Vendredi, un tribunal australien a statué que la sénatrice Pauline Hanson, cheffe du parti de droite populiste One Nation, avait violé les lois anti-discrimination en publiant des propos visant une sénatrice de confession musulmane, Mehreen Faruqi.
Ce jugement, prononcé par la Cour fédérale, qualifie les propos de Hanson d’« anti-musulmans » et ordonne le retrait du message en ligne ainsi que le paiement des frais de procédure de Mme Faruqi.
L’affaire remonte à septembre 2022, jour du décès de la reine Elizabeth II. Ce jour-là, Mehreen Faruqi avait exprimé, dans un message sur X (anciennement Twitter), son refus de pleurer « quelqu’un qui représentait un empire raciste ».
En réponse, Pauline Hanson lui avait publiquement écrit de « retourner au Pakistan », bien que Faruqi soit une citoyenne australienne de longue date.
Hanson a tenté de défendre ses propos, affirmant ne pas avoir su que Faruqi était musulmane lorsqu’elle avait posté son message. Cependant, le juge Angus Stewart a conclu que le message constituait une attaque personnelle, exacerbée par la large audience de la sénatrice, et qu’il violait les lois anti-discrimination du pays.
À l’issue du procès, Mehreen Faruqi a salué cette décision qu’elle juge « historique », en soulignant qu’elle « établit un précédent pour la lutte contre le racisme et l’islamophobie » en Australie.
Mehreen Faruqi a également appelé Pauline Hanson à prendre conscience de l’impact de ses propos, accusant la sénatrice de perpétuer depuis des années un discours raciste ciblant les musulmans, les personnes de couleur et les peuples autochtones.

