Ceci sera le dernier volet consacré à cette étude. L’analyse littérale des versets S2.V180-182 ; S2.V240 ; S4.V7-8 avait montré que le legs testamentaire ou wasyya, était la mesure de référence édictée par le Coran concernant la transmission des biens. Cette disposition prioritaire permettait de répartir ses biens librement et sans limitation ou ségrégation de genre.
Le droit musulman, couramment confondu avec le terme générique de la charia, est souvent considéré comme immuable. Les oulémas expliquent que ses principales dispositions sont valables en tous pays, en tous lieux, en tous temps, en toutes circonstances, parce qu’elles relèvent des prescriptions divines et non de la volonté des hommes.
Comment bien se concentrer durant la prière ? Le Cheikh Tahar Mahdi répond à cette interrogation. Docteur en civilisation et en langue arabe, il est également détenteur d'un diplôme en charia'a de la prestigieuse université de Damas.
Au programme d'OummaTV, le débat agité entre l’essayiste Alain Soral et Abdelaziz Chaambi, président de la Coordination contre le Racisme et l' Islamophobie (CRI).
Au premier printemps la lumière vînt, Et quelles plus belles prémices que cet enfant béni. Quelle fête plus vivante que celle de la naissance, Quel amour plus pur que celui de la mère, Quelle offrande meilleure au monde.
A l’approche de la commémoration de la naissance du Prophète (PBSL) appelée communément Al-Mawlid Annabawi (qui sera célébrée le samedi 4 février 2011), nous vous proposons de lire ce texte du Dr. Ahmed Elouazzani, et vous présentons à cette occasion tous nos vœux.
Délaisser pour un temps les préoccupations, les soucis, les habitudes de la dounia (le monde temporel et matériel), pour nous rapprocher ici et maintenant, de la akhira (le monde atemporel et spirituel), cet au-delà de l’ici-bas, qui n’est autre que la finalité et la fin de l’existence humaine (Al-Akhir, le Dernier, étant d’ailleurs l’un des Noms d’Allah). Il ne faut pas craindre alors d’affirmer que le jeûne du mois de Ramadhan nous invite à nous rapprocher de l’Essentiel, voire à nous fondre en l’Essentiel, en délaissant pour un temps l’accidentel, le contingent. Et cet Essentiel, n’est-ce pas notre propre Essence, notre Soi véritable ?
Allah a dit : "Tout acte du fils d’Adam lui appartient à l’exception du jeûne, car celui-ci est à Moi et c’est Moi qui en paie le Prix’’. Que peut bien vouloir dire ce Hadith aux relents mystérieux ? Pourquoi le jeûne est-il fascinant et vénéré par certains, dérangeant pour d’autres ? À cet effet, il est bien accueilli ou terriblement appréhendé c’est selon ! Quelle expérience peut nous faire découvrir le jeûne ? Est-ce juste une épreuve contraignante pour le corps ? En quoi le mois de Ramadhan est-il sacré ?
D’un point de vue culturel et idéologique, l’échec des régimes arabes et musulmans post-coloniaux ne pouvait qu’apparaître comme celui d’une tentative d’occidentalisation ou d’importation d’un schéma de développement étranger au mépris des valeurs morales et culturelles qui assuraient le lien social et ne pouvait dans ces conditions que favoriser l’éclosion de réactions de type fondamentaliste.
Lila, l’une des femmes en niqab présentes à la conférence de presse de « Touche pas à ma constitution », fait le récit de ce qu’elle a vécu en cette matinée du 11 mai à l’hôtel Bristol. Elle raconte leur négociation avec les forces de l’ordre pour sortir de l’hôtel
Nous aurons donc explicitement montré que, selon le Coran, il était possible de mettre à jour au moins sept niveaux d’égalité entre les hommes et les femmes, respectivement : 1- Egalité ontologique, 2- Egalité de valeur, 3- Egalité en la foi, 4- Egalité en religion, 5- Egalité spirituelle, 6- Egalité en la réciprocité, 7- Egalité en société.
Le couple est par définition concrète le lieu intime où s’expriment les conceptions sociales quant à l’homme et la femme. De ce fait, il peut être un havre de paix comme un enfer, toujours le reflet de la société. Alors même que le monde bédouin concevait la relation homme/femme soit sous l’angle de la jouissance physique soit sous l’aspect du service rendu, le Coran vint prêcher avec une étonnante fraîcheur et modernité un couple tout autre, fait d’amour, de respect, et de réciprocité.
Nous aurons évoqué au volet I consacré à cet énoncé : « Point de contrainte en religion », les douze significations qui semblaient être entendues en ces quelques mots. Au volet III, sous un autre aspect, et à la douleur des événements actuels, nous en aurons mis en lumière les principales propositions. L’exégèse n’est point une spécialité coupée de la réalité mais, au contraire, elle éclaire notre monde à la lumière du Coran.
Les causes de cette révolution furent la misère, le chômage, l’absence d’avenir, le
carcan policier, la corruption du pouvoir, l’oligarchie et la gérontocratie. Les shaykhs en lesquels la
jeunesse révoltée se reconnut se nommèrent Twitter, Facebook, et les voies (ṭarîqa) de leur nouveaux
mourides Aljazeera, Alarabiyya, etc. Il n’y eut nul besoin de F.I.S., Nahda, Laskar-e Tayyiba, Talibans
et autres Jamâ‘ât islâmiyya (« groupements islamiques ») pour mobiliser les masses déshéritées contre
la dictature.
L’universalisme de l’islam ou du soufisme, comme l’a bien compris le Dr. Kojiro Nakamura, repose sur le fondement de la Fitra, cette nature pure originelle de l’homme qui lui permet à tout moment de réintégrer l’Unicité. Il amène l’homme à transcender les réflexes identitaires locaux (Mokhtar Taleb-Bendiab), les modes d’allégeance de nature tribale, les appropriations idéologiques, bref, à se déconditionner. Cheikha Nur (Istanbul) formula à sa manière cette parole ancienne : « Le soufisme, c’est la liberté ! »
Plus que jamais, ces quelques mots revêtent une singulière importance. Ils résonnent à l’heure actuelle au moins tant comme un principe de tolérance que comme une incantation propitiatoire face à la violence verbale dont l’Islam et les musulmans font l’objet. L’exégèse n’est sûrement pas une spécialité savante cloîtrée en de poussiéreuses bibliothèques, mais une obligation individuelle et une responsabilité collective. Elle est l’encre et le sang du Coran, l’arme de tous les combats, en premier lieu le jihâd mené contre nos propres croyances. Rien de plus mortel que nos certitudes.
Nous l’avons enterré hier. Je lui ai dit au revoir pour la dernière fois. Jusqu’au bout, il m’aura étonné, fasciné, ému. Par la fulgurance de sa pensée, la vivacité de son intelligence, la clairvoyance de son esprit. A 82 ans, il avait conservé l’enthousiasme et la soif de savoir d’un jeune étudiant. Dans le courant du mois d’août, un mal sournois l’a alité. Je savais le diagnostic très préoccupant. Je n’imaginais pas que l’échéance ultime se présenterait si tôt. Celui que j’appelais affectueusement et respectueusement « Ousted » a cessé de respirer. J’allais écrire : « a cessé de penser », car il pensait comme on respire.
Qu’est venu faire l’islam sur terre ? Son message est-il avant tout de nature spirituelle et universelle, ou se réduit-il à de la jurisprudence souvent obsolète ou encore à des slogans idéologiques ? Revenons aux ‘‘fondamentaux’’ de l’islam ? Soit, et l’on verra combien nous avons régressé quant à l’humanisme spirituel et l’audace intellectuelle qui animaient les premières générations de musulmans, combien nous étouffons la Miséricorde / Rahma sur terre qui, pourtant, « embrasse toute chose » (Coran 7 : 156)
Tous ceux qui l’approchèrent furent marqués par l’étendue de son savoir et la grande humilité dont il faisait preuve. Il laisse un œuvre considérable – plus de deux cent cinquante ouvrages – ayant abordé la plupart des domaines de l’Islam en tant que religion et civilisation. Son effacement naturel le rendait très discret et l’on sait peu de choses sur sa vie spirituelle et son orientation intérieure. Par certains traits de caractère, M. Hamidullah semble proche des mystiques de l’Islam qui, pour réaliser la proximité avec Dieu, n’hésitent pas à renoncer aux plaisirs et aux gloires éphémères du monde.
Car au soir du 10 Août, aucun pays musulman ne pourra voir le hilâl sauf, avec quelques difficultés, la lointaine Patagonie. De fait, aucun de ces pays ne devrait prétendre l’avoir vu. Par une étonnante conjonction, cette année, que se soient les partisans du calcul ou ceux de l’observation, les chantres du jeûne planétaire ou de l’identité nationale, tous devraient aboutir aux même conclusions : le « jeûne universel » est en toute impartialité astronomiquement possible cette année le croissant s’invitant le même jour pour toutes les zones concernées.
Abdou commence par rejeter catégoriquement la démarche des docteurs traditionnels de la loi qui réduit la religion à un pur formalisme juridico-rituel. La prise de distance avec les théologiens traditionnels reflète une démarcation tout aussi nette avec le cadre idéologique de l’ancien régime. L’apport théologique de Mohammed Abdou est marqué fondamentalement par son caractère rationaliste et humaniste.
La principale caractéristique de la relecture bennabienne de l’Islam sera de dépasser la dimension religieuse au sens restrictif pour l’aborder dans sa dimension civilisationnelle globale. La généralisation théorique à laquelle pouvait aller un esprit aussi profond ne doit pas cacher le fait que Bennabi avait en vue deux thèses apparemment contradictoires mais qui se rejoignent finalement dans une commune stérilité historique.
Le vendredi 9 juillet 2010, correspondait au 27e jour du mois lunaire de Rajeb 1431. Avant l’Hégire, l’Emigration vers Médine, un événement unique dans l’histoire de l’humanité a eu lieu. Le Prophète de l’Islam vécut une expérience que personne d’autre avant lui et après lui, n’a pu ni ne peut connaître : El Isrâ et Miraj, le voyage miraculeux, nocturne de La Mecque à Jérusalem et l’ascension céleste du Dôme du rocher à l’au-delà. Ce récit spirituel est relaté par le Coran et la tradition prophétique. Durant ce voyage céleste furent prescrites comme don les cinq prières canoniques avec, comme valeur, cinquante prières.
Le cadi Ahmad Muhammad Shakir a publié, en 1939, une étude importante et originale axée sur le côté juridique de la problématique du calendrier islamique, sous le titre : « Le début des mois arabes … la charia permet-elle de le déterminer en utilisant le calcul astronomique ? ».D’après lui, le Prophète a tenu compte du fait que la communauté musulmane de son époque était « illettrée, ne sachant ni écrire ni compter », avant d’enjoindre à ses membres de se baser sur l’observation de la nouvelle lune pour accomplir leurs obligations religieuses du jeûne et du hajj.
Quelques « actualités » nous avaient tenus éloignés de la poursuite de notre réflexion sur le thème « Comprendre le Coran ». Il ne sera pas donc peut être point inutile que nous résumions les trois précédents volets quant aux concepts d’historicité, de littéralisme et de littéralité appliqués à l’exégèse du Coran. Nous aurons cependant compris l’indépendance de la Révélation par rapport au temps et aux évènements, et, donc, la signification et la portée exacte de ce que l’on nomme classiquement « asbâbu-n-nuzûl » ou « circonstances de révélation ».
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