La plainte de Nicolas Sarkozy contre Mediapart pour publication de « faux grossier », si elle n’est pas retirée après la présidentielle, promet un beau déballage sur les dessous de la guerre de Libye.
À l’heure où la Libye d’après la révolution se tourne vers son avenir, l’Irak se pose en dangereux exemple. Après 42 années de dictature, la Libye, comme l’Irak en 2003 après la chute de Saddam Hussein, ne peut se contenter de vœux pieux pour évoluer en une éclatante démocratie
Les délégués d’Amnesty International se sont entretenus en Libye avec des prisonniers incarcérés à Tripoli et aux alentours, à Misratah et à Gheryan. Ils présentaient des marques visibles indiquant qu’ils avaient subi des actes de torture au cours des derniers jours (...)
La bataille de Syrie est engagée sur fond de tractations entre les États-Unis et les Frères Musulmans visant à propulser la mouvance islamiste sunnite au pouvoir dans la majorité des pays arabes, en guise de substitut à la révolution (...)
Le clou de l’actualité de cette dernière semaine qui a été soigneusement passé sous silence par les médias à la solde de l’Otan et des pétromonarchies réactionnaires du Golfe, c’est l’entrée du chef du Groupe djihadiste libyen Abdelhakim Belhaj Al Khouildi à la tête des rebelles qui ont pris d’assaut tripoli sous l’encadrement des forces spéciales de l’Otan !
Yves Bonnet, ancien patron de la DST revient sur le conflit libyen et permet de jeter une lumière crue sur certains épisodes importants.
Les divisions profondes aussi bien régionales, tribales que politiques, y compris au sein de la rébellion, ne vont pas disparaître miraculeusement, une fois Tripoli prise et une fois Kadhafi neutralisé ! Les Occidentaux le savent et c’est pourquoi ils se préparent à une occupation déguisée du pays et si cela s’avère insuffisant, ce sera une occupation ouverte avec un proconsul occidental comme cela a été expérimenté en Irak.
Le mercredi 17 août dernier, nous nous entretenions par courriel avec un jeune cadre de la rébellion libyenne, à l’occasion des six mois du premier soulèvement (17 février) réprimé. Il nous assurait que ce n’était alors « plus qu’une question de jour, avant que la bataille atteigne Tripoli. » L’actualité récente lui donne raison, mais nous a tout de même surpris par sa rapidité. Il y évoque également la position française et la propagande du régime de Kadhafi. Nous publions l’entretien tel quel, malgré les récents développements, afin que les lecteurs d’Oumma en saisissent la genèse, jusqu’à ce dimanche 21 août, jour d’apothéose.
Depuis l’assassinat du général Abdel Fatah Younès et deux de ses aides (deux colonels), le 28 juillet dernier, la suspicion règne au sein du Conseil national de transition (CNT) et entre les différents groupes rebelles. Les premiers visés sont les proches du général, soupçonnés par certains de faire partie d’une « cinquième colonne kadhafiste ». Les rumeurs les plus folles circulent à ce sujet dans Benghazi. « Younès était un agent double », entend-on, « il sabotait les efforts des rebelles ». D’autres affirment, au contraire (...)
L’élimination du général Younes risque dans ces conditions de raviver les luttes intestines au sein d’un groupement hétéroclite composé d’ « islamistes », de « libéraux », de « monarchistes », un groupement d’incapables infiltrés par des agents du MI5, de la CIA et du Mossad et porté à bout de bras par des puissances étrangères qui risquent de se retrouver plus tôt que prévu devant une guerre civile politico-tribale ouverte sur tous les scénarios possibles (...)
L’intervention militaire occidentale en Libye en pleine phase de reprise en main de la révolte arabe par les monarchies arabes, avec l’intervention de l’Arabie saoudite à Bahreïn, traduit le souci des dirigeants arabes et de leurs alliés occidentaux de donner un coup d’arrêt à la contestation populaire arabe en vigueur dans dix des vingt pays membres de la Ligue arabe, à l’effet de saper les fondements de l’ordre régional fondé sur le primat de l’axe israélo-américain.
L’objectif de la guerre en Libye n’est pas seulement le pétrole, dont les réserves (estimées à 60 milliards de barils) sont les plus grosses d’Afrique et les coûts d’extraction parmi les plus bas du monde, ni le gaz naturel dont les réserves sont estimées à environ 1.500 milliards de m3. Dans le viseur des « volontaires » de l’opération « Protecteur unifié » il y a aussi les fonds souverains, les capitaux que l’Etat libyen a investi à l’étranger.
C’est dans un contexte particulièrement tendu en Afrique et dans le monde que s’ouvre ce week-end la 3ème journée de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2012 (organisée conjointement par le Gabon et la Guinée Équatoriale pour sa 28ème édition). Du Maroc à l’Egypte, de la Libye à la Côte d’Ivoire, en passant par la Tunisie et le Soudan, panorama de la situation internationale à la lumière du ballon rond.
Comme on pouvait s’y attendre l’intervention militaire de la coalition occidentale contre la Libye n’a pas été accueillie avec le même enthousiasme partout. Si les mobiles « humanitaires » invoqués officiellement pour justifier le recours à la force contre la Libye ne semblent pas convaincre tout le monde, il reste à examiner les conséquences politiques et diplomatiques de cette intervention militaire d’envergure.
Blackout. Depuis l’offensive militaire de la France et de ses alliés en Libye, les médias hexagonaux relatent heure par heure le déroulement des opérations. Problème : les images dérangeantes, dévoilant les victimes des bombardements ou les manifestations d’opposants à travers le monde, sont invisibles à l’antenne. Dans la guerre en cours, Oumma vous propose d’en arpenter le versant occulte
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