En Europe, le 8 mai 1945 est synonyme de victoire de la liberté sur le nazisme. Pourtant alors qu’à Paris, Londres, Moscou ou Washington on célébrait l’effondrement du Troisième Reich, commencèrent les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata. Ces massacres qui furent baptisés par euphémisme « évènements » selon la terminologie des autorités coloniales, durèrent plus d’un mois et firent des milliers de victimes.
Comme jadis le communisme, un spectre hante l’Occident : l’islamisme. Orphelin du péril rouge, le monde occidental s’est forgé avec empressement un nouvel ennemi. En panne de bouc-émissaire, il a offert un nouveau visage à la menace dont se repaît son imaginaire collectif.
Nul besoin d’être grand clerc pour saisir que les généreuses donations de Washington ne sont accordées qu’aux pays qui représentent un enjeu majeur de politique étrangère : Israël, l’Egypte, le Pakistan et l’Afghanistan, autant de destinataires prioritaires d’une manne financière très ciblée.
Les Occidentaux démolissent les dictateurs, à tour de bras, au nom de la démocratie. Enfin, pas tous, ceux qui les dérangent, pas les autres, les tyrans africains fournisseurs de Djembé et de mallettes; ni les pétromonarchies, générateurs de rétro-commissions.
Pour avoir trop tardé à engager les réformes, bridé les tendances réformistes qui lui étaient prêtées, ménager les intérêts de son clan au détriment de ceux de son pays, Bachar Al Assad récolte une tempête populaire à l’effet de réduire à néant sa magistrale maîtrise de la manœuvre diplomatique face à l’offensive israélo-américaine visant à remodeler un « Grand Moyen Orient ».
Le 23 septembre la Palestine demande son admission à l’ONU. On allait voir ce qu’on allait voir. Depuis lors, plus rien... on en a plus entendu parler.
Le redéploiement turc intervient à l’arrière plan d’informations faisant état de contact entre les Frères Musulmans (FM) et l’administration américaine visant à la réhabilitation politique de l’organisation panislamique, désormais particulièrement active en Egypte, en Syrie, et dans une moindre mesure en Tunisie, dont la branche palestinienne n’est autre que le Hamas.
Le socialisme est le cadet de son souci, de même que l’humanisme. Ce qui lui importe, l’objet même de son engagement politique, c’est le lobbying pro-israélien, embrigader les Français de confession juive dans cette croisade. Longtemps l’homme a cherché à camoufler cette profession de foi (...)
Osons l’affirmation : Camp David a été une immense duperie et le traité de paix égypto israélien, une malédiction pour l’Egypte, le Monde arabe et vraisemblablement pour la paix régionale.Machiavélique dans sa conception, ce traité a été malfaisant quant à ses effets, maléfique quant ses conséquences, tant pour l’Egypte, que pour son signataire égyptien que pour son successeur qui l’a cautionné.
On attribue régulièrement le soutien inconditionnel des Etats-Unis à Israël au poids des institutions juives américaines. Elles sont certes puissantes mais la proximité entre Washington et Tel Aviv a bien d’autres ressorts. Célia Belin, dans son livre Jésus est juif en Amérique, (Fayard) donne un coup de projecteur sur le « sionisme chrétien ».
L’objectif de la guerre en Libye n’est pas seulement le pétrole, dont les réserves (estimées à 60 milliards de barils) sont les plus grosses d’Afrique et les coûts d’extraction parmi les plus bas du monde, ni le gaz naturel dont les réserves sont estimées à environ 1.500 milliards de m3. Dans le viseur des « volontaires » de l’opération « Protecteur unifié » il y a aussi les fonds souverains, les capitaux que l’Etat libyen a investi à l’étranger.
Comme les autres pays arabes, la Syrie est secouée par des manifestations d’opposants. A la différence de ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte, dont les révolutions ont renversé des despotes pro-occidentaux, on ne peut parler dans son cas de soulèvement spontané, mais d’une opération de déstabilisation conçue aux Etats-Unis et en Israël.
En effet, parler de l’intégration du monde musulman à l’axe euro-atlantique et aux principes du nouvel ordre mondial signifie que cela ne peut se faire qu’à la condition de modifier radicalement leurs référents religieux et, par ricochet, politiques, économiques, sociaux et psychologiques. La mystique mondialiste veut imposer son baptême permettant la mise en forme d’un panthéisme. La création d’un « État sacré de l’Islam » et d’un « Conseil représentatif tournant » en mesure de modifier la religion de l’intérieur correspond à l’instauration d’un Vatican II de l’Islam.
Blackout. Depuis l’offensive militaire de la France et de ses alliés en Libye, les médias hexagonaux relatent heure par heure le déroulement des opérations. Problème : les images dérangeantes, dévoilant les victimes des bombardements ou les manifestations d’opposants à travers le monde, sont invisibles à l’antenne. Dans la guerre en cours, Oumma vous propose d’en arpenter le versant occulte
Le sursaut populaire arabe de l’hiver 2011 avec le renversement de deux dictatures Hosni Moubarak (Egypte) et Zine El Abidine Ben ALI (Tunisie), les soulèvements dans huit pays arabes (Libye, Bahreïn, au Yémen, Algérie, Maroc, Jordanie, Irak) illustrent l’usage que font les dirigeants arabes de leur surarmement, la répression de leur concitoyens plutôt que la défense de l’espace nationale arabe contre ses ennemis réels (Israël) ou virtuels (Iran).
Où va l’Egypte ? Où va la Nation Arabe ? Gilles Munier donne des éléments de réponse dans cet entretien accordé à Oumma.com. Cet éminent spécialiste du monde arabe revient sur la situation politique en Egypte notamment sur la personnalité du vice-président Omar Souleiman, détesté par le peuple égyptien, « homme clé de la CIA » dans ce pays, véritable tortionnaire « qui a sur les mains le sang de milliers d’opposants morts sous la torture ». Gilles Munier affirme par ailleurs que « tous les pays arabes, sans exception, à commencer par ceux liés à l’Occident, seront ou sont affectés, à des degrés divers, par une contestation populaire. »
Alors que Hosni Moubarak vient de quitter le pouvoir, l’enthousiasme des tunisiens n’est pas encore retombé que déjà les boucliers se lèvent contre la « menace islamiste ». Dans les pages « Débats » du quotidien Le Monde du 1er février, nous pouvions lire que « Le péril islamiste est réel en Tunisie » pendant que « Le spectre islamiste » faisait la une du numéro 2003 de l’hebdomadaire Le Point.
La proximité quasi-familiale tant avec la monarchie saoudienne qu’avec le lobby israélien qui a ses entrées dans le palais explique le soutien sans faille dont bénéficie la monarchie alaouite dans les cercles dirigeants à Paris, qu’ils soient de droite ou de gauche. Et pour cause. L’explication n’est ni à Paris ni à Rabat mais à Tel Aviv et dans les énormes possibilités offertes aux milliers de sujets du roi qui bénéficient de la double nationalité marocaine et israélienne !
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