dans ses bras son jeune protégé et de lui apporter concrètement son soutien, ainsi qu’à sa famille.


Accueilli en grande pompe par le maire de Moche et avec une joie indescriptible par le petit Victor, qui passait du rire aux larmes, le milliardaire venu de Bahreïn était porteur de bonnes et grandes nouvelles : il s’est engagé à prendre en charge ses frais de scolarité, à financer entièrement la rénovation complète de la maison familiale, avec une extension sur deux étages, et à verser plus de 2 000 euros à ses parents pour qu’ils puissent créer sans attendre leur petite entreprise.
Même si la vie est loin d’être un conte de fées, tout est bien qui finit bien pour le petit garçon péruvien, si studieux et méritant. Un bien bel épilogue, ancré dans la réalité !

 

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