A l'approche du cinquantenaire de l'Indépendance algérienne, que pensez-vous de l'enseignement de l'histoire coloniale à l'école, et qu'en attendriez-vous ?
un petit commentaire pour sauver l'honneur du débat de la semaine dont la pertinence est manifestement proportionnelle au nombre de commentaire(x?) comptabilisé chez le pouvoir algerien.
J aurais pour ma part 2 commentaires sur ce point:
- Il n en serait que plus courageux et honnete pour la France et ses politiques que de faire se devoir de memoire et rupture (a tout du moins par respect pour ses compatriotes d origine Algerienne), sur les multiples faits et exactions commises.
Par ailleurs, j estime que l on ne peut qu apprendre de ses erreurs. Cette reconnaissance est aussi a mon sens une bonne facon de marquer l histoire de La Verite et prevenir tout deviance futur de nos enfants. Cela ne constitue aucunement d une marque de faiblesse, mais au contraire la delivrance d un fardeau que l Histoire reconnaitra.
Cela permettrait aussi a nos compatriote francais d origine maghrebinne principalement de passer a autre chose enfin.
- Si la France et ses politiques n est pas prete a faire ce devoir, il serait bon de le noter et de l accepter.
On ne peut vivre avec les fantomes du passe aux risques de se cristalliser sur le passe et d en oublier l avenir.
On enseignera jamais assez tous les éléments positifs apportés par la présence française outre-mer et en Algérie en particulier. L'Algérie est redevable de beaucoup à la France et les algériens le savent bien. La France a créé l’Algérie, libéré du joug ottoman les populations (bien diverses) qui vivaient sur ces territoires, mis fin aux barbaresques et à l’esclavage et fait prospérer ces territoires et leurs populations comme jamais depuis la colonisation romaine.
Tout lemonde connaît ces citations :
"Au temps des français, l’Algérie était un paradis" : Hocine Ait Ahmed
"L’héritage de la France était magnifique" : Ferhat Ahbas
50 années après l’indépendance (et l’exploitation des ressources gazières et pétrolières mises en évidence par les français mais quasi inexploitées en 1962), le résultat est là : violences généralisées, guerre civile larvée, corruption, pauvreté endémique, immigration massive (chez l’affreux colonisateur bien entendu).
Vous êtes sérieux avec votre description de l'Algérie coloniale?
Il est évident que vous ne connaissez rien au sort des populations algériennes durant la colonisation.
Avez vous entendu parler du code de l'indigénat qui reléguait les populations algériennes à des SOUS HOMMES!!!?
Quant au joug ottoman vous ne connaissez rien à la pratique Beys de l'époque et de leur toute relative domination sur le sol algérien
Quant à l'esclavage et à la piraterie aucun occidental n'a de leçons à donner à qui que se soit...
La sempiternelle rengaine du développement des territoires me fait bien rire... On voit bien qu'un pays comme le Japon, qui n'a pas été colonisé, est devenu par la suite (son niveau de développement était pourtant semblable à celui des pays d'Afrique du Nord au début du 19ème siècle).
Et laissez des grandes figures comme Ait Ahmed de coté, regardez ces actes au lieu de s'attarder sur ses paroles..3.
Quant à la situation de l'Algérie actuelle, elle ne regarde sur les Algériens...
"Selon Djamila Amrane (archives algériennes), sur un total cumulé de 336 748 moudjahidines (132 290 maquisards du FLN et 204 458 civils du FLN) 152 863 ont été tués165,166, valeur qui correspond sensiblement à l'évaluation du 2e Bureau.
Les civils forment la majeure partie des pertes humaines des populations musulmanes. Les chiffres de un million (journal El Moudjahid, dès 1959), puis de un million et demi de morts, ont été avancés en Algérie, sans base historique sérieuse163.
Des historiens et des démographes se sont penchés sur la question : selon Guy Pervillé « Contrairement au mythe accrédité en Algérie [...] la guerre n'a pas causé 1 million ni 1 million et demi de morts algériens [...] même si la comparaison des recensements d'avant et d'après 1962 ne permet pas d'établir en toute certitude un bilan inférieur à 300 000, voire à 250 000 morts »167,168. Xavier Yacono, dans une étude parue en 1982, estime, toujours à partir des recensements, les pertes algériennes à un peu moins de 300 000 morts169, bilan proche d'une estimation de Krim Belkacem170. Exploitant les travaux de chercheurs ayant utilisé la même méthode scientifique classique de comparaison des recensements de population et d'analyse de la pyramide des âges pour calculer « la surmortalité de la guerre », Benjamin Stora situe le déficit entre 350 000 et 400 000 morts, soit 3% de la population algérienne163.
La guerre fratricide entre le FLN et le MNA, mouvement de Messali Hadj fait 4 300 tués et 9 000 blessés en France et environ 6 000 tués et 4 000 blessés en Algérie160.
Le FLN a été responsable, entre 1954 et le 19 mars 1962, de la mort de 16 378 civils algériens et de 13 296 disparus, selon Guy Pervillé160.
Quant au nombre de harkis massacrés après le cessez-le-feu, les estimations varient entre 15 000 et 100 000 personnes171. Les chiffres des morts sont encore contestés car basés sur des témoignages locaux et supposés étendus à l’ensemble du pays ; ce qui est peu probable. Toutefois selon Jean-Charles Jauffret : « Il semble qu'un consensus rassemble peu à peu les historiens français à propos de cette question et qu'une évaluation entre 60 à 80 000 victimes soit retenue »172. Les massacres de supplétifs ont commencé dès mars 1962 et ont culminé à l’automne. Ils sont dus à des règlements de compte entre clans rivaux, des vengeances mais aussi au zèle des « marsiens », ralliés FLN de la 25e heure, voulant montrer leur patriotisme de façade.
Par ailleurs, la torture pendant la guerre d'Algérie a été pratiquée aussi bien par l'armée française que par les insurgés algériens. Le nombre de torturés n'est pas connu mais il devrait concerner des centaines de milliers d'indigènes et des centaines de prisonniers français"
"Quant à l'esclavage et à la piraterie aucun occidental n'a de leçons à donner à qui que se soit..."
Bou, lisez "l'esclavage en terre d'islam" de Malek Chebel (Ed. Fayart), ou "le génocide voilé" de Tidiane N'Diaye (consacré à l'esclavage musulman en Afrique noire, Ed. Continents noirs Gallimard) ou "Esclaves chrétiens, maîtres musulmans" de Robert C. Davis (consacrés à l'asservissement des chrétiens en Méditerranée par les pirates barbaresques et turcs, Ed. Babel). Pensez aussi à l'esclavagisme des Turcs dans les Balkans et vous comprendrez que dans l'imaginaire occidental, les musulmans ont laissé une image séculaire d'agresseurs et de prédateurs, et que beaucoup d'oummanautes refusent de regarder en face le fait que l'empire arabe puis l'empire turc ont voulu s'étendre en Europe par la violence, et que ça reste dans notre inconscient collectif...
Quand à l'apport de la France en Algérie, j'ajouterai aux citation de l'oummanaute anonyme celle-ci :
" La plus grande catastrophe qui soit arrivée à l'Algérie, ce n'est pas le départ de la France, mais celui des Français ." (Hocine Haït Ahmed)
Étant étudiante je puis vous dire que l'Histoire avec un grand "h" enseignée par les professeurs au lycée notamment,n'a fait qu'animer en moi un sentiment mêlant à la fois dégoût et colère.
Certains actes de barbarie tels que la torture et autres dérives de l'armée française ont été passés sous silence.
C'est ainsi que dans la majeure partie des cas (je fais ici allusion aux multiples cours d'histoire auxquels j'ai assisté) le colon est perçu pour un porteur de civilisation tandis que l'"Indigène" est sans cesse pointé du doigt.
Les chiffres quant à eux sont tout bonnement scandaleux,le pays des droits de l'Homme et du Citoyen à en croire ceux-ci (cf commentaire précédent) serait un véritable Bisounours.
Je voudrais simplement que la vérité soit rétablie,que la France reconnaisse ses torts et que le programme d'histoire soit quelque peu modifié.
Je sais très bien qu'il ne faut pas prendre ses rêves pour des réalités :)
Commentaires
un petit commentaire pour sauver l'honneur du débat de la semaine dont la pertinence est manifestement proportionnelle au nombre de commentaire(x?) comptabilisé chez le pouvoir algerien.
J aurais pour ma part 2 commentaires sur ce point:
- Il n en serait que plus courageux et honnete pour la France et ses politiques que de faire se devoir de memoire et rupture (a tout du moins par respect pour ses compatriotes d origine Algerienne), sur les multiples faits et exactions commises.
Par ailleurs, j estime que l on ne peut qu apprendre de ses erreurs. Cette reconnaissance est aussi a mon sens une bonne facon de marquer l histoire de La Verite et prevenir tout deviance futur de nos enfants. Cela ne constitue aucunement d une marque de faiblesse, mais au contraire la delivrance d un fardeau que l Histoire reconnaitra.
Cela permettrait aussi a nos compatriote francais d origine maghrebinne principalement de passer a autre chose enfin.
- Si la France et ses politiques n est pas prete a faire ce devoir, il serait bon de le noter et de l accepter.
On ne peut vivre avec les fantomes du passe aux risques de se cristalliser sur le passe et d en oublier l avenir.
L'histoire de france est une somme d'histoires à dormir debout qui tient lieu de BIBLE.
Tout dans la narration de l'histoire de france est idolâtrie, idéologique trafiquée et glorifiée.
La france est un état qui repose sur le mensonge, le gros.
On enseignera jamais assez tous les éléments positifs apportés par la présence française outre-mer et en Algérie en particulier. L'Algérie est redevable de beaucoup à la France et les algériens le savent bien. La France a créé l’Algérie, libéré du joug ottoman les populations (bien diverses) qui vivaient sur ces territoires, mis fin aux barbaresques et à l’esclavage et fait prospérer ces territoires et leurs populations comme jamais depuis la colonisation romaine.
Tout lemonde connaît ces citations :
"Au temps des français, l’Algérie était un paradis" : Hocine Ait Ahmed
"L’héritage de la France était magnifique" : Ferhat Ahbas
50 années après l’indépendance (et l’exploitation des ressources gazières et pétrolières mises en évidence par les français mais quasi inexploitées en 1962), le résultat est là : violences généralisées, guerre civile larvée, corruption, pauvreté endémique, immigration massive (chez l’affreux colonisateur bien entendu).
Vous êtes sérieux avec votre description de l'Algérie coloniale?
Il est évident que vous ne connaissez rien au sort des populations algériennes durant la colonisation.
Avez vous entendu parler du code de l'indigénat qui reléguait les populations algériennes à des SOUS HOMMES!!!?
Quant au joug ottoman vous ne connaissez rien à la pratique Beys de l'époque et de leur toute relative domination sur le sol algérien
Quant à l'esclavage et à la piraterie aucun occidental n'a de leçons à donner à qui que se soit...
La sempiternelle rengaine du développement des territoires me fait bien rire... On voit bien qu'un pays comme le Japon, qui n'a pas été colonisé, est devenu par la suite (son niveau de développement était pourtant semblable à celui des pays d'Afrique du Nord au début du 19ème siècle).
Et laissez des grandes figures comme Ait Ahmed de coté, regardez ces actes au lieu de s'attarder sur ses paroles..3.
Quant à la situation de l'Algérie actuelle, elle ne regarde sur les Algériens...
Wikipedia :
"Selon Djamila Amrane (archives algériennes), sur un total cumulé de 336 748 moudjahidines (132 290 maquisards du FLN et 204 458 civils du FLN) 152 863 ont été tués165,166, valeur qui correspond sensiblement à l'évaluation du 2e Bureau.
Les civils forment la majeure partie des pertes humaines des populations musulmanes. Les chiffres de un million (journal El Moudjahid, dès 1959), puis de un million et demi de morts, ont été avancés en Algérie, sans base historique sérieuse163.
Des historiens et des démographes se sont penchés sur la question : selon Guy Pervillé « Contrairement au mythe accrédité en Algérie [...] la guerre n'a pas causé 1 million ni 1 million et demi de morts algériens [...] même si la comparaison des recensements d'avant et d'après 1962 ne permet pas d'établir en toute certitude un bilan inférieur à 300 000, voire à 250 000 morts »167,168. Xavier Yacono, dans une étude parue en 1982, estime, toujours à partir des recensements, les pertes algériennes à un peu moins de 300 000 morts169, bilan proche d'une estimation de Krim Belkacem170. Exploitant les travaux de chercheurs ayant utilisé la même méthode scientifique classique de comparaison des recensements de population et d'analyse de la pyramide des âges pour calculer « la surmortalité de la guerre », Benjamin Stora situe le déficit entre 350 000 et 400 000 morts, soit 3% de la population algérienne163.
La guerre fratricide entre le FLN et le MNA, mouvement de Messali Hadj fait 4 300 tués et 9 000 blessés en France et environ 6 000 tués et 4 000 blessés en Algérie160.
Le FLN a été responsable, entre 1954 et le 19 mars 1962, de la mort de 16 378 civils algériens et de 13 296 disparus, selon Guy Pervillé160.
Quant au nombre de harkis massacrés après le cessez-le-feu, les estimations varient entre 15 000 et 100 000 personnes171. Les chiffres des morts sont encore contestés car basés sur des témoignages locaux et supposés étendus à l’ensemble du pays ; ce qui est peu probable. Toutefois selon Jean-Charles Jauffret : « Il semble qu'un consensus rassemble peu à peu les historiens français à propos de cette question et qu'une évaluation entre 60 à 80 000 victimes soit retenue »172. Les massacres de supplétifs ont commencé dès mars 1962 et ont culminé à l’automne. Ils sont dus à des règlements de compte entre clans rivaux, des vengeances mais aussi au zèle des « marsiens », ralliés FLN de la 25e heure, voulant montrer leur patriotisme de façade.
Par ailleurs, la torture pendant la guerre d'Algérie a été pratiquée aussi bien par l'armée française que par les insurgés algériens. Le nombre de torturés n'est pas connu mais il devrait concerner des centaines de milliers d'indigènes et des centaines de prisonniers français"
"Quant à l'esclavage et à la piraterie aucun occidental n'a de leçons à donner à qui que se soit..."
Bou, lisez "l'esclavage en terre d'islam" de Malek Chebel (Ed. Fayart), ou "le génocide voilé" de Tidiane N'Diaye (consacré à l'esclavage musulman en Afrique noire, Ed. Continents noirs Gallimard) ou "Esclaves chrétiens, maîtres musulmans" de Robert C. Davis (consacrés à l'asservissement des chrétiens en Méditerranée par les pirates barbaresques et turcs, Ed. Babel). Pensez aussi à l'esclavagisme des Turcs dans les Balkans et vous comprendrez que dans l'imaginaire occidental, les musulmans ont laissé une image séculaire d'agresseurs et de prédateurs, et que beaucoup d'oummanautes refusent de regarder en face le fait que l'empire arabe puis l'empire turc ont voulu s'étendre en Europe par la violence, et que ça reste dans notre inconscient collectif...
Quand à l'apport de la France en Algérie, j'ajouterai aux citation de l'oummanaute anonyme celle-ci :
" La plus grande catastrophe qui soit arrivée à l'Algérie, ce n'est pas le départ de la France, mais celui des Français ." (Hocine Haït Ahmed)
Étant étudiante je puis vous dire que l'Histoire avec un grand "h" enseignée par les professeurs au lycée notamment,n'a fait qu'animer en moi un sentiment mêlant à la fois dégoût et colère.
Certains actes de barbarie tels que la torture et autres dérives de l'armée française ont été passés sous silence.
C'est ainsi que dans la majeure partie des cas (je fais ici allusion aux multiples cours d'histoire auxquels j'ai assisté) le colon est perçu pour un porteur de civilisation tandis que l'"Indigène" est sans cesse pointé du doigt.
Les chiffres quant à eux sont tout bonnement scandaleux,le pays des droits de l'Homme et du Citoyen à en croire ceux-ci (cf commentaire précédent) serait un véritable Bisounours.
Je voudrais simplement que la vérité soit rétablie,que la France reconnaisse ses torts et que le programme d'histoire soit quelque peu modifié.
Je sais très bien qu'il ne faut pas prendre ses rêves pour des réalités :)