Intrusion. Les dernières images de la campagne électorale de François Hollande révèlent la présence, à ses côtés, de Philipe « Avichaï » Wagner, un skinhead ultra-sioniste qui a récemment rejoint la Ligue de défense juive.
Vous avez eu la pertinente idée de dédier un prestigieux site de Paris à David Ben Gourion, fondateur de l’armée israélienne, en avril dernier. Six semaines après cette émouvante cérémonie, à relent nullement électoraliste, ni démagogique, l’armée israélienne qui se dénomme par antiphrase Tsahal, armée de défense alors qu’elle est en fait une armée d’offense, vient de se livrer à un nouvel exploit : un acte de piraterie maritime dans les eaux internationales contre un convoi humanitaire de pacifistes européens à destination de Gaza, dont il se proposait de briser le blocus.
L’amitié publiquement prodiguée par Nicolas Sarkozy envers Benyamin Netanyahu n’aura finalement servi à rien dans l’affaire Hamouri. Le scandale de la détention arbitraire du Franco-Palestinien demeure.
Ce dimanche 26 juillet, la commission spéciale d’un tribunal israélien, qui devait examiner sa demande de libération anticipée, a rendu son verdict : Salah Hamouri, âgé de 24 ans, restera en prison. Alors qu’il venait d’effectuer les deux tiers de sa peine, le jeune homme, condamné sans preuve à sept ans d’incarcération pour un "délit d’intention", pouvait bénéficier en théorie d’une remise.
Agrexco est une entreprise israélienne d’import-export qui commercialise les fruits, les légumes et les fleurs. Agrexco-Carmel- ecofresh – biotop – jordan river (pour les dattes) sont autant d’étiquettes distribuées par AGREXCO. Propriété à 50% de l’état israélien et traite 70% des exportations israéliennes. Mais ce qui fait la spécificité d’Agrexco c’est qu’elle emballe, exporte et vend tous les produits en provenance de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, c’est à dire en Palestine où elle applique directement la politique coloniale.
Un massacre de civils peut-il être qualifié de succès militaire ? Le poète israélien Jonathan Geffen, lui, a fait une découverte saisissante. Il nous la livre dans une tribune libre consacrée à Gaza, « Un territoire en forme de cimetière », dans laquelle il clame son dégoût devant cette « guerre insensée » : « Une fois de plus, nous faisons la seule chose que nous semblons savoir faire : un massacre de masse qui finit toujours par être perçu comme un génocide ». Quelle est cette découverte, que les médias occidentaux se sont empressés d’occulter ? « Quoi de plus troublant que de découvrir que le nom du pogrom que nous sommes en train de commettre, « Plomb durci », est tiré d’un poème de Bialik, le poète des pogroms ? » (« Maariv », cité par « Le Courrier international », 8-14 janvier 2009). Mêler ainsi l’odieux bombardement de Gaza et la douloureuse mémoire des pogroms tsaristes, il fallait oser.
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