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Faut-il intervenir militairement en Libye ?

Depuis la chute du régime Ben Ali en Tunisie, une vague de soulèvements submerge le monde arabe, portée par les images de la chaîne Al-Jazira, qui permet à l’opinion de suivre en direct les événements. Du Maroc à Bahreïn, de l’Algérie à l’Irak, les citoyens, le plus souvent désarmés, descendent dans la rue pour demander des réformes politiques et une plus grande justice sociale. Dans la plupart des cas, les autorités hésitent à faire un emploi indiscriminé de la force. En Libye, en revanche, les manifestants se sont heurtés à la répression la plus terrible (Le Monde diplomatique publie dans son prochain numéro, en kiosques le 2 mars, un dossier de huit pages sur « le réveil arabe »).

Les informations provenant de Libye sont contradictoires, partielles, quelquefois non confirmées. La brutalité du régime ne fait aucun doute, et le nombre de morts est important : des centaines selon les organisations non gouvernementales, probablement plus compte tenu de la violence utilisée par les milices du régime. Si l’est du pays, avec les villes de Benghazi et de Tobrouk, est tombé aux mains des insurgés, ce qui a permis l’entrée dans le pays de journalistes étrangers, la partie ouest, et notamment Tripoli, restent inaccessibles. Kadhafi a apparemment repris en main la situation dans la capitale, et il semble avoir gardé la confiance des tribus [1] de la région ,(« Gaddafi tightens grip on Libyan capital as rebels swiftly advance west » par Leila Fadel et Sudarsan Raghavan, The Washington Post, 24 février). Il vient d’annoncer que Tripoli serait ouverte dès demain à tous les journalistes. Par ailleurs, il s’appuie sur des mercenaires de pays d’Afrique subsaharienne, ce qui risque de développer le racisme anti-Noirs dans le pays.

Le caractère erratique et dictatorial du colonel Mouammar Kadhafi a été confirmé par son discours illuminé prononcé le 22 février 2011 (lire une traduction en anglais ici ). Le leader libyen y a rappelé les conquêtes de son règne – en particulier l’obtention du retrait des bases britannique et américaine et la nationalisation du pétrole – qui lui avaient acquis, au début, une popularité incontestable et une condamnation occidentale aussi massive. Mais il a aussi, dans son discours, multiplié les propos menaçants et incohérents, affirmant qu’il ne pouvait pas démissionner car il n’occupait aucun poste officiel, qu’il se battrait jusqu’à la dernière goutte de sang, que le pays allait vers la guerre civile, etc.

Les indignations justifiées contrastent avec le silence qui prévalait quand le régime, au début des années 2000, alors que s’esquissait la réconciliation avec l’Occident, écrasait sans pitié les islamistes. La détention et la torture de militants islamistes en Libye (comme en Egypte ou en Tunisie) n’indignaient pas les bonnes âmes.

Quoi qu’il en soit, les appels à des interventions militaires se multiplient.

Marc Lynch, sur son blog de Foreign Policy, est très clair, comme l’indique le titre de son envoi : « Intervening in the Libyan tragedy » (21 février 2011) :

« La comparaison doit se faire avec la Bosnie ou le Kosovo, ou encore avec le Rwanda : un massacre se déroule en direct à la télévision et le monde est incité à agir. Il est temps pour les Etats-Unis, l’OTAN, l’Organisation des Nations unies et la Ligue arabe d’agir avec force pour essayer d’empêcher la situation déjà sanglante de dégénérer en quelque chose de bien pire. »

On a un peu de mal à comprendre ces comparaisons. Au Rwanda, on avait affaire à un génocide qui a fait des centaines de milliers de morts. Quant au Kosovo, il est douteux que l’intervention militaire ait été un succès (lire Noam Chomsky, « Au Kosovo, il y avait une autre solution », Le Monde diplomatique, mars 2000).

Marc Lynch poursuit :

« En agissant, et j’entends par là une réponse suffisamment énergique et directe pour empêcher le régime libyen d’utiliser ses ressources militaires pour écraser ses adversaires. J’ai vu des rapports selon lesquels l’OTAN a sévèrement mis en garde la Libye contre de nouvelles violences contre son peuple. Rendre cela crédible pourrait signifier la déclaration et l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne sur la Libye, sans doute par l’OTAN, pour empêcher l’utilisation d’avions militaires contre les manifestants. »

Un point de vue que conteste fortement Justin Raimondo, sur le site Antiwar.com, « Interventionists Target Libya » » (23 février) :

« Le spectre d’une intervention américaine est juste ce que Kadhafi souhaite : cela jouerait en sa faveur. Comme c’est souvent le cas des actions américaines, cette intervention aurait exactement les effets contraires à ceux recherchés. (…) Est-ce que le professeur Lynch croit vraiment qu’une intervention “énergique” (…) ne renforcerait pas la position de Kadhafi ? [Il] sait comment utiliser les passions et les préjugés de son peuple et sa stratégie est clairement de diviser son pays selon des lignes générationnelles. » (…)

« Une intervention occidentale renforcerait Kadhafi et le sauverait peut-être d’une fin bien méritée. Elle donnerait des munitions au courant islamiste marginal qui sympathise avec Al-Qaida. Tous deux seraient confortés dans leur point de vue : regardez, dirait Kadhafi, les étrangers reviennent pour prendre le contrôle du pays ; regardez, diraient les islamistes, les Croisés viennent pour voler votre révolution. »

Les images qui proviennent de Libye sont terribles. Mais qui a demandé une intervention militaire occidentale quand les avions israéliens bombardaient Gaza durant l’opération Plomb durci ? ou lors des bombardements de l’OTAN en Afghanistan ? ou de l’Irak par les Etats-Unis ? Faut-il y intervenir militairement, contre Israël et les Etats-Unis, cette fois ?

Et puis, le cas irakien est là pour nous inciter à la prudence. La dictature de Saddam Hussein était l’une des plus brutales du Proche-Orient, elle aussi alliée des Etats-Unis tant que le régime menait une guerre d’agression contre l’Iran. Son invasion du Koweït a changé la donne et a fait de lui un paria. Mais qui peut penser, huit ans après l’intervention américaine en Irak, que celle-ci a été un succès ? Les manifestations, aussi bien dans le Kurdistan irakien (présenté comme un modèle de démocratie) que dans le reste du pays, ont fait l’objet d’une répression brutale, dont peu de médias ont parlé.

Que faire alors ?

D’abord, accepter le fait que, sauf dans des cas de génocide comme au Rwanda, une intervention militaire sous l’égide de l’ONU n’est pas toujours la meilleure solution. D’autant qu’elle serait sans doute déléguée à l’OTAN, dont le rôle en Afghanistan ne semble pas vraiment positif. Les mouvements tunisien et égyptien ont abouti sans intervention militaire extérieure.

Il faut aussi se réjouir de la position de la Ligue arabe qui, pour la première fois, suspend un Etat-membre pour des problèmes relevant de la « souveraineté nationale ». Cette position, comme celle de l’Union africaine et de l’Organisation de la conférence islamique, devrait aggraver les fissures dans le régime, notamment dans l’armée et chez les diplomates, nombreux déjà à avoir abandonné Kadhafi. Elle aura plus de poids que celle de gouvernements européens et américain, soupçonnés, non sans raison, d’arrière-pensées, et qui ont développé avec le dictateur libyen d’étroites relations ces dernières années.

On peut aussi, pour l’Union européenne, tirer quelques leçons pour l’avenir.

S’il n’est pas possible pour les Etats européens de fonder toute leur politique étrangère sur le respect des droits humains, et s’il est impossible et non souhaitable de rompre les relations avec tout régime qui les violerait (avec Israël, par exemple), il est certain que l’on peut adopter des politiques plus équilibrées entre intérêts et principes, d’autant plus que bien des projets mirifiques se sont révélés des mirages (lire Alain Faujas, , LeMonde.fr, 24 février) : « Les dangers et les illusions du commerce avec Kadhafi »

— Au cours des dernières années, les pays européens, dont la France, ont armé les forces libyennes, les ont conseillées, et leur ont ainsi donné les moyens de se battre contre leur propre population (la France envisageait même de leur vendre des Rafales) ;

— L’appui au régime du colonel Kadhafi dans l’Union européenne, et notamment en Italie, s’est fondé sur un chantage : la capacité pour la Libye de stopper le flux des immigrants africains vers le Vieux continent ; cette obsession migratoire amène Bruxelles à aider toute une série de régimes peu soucieux des droits humains à gérer eux-mêmes, dans des conditions souvent terribles, les immigrés. A tout prix, il faut défendre la forteresse Europe ; et, de ce point de vue, Kadhafi était un allié que Silvio Berlusconi, notamment, répugne à abandonner (lire Stefano Liberti,« L’Italie et la Libye main dans la main » , Visions cartographiques, 25 août 2010) ;

— Comme dans sa coopération avec les autres pays du pourtour méditerranéen, l’Union européenne a fait prévaloir les principes du libre-échange sur le développement, multipliant les rapports élogieux sur la Tunisie ou l’Egypte ; n’est-il pas temps, comme y invite George Corm, à faire prévaloir une autre conception ? (« Quand la “rue arabe” sert de modèle au Nord », LeMonde.fr, 11 février).

Il est malheureux que les préoccupations essentielles des Européens face aux événements de Libye soient avant tout la crainte concernant les exportations de pétrole [2] et la peur de voir affluer des vagues d’immigrés. Cela ne présage rien de bon pour l’avenir.

Les principes évoqués, plutôt que l’appel aux interventions militaires, devraient guider la politique européenne à l’égard de tous les pays arabes, notamment ceux du sud de la Méditerranée qui sont touchés par la vague révolutionnaire qui déferle sur le monde arabe.

Notes

[1] Sur les tribus, sujet complexe que je ne prétends pas connaître bien, on pourra lire « Libya – Tribal Rivalries », sur le site Bnet.

[2] Lire « Batailles pour l’énergie », Manière de voir, n° 115, février-mars 2011, actuellement en kiosques.

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Faut-il intervenir militairement en Libye ?

Depuis la chute du régime Ben Ali en Tunisie, une vague de soulèvements submerge le monde arabe, portée par les images de la chaîne Al-Jazira, qui permet à l’opinion de suivre en direct les événements. Du Maroc à Bahreïn, de l’Algérie à l’Irak, les citoyens, le plus souvent désarmés, descendent dans la rue pour demander des réformes politiques et une plus grande justice sociale. Dans la plupart des cas, les autorités hésitent à faire un emploi indiscriminé de la force. En Libye, en revanche, les manifestants se sont heurtés à la répression la plus terrible (Le Monde diplomatique publie dans son prochain numéro, en kiosques le 2 mars, un dossier de huit pages sur « le réveil arabe »).

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jeudi 24 février 2011, par Alain Gresh

Depuis la chute du régime Ben Ali en Tunisie, une vague de soulèvements submerge le monde arabe, portée par les images de la chaîne Al-Jazira, qui permet à l’opinion de suivre en direct les événements. Du Maroc à Bahreïn, de l’Algérie à l’Irak, les citoyens, le plus souvent désarmés, descendent dans la rue pour demander des réformes politiques et une plus grande justice sociale. Dans la plupart des cas, les autorités hésitent à faire un emploi indiscriminé de la force. En Libye, en revanche, les manifestants se sont heurtés à la répression la plus terrible (Le Monde diplomatique publie dans son prochain numéro, en kiosques le 2 mars, un dossier de huit pages sur « le réveil arabe »).

Les informations provenant de Libye sont contradictoires, partielles, quelquefois non confirmées. La brutalité du régime ne fait aucun doute, et le nombre de morts est important : des centaines selon les organisations non gouvernementales, probablement plus compte tenu de la violence utilisée par les milices du régime. Si l’est du pays, avec les villes de Benghazi et de Tobrouk, est tombé aux mains des insurgés, ce qui a permis l’entrée dans le pays de journalistes étrangers, la partie ouest, et notamment Tripoli, restent inaccessibles. Kadhafi a apparemment repris en main la situation dans la capitale, et il semble avoir gardé la confiance des tribus [1] de la région (« Gaddafi tightens grip on Libyan capital as rebels swiftly advance west », par Leila Fadel et Sudarsan Raghavan, The Washington Post, 24 février). Il vient d’annoncer que Tripoli serait ouverte dès demain à tous les journalistes. Par ailleurs, il s’appuie sur des mercenaires de pays d’Afrique subsaharienne, ce qui risque de développer le racisme anti-Noirs dans le pays.

Le caractère erratique et dictatorial du colonel Mouammar Kadhafi a été confirmé par son discours illuminé prononcé le 22 février 2011 (lire une traduction en anglais ici). Le leader libyen y a rappelé les conquêtes de son règne – en particulier l’obtention du retrait des bases britannique et américaine et la nationalisation du pétrole – qui lui avaient acquis, au début, une popularité incontestable et une condamnation occidentale aussi massive. Mais il a aussi, dans son discours, multiplié les propos menaçants et incohérents, affirmant qu’il ne pouvait pas démissionner car il n’occupait aucun poste officiel, qu’il se battrait jusqu’à la dernière goutte de sang, que le pays allait vers la guerre civile, etc.

Les indignations justifiées contrastent avec le silence qui prévalait quand le régime, au début des années 2000, alors que s’esquissait la réconciliation avec l’Occident, écrasait sans pitié les islamistes. La détention et la torture de militants islamistes en Libye (comme en Egypte ou en Tunisie) n’indignaient pas les bonnes âmes.

Quoi qu’il en soit, les appels à des interventions militaires se multiplient.

Marc Lynch, sur son blog de Foreign Policy, est très clair, comme l’indique le titre de son envoi : « Intervening in the Libyan tragedy » (21 février 2011) :

« La comparaison doit se faire avec la Bosnie ou le Kosovo, ou encore avec le Rwanda : un massacre se déroule en direct à la télévision et le monde est incité à agir. Il est temps pour les Etats-Unis, l’OTAN, l’Organisation des Nations unies et la Ligue arabe d’agir avec force pour essayer d’empêcher la situation déjà sanglante de dégénérer en quelque chose de bien pire. »

On a un peu de mal à comprendre ces comparaisons. Au Rwanda, on avait affaire à un génocide qui a fait des centaines de milliers de morts. Quant au Kosovo, il est douteux que l’intervention militaire ait été un succès (lire Noam Chomsky, « Au Kosovo, il y avait une autre solution », Le Monde diplomatique, mars 2000).

Marc Lynch poursuit :

« En agissant, et j’entends par là une réponse suffisamment énergique et directe pour empêcher le régime libyen d’utiliser ses ressources militaires pour écraser ses adversaires. J’ai vu des rapports selon lesquels l’OTAN a sévèrement mis en garde la Libye contre de nouvelles violences contre son peuple. Rendre cela crédible pourrait signifier la déclaration et l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne sur la Libye, sans doute par l’OTAN, pour empêcher l’utilisation d’avions militaires contre les manifestants. »

Un point de vue que conteste fortement Justin Raimondo, sur le site Antiwar.com, « Interventionists Target Libya » (23 février) :

« Le spectre d’une intervention américaine est juste ce que Kadhafi souhaite : cela jouerait en sa faveur. Comme c’est souvent le cas des actions américaines, cette intervention aurait exactement les effets contraires à ceux recherchés. (…) Est-ce que le professeur Lynch croit vraiment qu’une intervention “énergique” (…) ne renforcerait pas la position de Kadhafi ? [Il] sait comment utiliser les passions et les préjugés de son peuple et sa stratégie est clairement de diviser son pays selon des lignes générationnelles. » (…)

« Une intervention occidentale renforcerait Kadhafi et le sauverait peut-être d’une fin bien méritée. Elle donnerait des munitions au courant islamiste marginal qui sympathise avec Al-Qaida. Tous deux seraient confortés dans leur point de vue : regardez, dirait Kadhafi, les étrangers reviennent pour prendre le contrôle du pays ; regardez, diraient les islamistes, les Croisés viennent pour voler votre révolution. »

Les images qui proviennent de Libye sont terribles. Mais qui a demandé une intervention militaire occidentale quand les avions israéliens bombardaient Gaza durant l’opération Plomb durci ? ou lors des bombardements de l’OTAN en Afghanistan ? ou de l’Irak par les Etats-Unis ? Faut-il y intervenir militairement, contre Israël et les Etats-Unis, cette fois ?

Et puis, le cas irakien est là pour nous inciter à la prudence. La dictature de Saddam Hussein était l’une des plus brutales du Proche-Orient, elle aussi alliée des Etats-Unis tant que le régime menait une guerre d’agression contre l’Iran. Son invasion du Koweït a changé la donne et a fait de lui un paria. Mais qui peut penser, huit ans après l’intervention américaine en Irak, que celle-ci a été un succès ? Les manifestations, aussi bien dans le Kurdistan irakien (présenté comme un modèle de démocratie) que dans le reste du pays, ont fait l’objet d’une répression brutale, dont peu de médias ont parlé.

Que faire alors ?

D’abord, accepter le fait que, sauf dans des cas de génocide comme au Rwanda, une intervention militaire sous l’égide de l’ONU n’est pas toujours la meilleure solution. D’autant qu’elle serait sans doute déléguée à l’OTAN, dont le rôle en Afghanistan ne semble pas vraiment positif. Les mouvements tunisien et égyptien ont abouti sans intervention militaire extérieure.

Il faut aussi se réjouir de la position de la Ligue arabe qui, pour la première fois, suspend un Etat-membre pour des problèmes relevant de la « souveraineté nationale ». Cette position, comme celle de l’Union africaine et de l’Organisation de la conférence islamique, devrait aggraver les fissures dans le régime, notamment dans l’armée et chez les diplomates, nombreux déjà à avoir abandonné Kadhafi. Elle aura plus de poids que celle de gouvernements européens et américain, soupçonnés, non sans raison, d’arrière-pensées, et qui ont développé avec le dictateur libyen d’étroites relations ces dernières années.

On peut aussi, pour l’Union européenne, tirer quelques leçons pour l’avenir.

S’il n’est pas possible pour les Etats européens de fonder toute leur politique étrangère sur le respect des droits humains, et s’il est impossible et non souhaitable de rompre les relations avec tout régime qui les violerait (avec Israël, par exemple), il est certain que l’on peut adopter des politiques plus équilibrées entre intérêts et principes, d’autant plus que bien des projets mirifiques se sont révélés des mirages (lire Alain Faujas, « Les dangers et les illusions du commerce avec Kadhafi », LeMonde.fr, 24 février) :

— Au cours des dernières années, les pays européens, dont la France, ont armé les forces libyennes, les ont conseillées, et leur ont ainsi donné les moyens de se battre contre leur propre population (la France envisageait même de leur vendre des Rafale) ;

— L’appui au régime du colonel Kadhafi dans l’Union européenne, et notamment en Italie, s’est fondé sur un chantage : la capacité pour la Libye de stopper le flux des immigrants africains vers le Vieux continent ; cette obsession migratoire amène Bruxelles à aider toute une série de régimes peu soucieux des droits humains à gérer eux-mêmes, dans des conditions souvent terribles, les immigrés. A tout prix, il faut défendre la forteresse Europe ; et, de ce point de vue, Kadhafi était un allié que Silvio Berlusconi, notamment, répugne à abandonner (lire Stefano Liberti, « L’Italie et la Libye main dans la main », Visions cartographiques, 25 août 2010) ;

— Comme dans sa coopération avec les autres pays du pourtour méditerranéen, l’Union européenne a fait prévaloir les principes du libre-échange sur le développement, multipliant les rapports élogieux sur la Tunisie ou l’Egypte ; n’est-il pas temps, comme y invite George Corm, à faire prévaloir une autre conception ? (« Quand la “rue arabe” sert de modèle au Nord », LeMonde.fr, 11 février).

Il est malheureux que les préoccupations essentielles des Européens face aux événements de Libye soient avant tout la crainte concernant les exportations de pétrole [2] et la peur de voir affluer des vagues d’immigrés. Cela ne présage rien de bon pour l’avenir.

Les principes évoqués, plutôt que l’appel aux interventions militaires, devraient guider la politique européenne à l’égard de tous les pays arabes, notamment ceux du sud de la Méditerranée qui sont touchés par la vague révolutionnaire qui déferle sur le monde arabe. Notes

[1] Sur les tribus, sujet complexe que je ne prétends pas connaître bien, on pourra lire « Libya – Tribal Rivalries », sur le site Bnet.

[2] Lire « Batailles pour l’énergie », Manière de voir, n° 115, février-mars 2011, actuellement en kiosques. 60 commentaires sur « Faut-il intervenir militairement en Libye ? »

* permalien Mostfay : 24 février @17h19 »

Le 24 février, plus de 2000 morts en Libye ! Il faudrait attendre que Kadhafi extermine tout le peuple libyen, pour pouvoir intervenir… C’est nettement plus facile ? * permalien Jacques : 24 février @17h28 «  »

Une action militaire est nécessaire …hier ! Un peuple se fait massacré par des hooligans, mercenaires à la solde du mafiosi schizophrénique Kadhafi et rien n’est fait. Nos forces d’interventions rapides ne servent à rien tant que nos politiciens ne pensent qu’à papoter ! C’est le temps d’agir. Par qui que ce soit. * permalien Roland : 24 février @17h29 «  »

Militairement, je ne sais pas. Mais on pourrait au moins envoyer de l’aide humanitaire. Le port de Benghazi est libre, c’est facile. On pourrait soutenir logistiquement les insurgés. On pourrait clouer l’aviation libyenne au sol. On pourrait empêcher l’arrivée des mercenaires. Au lieu de ça, on continue à expulser des sans-papiers vers la Libye, ou du moins à essayer… http://www.dazibaoueb.fr/article.php ?art=20995 Au lieu de ça tout ce qui préoccupe les européens, c’est “l’afflux incontrolé d’immigrés” quand Kadhafi ne sera plus là pour faire la police. Et quelle police ! Quelle honte… J’ai honte de nos gouvernants. * permalien une Tunisienne Chiraz Kmar : 24 février @17h49 «  »

Militairement, surtout pas. C’est une façon de stopper les révolutions en cours chez les voisins tunisiens et egyptiens. C’est un retour vers le passé. Toute la région sera à feu et à sang.

empêcher Kadhaffi de résister, oui , c’est possible. Déjà vous pouvez interdire aux compagnies aérienne de transporter les mercenaires. Les pilotes peuvent refuser de voler. Les munitions seront épuisés et ses engins tomberont en panne. Personne pour réparer. Il finira par tomber. Son dernier discours montre qu’on a affaire à un fou qui a besoin d’une crise, ou guerre pour être le centre du monde. Ne tombez pas dans son piège. C’est un malade. * permalien Yann : 24 février @17h50 «  »

M. Gresh,

Je ne crois pas du tout que les régimes néocoloniaux puissent changer de politique.

C’est toute une mentalité qu’il faut révolutionner.

Les dirigeants des pays riches ont des intérêts profondément incompatibles avec le peuple.

Les Etats ne nous sauveront pas ; ils nous mènent à la perte.

A mon avis, seuls les citoyens pourront déconstruire le système capitaliste et construire une démocratie de bas en haut. * permalien Abdel : 24 février @17h52 «  »

1) Arreter les vols depuis la Mozambique et Chad ….. qui exportent des milices a Khadafi 2)Bombarder son palais, mais pas plus. La lybie va envoyer apres la facture……Il faut pas s’installer dans le pays. * permalien Julien : 24 février @17h53 «  »

Nous, les “occidentaux” ne pouvons pas intervenir. D’accord ! La Ligue Arabe, elle, ne peut se limiter à une suspension. Elle doit fournir une aide humanitaire aux frontières de la Libye et les forces armées de Tunisie et d’Égypte peuvent survoler ces frontières pour favoriser les dissensions au sein du régime et des forces armées et pousser les mercenaires à abandonner un régime qui ne pourrait plus les protéger ! * permalien une Tunisienne Chiraz Kmar : 24 février @18h10 «  »

Je suis d’accord avec Yann.en tous cas la question fait débat en Tunisie depuis quelques jours :

1- De la question de la légitimité nationale et bipartite Tunisie-Lybie : Si on se pose la question de quelle légitimité l’armée nationale Tunisienne peut se diriger vers Tripoli, la réponse est assez simple et directe.

Toute convention existant entre la Tunisie de Ben Ali et la Lybie de Gaddafi est considérée comme nulle et non avenue puisque ces deux régimes sont dissouts de facto.

Toute réglementation interne à la Tunisie n’est plus effective puisque la Tunisie est dans une nouvelle phase constituante. Quant à la question de la souveraineté Libyenne, le seul souverain reconnu aujourd’hui en Lybie est son peuple. Et le peuple Libyen appelle à la rescousse immédiate face à une attaque horrible perpétrée par des criminels des envahisseurs étrangers.

L’armée nationale Tunisienne répond aux ordres du Chef Suprême, et le Chef Suprême Souverain en Tunisie dans l’heure immédiate est son peuple. Donc si le peuple Tunisien demande que son armée nationale défende ses frères Libyens l’Etat Major doit répondre à cet appel.

2- De la question de la légitimité internationale Si on se pose la question de quelle légitimité internationale l’armée nationale Tunisienne peut se diriger vers Tripoli, la réponse est aussi assez simple et directe.

Les masques des institutions et des codes internationaux sont tombés depuis bien longtemps. Aujourd’hui les règlements et les conventions internationales ne valent pas plus que le papier sur lequel elles sont consignées, comme le sont les lois et décrets de Ben Ali.

L’armée nationale Tunisienne doit donc se sentir libre et soumise à son seul jugement et discernement face aux urgences et aux responsabilités Historiques.

http://www.pressetunisie.net/nawaat3.php * permalien Yvan : 24 février @18h28 «  »

Intervenir serait la dernière chose à faire. Au nom de quoi d’ailleurs ? Et en faveur de qui ?

Dans les pays ou toute opposition a été depuis longtemps anéantie (c’est peut-être à ce moment qu’il aurait fallu intervenir au moins économiquement), intervenir reviendrait offrir le pays aux plus voraces.

La violence est le fait des partisans de Kadhafi, et son emploi est la démonstration de son illégitimité.

Raisonner en individu à des situations collective est ce vers quoi veulent nous forcer les vrais tyrans, parce que la morale collective est leur ennemi.

Quand l’individu ne cherche qu’à sauvegarder sa vie, c’est souvent au détriment du groupe et la morale collective fait du don de soit une vertu cardinale. * permalien аpparatchik : 24 février @18h53 «  »

@ Alain Gresh

Si l’est du pays, avec les villes de Benghazi et de Tobrouk, est tombé aux mains des insurgés, ce qui a permis l’entrée dans le pays de journalistes étrangers, la partie ouest, et notamment Tripoli, restent inaccessibles. Kadhafi a apparemment repris en main la situation dans la capitale, et il semble avoir gardé la confiance des tribus [1] de la région

Pourquoi donc reprennez-vous les “informations” très parcellaires et de facto fausses des médias mainstream occidentaux ? Si l’on se fonde sur les médias africains et les ONGs présentes sur le terrain, le tableau est très différent de celui que vous reprennez ; l’insurrection contrôle outre l’Est du pays des régions au Centre, à l’Ouest et au Sud de la Libye. Pour ce que vous reprenez par exemple concernant les tribus, vous m’excuserez, mais faux :

“Equally vital, several of Libya’s major tribes – still very powerful units in the country – have cancelled their loyalty to the Libyan leader. The chief of the Warfallah – Libya’s most populous and powerful tribe – said he backed the protesters and would send his people to Tripoli to assist in the final battle. Other tribal leaders have followed up.”

Afrol News

Le bastion de la tribu Warfallah est la ville de Bani Walid, au Sud-Est de Tripoli. Des villes du Nord-Ouest comme Zuwarah, Az Awiyah, ou du Sud comme Sabha, Tazirbu, Ghat, Birak, sont également reportées comme étant aux mains de l’insurresction. * permalien Un Enragé D’Ici-Bas : 24 février @18h58 «  »

Salut à tou-t-e-s,

Certaines réactions sur ce forum m’inspirent quelques interrogations :

1- je partage tout à fait le contenu de l’article de mr Gresh.

2- Quant à est-ce que Kadhafi est “fou”, “schizophrène”, “mégalomane”, cela me pose problème. Attention aux “lectures” culturaliste “ethnicisantes” que j’ai pu lire et entendre içi et là et même par des gens “bien comme il faut”, certains qui la fermaient il n’y a pas si longtemps. Je ne suis pas convaincu que Kadhafi soit “fou”. Et ca veut dire quoi être “fou” en “politiqure” et/ en matière de “pouvoir” ? sarko n’est-il pas “fou” ? “schizophrène” ? berlusconi aussi est-il “fou”, Buhs aussi ? Et les politiques qui nous gouvernet ne sont-ils pas “tous” “fous” d’un certain point de vue , La clique qui règne en israël n’est pas “folle”, “schizophrène” et “criminelle” (Gaz ?), etc … On pourrait multiplier les questions ? Prudence, Prudence !

L’onu l’unuion européènne, laissez-moi rire ? Et Gaza phosphorisée ? Et la Plestine ? Enfin, un peu de naïveté, ca va , mais pas trop ! * permalien аpparatchik : 24 février @19h19 «  »

Ceci dit Monsieur Gresh, sur votre conclusion :

Il est malheureux que les préoccupations essentielles des Européens face aux événements de Libye soient avant tout la crainte concernant les exportations de pétrole [2] et la peur de voir affluer des vagues d’immigrés. Cela ne présage rien de bon pour l’avenir.

Les principes évoqués, plutôt que l’appel aux interventions militaires, devraient guider la politique européenne à l’égard de tous les pays arabes, notamment ceux du sud de la Méditerranée qui sont touchés par la vague révolutionnaire qui déferle sur le monde arabe.

Je partage tout à fait ce point de vue ! 😉 * permalien Yvan : 24 février @19h36 «  »

Pour les va-t-en-guerre, Rue89 analyse les causes des manifestations dans la jeune “démocratie” irakienne.

Le résultat est assez surprenant.

Parmi les erreurs de la “démocratisation” forcée :

– la débaasification – le transfert du pouvoir à des exilés – le transfert du pouvoir à des exilés sectaires

En Irak aussi, la population se soulève pour la démocratie | Rue89 * permalien аpparatchik : 24 février @19h39 «  »

@ une Tunisienne Il faut être de toute façon sérieux et raisonnable, la Tunisie n’a pas les moyens militaires d’une intervention en libye, la Tunisie n’est pas lEgypte… Et même les Egyptiens se garderaient bien de faire cette erreur, il suffirait que n’importe quel pays voisin mette un pied en libye, pour que l’armée libyenne retrouve très rapidement une unité actuellement en voie de décomposition, il ne s’agirait pas d’oublier que la Libye n’est pas un petit pays, ni un pays pauvre, et que le budget militaire des décennies passées n’a jamais été soumis à quelque mesure d’austérité que ce soit… * permalien fpatuf : 24 février @20h05 «  »

Faire tomber Kadafi l’empêchez de nuire et de tuer encore ! des hommes tombent pendant que j’écris ces mots….

intervenir , aux yeux de la population Lybienne donnerait une meilleure image de la France ils n’ont vu personne les aider jusque là imaginez la haine que cela peut développer * permalien malid : 24 février @20h07 «  »

pourquoi l’occident n’intervient pas en lybie ? A mon avis deux révolutions dans le monde arabe ca suffit pour l’occident d’autant plus que ces révolutions sont encore inachevées donc toujours contrôlables. Mais imaginez que l’effet domino devient une réalité, la situation est tout autre elle sera incontrôlables et une réelle menace tout au moins politique et moindre économiquement. Donc laissons un tyran illuminé massacrer encore pendant quelques temps son propre peuple. Ça fera réfléchir les autres peuples de la région avant de se rebeller contre leur propres régime. * permalien Abdelkrim Alileche : 24 février @20h08 «  »

Yes the world or what is called the international community should issue a warrant to arrest Kaddafi. He is a madman killing his own people and even the foreigners working in Libya. The problem is who will issue such an order. The United Nations is my opinion the legal authority to do it. Unfortunatly the UN is not doing it. An other alternative is a coordinated action by the neighbouring countries like egyptian and tunisian armies and any other army willing to participate to stop this massacer. We can no longer accept a world where a criminal like Kaddafi is using his air force to bomb civilians while some journalists in Europe are talking about the wisdom of keeping Kaddafi in power like others were saying the same thing about Moubarak. * permalien Noval : 24 février @20h15 «  »

Concernant la Libye, ” Il existe des éléments précis laissant penser que des crimes contre l’humanité ont été commis” a déclaré ce jour à l’Agence Reuters François Zimeray, ci-devant ” Ambassadeur français pour les droits de l’homme “.

François Zimeray est un sioniste réunissant à lui tout seul toute la panoplie des qualificatifs dans lesquels se déclinent habituellement ses coreligionnaires : pur, dur, moyen, modéré, inconditionnel. Bref, François Zimeray est un sioniste. Un vrai de vrai.

Cet ” Ambassadeur français pour les droits de l’homme ” n’a eu aucune réaction – mais alors vraiment aucune – lorsque des massacres ont été commis à Gaza au cours de l’hiver 2008-2009. Et le même vient pourtant aujourd’hui nous parler, le plus sérieusement du monde, de violation de droits de l’homme en Libye …

Et parce que je le suis quelque peu dans ses pérégrinations dans le domaine des ” droits de l’homme “, j’ose affirmer sans grand risque de me tromper qu’il prend même un malin plaisir à dénoncer telle violation des ” droits de l’homme ” dès lors que ceux-ci sont commis dans un pays Arabe. * permalien Deïr Yassin : 24 février @20h34 «  »

@ Un Enragés D’Ici-Bas 18h58

Je ne sais pas à quels commentaires vous faites allusion, mais je ne vois pas en quoi qualifiant quelqu’un de ’fou’, ’schizophrène’ ou ’mégalomane’ relève d’une lecture culturaliste et ethnicisante. La folie, la schizophrénie et la mégalomanie sont des pathologies universelles.

Etant de la même ethnie que notre ’Guide de la Révolution de la Grande Jamahiriyya’ – même si je préfère parler de ’peuple’, vu la diversité ethnique à l’intérieur du peuple/des peuples arabe(s) – je pense effectivement que notre Guide est malade. N’étant ni médecin ni psychiatre, je ne saurais diagnostiquer sa pathologie, mais cela ne tourne pas rond.

Je vous conseille de voir les trois interventions de ces derniers jours : la mise en scène à la Mary Poppins (merci, Une Tunisienne), l’intervention d’une heure avant-hier en direct des décombres de son palais bombardé en 1986, et son discours aujourd’hui. Si cela n’est pas un homme mégalomane et fou en action, alors cela s’approche.

Et je tiens à vous dire que Kadhafi fut mon idole pendant plusieurs années ;-( J’ai fait mon deuil depuis.

Pour les autres personnes que vous nommez, je ne saurais dire s’ils sont pathologiquement malades. Cyniques, impérialistes, mégalomanes pour certains entre eux, intelligence limitée pour au moins un autre. Les brigands à la Knesset souffrent certainement aussi de beaucoup de chose, mais cela n’enlève rien à Kadhafi et ses méfaits. * permalien Nance : 24 février @20h36 «  »

Intervenir militairement en Lybie aurait le potentiel d’enclencher une guerre mondiale et il faut à tout prix éviter cela. Et d’accord sur l’article de Alain G. mais il pourrait aller plus loin. Car le danger d’une attaque contre Israel et d’une frappe de retaliation qui mettrait le monde entier à feu et à sang est à mon avis le terrible risque aujourd’hui. Une Américaine en France * permalien Brami : 24 février @20h41 «  »

Analyse de bon sens. Il me semble cependant qu’une zone d’exclusion aérienne sur la Libye décidée par l’ONU serait dissuasive sans pour autant alimenter le sentiment d’anti-américanisme bien compréhensible. * permalien T.elmoudnib : 24 février @20h50 «  »

Mme Clinton n est pas folle à s aventurer dans un autre bourbier apres ce qu elle a recoltée en Afghanistan et en Irak.Cette fois les bureaux des renseignements du monde ne sont pas arrivés à analyser la revolution arabe.Pour le moment ,vu la penurie en tuyaux,elle se contente de phenomene arabe. * permalien Orangerouge : 24 février @21h08 «  » Zone d’exclusion aérienne ?

Je rejoint le commentaire un peu plus haut : défendre une zone d’exclusion aérienne, c’est militaire, ça veut dire être prêt à descendre un avion, mais ça reste limité, et c’est forcément limité dans le temps.

Ca n’empêchera pas de nouveaux combats meurtriers mais rien ne peut empêcher de nouveaux combats meurtriers. * permalien Lou : 24 février @21h08 «  »

VIDÉO : L’intervention de Kadhafi du 22 février 2011

traduite en français * permalien Christophe : 24 février @21h13 «  »

L’idée d’intervention armée de l’occident, est-ce seulement une erreur, ou bien ne serait-ce pas un calcul de la part de ceux qui la prônent ? On a déjà vu ça, sous couvert de “mauvaises informations” ou de “ingérence humanitaire”, après on a dit que c’était une erreur. Oh, pardon ! Le coup est parti tout seul… Puis, pour réparer ça prend des années, ça occupe, ça donne un sujet de conversation, “on retire les troupes ou non ?”

Un peu comme le 11 septembre : “des services secrets vraiment trop nuls !” Excuse formidable, inespérée pour le pouvoir, de se faire traiter d’incapables ! C’est vrai que le Diplo n’aime pas vraiment qu’on aborde cette question des responsabilités du 11 septembre …

Bon, quant à l’intervention armée en Lybie, j’attendais qu’A Gresh aborde la question …est-elle taboue ou bien manque-t-il d’information ? * permalien hassen6 : 24 février @21h20 «  » La messe est dite

Il n’y aura pas d’intervention massive en Bosnie. En revanche vos commentaires sont stériles sur certains points car : – toute atteinte délibérée à la vie de ressortissants occidentaux déclencherait de facto une opération d’exfiltration dans les “règles de l’art” (il y eut quantité de précédents plus ou moins médiatisés : au Zaïre, en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire, en Bosnie, etc etc). Dans un tel cas la sécurisation des zones de “posé d’assaut” ou d’embarquement passera nécessairement par l’anéantissement de quelques unités mobiles de Kadhafi (genre 4×4 toyota armés …). Pas de quoi changer le cours des choses me direz-vous, certes non, mais rien ne nous dit qu’il n’y aie pas en ce moment même, ici ou là, sur des frontières devenues passoires, à l’Est comme à l’Ouest, une aide très discrète en matériel et petite logistique -le contraire me surprendrait beaucoup- Voilà, en définitive, les jours de Kadhafi semblent comptés et ce seront des libyens qui régleront sa fin ! Son aviation est indigente, rétive car composée d’une certaine élite, et comme le préssentait une demoiselle ci-dessus le niveau opérationnel de sa composante aérienne a dû être quelque peu entâmé et je serais fort surpris qu’il puisse ENCORE en faire un usage efficace (note : une aviation militaire n’a jamais “tenu” un pays où que ce soit, encore moins la libye). On doit désormais spéculer sur ce tyran en terme de “pouvoir de nuisance” et cela peut se compter en milliers de vies humaines malheureusement … surtout si Kadhafi ne commet aucune bavure à l’encontre de ressortissants étrangers. Souvenons-nous comment nous avons laisser s’entretuer 200.000 personnes en Bosnie Herzegovine dans les années 90. Les prises de décisions sont extrêmement complexes et la réactivité n’a jamais été la vertu cardinale de nos démocraties parlementaires (il faut beaucoup palabrer avant de décider quoi que ce soit… on ne peut pas tout avoir). * permalien hassen6 : 24 février @21h21 «  » pardon pour le lapsus bosnie- libye

message précédent corrigé * permalien Michel Chevalier : 24 février @21h32 «  »

Je crois que malheureusement il va falloir y songer ! Compte tenu de ce qu’est le personnage, à savoir un dangereux psychopathe ; Eric Rouleau le définit comme rusé et lâche, mais sa folie mégalomaniaque en fait l’équivalent d’un Adolf : ne lui manque que la dimension qu’a pu prendre son “illustre” devancier à la faveur de l’histoire de l’Europe des années 30. Or les “munichois” n’ont pas manqué dans le sillage de Guedafi : comment des chefs d’Etat ou de gouvernement de pays présumés démocratiques ont-ils pu fraterniser durant des décennies avec ce malade ? Et récemment encore ! Sa guitoune bédouine plantée dans les jardins de l’Elysée m’est restée en travers de la gorge ! Il est vrai que pour nos dirigeants, toutes obédiences confondues ou presque, les peuples importent peu : l’on fait des affaires, avec n’importe qui, dans n’importe quelles circonstances, ce qui compte c’est le tiroir-caisse. Et comme chacun sait l’argent n’a pas d’odeur ! Qui plus est l’UE n’a aucune stratégie diplomatique, son “ministre des AE” est un vrai pansement ! Au coeur de cette Europe-là, la France fait de la diplomatie à la petite semaine avec une ministre des AE qui a perdu toute crédibilité, et un Président dont c’est paraît-il le domaine réservé qui ne comprend strictement rien à l’histoire du monde en train de se faire : bien trop esclave de ses préjugés, le petit bonhomme ! les “Arabes” en révolte ? demandeurs de démocratie ? Lui qui les croyait résignés, fatalistes, hors-histoire, abrutis d’opium islamique ! Guedafi ? on n’a pas voulu voir, pas voulu entendre non plus les aspirations des peuples, alors comme pour tout grand événement à dimension historique, nos “experts” en politologie bourrés de leur indigent logos made in science-po, n’ont rien vu venir, pas plus qu’ils n’avaient vu venir l’implosion de l’URSS ; focalisés dans les années 80 sur les réformes de Gorbatchev dont ils n’étaient pas capables de mesurer les conséquences, et aujourd’hui obsédés par le péril islamiste. Nos dirigeants se veulent “pragmatiques” : il faut croire que le “pragmatisme” peut rendre aveugle et sourd, un peu comme l’hystérie chez Freud. Alors, intervenir ? Oui si cela doit empêcher qu’un fou ne massacre son propre peuple (je pense ici au précédent khmer rouge). Qui peut intervenir ? des troupes de l’ONU la bonne blague ! On a su le faire quand sans doute ce n’était pas nécessaire, voire néfaste, pour une fois qu’on pourrait être utile à un peuple en bute aux exactions de son tyran, il faut le faire, même si l’on a contribué à l’armer durant des décennies : à ce sujet, c’est le moment pour la France, l’Italie, la Russie, la Chine, de battre leur coulpe ! D’ailleurs, le cas de la Libye n’est pas isolé ! Qu’a-t-on fait pour les Birmans depuis qu’une junte ignoble s’est emparée du pouvoir, ne trouvant d’obstacle sur sa route que les les poitines et les mains nues du peuple et la noble figure d’une grande dame ? * permalien Christophe : 24 février @21h38 «  »

je suppose que mon message a été retiré involontairement alors je répète ma question, (en enlevant ce qui a peut-être pu la faire retirer du fil) : Une intervention militaire serait-elle une erreur, ou un calcul, comme cela s’est produit par le passé ? La question est-elle taboue, ou A. Gresh manque-t-il d’information pour y répondre ? * permalien abf : 24 février @21h41 «  »

Ma réponse est non, L’occident est trop raciste (hormis une petite minorité) toutes ses actions sont d’une grande hypocrisie (et deux poids deux mesures). Les libyens sont capables de réussir leur révolution. Ils vont payer un prix, mais chaque chose a un prix. Occident, ne vous mêlez pas de cette révolution, vous allez juste la souillure. * permalien аpparatchik : 24 février @21h47 «  »

@ Orangerouge

Zone d’exclusion aérienne ? Je rejoint le commentaire un peu plus haut : défendre une zone d’exclusion aérienne, c’est militaire, ça veut dire être prêt à descendre un avion, mais ça reste limité, et c’est forcément limité dans le temps.

De toute façon c’est ce qui se passe déjà de facto, que cela plaise ou non, les Libyens ne vous ont pas attendu pour ce faire, ils contrôlent au minimum cind bases militaires aériennes sur sept, voire peut être même six selon certains rapports indiquant que le régime ne contrôlerait plus que celle de Tripoli… 😉 * permalien L_Auvergnate : 24 février @21h56 «  »

Ma réponse étant trop longue j’ai du la poster ailleurs. http://www.e-goldie.fr/en-libye-des-interventions-sont-possibles/23/ * permalien K. : 24 février @22h00 «  »

Une zone d’exclusion aérienne en Libye n’aurait aucune efficacité affirme, exemples à l’appui, Mark Leon Goldberg, un des auteurs du site “UN Dispatch” de l’ONU :

Une zone d’exclusion aérienne est une demi-mesure humanitaire. Elle permettrait à la communauté internationale de dire qu’elle fait quelque chose, mais elle serait de très peu d’utilité pour arrêter les massacres en cours.

Les comparaisons de [Marc] Lynch sur les massacres des années 1990 doivent nous amener à nous demander : Est-ce qu’une zone d’exclusion aérienne aurait empêché les Interhamwe de brandir leurs machettes lors du génocide rwandais ? Certainement pas.

En Bosnie, il y avait un effectif de l’OTAN assurant une zone d’exclusion aérienne quand les massacres de Srebrenica se sont produits en 1995. Au cours de la campagne aérienne de 1999 au Kosovo, l’OTAN a bombardé la Serbie, les forces serbes ont accéléré leur nettoyage ethnique au Kosovo. Une zone d’exclusion aérienne est peut être bonne pour renforcer une impasse comme entre les deux guerres en Irak, mais elle est incapable d’empêcher les massacres.

De plus, un ancien article de la BBC sur les zones d’exclusion aériennes en Irak avant l’invasion US en 2003, affirme que les répliques occidentales à l’empiètement de ces zones par l’aviation de Saddam, entrainaient la mort de nombreux civils irakiens.

Qu’est-ce qu’il reste alors ?

L’embargo comme en Irak ? 500.000 enfants irakiens en sont morts.

L’intervention armée comme en 2003 en Irak ? Connait-on “démocratie” plus laide que l’actuelle Irak ?

Alors, par pitié, que les yankees et autres dirigeants occidentaux s’occupent de leurs affaires. * permalien Chon : 24 février @22h03 «  »

Intervenir ? En aucun cas, c’est jouer le jeu du tyran. Par contre ouvrir les frontières et accueillir la population fuyant le massacre, tout en renforçant ces mêmes frontières pour empêcher l’armée fidèle au tyran de la poursuivre, serait une approche ’pragmatique’ raisonnable. Malheureusement, l’Europe n’a pas cette vision et les USA se réjouissent de cette évolution qui leur évite bien des reproches pour leurs propres exactions, ailleurs, dans d’autres pays arabo-musulman.

Un pont aérien, comme du temps de Berlin après la seconde guerre mondiale, vers la Tunisie et l’Egypte, voilà ce que la ’communauté internationale’ devrait favoriser. Kadhafi se battra à la longue face à un pays dépeuplé et on pourra alors envisager son élimination sans causer de préjudice à quiconque. * permalien аpparatchik : 24 février @22h16 «  »

@ K.

Une zone d’exclusion aérienne en Libye n’aurait aucune efficacité

C’est un fait, et le régime criminel de ce fou furieux s’étant de toute évidence récemment retranché dans la capitale, peut y faire un carnage sans nom… Mais je pense que seuls les Libyens peuvent venir à bout de ce monstre, et ils me semblent s’y employer, il faut leur faire confiance, quelles qu’en seront les pertes, ils n’ont besoin de personne, ils y arriveront ! 😉 * permalien abda : 24 février @22h47 «  » Non

Je suis contre une intervention de l’Occident en Libye. Et, j’aimerais savoir, en vertu de quoi l’Occident devrait intervenir en Libye. Je crois que l’Occident devrait intervenir en Libye depuis longtemps. L’Occident aujourd’hui ne trompe plus personne. C’est une communion de pays dirigés par des hypocrites qui sont prêts à vendre toutes les valeurs occidentales pour des dollars. Hélas, le temps de se faire bonne morale est épuisé pour un Occident qui a accueilli en grandes pompes le Fou des Fous d’Afrique ( et d’Europe, serais-je tenté de dire), avec sa maudite khaïma, dressée tantôt au coeur de Paris, ville des lumières, de Rome, et j’en passe. Les Occidentaux ont intérêt à négocier leur propres révolutions. Je crois que les valeurs occidentales se sont périmées sous les règnes des petits opportunistes qui dirigent aujourd’hui le monde occidental. Vous n’avez plus de leçons à donner. Vous avez parrainé des dictatures, dans le monde arabe. En Afrique vous avez apporté des soutiens précieux à des militaires putschistes récidivistes. Vous les avez aidés à se muer en faux démocrates. Partout, dans le monde, les occidentaux se sont prostitués. Assez, assez de mensonges, de fausses analyses, étriquées et taillées sur mesure. Mes chers occidentaux fermez-là. * permalien CDe : 24 février @23h10 «  »

Tout à fait d’accord avec Alain Gresh. Aucune intervention militaire de quelque pays que ce soit n’est imaginable ni même justifiable. Et surtout pas de la part de l’hypothétique « communauté internationale », qui ne recouvre d’autre réalité que celle de la défense des intérêts occidentaux et de leurs multinationales. A-t-on jamais parlé d’intervention contre les seuls véritables états voyous de la planète : les Etats-Unis qui s’arrogent le droit d’envahir ou de bombarder qui bon leur semble ? Israël, le dernier état ouvertement colonialiste sur la scène internationale ? la Russie de Poutine écrasant la Tchétchénie ? la Colombie qui a laissé massacrer plus de 100’000 paysans sous couvert de lutte anti-guérilla ? Allons donc ! les politiques (et les opinions) du deux poids, deux mesures, ont encore de beaux jours devant elles. * permalien Romain : 24 février @23h30 «  »

Que ceux qui prônent une intervention militaire, du fanatique au néocolonialiste éclairé, que ceux-là lèvent leur séant du fauteuil faisant face à leur écran d’ordinateur et y aillent en personne. * permalien Annette Mateu : 24 février @23h37 «  »

Lisez l’article de Sara Flounders “La Libye et l’impérialisme” sur le site de Michel COLLON. http://www.michelcollon.info/La-Lib… En voici quelques extraits. “La Libye n’est pas comparable à l’Égypte. Son dirigeant, Mouammar Kadhafi, n’a pas été une marionnette de l’impérialisme comme Hosni Moubarak. Durant de nombreuses années, Kadhafi a été l’allié de pays et de mouvements combattant l’impérialisme. En prenant le pouvoir en 1969, à la faveur d’un coup d’État militaire, il a nationalisé le pétrole libyen et a utilisé une grosse partie de cet argent pour développer l’économie libyenne. Les conditions de vie se sont considérablement améliorées, pour le peuple…. Pour cette raison, les impérialistes étaient bel et bien décidés à écraser la Libye. En fait, en 1986, les États-Unis ont lancé des frappes aériennes sur Tripoli et Benghazi… Des sanctions dévastatrices ont été imposées par les États-Unis et par les Nations unies, afin de couler l’économie libyenne.

Toutefois, il est important que les progressistes sachent qu’un grand nombre des personnages dont l’Occident fait la promotion en tant que dirigeants de l’opposition sont à long terme des agents de l’impérialisme. …

Les médias occidentaux appuient une bonne partie de leurs reportages sur des faits supposés, fournis par le groupe d’exilés du Front national pour la sauvegarde de la Libye, formé et financé par la CIA américaine….

Il n’a pas été question d’intervention américaine pour aider le peuple palestinien de Gaza quand des milliers de personnes ont perdu la vie suite au blocus, aux bombardements et à l’invasion par Israël…. Dans un édito du 23 février, The Wall Street Journal écrivait ceci : « Les États-Unis et l’Europe devraient aider les Libyens à renverser le régime de Kadhafi. »

Il n’est pas difficile de voir où résident les intérêts de l’impérialisme, en Libye. Le 22 février, Bloomberg.com disait, à ce propos, que, tout en étant le troisième pays producteur de pétrole de l’Afrique, la Libye est en même temps le pays qui possède les plus importantes réserves – prouvées – du continent, avec 44,3 milliards de barils….

Aux États-Unis, certaines forces tentent de lancer au niveau de la rue une campagne de promotion en faveur d’une telle intervention américaine. Nous devrions nous y opposer carrément et rappeler à toutes les personnes bien intentionnées les millions de morts et de personnes déplacées provoquées par l’intervention américaine en Irak et en Afghanistan… C’est au peuple libyen qu’il revient de décider de son avenir.”

Traduit de l’anglais par Jean-Marie Flémal pour Investig’Action * permalien Gabrielle Gangai : 24 février @23h43 «  »

Ce qui se passe en Libye est un soulèvement armé qui n’a rien à voir avec la Tunisie et l’Egypte, les insurgés sont bien armés, organisés et les morts, pour un tiers environ, sont parmi les forces armées et la police. Qui connait un peu ce pays sait que ces forces ne sont pas préparées à affronter ce genre de situation. Les images montrent des insurgés, parfois peu nombreux mais extrêmement violents. QUI A ARME CES INSURGES ET POURQUOI ? DES LE DEBUT LES ANGLAIS ONT FAIT COURRIR LE BRUIT DE LA FUITE DE KADAFI AU VENEZUELA, autre pays grand possesseur de reserves petrolières, POURQUOI ? DES LE DEBUT L’AMBASSADEUR LIBYEN AUX U.S.A S’EST DECLARE SOLIDAIRE DES INSURGES, BIZARRE NON ! ON NOUS PARLE DE MERCENAIRES MAIS DE QUEL COTE SONT-ILS REELLEMENT ET POURQUOI ? Les puissances occidentales et surtout US brûlent d’envie d’intervenir en Libye pour s’approprier les richesses de son sous-sol : pétrole, gaz, eau… Si par malheur cette intervention avait lieu ce sont des centaines de milliers de morts que nous aurions sur la conscience et la Libye (ainsi délivrée de son dictateur) pourrait connaître COMME EN IRAK les délices de la démocratie à l’occidentale. Gabrielle Gangai * permalien DALAMIX : 24 février @23h49 «  »

A quand le tour de MOMO6 ? * permalien K. : 24 février @23h51 «  »

…n’est-il pas temps, comme y invite George Corm, à faire prévaloir une autre conception [que le libre-échange] ?

Et pour la faire prévaloir, il faut se méfier des Wael Ghoneim et du “New York Times”, affirme Walter Armbrust dans un article publié sur l’excellent site “Jadaliyya” (1/2) :

..

Décrire l’exploitation éhontée du système politique à des fins personnelles comme de la corruption revient à confondre l’arbre avec la forêt. Une telle exploitation est sûrement un outrage contre les citoyens égyptiens, mais l’appeler corruption suggère que le problème se résume à un comportement aberrant au sein d’un système qui fonctionnerait correctement par ailleurs.

Si tel est le cas, alors les crimes du régime de Moubarak peuvent simplement être attribués à quelques mauvaises têtes : il suffit de les changer et les problèmes disparaissent. Mais le vrai problème avec le régime n’est pas nécessairement que les membres de haut rang du gouvernement étaient des voleurs dans un sens ordinaire. Ils n’ont pas nécessairement voler directement du Trésor. Au contraire, ils se sont enrichis grâce à une fusion entre politique et affaires sous le couvert de la privatisation. C’était moins une violation du système que du “business as usual”.

L’Egypte de Moubarak, en un mot, était la quintessence d’un Etat néolibéral.

Le “New York Times” a publié un article le 17 Février [dernier], décrivant l’armée comme une force régressive opposée à la privatisation et cherchant à revenir à l’étatisme nassérien. L’article oppose les soi-disant “bons côtés” du régime de Moubarak (programmes de privatisation) au “mauvais vieil étatisme nationaliste Arabe”, ignorant complètement le fait que si le système de privilèges militaires peut avoir préservé certaines ressources du secteur public des programmes d’ajustement structurel du FMI, l’empire des généraux est loin d’être limité à un étroit secteur public quasi-clandestin.

Les officiers ont également été récompensés par des avantages du secteur privé ; les empires politiques/affairistes mélangent rôles publics et privés, au point que ce qui relève du gouvernement se confond avec ce qui releve du privé ; l’aide étrangère a été ratissée aussi bien par les civils que les militaires.

Les généraux pourraient bien préférer un nouveau cycle de sorcellerie néolibérale. Une privatisation supplémentaire bonifierait tout simplement des actifs que seule la classe politique (dont les généraux) peut acquérir. Renforcer un Etat failli néolibéral en appliquant des politiques néolibérales plus rigoureuses serait le moyen le plus sûr pour eux de préserver leurs privilèges.

* permalien K. : 24 février @23h59 «  »

Walter Armbrust dans un article publié sur l’excellent site “Jadaliyya” (2/2)

Un renforcement néolibéral, cependant, serait une tragédie pour le mouvement pro-démocratie.

Les revendications des manifestants étaient claires et largement politiques : renverser le régime ; mettre fin à la loi d’urgence et aux pratiques de torture ; organiser des élections libres et équitables. Mais, implicite dans ces exigences dès le début (et décisives à la fin) était une attente de justice sociale et économique plus grande.

Les médias sociaux peuvent avoir aidé à organiser le germe d’un mouvement qui a finalement renversé Moubarak, mais un élément important de ce qui a permis d’avoir assez de gens dans la rue pour finalement submerger les forces de sécurité a été les griefs économiques qui sont intrinsèques au néolibéralisme.

Ces griefs ne peuvent être réduites à une misère noire, parce que les révolutions ne sont jamais réalisées par les plus pauvres des pauvres. C’est plutôt le sentiment que certaines sphères de l’humain devaient être préservées de la logique des marchés. Les écoles et les hôpitaux en piteux état de l’Egypte de Moubarak, et la garantie de salaires nettement insuffisants, en particulier dans le secteur privé en expansion constante. C’est cela qui a fait que l’on est passé de centaines de militants à des millions de manifestants déterminés.

Si la Révolution du 25 Janvier conduit à un simple repli vers le néolibéralisme, voire son intensification, ces millions auront été grugés. Le reste du monde le serait également.

L’Egypte et la Tunisie sont les premiers pays à avoir réussi des révolutions contre des régimes néo-libéraux. Les Américains pourraient s’inspirer de l’Egypte. En fait, il ya des signes qu’ils le font déjà. Les enseignants du Wisconsin qui protestaient contre les tentatives leur gouverneur de supprimer le droit de négociation collective arboraient des signes assimilant Moubarak avec leur gouverneur.

Les Egyptiens pourraient bien dire à l’Amérique ’ouqbalak (puisse tu être le prochain).

* permalien DALAMIX : 24 février @23h59 «  »

GHADAFI En plus d’être un tyran sanguinaire ,c’est un malade mentale et un drogué. Le pire est que l’énnemi des peuples arabes sont les occidentaux.LEUR soutient et leur complicité avec des dictateurs tel ben ali ,moubarak,momo6 Ghadfi et autres.TOUT ce qui les interessent sont leurs intererets et il s’en foute des droits de l’homme ,de la liberté et autres.ce sont des valeurs qu’ils defendent pour leurs peuples mais pour les peuples du sud,il vaut mieux des dictateurs cooperants à des dirigeants democrates qui s’ils existent iront à l’encontre des politiques occidentales !l’exemple flagrant est la politique de la france qui en realité n’est que l’ombre de ce qu’elle était durant les debuts des année 60 !C’est pathetique la poltique etrangère française,A quel point et à quel niveau de petitesse se trouve la diplomatie française !c’est honteux * permalien L’anonyme de 22h20 : 25 février @00h23 «  »

En accusant Al Qaïda d’être derrière la révolte des Libyens, le colonel Kadhafi ne fait-il pas un appel codé aux Américains pour l’aider dans sa“ lutte contre le terrorisme” ? Il est vrai que ni la Tunisie ni l’Égypte ne pouvaient se permettre un tel prétexte porteur, faute de pétrole… Cet appel n’est peut-être que l’apéritif et les yankées, s’ils consentent bien “malgré eux” à apporter leur soutien au dictateur, c’est pour s’installer durablement avec armes, tuyaux et bagages et ce sera la base que l’Algérie avait refusée l’an dernier, pour contrôler la région du Sahel, riche en uranium entres autres ressources. * permalien K. : 25 février @00h24 «  »

Et le “New York Times” ne lache pas prise, ici dans un exercice de piteuse roublardise :

Il ya moins de deux semaines, le conseil d’administration du Fonds monétaire international, son autorité suprême, a évalué l’économie d’un pays d’Afrique du Nord et a félicité son gouvernement pour son “programme de réforme ambitieux.” Le FMI s’est également félicité de sa “bonne performance macro-économique et des progrès sur le renforcement du rôle du secteur privé,” et a “encouragé” les autorités à persister sur cette voie prometteuse.

Par malchance de timing, ce pays était la Libye. La mission du Fonds à Tripoli avait en quelque sorte omis de vérifier si l’”ambitieux” programme de réforme était fondé sur un soutien populaire quelconque.

La Libye n’est pas un cas isolé. Et la FMI ne fait pas bonne figure après avoir émis des évaluations flamboyantes sur la situation économique de nombreux pays secoués par des révoltes populaires ces dernières semaines. La Tunisie a été saluée en dernier Septembre pour ses “vastes réformes structurelles” et sa “prudente gestion macroéconomique.”

Le Bahreïn a été crédité en Décembre de “perspectives favorables à court terme” son économie ayant “bien géré la crise mondiale.” Les “politiques macroéconomiques prudentes” de Algérie l’ont aidé à “construire une situation financière saine avec un niveau très faible d’endettement.” Et au Caire, l’administration du FMI a salué en avril dernier la réponse des autorités à la crise ainsi que leur “bonne gestion macro-économique.”

Tout cela ne signifie pas que l’enthousiasme du FMI était erroné – juste qu’il était myope. Les chiffres macro-économiques et les indicateurs que les envoyés du fonds ont examinés étaient authentiques. Ils ont tout simplement omis d’évaluer si les réformes, structurelles ou non, pouvaient être soutenues dans des pays gouvernés par des potentats sans légitimité démocratique.

L’amère ironie [sic] de la situation actuelle est que, dans la plupart des cas, les citoyens des pays en question seraient dans une meilleure situation financière [sic] si leurs gouvernements ne s’éloignent pas trop de cette politique économique. Mais le renversement des régimes impopulaires rendra difficile pour leurs successeurs d’adopter les mêmes politiques [inchallah- :-)].

Dans l’avenir, le FMI voudra peut-être ajouter une autre case à cocher sur sa liste de critères : le soutien démocratique.

* permalien DommageCollatéral : 25 février @00h24 «  » Monstrueux !

Je crois que les valeurs occidentales se sont périmées sous les règnes des petits opportunistes qui dirigent aujourd’hui le monde occidental. Vous n’avez plus de leçons à donner. Vous avez parrainé des dictatures, dans le monde arabe. En Afrique vous avez apporté des soutiens précieux à des militaires putschistes récidivistes.

Ceci est monstrueusement, profondément et monstrueusement… VRAI. Les valeurs dont nous sommes si fiers n’existent plus que dans des manuels d’histoire poussiéreux. Reste seulement à espérer que la lumière de cette actualité transforme un peu de l’arrogance qui nous a fait imposer notre modèle en humilité qui nous permettra de suivre l’exemple. Après tout, peut-être que certains occidentaux désapprouvent ces “petits dirigeants opportunistes”… * permalien Ibnkhaldoun : 25 février @02h09 «  »

L’occident qui prétend être le porte étendard de la liberté, de la démocratie et le défenseur des droits de l’homme mène une politique ambivalente qui finira par semer la désolation partout dans le monde. Les derniers évènements qui secouent le monde arabe et qui font honneur à ses populations viennent ponctuer une politique débile, stupide et barbare longtemps pratiquée par les USA et leurs alliés inconditionnels européens sous-couvert d’un combat aussi stupide contre l’enjeu fallacieux du terrorisme et contre les flux migratoires vers l’Europe. Ben Ali, Moubarek, kadhafi et d’autres qui attendent le même sort ont bien joué sur ce registre bénéficiant d’un appui total des pseudo-défenseurs des droits de l’homme pour priver leurs peuples de leurs droits les plus élémentaires. Résultat, les flux migratoires augmentent sensiblement, le terrorisme s’alimente de la dictature et dans la crise les cochons de tous bords s’engraissent. Maintenant et faute d’être jugés par leurs peuples sur les conséquences désastreuses de leur stupidité endémique ces donneurs de leçons commencent à sortir de leur torpeur et nous préparent des manèges pour soit disant nous apporter leur assistance en matière de transition démocratique et leur soutien économique. Cependant, il faut savoir que le revers essuyé par l’occident impérialiste a donné lieu à une nouvelle conscience chez les nouvelles élites naissantes en Tunisie comme en Égypte- et la réaction de mes compatriotes tunisiens face à l’attitude arrogante du petit sarko nouvellement installé dans ses fonctions d’ambassadeur à Tunis, n’en est que l’entrée en la matière de notre volonté de faire valoir nos droits à la dignité et à la liberté avant toutes autres considérations. Alors, il est fortement indiqué de nous laisser mener à terme notre processus révolutionnaire et d’éviter tout interventionnisme qui risque d’étendre le périmètre et l’impact des troubles jusqu’à des limites qu’aucun observateur aussi averti soit-il ne peut prévoir. Ceci étant, qu’on nous laisse vivre notre gestation à notre manière et nous sommes certains que notre nouveau né plaira à tout le monde car il portera les empreintes génétiques « anthropologiques » d’une culture tolérante et pacifique, un nouveau né qui en grandissant il demeurera toujours tolérant et intelligent dans son milieu méditerranéen ambiant avec ses spécificités culturelles et intégrants toutes les sensibilités politiques sans exclusion. A bon entendeur, amicalement. * permalien Un tunisien aux usa : 25 février @02h21 «  »

Le peuple arabe a été manipule par leur dictateur de President ou bédouin de tente comme khadafi. Il ont camoufle leurs problèmes politiques, économique en portant le blâme contre l’l ouest et surtout Israel sur tout leur problèmes. Ils ont été malmenés comme des brebis a croire leurs médias contrôles par leur gouvernements respectif.et vous monsieur graif , vous osez accuser Israel de violer les droit de l hommes. Honte a vous. Dites moi, vous penser que les gouvernements arabes respectent le droits de leur citoyens. Combien de liberté ont ils les arabes a parts de manifester contre Israel ou de bruler un drapeau américain en face de leur media. Depuis des décennies le sport national des pays arabes est de condamne Israel ou l ouest. Malheureusement pour le moment , l ouest a besoin de pétrole et ferme ses yeux au sujets des problèmes des pays arabes qui sont abuse par leur propre gouvernement.un de ces jours l ouest se libérera de l addiction pétrolière. Et puis j espère que le peuple arabe fera la paix avec l état d’ Israel et vous verrez a quel point s il sont libre de choisir se s éduquer a leur guise, le succès économique sera énorme , mais s il choisissent encore la guerre avec Israel , ils seront encore dans la merde et vous blâmerez encore osée qui doit se défendre contre des arabes qui sont endoctriner a haïr les juifs du monde..et les chrétien maintenant’ .demandez vous un peu pourquoi qu il n y a presque plus de juifs ou chrétiens dans leur pays.. Dites moi combien d’ églises ou de synagogues sont érigées dans les pays arabes… Compter vos doigts ou votre doigt. Et puis non il ne faut pas intervenir.. Vous bien répondu au sujet de khadafi qui va appeler les soldats de l ouest croises, mais peut être les arabes peuvent rallier leur peuples pour aider leur peuples, mais je pense qu,ils préfèrent se rallier contre Israel . C est plus facile pour vous aussi . C est dur de changer de diète après un demi siècle de haine et jalousie contre les juifs Israel et l ouest. * permalien gaga : 25 février @03h08 «  »

surtout ne pas bouger ; la manip en cours n’attend que ça….. et l’Islam y est bien en action ; démocratiquement ils l’ont voulu au temps joyeux de l’influence soviétique…. il l’on eu … que démocratiquement il s’en débarrassent…. par contre nous devrions rapidement payer des armes aux insurgés avec le mode d’emploi et les formateurs ad-hoc …. et négocier le prix de leur barils N’est-ce pas ce que fit Beaumarchais pour soutenir la guerre d’indépendance des Etats Unis en gestation ? * permalien Tristan : 25 février @03h26 «  »

@Un tunisien aux usa

vous osez accuser Israel de violer les droit de l hommes. Honte a vous.

Vous devriez faire attention, quand vous lisez votre Bible. C’est un livre à double tranchant.

Si vous lisiez les choses un peu plus attentivement, vous vous rendriez compte que ce livre parle en grande partie de toutes les erreurs que pratiquent les enfants d’Israël.

Je vous conseille, en particulier, l’histoire du prophète Jérémie, en raison des nombreuses similitudes entre ce qui se passait à cette époque, et ce qui se passe aujourd’hui.

Il ne doit y avoir aucunes hontes à dire la vérité, sur ce qui se passe avec Israël. * permalien Giorgio : 25 février @03h42 «  »

Très intéressant, ou plutôt on devrait dire, très étonnant que l’auteur demande aux Nations Unies, à LOTAN et à la Ligue Arabe d’intervenir en Libye et qu’il ne parle pas de l’Union européenne qui aurait pourtant une obligation morale d’intervenir rapidement et vigoureusement pour empêcher le leader Libyen de continuer à tuer ses compatriotes avec les armes que les Européens lui ont vendues allègrement. * permalien X : 25 février @05h25 «  »

1/2

J’ai envie de répondre OUI pour la simple justification humanitaire d’une intervention militaire. Mais plusieurs raisons me font pencher pour le NON. Ces raisons se résument dans les mots suivants :

– Irak (ou Néocons), – Pétrole (ou Stabilité), – Palestine (Ou Indécence),

L’Irak L’intervention voulue et dirigée par les USA et Blair en Irak a été initialement justifiée par le prétexte de désarmer Saddam pour la sécurité de l’Occident. Par la suite et vu qu’aucune arme de destruction massive n’a été trouvée on a jonglé avec l’idée d’un nouveau Moyen Orient démocratique, certain ont évoqué la manne pétrolière en raison du passé de Bush pour finalement se focaliser mordicus sur le besoin de se débarrasser du dictateur. il faut avoir la mémoire courte pour oublier l’image de Powell étalant ses soit disant preuves de l’existence des armes de destruction massive pour croire que c’était pour débarrasser la planète de Saddam et donc pour libérer le peuple irakien de son dictateur. Le prétexte de soutien à Al Qaeda a été aussi testé, il n’a pas fait long feu. Aujourd’hui, alors que cette guerre qui devait être de courte durée est devenu un cauchemar pour les USA et pour Blair et même si les acteurs ont changé qui croirait que l’Occident s’il décide d’intervenir c’est pour des raison humanitaire……Et même si c’était vrai il y’aurait beaucoup de scepticisme. Il suffit de lire les commentaires sur ce fil pour s’en rendre compte. À mon avis pour connaître la raison plus vraisemblable de cette intervention qui n’a rien d’humanitaire il suffit de se poser la question sur les vraies de ses instigateurs : les néocons qui tenaient à faire disparaître un innemi d’Israël. * permalien X : 25 février @05h27 «  »

2/2

– Pétrole

Combien il y’a de dictateurs assis sur les richesses pétrolières sur lesquelles et que l’Occident tolère malgré l’absence totale de liberté et que où la démocratie paraît comme qq chose pour les autres : le droit des femmes, la corruption, la citoyenneté des travailleurs immigrés à vie et les inégalités sont autant de problèmes et d’injustices sur lesquels on ferme les yeux ce qui renforce ces dictateurs au point de ne se donner aucune limite……Si l’Occident intervient aujourd’hui pour se donner bonne conscience. Il suffit de comparer le montant d’argent que reçoit l’opposition au régime iranien avec celui dépensé sur l’ensemble des oppositions aux dictatures arabes pour se rendre compte de la volonté des l’Occident de maintenir la stabilité et la durabilité de ces dictature. intervenir aujourd’hui sera suspect……beaucoup diront que c’est pour que le pouvoir à venir ait une dette à payer.

Malgré les ravages causés par Kadhafi, le dictateur à la mode de cette semaine, comment les autres dictateurs qui risquent d’être à la mode la semaine prochaine vont percevoir une intervention. Ils sont encore des amis, leurs avoirs en Suisse ne sont pas gelés, et peut être que cette mode ne les atteindra pas. Tant que la stabilité à une chance……

– Palestine

Dans ce qui aurait pu devenir Palestine, il y’a encore qq années il n’y a pas de pétrole. Il est plausible de dire que si l’État a vu le jour il aurait été démocratique jusqu’à un certain point, mais certainement pas une autre dictature arabe, et que ceux qui n’ont pas cru en la capacité d’Israël de faire la paix aurait été vite marginalisés car ils aurait eu tord (je veux parler du Hamas). On peut bien se rappeler des images insupportables de la guerre sur Gaza, comparer la force utilisé par Israël contre le peuple de Gaza avec celle dont dispose le dictateur libyen pour mater son peuple, on peut aussi penser aux drames des palestiniens qu’ils soit à Gaza, en Cisjordanie ou réfugiés ailleurs. La souffrance de ce peuple n’est d’aucune façon comparable à celle que vit aujourd’hui le peuple libyen, ni dans sa durée ni dans sa véracité bien que ce qui arrive est insupportable et inacceptable. Dans ce contexte une intervention en Libye pour des raison humanitaire par l’Occident serait tout simplement indécente.

Pour ces raisons je pense qu’il ne devra pas y avoir d’intervention de l’Occident en Libye pour des raisons humanitaires. Une intervention des pays arabes est impensable pour plusieurs raisons. Une intervention d’une coalition international sous l’égide d’un pays non occidental (parmi les pays émergent : Afrique du Sud, Brésil, ou l’Inde) aurait plus de crédibilité. Mais est ce que l’occident serait prêt à ça ? Je pense que la réponse est non et que cette réponse indique que si intervention il y’a elle ne sera pas que humanitaire. * permalien K. : 25 février @08h19 «  »

– Stephanie Bernstein, sur le sordide opportunisme de la “communauté internationale.”

All those people in the diplomatic world who thought somehow he would be a modern progressive leader should be ashamed of themselves. I understand it is complicated and it has to do with oil, but we have to say at some point there are more important things in life.

– Justin Raimondo sur le nouveau moyen-Orient mort-né des néocons et l’autre possible nouveau moyen-Orient :

Leur but n’était pas la démocratie, ou quoi que ce soit pouvant y ressembler : leur stratégie était simplement de casser l’Irak, et d’atomiser la région en de multiples petits Etats querelleurs, afin de mieux les dominer et de rendre le monde plus sur pour Israël.

Maintenant que leur travail est fait en Irak, ils tournent leur attention vers les prochaines victimes : l’Iran, la Syrie, et en Asie centrale. Ou plutot c’est ainsi qu’ils l’envisagent.

Le Grand Réveil arabe, cependant, peut très bien court-circuiter leurs plans : si et quand ce puissant mouvement populiste arrive à se débarasser des mollahs iraniens et de la gérontocratie baasiste de Damas, Washington aura plus de mal à poursuivre sa politique israélo-centrique avec impunité.

* permalien CDe : 25 février @08h23 «  »

… Quant à ceux – dont je suis – qui s’indignent qu’on puisse faire tirer sur le peuple, qu’ils se gardent de la mémoire courte et de l’indignation sélective : le souvenir, en France, de la Commune de Paris, ou, en Suisse (eh oui…) la fusillade du 9 novembre 1932 à Genève où de jeunes recrues, face à une manifestation ouvrière contre le fascisme tirent sur la foule, tuant 13 personnes et en blessant 65. Sans remonter à la Saint Barthélémy ou à la Guerre de Cent ans, sans parler de l’extermination systématique des Indiens d’Amérique, notre histoire, elle aussi, regorge d’atrocités et de massacres qui devraient nous amener à une certaine retenue dans l’expression d’une “juste” indignation quand cela se produit chez les autres. * permalien Nathan : 25 février @09h22 «  »

A la question “Faut-il intervenir”, je répondrai par une autre question “Que feraient les Chinois ?”. C’est la grande puissance montante et elle nous montre une autre manière de faire et qui peut se résumer comme suit : pragmatisme, cynisme, défense exclusive de ses propres intérêts. Les Chinois entretiennent d’excellentes relations avec des dictatures sanglantes – Corée du Nord, Birmanie, Soudan etc – mais personne ne semble leur en tenir rigueur, eut égard à l’immense marché qu’ils représentent pour le monde entier. Ils sont très forts les Chinois. Et puisqu’ils nous copient dans tant de domaines, copions-les à notre tour.

Bien sûr que les Chinois n’interviendraient pas. Pourquoi sacrifier la vie d’un seul soldat chinois pour une cause qui n’est pas la leur ? Au nom des droits de l’homme ? Eh bien, les Chinois se fichent des droits de l’homme (ils ne les respectent déjà pas chez eux) et si on insiste, ils répliqueront qu’il existe des organismes pour défendre les droits de l’homme, comme par exemple, les Nations-Unies. Ils feront confiance à Ban-Ki-moon pour se fendre d’une décalaration très généreuse condamnant la violence inacceptable en Libye et basta. Les Chinois penseront aussi qu’ils n’ont pas à intevenir dans un pays-tiers ni à jouer les gendarmes du monde car ce que d’autres conquièrent (mal) par la force, eux le conquièrent par l’industrie et le commerce. Si tant est que quelqu’un doit intervenir en Libye, eh bien que les Etats africains ou que la Ligue arabe s’en chargent. C’est leur continent, ce sont leurs oignons. * permalien Gagara Seyni : 25 février @09h24 «  »

Les images et les assassinats sanglants qu’on voit en direct à la télé sont certes inacceptables et intolérables mais je pense tout de même qu’il faudrait laisser au peuple libyen la joie de couper de ses propres mains la tête du serpent. Demain ce sera pour lui un motif de satisfaction en même temps qu’une source d’inspiration pour inventer son avenir.

Je vous écris du Niger, un pays certes trop différent mais voisin méridional de la Libye. Et là, nous sommes dans des contextes culturels tels que toute intervention militaire de l’occident sera automatiquement vue sous l’angle d’une croisade. Et de là à tomber dans le piège de Kadhafi, il n’y a qu’un pas, très vite franchi d’ailleurs.

Les démocraties occidentales, la communauté internationale ou encore les Nations Unies doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour empecher à ce malade de savourer sa passion – c’est à dire tuer- mais ils doivent surtout se garder d’envoyer des troupes sur place. Et je pense que les solutions envisageables de ce point de vue sont nombreuses, l’option militaire n’en est qu’une.

J’épouse donc entièrement l’avis de M. Gresh. Je souhaite vivement la paix et la démocratie pour le peuple libyen, pour le monde arabe et pour les pays africains ainsi que pour toutes les nations qui vient encore sous la férule d’une poignée de dictateurs felons. Amin. * permalien Nathan : 25 février @09h25 «  »

(suite)

La seule chose dont les Chinois se préoccupent, c’est la défense de leurs intérêts. Il s’agit donc pour eux de se ménager une entrée en Libye pour le jour où ce pays aura changé de régime. C’est à cela qu’ils pensent en ce moment. Un bon exemple nous est fourni par l’Afghanistan. Alors que des soldats américains et français y meurent chaque semaine pour une cause de plus en plus floue, et que des milliards ont été engloutis pour rien, les Chinois exploitent tranquillement, protégé par nos fusils, une des rares ressources du pays, le cuivre. Ils doivent bien rigoler, les Chinois. Nous sommes devenus leurs mercenaires en Afghanistan. Et le jour où l’Afghanistan retombera entre les crocs des talibans, eh bien les Chinois feront ami-ami avec les talibans pour continuer d’exploiter la mine de cuivre.

De toutes façons, en tant qu’occidentaux et anciens colonisateurs, nous sommes marqués du sceau de l’infamie. Nous n’intervenons pas, c’est mal. Nous intervenons, c’est mal aussi. Donc, n’intervenons pas, soyons amis avec tout le monde, gardons en toutes circonstances un masque souriant, fendons-nous d’une déclaration de principe sur la violence et cessons de sermonner tous ces peuples avec les droits de l’homme (qui savent très bien qu’il s’agit de notre part d’un alibi hypocrite)… Que les Européens se préoccupent avant tout de défendre leurs intérêts et leurs frontières. * permalien une Tunisienne Chiraz Kmar : 25 février @09h26 « 

Un Enragé D’Ici-Bas : 24 février @18h58 «  »

en tous cas les Lybiens eux ont bien compris ce que voulait dire “fou” puisque ils ont inventé un autre cri de ralliement juste aprés son” coup de fil” hier via la télé nationale : “aachaab yourid ilaj alkhadafi” le peuple veut soigner le malade Kadhafi.

lu sur faccebook le diagoctic d’un medecin tunisien :

Tableau clinique : – démence avec augmentation transitoire des capacités mentales – psychisme en net décalage par rapport aux moeurs de la société – augmentation excessive de la libido (c’est ce type qui a initié Berlusconi aux partouzes polygyniques) – hallucinations (il voit encore son peuple l’acclamer)

… la syphilis tient la route … 🙂 son etat s’aggrave d’année en année, … il a de plus en plus de mal dans son élocution, … Avec toutes les partouzes qu’il organise, une syphilis mal traitée ya qques années, peut bien expliquer ça … Nietzche et Lenine en ont chopé aussi … ça remet pour de bon certaines théories du bolchévisme et de l’existentialisme

@аpparatchik : 24 février @19h39 « 

vous n’avez pas lu l’article que j’ai posté. Si le peuple lybien( pas le gouvernement je dis bien le peuple) demande aux tunisiens d’intervenir afin de le protéger que devrait- on faire ? Nous sommes préparé à accueillir les réfugiés : un camp avec un hôpital de campagne, des medecins, chirurgiens, géré par l’armée tunisienne, et des ONG près de la frontière à Ras Jedir. Des citoyens tunisiens ont même mis à disposition des logements à Tunis pour loger gracieusement des familles libyennes en attendant des jours meilleurs.

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* janvier 2008 o Israël, le rapport Winograd o Mort de Georges Habache o Le Pakistan, l’armée et les islamistes o Guerre d’Irak, comment en sortir ? o Bush et la Palestine, illusions et réalités o Le Liban, la Syrie et Nicolas Sarkozy o Juifs d’Iran

* décembre 2007 o L’Intifada, vingt ans après o « L’Iran n’a pas de programme militaire nucléaire »

* novembre 2007 o Annapolis (suite et sans doute fin…) o Annapolis, « village Potemkine » de la paix o Femmes, islam et libération o Le Liban « au bord de l’abîme » o Que s’est-il passé à Gaza ?

* octobre 2007 o Du chaos irakien à l’escalade contre l’Iran o Tramway à Jérusalem, mensonge à Paris o Pourquoi les accords d’Oslo ont-ils échoué ? o La « libération » de l’Irak o « Mektoub », la fourberie des colonisés

* septembre 2007 o Consensus américain sur l’Irak et l’Iran o Lettre à Oussama Ben Laden o Le monde arabe, l’Occident et la France o Politique étrangère française (suite) o Hubert Védrine, l’option atlantiste/occidentaliste et la politique arabe de la France o Quelle victoire à Nahr Al-Bared ? o Nicolas Sarkozy critiqué par le New York Times

* août 2007 o Nicolas Sarkozy, une vision américaine de l’Orient o Après avoir infiltré Al-Qaida, Sifaoui infiltre Arte o Bernard Kouchner en Irak o Un accord est-il possible entre Abbas et Olmert ? o Lobby, Irak et ventes d’armes

* juillet 2007 o Pause o Le pétrole et l’Irak o L’Arabie saoudite, le terrorisme et… les Frères musulmans o La guerre du Liban et le Hezbollah, un an après o Georges Frêche, Israël, les juifs et l’antisémitisme o Sarkozy, Fillon, Kouchner, le Liban et la Palestine o Un Maroc de façade

* juin 2007 o Palestine-Israël, un sommet pour rien o Gaza, quelques articles contre la « pensée unique » o Une défaite israélienne à Sderot o Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg o Hassan Nasrallah, le Hezbollah et Al-Qaida o Afghanistan, Irak : quand la mort vient du ciel

* mai 2007 o Antisémitisme, islamophobie et immigration. Iran : négocier ou faire la guerre ? (à suivre) o Le Liban dans la tourmente o Gaza, une responsabilité collective o Actualités o Compte à rebours en Iran o Le Moyen-Orient, au milieu de nulle part

* avril 2007 o Une longue guerre contre le terrorisme ? o Pour une politique volontariste de la France au Moyen-Orient et au Maghreb : Propositions aux deux candidats o Histoire : l’Europe et les réfugiés palestiniens o Les candidats à la présidentielle et le Proche-Orient o Les Marocains en 2015 o Les racines chrétiennes de l’Europe o Rencontre avec Hassan Nasrallah o Après le sommet arabe de Riyad, une dernière chance pour la paix ?

* mars 2007 o Nicolas Sarkozy, les musulmans, l’islam et le colonialisme (II) o 300, la bataille des Thermopyles, Hollywood et le choc des civilisations o Nicolas Sarkozy, Al-Qaida, Israël et le Proche-Orient (I) o Juifs de France, Russie-Iran, Egypte o Mariages forcés (suite) o Agitations diplomatiques au Proche-Orient o Guerre civile silencieuse au Liban o L’actualité vue de Beyrouth o Vent d’optimisme prudent au Liban o Iran : négocier ou faire la guerre ? (suite)

* février 2007 o Quel débat autour de l’islam ? o Iran : négocier ou faire la guerre ? o Lepénisation des esprits, Tunisie, séries télévisées et torture o Sommet de Jérusalem : à l’ombre des accords de La Mecque o Vols de la CIA, tortures et complicités européennes o Le Hamas est-il sorti vainqueur du sommet de La Mecque ? o Philippe Val et les conflits du Proche-Orient o L’honneur d’Israël o Chirac et l’Iran. Quand la presse s’emballe

* janvier 2007 o La France et l’islam o Le Liban sauvé par l’argent ? o Deux Etats en Palestine, la longue marche de l’OLP (1969-1993) o Iran, Liban, incohérences françaises o Quand Israël et la Syrie étaient au bord de la paix o Une nouvelle stratégie de contre-insurrection américaine o Discours de George W. Bush o Pour un désarmement nucléaire intégral o Une proposition israélienne oubliée sur les réfugiés palestiniens

* décembre 2006 o L’armée américaine à la recherche de « volontaires » étrangers o Médias, mensonges et islam. L’exposition des caricatures sur la Shoah de Téhéran o Génocide, négationnisme et Israël o Carter, Israël et l’apartheid o Un nouveau paysage proche-oriental o Liban, Iran, Syrie… et les risques de guerre ; la situation des femmes dans le monde arabe o La peur de l’islam

* novembre 2006 o Judaïsme, sionisme et fantasmes (III) o De l’assassinat de Gemayel à la crise libanaise o Judaïsme, sionisme et fantasmes (II) o Judaïsme, sionisme et fantasmes o Initiatives européenne et des Nations unies pour la paix au Proche-Orient o Lepénisation des esprits (suite) ; parler avec la Syrie o Etats-Unis : Robert Gates, un Donald Rumsfeld bis ? o Faut-il parler de l’oppression des femmes palestiniennes ? o Ce que la chaîne Al Jazira a vraiment changé o Gaza et les « boucliers humains » o Bras de fer entre le Hezbollah et le gouvernement au Liban o Human Rights Watch sous le feu des critiques pro-israéliennes

* octobre 2006 o L’étrange concept de “bombe atomique islamique” o Les lois de la guerre o Lobby juif pour la paix aux Etats-Unis o La France contre la Cour internationale de justice o « Bandargate » et tensions confessionnelles o « Les douleurs de l’enfantement… » o Les risques d’une guerre contre l’Iran o Quelle est la « bonne » position sur le conflit israélo-palestinien ? o Vers une solution globale du conflit israélo-arabe o Aux lecteurs de « Nouvelles d’Orient » o Peut-on encore critiquer l’islam ? (II) – La lepénisation des esprits o Peut-on encore critiquer l’islam ?

* septembre 2006 o Vers un coup d’Etat en Palestine ? o Bat Ye’or, Eurabia et l’axe euro-arabe o “Perdre l’Afghanistan” o Le Hezbollah célèbre sa victoire o Le discours de Nasrallah du 22 septembre (texte intégral, en anglais) o Quand s’organise la guerre des civilisations… o « Une seule âme arabe, religieuse, fanatique et fataliste » o Illustration et apologie de la dictature tunisienne o Incertitudes sur la levée du blocus de la Palestine o Ce que le Pape a dit sur l’islam o Crimes de guerre (suite) ; nomination au Quai d’Orsay o Ce que propose l’Iran o Le 11-Septembre et la politique de la peur o La méduse, l’OTAN et l’Afghanistan o Incertitudes au Kurdistan o Polémiques sur la politique israélienne o Quand l’Iran aura-t-il l’arme nucléaire ? o Tous unis contre « le fascisme islamique » ? o Débat autour des déclarations de Nasrallah

* août 2006 o Terrorisme o Autocritique du Hamas o Débat sur le rôle du lobby juif aux Etats-Unis o Quelle menace iranienne ? o Crimes de guerre o Nasrallah o Télévision o Libre circulation ? o Pourquoi la France hésite… o Hassan Nasrallah par lui-même o Le retour du nucléaire iranien o Un hebdomadaire o Une déclaration o Un blog o Un chiffre o Qui a gagné (II) ? Du côté du Liban et du Hezbollah o Qui a gagné (I) ? Du côté d’Israël o La fin du droit international ?

* juillet 2006 o « Pourquoi nous haïssent-ils tant ? » o Ce que pense Brzezinski o « Dix immeubles pour chaque Katioucha » o La résolution 1559 o Al-Jazira o Droit humanitaire o Pourquoi un blog sur le Proche-Orient ? o La guerre a commencé

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