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Brian Eno appelle Microsoft à cesser ses liens avec Israël et reverse ses droits du célèbre son de Windows 95 aux victimes à Gaza

Brian Eno est un pionnier de la musique ambient, un genre qu’il a largement contribué à définir dans les années 1970. Réputé pour ses créations atmosphériques et minimalistes, il est aussi un producteur influent ayant travaillé avec David Bowie, U2 ou encore Talking Heads. Le musicien et producteur britannique prend une position ferme contre la collaboration entre Microsoft et le gouvernement israélien. Connu pour avoir composé la célèbre sonorité de démarrage de Windows 95 – un son devenu emblématique et entendu par des milliards d’utilisateurs – Eno a publié ce matin une lettre ouverte sur Instagram intitulée “Not In My Name”.

Dans ce texte poignant, l’artiste dénonce l’implication de Microsoft dans les massacres  à Gaza,  et notamment son partenariat avec le ministère israélien de la Défense. Il y déplore que l’entreprise à laquelle il a autrefois été fier de contribuer fasse désormais partie, selon ses mots, “de la machinerie de l’oppression et de la guerre”. Il critique ouvertement la fourniture de services cloud, d’intelligence artificielle et de logiciels à une armée accusée de violations graves du droit international.

« Vendre et soutenir des technologies avancées à un régime engagé dans le nettoyage ethnique n’est pas un simple contrat commercial. C’est de la complicité », écrit Eno. Il cite notamment des systèmes de surveillance militaire surnommés de façon cynique, comme “Where’s Daddy?”, utilisés pour cibler des civils palestiniens dans leurs foyers. Se joignant au mouvement de protestation interne initié par des employés de Microsoft, Eno appelle à suspendre tout service contribuant à des violations du droit humanitaire. Il invite artistes, technologues, musiciens et citoyens à faire de même.

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En signe de solidarité, il annonce qu’il versera désormais l’intégralité des droits qu’il a perçus pour la composition du son de Windows 95 à des fonds d’aide pour les victimes à Gaza : « Si un son peut annoncer un véritable changement, alors que ce soit celui-là. » Un geste fort, qui résonne bien au-delà du monde de la musique, dans un contexte où la responsabilité éthique des grandes entreprises technologiques est de plus en plus questionnée.

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