[…] En effet, les dirigeants actuels de l’UOIF vivent leur mandat à la
tête de l’organisation non comme une élection politique ou comme une
forme de cooptation institutionnelle mais d’abord comme une mission
quasi-prophétique et divine. Ils se considèrent comme les bâtisseurs
de l’islam de France et la moindre menace qui pointe sur l’édifice
tend à être interprétée comme une menace collective, mettant en péril
l’ensemble de la communauté musulmane française.
On connaît la chanson : « Pour un flirt avec toi, je ferais n’importe
quoi. Pour un flirt avec toi, je serais prêt à tout. Pour un simple
rendez-vous. Pour un flirt avec toi… ». Recevant Nicolas Sarkozy à la
Rencontre annuelle des Musulmans de France au Bourget, en 2003, Thami Breze, président en exercice de l’UOIF, déclarait : « Nous recevons un ami, que nous avons découvert et qui nous a découverts » .
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