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L’avocat du chanteur marocain Saad Lamjarred, arrêté à Paris, avance la théorie délirante de la « machination algérienne » pour l’innocenter

Parmi toutes les théories échafaudées pour sortir d’un bien mauvais pas, voire disculper totalement, la star de la pop marocaine, Saad Lamjarred, 31 ans, interpellée mercredi dernier par la police judiciaire française pour « viol aggravé et violences volontaires aggravées » dans la luxueuse enceinte de l’hôtel Marriott, en plein coeur des Champs-Elysées, celle extravagante du complot, avancée par son avocat, s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux.

Est-ce à croire que la popularité dont jouit le célèbre chanteur du royaume de l’Atlas, décoré par le roi en personne, ne saurait être ternie par un scandale retentissant de cette nature et ferait voir à Me Brahim Rachidi un traquenard, pour le moins rocambolesque, tendu par l’Algérie ?

Le motif invoqué pour rendre plausible sa thèse de la « machination algérienne ourdie par nos ennemis de notre intégrité territoriale »  ? Sa victime présumée, une jeune française de 20 ans d’origine algérienne, serait en réalité une redoutable Mata Hari à la solde d’Alger, chargée de l’attirer avec ses propres armes dans un guet-apens, en signe de représailles à son clip tourné au Sahara occidental… Ou comment brouiller les pistes en imputant à l’interminable conflit du Sahara occidental une responsabilité des plus hasardeuses.

Toujours est-il que Saad Lamjarred, qui n’est pas à sa première « affaire de viol » bien qu’il s’en défende, comme le rappelait vendredi la presse marocaine – la dernière en date ayant défrayé la chronique aux Etats-Unis – a été mis en examen et placé en détention provisoire, vendredi 28 octobre, après que son accusatrice, décrite comme « extrêmement choquée » par différentes sources judiciaires et présentant des lésions sur le corps, examens médicaux à l’appui, ait porté plainte contre lui. La vedette marocaine aurait été, au moment des faits, sous l’emprise de l’alcool et de la cocaïne, ce qui achèverait d'aggraver son cas.

Sur Twitter, la théorie tirée par les cheveux de Me Brahim Rachidi n’a pas fait florès auprès des internautes marocains mais a été l’objet de leurs railleries, rares étant ceux qui ont cru dur comme fer à ce qui semble relever davantage de la divagation partisane que d’une ligne de défense crédible.

Les twittos marocains, incrédules, se moquent de cette théorie complotiste 

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