Nous sommes plongés dans une situation où les actes racistes augmentent alors que les dénonciations au plus haut niveau n’ont jamais été aussi fermes, nombreuses et rapides. Tout se passe comme si les discours symboliques et l’arsenal répressif accru n’avaient aucune incidence sur l’irrépressible croissance des passages à l’acte racistes. Pire encore, cette rhétorique anti-raciste ne serait-elle pas, elle même, productrice de cette banalisation ?
C’est avec beaucoup de stupeur, d’ indignation et de révolte que le collectif des musulmans de France tient à s’exprimer sur l’emballement politico-médiatique de cette agression imaginaire. Tout d’abord il ne peut y avoir de hiérarchisation dans le racisme. Ensuite ce qui est inquiétant, c’est qu’une partie de la presse et de la classe politique se sont littéralement lâchées dés lors qu’il s’agissait de jeunes "BEURS" et de jeunes "BLACK". On a entendu le président du CRIF dire :"je demande aux imams de prendre la parole". Alors Qui communautarise qui ?
Un an après avoir été diffusé sur France 2, le téléfilm en objet, l’a été à nouveau sur Arte. Cette rediffusion mérite que l’on s’interroge sur l’idéologie qu’il véhicule.
Il me paraît en effet exemplaire de tout ce qu’il ne faut pas faire, tant en matière de service public de perception de l’altérité, que de discours tenu sur l’Autre.
[...] Ce qui me paraît plus grave c’est la vision de l’islam qui est véhiculée par ce téléfilm.
Il ne passe pas un événement dans le monde d’aujourd’hui, dans un espace géographique et géopolitique important, sans qu’il n’évoque le langage de l’affrontement et du conflit, comme si la soif de susciter les discordances et temporiser la paix devait primer en dépit des discours emphatiques, mais pas sans fourberie implicite, hissant les slogans de la paix et de la démocratie. Non seulement le langage politique et idéologique obstiné, mêlé de tendances xénophobes et ethnocentristes, qui prolifère incessamment, mais aussi le discours dit « mythique » qu’on avait jusque-là écarté et décimé au nom de la raison est accaparé pour justifier l’injustifiable et briser l’intraitable.
Au départ, deux amis : Karim Boukercha (25 ans, pigiste, illustrateur, auteur du livre "Wild War") et Grégory Protche (34 ans, pigiste). Une certitude : les 25 ans et plus n’ont pas de journal (surtout ceux qui refusent le soi-disant choix : Entrevue-FHM ou les Inrockuptibles-Technikart). Une impression : il existe un public qui s’intéresse au foot et à la littérature, aux personnages controversés et aux artistes, aux faits divers et à la politique, aux sujets de société et aux personnages hauts en couleurs... Ni militants, ni enfermés dans la tour d’ivoire de l’esthétisme, ni racistes, ni antiracistes, ni prétendument objectifs, ni désireux de voir leur point de vue triompher nécessairement...
Le 10 avril 2002, le Parlement européen a adopté une résolution qui « demande à la Commission et au Conseil (...) la suspension de l’Accord d’association euroméditerranéen UE-Israël », la politique de l’État Israélien étant, en effet, en contradiction totale avec l’article 2 de cet accord qui stipule que « les relations entre les parties, de même que toutes les dispositions du présent accord, se fondent sur le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques qui inspire leurs politiques internes et internationales et qui constitue un élément essentiel du présent accord »
La belle Mosquée de Grenade en Andalousie fête sa première année d’existence. Cette mosquée de grandeur moyenne située dans le quartier arabe de l’Albayzin fait face au monument le plus célèbre de la civilisation d’Al Andalus... l’Alhambra de Grenade de la dynastie des Nasrides, tout un symbole.
La dixième rencontre dimanche 29 août sera placée sous le signe du dialogue spirituel avec l’Islam, plus précisément avec les Soufis, qui présentent des affinités avec la vie monastique.
C’est Eric Geoffroy, Maître de Conférences à l’Université de Strasbourg, pratiquant du soufisme et membre du Conseil français du culte musulman qui sera parmi nous et parlera de : « Ce que peut apporter le soufisme à la spiritualité d’aujourd’hui. »
A la suite de la publication de l’article d’Euro-palestine le 14 juillet intitulé : "Que les responsables politiques et médiatiques aient au moins la décence de faire des excuses", le rabbin Gabriel Farhi nous a écrit le mail ci-dessous, que la Rédaction d’Oumma lui a proposé de publier, avec son aimable accord, après lui avoir exprimé ses regrets relatifs à ce passage controversé du texte, dans la mesure où l’enquête relative à cette malheureuse affaire est toujours en cours :
Nous fêterons les 24 et 25 juillet 2004, le cinquantenaire de cette greffe opérée en 1954 par Louis Massignon. Nous voulons marquer particulièrement ce cinquantenaire et nous serons honorés de la présence des personnes ci-dessous, au cours des diverses cérémonies religieuses qui s’y dérouleront mais aussi au colloque qui se tiendra dans la journée du samedi 24 juillet 2004 ainsi qu’aux activités plus culturelles qui auront lieu autour de ces journées.
Le concept d’Ahl-al-kitâb a été considérablement élargi, par l’apparition de situations nouvelles, qui n’avaient certes pas toutes été prévues par le Prophète. La justification idéologico-religieuse de cet élargissement a parfois relevé du prodige sur le plan de l’imagination des juristes-théologiens musulmans...
Tôt ce lundi matin, des militants d’Euro-Palestine ont débaptisé une artère de Paris, et l’ont renommée Rue de Sabra et Chatila, afin de perpétuer la mémoire du terrible massacre des réfugiés de ces deux camps palestiniens, resté impuni et privé de mémoire depuis maintenant plus de 20 ans.
Certes, l’appui occidental aux dictatures, le parasitage américain de notre discours sur la démocratie, le facteur israélien et l’habileté des dictatures à utiliser l’épouvantail intégriste ont joué un rôle important pour bloquer une évolution possible vers des États démocratiques. Il n’en demeure pas moins, pourrait-on nous objecter, que le monde arabe est submergé par une vague qui n’est pas celle de la démocratie mais de l’islam. N’est-ce pas là l’origine la plus profonde du mal arabe ?
Voici venu le temps d’un évènement discret mais non moins vertueux. Le pèlerinage Islamo-chrétien des Sept-Saints à Vieux-Marché en Bretagne. Voici 50 ans que Louis Massignon et ses amis chrétiens français, orientaux et musulmans créaient cet évènement ayant découvert par hasard ( !!!) lors d’un séjour de remise en forme en Bretagne un lieu où se vivait humblement une parcelle de l’Amour Divin. Louis Massignon était arabophone et fut guérit d’une grave maladie grâce à la prière de frères musulmans ce qui lui valu de quitter le chemin des ténèbres et se tourner vers le Dieu d’Abraham en s’inspirant des écrits du mystique musulman Al-Hallaj.
La remise en cause générale des systèmes amicalistes, à partir du début des années quatre-vingt, trouve son origine dans la crise de légitimité des régimes maghrébins, confrontés aux contradictions des politiques de développement et à des problèmes socio-économiques de plus en plus aigus (chômage, inflation, accroissement de la dette, etc.). Ce contexte de crise interne rejaillit directement sur les communautés émigrées en Europe qui vont progressivement se détacher des représentations apologétiques des États d’origine, longtemps imprégnées par une mystique développementaliste.
Plus de huit ans après les agressions contre Mondher Sfar et Ahmed Manaï, la Deuxième Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Paris, a confirmé en date du 25 mai 2004, l’ordonnance de non-lieu prononcée en date du 25 septembre 2001, par le juge d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris.
Cette réflexion personnelle du Dr Abdallah qui n’engage que lui-même, s’inscrit dans un débat que nous comptons alimenter en publiant d’autres point de vue.
Cet article qui est la traduction d’une réflexion parue dans la revue anglaise International Socialism Journal, relate l’expérience intéressante entre musulmans et non-musulmans unis au sein d’un même mouvement contre la guerre.
La démarche consistant à poser la question de l’intervention des États d’origine dans la gestion publique de l’islam de France n’est pas neutre d’un point de vue idéologique. Elle renvoie fondamentalement à une inquiétude, à une peur, voire même à un fantasme, largement répandus chez les acteurs de la société française : la double allégeance des populations de « culture musulmane ». En effet, dès lors que l’on traite de religion musulmane et/ou de culte islamique, est soulevé systématiquement le problème de la dépendance à l’égard des États d’origine...
Après le départ du gouvernement de Tokia Saïfi qui durant deux ans n’a fait que de la figuration, (un député de la majorité a même parlé de beurette gadget) d’autres beurs de l’UMP rêvent d’obtenir un portefeuille de sous- ministre.
Histoires de Mosquées est un recueil de témoignages émouvants, témoignages de chrétiens et de musulmans amenés à vivre ensemble dans une région qui n’avait pas connu une telle situation, sans précédent dans sa longue histoire pourtant très mouvementée. Des Juifs, il y en avait. Ils s’étaient intégrés, et on avait pris l’habitude de les côtoyer sans les « remarquer ». Ils ne sont pas différents. A part le culte, plutôt discret, ils sont des citoyens français comme les autres, avec les mêmes devoirs et les mêmes droits, et la synagogue se fond dans le paysage coutumier sans provoquer l’attention : par son architecture même, elle n’est pas une provocation. La civilisation occidentale se définit par ailleurs comme judéo-chrétienne, et l’antisémitisme, même lorsqu’il se niche encore quelquefois sournoisement dans les cœurs, est unanimement condamné.
Il n’en va pas de même pour l’islam...
A l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme et d’Amnesty International avait lieu ce lundi 21 juin devant le Consulat général de Tunisie à Marseille un rassemblement de solidarité avec les Internautes de Zarzis et de Bizerte lâchement emprisonnés par le régime de Ben Ali. A peine arrivés sur les lieux vers 18 heures, les manifestants furent encerclés par une cinquantaine d’agents des services consulaires et des membres du RCD France (parti présidentiel) qui proférèrent à leur égard des attaques verbales et exercèrent des intimidations physiques (y compris sur les femmes), afin de perturber le rassemblement.
La torture des prisonniers irakiens par des soldats américains et britanniques a suscité l’indignation des opinions publiques mondiales et la condamnation officielle par plusieurs organisations et Etats. On aura remarqué par contre le silence accablant des régimes arabes. Le dernier sommet de la Ligue Arabe à Tunis s’est terminé sans qu’aucune condamnation claire de ces sévices n’ait été prononcée. Ce silence est incompréhensible pour les populations arabes d’autant plus que les responsables du scandale -les gouvernements Bush et Blair- ont dénoncé publiquement ces actes.
Nous apprenons avec consternation que le Conseil de Paris a émis à l’unanimité des présents, y compris les membres communistes, le vœux qu’une artère de la capitale soit baptisée du nom de Théodor Herzl, fondateur du sionisme politique. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë a tenu à se réjouir de cette proposition...
Il ne se passe pas un jour en France sans qu’un acte islamophobe ne soit répertorié. Après la profanation à Strasbourg de plus de 50 tombes musulmanes, la mosquée d’Escaudin située à proximité de la ville de Valenciennes a été attaquée au fusil ; plusieurs impacts de balles ont été constatés. L’attaque est intervenue jeudi 17 juin peu après la prière du soir (Icha) dont l’horaire est fixée vers minuit. Aucune victime heureusement n’est à déplorer.
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