Depuis décembre 2010, et avant même que des révoltes n’éclatent en Tunisie et dans le reste du monde arabe, des jeunes de la région de M’hamid manifestent. Ils ont renvoyé leurs cartes d’identité aux autorités et entament actuellement une marche de protestation d’une cinquantaine de kilomètres dans le désert afin de dénoncer leur « marginalisation » et leur « exclusion ».
Emprisonné sans motif pendant dix ans dans les quartiers de haute sécurité d’une prison suisse, Skander Vogt, un binational suisse-tunisien, est mort le 11 mars 2010 dans des conditions scandaleuses. Il avait 30 ans. Quatre mois après sa disparition, les sanctions pleuvent sur l’administration pénitentiaire et la police.
Pour protester contre d’incessantes brimades, Skander Vogt, un binational suisse-tunisien, avait mis le feu à son matelas dans sa cellule. Les gardiens de la prison de Bochuz, dans le canton de Vaud, ont attendu une heure et demie avant de lui porter secours. Skander Vogt est mort asphyxié. Il avait 30 ans. Sa famille porte plainte pour « homicide par négligence ».
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