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“Des hordes d’Arabes” commettent des agressions sexuelles à Francfort pendant la nuit du Nouvel An ? C’est « faux » affirme la police allemande

De l’autre côté du Rhin, il ne se passe plus un Nouvel An sans que ne courent de folles rumeurs, hautement délétères et anxiogènes, sur de prétendues agressions sexuelles de masse commises par des « hordes de réfugiés arabes » qui ont décidément bon dos, alimentées par une presse allemande cruellement dénuée de rigueur.
La célébration de la Saint-Sylvestre 2016 à Francfort n’y a pas échappé. Quinze jours après que le quotidien allemand Bild, cette véritable institution quelque peu ébranlée aujourd’hui, se soit hasardé à prétendre que des « dizaines de réfugiés arabes avaient agressé sexuellement des femmes durant la nuit du Nouvel An », la police allemande vient de rétablir la vérité dans les colonnes du Frankfurter Rundschau : ces allégations sont « fausses ».
Pris au piège du sensationnalisme à tout prix, Bild s’était fait fort de rapporter en exclusivité les dires d’un grand témoin du drame, un chef cuisinier décrivant un « carnage » perpétré par « 50 hommes arabes », avec dans le rôle de la victime, une jeune femme de 27 ans, assurant avoir subi des « attouchements ». Mais ce récit des faits a davantage éveillé les soupçons de la police qu’il ne l’a convaincue de sa véracité.
En proie à la plus grande perplexité, d’autant plus qu’aucune plainte pour agression sexuelle n’avait été déposée, les doutes des policiers se sont confirmés au fil de leur enquête, la nuit d’horreur relatée par le journal le plus lu d’Allemagne s’avérant au final montée de toutes pièces.
« Des entretiens avec des témoins supposés, des invités et des employés [du restaurant] ont suscité de grands doutes sur la version des faits qui a été présentée », a indiqué la police de Francfort, ajoutant : « Une des supposées victimes n’était même pas à Francfort au moment où ses attouchements sont censés avoir eu lieu ». Un léger détail qui a achevé de discréditer l’histoire, frissons garantis, brodée par Bild.
« Ces accusations n’ont aucun fondement ». Telle est la conclusion indiscutable tirée par la police de Francfort en espérant clore ce mauvais chapitre, tandis que le rédacteur en chef du site internet de Bild, Julian Reichelt, s’est confondu en excuses pour cet « article mensonger et les accusations qu’il contenait ». « Nous nous excusons pour notre propre travail. Je vais annoncer prochainement ce que Bild va faire à ce sujet », a-t-il précisé, en battant sa coulpe.
Les scénaristes allemands de l’épouvante, qui n’ont de journalistes que le titre, n’ont désormais qu’à bien se tenir…

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  1. -ET UN TÉMOIN DE LA FAMILLE DE CELLE-CI,
    -TÉMOIGNA :
    « On prenait des pseudos musulmans pour insulter les Français »
    Un ancien militant d’un groupuscule français d’extrême-droite raconte les techniques utilisées pour influencer l’opinion, accuser les étrangers de tous les maux et «réveiller les consciences nationales».
    Damien (prénom d’emprunt car sinon «il est évident qu’il y aurait des représailles contre moi») a été un membre actif d’Unité Radicale (UR), un mouvement d’extrême-droite français, dans le département de l’Aude.
    Dans une interview édifiante accordée au quotidien régional Midi Libre (à lire intégralement ici), il raconte comment il s’est rapproché de ce milieu clairement raciste et les moyens qu’il utilisait pour rallier une large opinion publique aux idées nationalistes extrêmes.
    «On partait du principe que notre rôle était de “réveiller les consciences nationales”, de dire la vérité aux Français, qui étaient anesthésiés par les politiques et les médias. Nous considérions que les médias mentaient tous, que nous vivions dans un État “ripoublicain”, corrompu par des élites mondialistes, que la race blanche était en danger, tout ça. Et comme on était peu nombreux, on a surtout utilisé internet. C’était pratique pour faire passer nos messages, et ça ne coûtait pas d’argent.»
    Inspiré par les fascicules de formation du FN
    Une des techniques de propagande utilisée consistait à coloniser les forums des sites d’information généraliste et d’y instiller la haine des étrangers.
    «Tout était assez codifié. Il fallait en priorité “squatter” les sites d’information générale à la recherche de toutes les informations «raciales» possibles. Monter en épingle les fais divers lorsqu’ils concernaient des étrangers, quitte à les faire “mousser” sur Facebook ou sur les forums. Les réseaux sociaux et les commentaires dans les articles de presse étaient l’idéal pour ça.»
    Des grosses ficelles mais tirées avec un minimum de subtilité afin de ne pas faire fuir ceux qui n’adhèrent pas pleinement à ces idées ou ne pas se faire censurer : «[…]. Ne jamais parler des Arabes et des Blancs en tant que tel, mais reprendre des thèmes “humanistes” en parlant par exemple des “nantis antiracistes et mondialistes qui cherchent à écraser les pauvres qui supportent le racisme antiblanc”.»
    Des techniques usitées par d’autres groupes d’extrême-droite et même par le FN, assure le jeune homme repenti : « Je sais qu’au Bloc identitaire et au FN ils ont des méthodes analogues, l’essentiel de celles que nous utilisions venait d’ailleurs de leurs fascicules de formation des militants.»
    Il suffit de prendre un pseudo musulman et lancer des insultes aux Français
    Une autre technique régulièrement utilisée par les membres du groupuscule consistait à utiliser un pseudonyme musulman sur les forums et à lancer des insultes aux Français.
    «En prônant une République islamiste à Paris ou ce genre de choses. C’est très gros mais ça marche à chaque fois.»
    Outre alimenter la haine de l’autre, l’objectif de ces plans com’était aussi de recruter de nouveaux adhérents.
    «Comme les gens répètent le même discours que nous, mais sans précautions oratoires, leurs commentaires sont censurés par les journaux “sérieux”. Il est alors extrêmement facile de les épauler en critiquant la scandaleuse censure dont font l’objet ceux qui pensent comme nous, et à parler d’une collusion entre les médias et les “antifrançais”.»
    Aujourd’hui, le jeune homme qui termine un master à Montpellier porte un regard lucide sur cette époque et son attitude : «Moi et les autres on s’est laissé avoir. Il n’y avait pas de travail dans le village, on était désœuvré, on avait l’impression d’être inutile et rejetés par la société. D’ailleurs il ne se passait jamais rien chez nous en terme de délinquance, et les seuls étrangers étaient les fils de réfugiés espagnols.»
    Son regard sur la société et les étrangers a changé aussi : «pendant des années, j’ai contribué à créer l’écran de fumée qui protège ceux contre lesquels je me battais vraiment au fond de mon cœur : les profiteurs.»
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