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Malala Yousafzai fustige l’attitude d’Aung San Suu Kyi envers les Rohingyas

Habituée à ce qu’on lui tresse des lauriers dans un monde qui a été prompt à en faire une icône de la paix quasi sacralisée, Aung San Suu Kyi ne s’attendait pas à choir de son piédestal sous les critiques émises par la jeune Malala Yousafzai, ou quand une lauréate du prix Nobel de la paix fustige l’inhumanité d’une autre Prix nobel de la Paix, un peu trop idéalisée…

« Chaque fois que je regarde les informations, j’ai le coeur brisé face aux souffrances des musulmans rohingyas de Birmanie », s’est désolée la militante pakistanaise des droits des femmes sur son compte Twitter, aux 850 000 followers. « Ces dernières années, je n’ai cessé de condamner le traitement honteux dont ils font l’objet. J’attends toujours de ma collègue prix Nobel Aung San Suu Kyi qu’elle en fasse de même », a-t-elle renchéri, en pointant un doigt accusateur vers la passivité indigne de celle qui n’a de pacifiste que le titre ronflant et la réputation surfaite…

Alors que la colère populaire gronde au sein des pays musulmans de la région, les populations laissant éclater leur indignation devant le sort terrifiant subi par les Rohingyas, leurs dirigeants, au premier rang desquels figure le président indonésien, Joko Widodo, sortent actuellement de leur réserve pour appeler à mettre un terme au martyre d’une communauté classée parmi les plus persécutées au monde, selon l’ONU.

« La violence et cette crise humanitaire doivent cesser immédiatement », a tapé du poing sur la table, dimanche soir, l’homme fort de Jakarta, quelques heures après qu’un cocktail Molotov a été jeté sur l’ambassade de Birmanie, en plein coeur de la capitale indonésienne, sans faire de blessés.

Ce coup de semonce venu d’Indonésie a fait écho à celui qui a retenti depuis la Malaisie, par la voix du Premier ministre Najib Razak, lequel a exhorté à ce que « La situation terrible de nos frères et soeurs rohingyas soit améliorée pour le bien de la Birmanie et de toute la région», tandis que le Pakistan, pour sa part, ne cachait pas son « extrême inquiétude face au nombre croissant de morts et de musulmans rohingyas forcés à se déplacer ».

 

7 commentaires

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  1. C’est bien de voir une femme tenter de remettre à sa place une autre, surtout une hypocrite du calibre de Suu Kyi. Ce serait mieux que Malala porte le message de l’islam haut plutôt que d’essayer de faire du social pour accommoder la conscience occidentale.

  2. Bravo à cette jeune femme souvent complice de l’occident malgré elle qui se rend compte qu’on l’a roulé dans la farine et que les droits de l’homme de l’occident sont à géométrie variable !!!

  3. Ah tiens, j’ai été censuré. Ah oui, c’est vrai que l’autocritique, c’est pas pour la oumma ^^
    Pourquoi pas une manifestation devant l’arabie saoudite ou le qatar , qui croule d’argent à ne plus savoir quoi en faire et qui ont signé un contrat d’armement de plus de 100 milliards de dollars avec les USA ?

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