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Halima Boubakri, un grand chef de cuisine à Dubaï

Reconnaissable à son voile blanc sous lequel elle s’est imposée, en l’espace de quelques années, comme un grand chef de cuisine incomparable, la Marocaine Halima Boubakri régale bien des papilles à Dubaï, derrière ses fourneaux où elle concocte des plats savoureux, aux influences méditerranéennes, pour la clientèle gourmande et de fin gourmets du très chic restaurant Al-Maeda.

C’est dans ce cadre unique, offrant une vue imprenable sur la mer, que l’une des rares femmes musulmanes à s’être frayée un chemin jusqu’au sommet, dans des cuisines où règne en maître la gent masculine, s’est livrée à cœur ouvert lors d’une interview à Citytimes, en gardant jalousement le secret de ses dernières recettes mitonnées à la sauce traditionnelle, et pimentées d’un zeste de modernité.

« C’est à Fès que j’ai mis le pied à l’étrier, au coeur de cette ville marocaine riche de ses souks animés. Ma passion pour l’art culinaire n’a fait que s’intensifier au fil des ans et de mon évolution professionnelle, dans tout le Maroc, puis au Yémen. Le point d’orgue de ma carrière eut lieu au Yémen, lorsque j’ai eu l’opportunité de participer à une émission télévisée de cuisine. J’ai acquis une vraie notoriété en faisant partager ma passion aux nombreux téléspectateurs. Par la suite, une autre étape cruciale fut l’édition d’une série de 10 livres de cuisine comprenant plus de 300 recettes de plats typiquement marocains », a-t-elle relaté, en insistant sur l’importance de son voyage au Yémen qui a élargi son horizon personnel et gastronomique.

Consciente d’être l’exception qui confirme la règle dans un univers de toques blanches, Halima Boubakri ne saurait trop conseiller à ses coreligionnaires qui souhaiteraient marcher sur ses traces de « ne pas avoir peur de commencer petit ». Pour cette cuisinière hors pair qui a bâti sa réussite à la force du poignet, le succès n’est pas acquis d’avance, aussi talentueuse soit-on, il se construit pas à pas, ou plutôt coups de cuiller après coups de cuiller, et non pas en deux coups de cuiller à pot…

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