Ancien membre des services secrets suisses, Jacques Baud s’est fait connaître en 1997 par son « Encyclopédie du Renseignement et des Services Secrets ». Son dernier ouvrage, « Djihad. L’asymétrie entre fanatisme et incompréhension » (*), risque de faire grincer des dents.
Jacques Baud n’a pas que des amis dans les services secrets suisses habitués à l’ombre. Ce Genevois prône la transparence, car, dit-il, 95 % de l’information utilisée par les services de renseignement stratégiques est ouverte. Les espions pourraient donc faire moins de mystères. Son « Encyclopédie du Renseignement et des Services Secrets », devenue un livre de référence dans de nombreux pays, a été réédité à deux reprises.
Face à son destin, George Bush retourne le 8 janvier au Moyen-orient pour négocier sa place dans l’Histoire, en tentant d’impulser une nouvelle dynamique de Paix israélo-palestinienne, alors que le compte à rebours de son départ du pouvoir a commencé avec les primaires électorales de l’Iowa le 3 janvier dernier.
Grand spécialiste du monde arabe et musulman, René Naba revient dans cet entretien accordé à oumma.com sur l’assassinat de Benazir Buttho.
La géostratégie tectonique impulsée par les attentats anti-américains du 11 septembre 2001 et la collusion frontale qui s’est ensuivie en Afghanistan et en Irak contre les deux plus importants foyers de percussion de la stratégie régionale de l’axe saoudo américain dans la sphère arabo musulmane a constitué un acte fondateur d’une nouvelle forme de subversion transnationale anti-occidentale tout autant qu’un acte de rupture avec l’ordre arabe ancien.
Ce titre provocateur – tiré d’un vers d’Arthur Rimbaud – me paraît
approprié à la récente déclaration intempestive de Bernard Kouchner
sur l’éventualité d’une guerre avec l’Iran. Sa rapide et piteuse
rétractation : « Mon message était un message de paix, de sérieux et
de détermination » a donné au contraire une image tout à la fois de
bellicisme de salon, de légèreté dans l’analyse et de fuite devant la
critique.
Aujourd’hui, l’ « arc de crise » permet de satelliser de petits «
émirats » incapables d’avoir une défense crédible, de contrôler plus
facilement les ressources pétrolières de la région, d’éviter
l’émergence d’une puissance régionale autre qu’Israël et de réaliser
l’objectif « civilisationnel » consistant à empêcher la renaissance du
monde musulman au niveau politique, scientifique et économique.
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