Dans cet article, je tiens à brosser l’esquisse d’un penseur contemporain qui fait beaucoup de vagues et qui en fera de plus en plus, à mon avis, tout en le démarquant des ‘’nouveaux penseurs’’ de l’Islam, tels que façonnés et propulsés par une volonté sournoise.
Ceci sera le dernier volet consacré à cette étude. L’analyse littérale des versets S2.V180-182 ; S2.V240 ; S4.V7-8 avait montré que le legs testamentaire ou wasyya, était la mesure de référence édictée par le Coran concernant la transmission des biens. Cette disposition prioritaire permettait de répartir ses biens librement et sans limitation ou ségrégation de genre.
Sofiane Meziani définit ce qu'est la miséricorde en islam. Il est membre du CMF (Collectif des Musulmans de France).
Il ne faut plus nous définir sur un modèle « idéal » fantasmé et déconnecté de la réalité sociale, sociologique, historique, culturelle du pays dans lequel on se trouve, mais se voir et être en phase avec l’environnement qui nous entoure, comme le prophète Muhammad (saws) et le regard critique d'Ibn Khaldoun.
Les deux plus grandes menaces actuelles sont le dogmatisme religieux et les certitudes politiques. Quoi de plus orgueilleux que de prétendre détenir la vérité ? Quoi de plus beau que de la rechercher sincèrement ? Les musulmans qui ont recours à la violence pour riposter à l’oppression politique n’ont visiblement pas compris que la vérité des musulmans n’est pas « l’Islam » mais dans l’Islam. Nuance décisive s’il en est.
Les musulmans dans la plupart des pays du monde ont connu une fin de Ramadan particulièrement mouvementée et confuse. En effet, les décisions concernant la date de l’Aïd ont été
surprenantes à plus d’un titre. Comme je vais l’expliquer dans cette analyse, l’erreur
incombe aussi bien à une majorité de fouqahas qu’ à une minorité d’astronomes
Nous avons observé dans la première partie de cet article que Muhammad Iqbal appartenait à une chaine d’or de réformistes de l’islam Indien. Et que dans sa volonté de réveiller les consciences musulmanes il s’en prenait, dans ses écrits, aux promoteurs de l’atonie spirituelle et culturelle dont l’action néfaste contribuait à irriguer et à entretenir le mouvement de décadence, au lieu de favoriser l’éveil des consciences musulmanes.
Délaisser pour un temps les préoccupations, les soucis, les habitudes de la dounia (le monde temporel et matériel), pour nous rapprocher ici et maintenant, de la akhira (le monde atemporel et spirituel), cet au-delà de l’ici-bas, qui n’est autre que la finalité et la fin de l’existence humaine (Al-Akhir, le Dernier, étant d’ailleurs l’un des Noms d’Allah). Il ne faut pas craindre alors d’affirmer que le jeûne du mois de Ramadhan nous invite à nous rapprocher de l’Essentiel, voire à nous fondre en l’Essentiel, en délaissant pour un temps l’accidentel, le contingent. Et cet Essentiel, n’est-ce pas notre propre Essence, notre Soi véritable ?
D’un point de vue culturel et idéologique, l’échec des régimes arabes et musulmans post-coloniaux ne pouvait qu’apparaître comme celui d’une tentative d’occidentalisation ou d’importation d’un schéma de développement étranger au mépris des valeurs morales et culturelles qui assuraient le lien social et ne pouvait dans ces conditions que favoriser l’éclosion de réactions de type fondamentaliste.
Mohammed Arkoun n’était pas seulement un intellectuel perspicace et un humaniste de profonde conviction. Doté d´un sens de l’humour très subtil, il était aussi un conférencier passionné et charismatique et un enseignant engagé. Il se sentait "proche de tout ce qui était capable d’ouvrir des nouvelles routes à l’intelligence "et se considérait comme "un intellectuel révolté". Le monde musulman et occidental ont perdu en cet éclaireur non seulement un homme de principes, mais aussi une irremplaçable voix qui leur traçait le chemin à parcourir pour se comprendre et se compléter au lieu de s´affronter.
Abdou commence par rejeter catégoriquement la démarche des docteurs traditionnels de la loi qui réduit la religion à un pur formalisme juridico-rituel. La prise de distance avec les théologiens traditionnels reflète une démarcation tout aussi nette avec le cadre idéologique de l’ancien régime. L’apport théologique de Mohammed Abdou est marqué fondamentalement par son caractère rationaliste et humaniste.
Comment lire aujourd’hui le Coran ? La question peut ne pas se poser à ceux qui, musulmans pieux, bercés et nourris depuis leur enfance par la musique et par le contenu du Livre de Dieu, ont progressivement trouvé les chemins de leur vie spirituelle. Mais nous sommes dans un monde où toutes les croyances, toutes les pensées, tous les systèmes religieux comme toutes les idéologies sont soumis à l’épreuve d’une critique parfois rigoureuse. Comment, dès lors, faire une présentation actuelle du Coran qui réponde aux exigences des temps contemporains ?
La principale caractéristique de la relecture bennabienne de l’Islam sera de dépasser la dimension religieuse au sens restrictif pour l’aborder dans sa dimension civilisationnelle globale. La généralisation théorique à laquelle pouvait aller un esprit aussi profond ne doit pas cacher le fait que Bennabi avait en vue deux thèses apparemment contradictoires mais qui se rejoignent finalement dans une commune stérilité historique.
La reconnaissance de l’altérité est un principe humain fondamental, que l’aveuglement doctrinal réduit souvent à néant. C’est cet aveuglement qui enferme le psychisme humain, sous sa double dimension rationnelle et affective, dans une attitude de rejet de l’Autre. Dans le cadre de la réfutation de l’extrémisme, la référence au texte coranique lui-même nous permet de lire, d’entendre, le rappel constant du principe de la diversité, et la récusation de l’idée d’un monde homogène et "parfait".
Le vendredi 9 juillet 2010, correspondait au 27e jour du mois lunaire de Rajeb 1431. Avant l’Hégire, l’Emigration vers Médine, un événement unique dans l’histoire de l’humanité a eu lieu. Le Prophète de l’Islam vécut une expérience que personne d’autre avant lui et après lui, n’a pu ni ne peut connaître : El Isrâ et Miraj, le voyage miraculeux, nocturne de La Mecque à Jérusalem et l’ascension céleste du Dôme du rocher à l’au-delà. Ce récit spirituel est relaté par le Coran et la tradition prophétique. Durant ce voyage céleste furent prescrites comme don les cinq prières canoniques avec, comme valeur, cinquante prières.
Dans la seconde partie de cet entretien, Nidhal Guessoum revient sur la théorie darwinienne de l’évolution. Le Coran se situe-t-il dans une perspective créationniste ou évolutionniste ? Une question à laquelle répond l’astrophysicien qui évoque également les nouveaux paradigmes scientifiques comme le principe anthropique, et dresse un bilan sans concession de la situation des universités dans le monde musulman.
Fait étrange, je n’ai pas lu de suite le Coran comme si je ne m’en sentais pas assez digne, comme si je n’étais pas encore prête à m’ouvrir au message. Mais plus le temps passait, plus je me suis prise d’amour pour le dernier des prophètes Mohamed (sws). Sa vie, ses paroles si sensées, ses actions, sa juste mesure, son sens inné de la justice, sa droiture intellectuelle, sa générosité, son respect des autres, tout ce condensé d’Islam réuni en un seul homme que j’aurais tant aimé connaître, me servait chaque jour davantage d’exemple.
L’affirmation de la souveraineté de Dieu, l’ardent désir de vivre en « communion » avec Lui, de Le rencontrer, constituent la source même de ce qui suscite et alimente les hautes aspirations : se parer des vertus spirituelles du cœur, des vertus morales et d’engagement. L’Islam se manifeste ainsi dans sa dimension supérieure qui allie les vertus d’amour, de fraternité, de don, de courage, de véracité, à celles d’engagement individuel et collectif, de présence au cœur de la société pour amorcer le changement.
Lorsqu’un acte de violence est commis au nom de l’islam, les auteurs affirment souvent que les musulmans n’ont jamais eu vocation à s’entendre avec les fidèles des autres religions, précisément les juifs et les chrétiens. Ils citent automatiquement des textes du Coran qui prouveraient, selon eux, que les juifs et les chrétiens sont intrinsèquement hostiles aux musulmans. Automatiquement, certains non-musulmans reprennent ces mêmes citations pour prouver que les musulmans constituent une menace à leur mode de vie, justifiant ainsi leur propre hostilité à l’égard de l’islam.
Être complexe que l’émir, par les multiples facettes de sa personnalité, figées par les uns, réifiées par les autres, puisqu’on a rarement voulu l’envisager pour ce qu’il était : un « héritier muhammadien », ayant réalisé en lui l’Unicité, et oeuvrant, par voie de conséquence, à l’avènement de l’unité entre les humains, entre l’islam et l’Occident… « La création tout entière est la famille de Dieu », aimait-il à répéter à l’instar du Prophète.
En islam, la profession de foi a pour centre l’attestation qu’il n’y a point d’autre divinité qu’Allah. Cette profession de foi musulmane qui marque l’appartenance ou non d’un individu à l’islam, repose sur la négation de toutes les fausses divinités, de toutes les idoles, de tous les fétiches et sur l’affirmation de l’existence d’un Dieu unique. Tel est le sens profond de la shahada que les musulmans répètent dans leurs cinq prières quotidiennes.
Si l’on veut s’attacher à poursuivre l’oeuvre du mouvement de renouveau islamique, il est nécessaire de prendre en compte l’évolution du contexte global dans lequel nous évoluons et notamment de considérer les apports des sciences sociales. Dans cette optique, le travail fourni par les penseurs de la Théologie de la Libération peut être une source de questionnement pour la pensée islamique en général et pour ceux qui se réclament de l’héritage de la nahda en particulier.
Sur le plan méthodologique, Chafiq commence par reprendre le combat mené précédemment par les maîtres de l’Islah ( réformisme musulman) contre les courants dits modernistes qui opposent abstraitement raison et foi. La démarche euro-centriste de ces courants les conduits à transposer mécaniquement l’expérience européenne de sécularisation au contexte historiquement différent de l’aire arabo-musulmane.
Le cadre historique particulier dans lequel a évolué l’Islam indo-pakistanais a déterminé dans une large mesure les caractères propres de la théologie politique dans cette aire géoculturelle. Dans la plupart des pays musulmans soumis à la domination coloniale, le rapport entre théologie et nationalisme a, dès le départ, été significatif.
La position historique minoritaire du chiîsme en islam a joué un rôle important dans la trajectoire de ce courant religieux qui fut dès le départ confronté à la question capitale de la difficile conciliation entre une option doctrinale minoritaire et une réalité politique contraignante. Cette histoire n’a pas été sans créer une tradition de résistance sociale et intellectuelle particulière qui a inspiré tout au long de l ‘histoire des générations entières de théologiens chiîtes.
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