" le Royaume-Uni est un pays chrétien et l’islam n’y est pas le bienvenu"

L’irruption de l’extrême-droite britannique dans l’enceinte Européenne Confortant la montée en puiss

lundi 8 juin 2009

L’irruption de l’extrême-droite britannique dans l’enceinte Européenne

Confortant la montée en puissance des partis ultranationalistes, réfractaires à l’esprit européen, qui ont réussi à mobiliser un électorat en Autriche, en Hongrie, en Slovaquie, en Roumanie et notoirement aux Pays-Bas, l’extrême-droite du Royaume-Uni fait à son tour ses premiers pas historiques au Parlement européen.

Plastronnant sur une victoire qui leur fera prochainement franchir le seuil d’un hémicycle convoité, les leaders sectaires de l’extrême-droite britannique donnent déjà un avant-goût de leur croisade haineuse, en glosant sur le délitement du Vieux Continent dans une rhétorique raciste, aux inflexions islamophobes : " le Royaume-Uni est un pays chrétien et l’islam n’y est pas le bienvenu, parce que l’islam et le christianisme, l’islam et la démocratie, l’islam et les droits des femmes ne vont pas ensemble ". " C’est un fait et les élites européennes vont devoir s’en rendre compte et y remédier dans les années à venir "a entonné Nick Griffin, leader du BNP.

Ce vote protestataire aux conséquences préjudiciables, véritable coup de semonce adressé au gouvernement travailliste et notamment au Premier ministre, Gordon Brown, dont la débâcle annoncée a précipité le cours des événements, plonge ses ministres dans la plus grande consternation : " C’est une façon de faire un doigt d’honneur à l’establishment " déclarait le ministre de la Santé, tandis que l’ancien maire de Londres, le travailliste, Ken Livingstone, qualifiait le BNP de « nazis du XXIe siècle".

Publicité

commentaires